Un G20, c'est mieux que rien
Le G20 ne peut pas être un gouvernement mondial, mais comme instance de dialogue plutôt que de confrontation, il est précieux.
- Un verre à moitié plein / cyberuly via FlickrCC -
Le G20 est appelé par Jacques Attali le G «Vain». Un jeu de mots très parlant pour signifier que ce regroupement mondial ne sert à rien. Ou à presque rien. Ceci est largement faux. A condition de ne pas prendre le G20 pour ce qu’il n’est pas et ce qu’il ne peut pas être: un gouvernement mondial. En revanche, c’est une instance décisive et précieuse pour les temps que nous vivons. Dans ce vaste remue-ménage planétaire, qui voit se redessiner la place relative de chacun de nos grands ensembles, notre obsession doit être, dans ce monde réellement multipolaire, de toujours faire prévaloir la négociation permanente sur la confrontation. Or celle-ci, sous la forme de la guerre des monnaies, est bel et bien à nos portes.
Les détracteurs du G20 évoquent aussi la réalité d’un G2, un duopole qui se met en place entre les Etats-Unis et la Chine. Le G20 ne serait que le paravent du G2. Ceci est vrai et faux à la fois. Oui, du dialogue entre deux pays aux économies déjà si étroitement liées (la Chine avec ses 2.500 milliards de dollars de réserve peut, à tout moment, décréter la fin du règne du billet vert), de ce dialogue donc dépend en partie la croissance du reste du monde; mais qui ne voit monter les occasions de conflit entre les deux. Le jeu peut être donc beaucoup plus ouvert qu’il n’y paraît. On a ainsi vu la France et la Chine faire cause commune pour demander une réforme en profondeur du système monétaire international; les Etats-Unis n’avoir pour seul allié que l’Inde, un soutien de la réouverture de la «planche à billets»; l’Allemagne dénoncer les Etats-Unis pour les risques qu’ils font courir à l’Europe et la Chine pour le danger que représente le court actuel du yuan pour le reste du monde.
Les petits pas
De ce point de vue, le sommet de Séoul qui vient de s’achever, représente un petit pas certes, mais un pas tout de même, dans la bonne direction. La déclaration finale récuse les politiques de dévaluation compétitive et donne pour objectif de réduire les déséquilibres planétaires entre ceux qui exportent et ceux qui vivent de leurs déficits; entre ceux qui ont trop d’épargne et ceux qui consomment à crédit. Le consensus de Séoul est clair: les déséquilibres actuels ne sont pas supportables à moyen terme pour l’économie mondiale. Mais aucun cadre chiffré ou contraignant n’a été tracé. Et la fixation d’objectifs chiffrés a été repoussée d’un an. Comme toujours avec le G20, il dépend ensuite de la bonne volonté de chacun de suivre ou non ces recommandations. Pour Barack Obama, qui seul réclamait une limitation en pourcentage du produit intérieur des excédents comme des déficits, l’accord de Séoul n’en est pas moins «significatif».
Souvenons-nous: le G20 a, jusqu’à présent, apporté deux choses essentielles. D’abord l’élargissement. On est passé du G7 à une enceinte qui donne toute leur place aux pays dits émergents, essentiellement le Brésil, l’Inde, la Chine, mais aussi l’Indonésie ou l’Afrique du Sud. C’est une évolution salutaire dont on a encore vu la traduction au sommet de Séoul avec la réforme du FMI, dont le capital, significativement augmenté, et les droits de vote sont désormais rééquilibrés. Ensuite la crise. Dans l’urgence, pour éviter un cataclysme mondial, les responsables du G20, dont on dit qu’ils représentent 90% de la production mondiale, ont su s’unir pour prendre des résolutions et faire face. La difficulté est que, une fois la menace immédiate écartée, les intérêts nationaux ont repris le dessus. Et le début d’homogénéité a cédé la place à la plus grande hétérogénéité. Les déséquilibres sont connus entre pays émergents, à la forte croissance, et pays développés, à la croissance molle et au taux de chômage déraisonnable. Mais aussi, et surtout, entre pays importateurs et pays exportateurs qui connaissent de trop forts déficits extérieurs.
La Chine a été rapidement montrée du doigt parce que sa monnaie, le yuan, est notoirement sous-évaluée, freinant ainsi l’ouverture de son marché intérieur aux Américains et aux Européens notamment. La Chine, qui a l’orgueil de sa nouvelle richesse, de sa puissance naissante, et le nationalisme chevillé au corps a, jusqu’à présent, joué la division des autres, y compris des Européens, pour faire prévaloir son avantage. La demande cependant qui lui était adressée devrait la conduire à rééquilibrer son modèle de croissance vers son propre marché. A condition, avait dit le Premier ministre chinois, «qu’on ne nous presse pas de le faire».
Les Etats-Unis montrés du doigt
Puis le rapport des forces s’est brutalement inversé pour aboutir, à Séoul, à un sommet qui a vu les Etats-Unis isolés. Et, en lieu et place de la Chine, montrés du doigt. A l’origine de ce renversement, se trouve la décision de la réserve fédérale américaine d’injecter au maximum 600 milliards de dollars de liquidités pour redonner du tonus à une croissance qui, aux Etats-Unis, est encore trop faible pour permettre d’inverser la courbe du chômage. Cette décision a été un choc brutal pour l’Europe, pour la Chine, pour le Brésil, pour le Japon. Bref, pour tous ceux qui voient se profiler la baisse du dollar comme conséquence de cette décision. Une politique de dévaluation compétitive, de la part des Etats-Unis, et des mouvements erratiques de capitaux internationaux. On peut d’ailleurs se souvenir, au tournant des années 1990, que George Bush, le père, avait engagé, vis-à-vis du yen japonais, une politique de dévaluation du dollar qui n’a pas été sans incidence sur l’entrée du Japon dans une zone de marasme et d’atonie dont il n’a pas pu encore sortir. De ce point de vue, c’est l’Europe qui est la plus menacée par la décision américaine dans un cadre général où elle est aussi victime de la politique monétaire chinoise. Il y avait donc, à la veille de Séoul, une évidente tension tournée contre les Etats-Unis et faisant oublier les difficultés nées de la sous-évaluation du yuan. La discussion a en effet permis de faire retomber la tension, de prendre de bonnes résolutions dont la principale est de renoncer à utiliser l’arme monétaire. Mais qu’en sera-t-il dans la réalité? Nul ne le sait.
Ce que nous savons, en revanche, c’est qu’une guerre des monnaies signifie, dans la foulée, une guerre commerciale et le retour du protectionnisme. Européens et Chinois sont d’accord sur ce point fondamental: le danger principal est bien celui du retour du protectionnisme. Il faut bien sûr souhaiter et espérer que ce spectre-là ait les mêmes vertus, pour les membres du G20, que celles qui furent inculquées par la crise financière elle-même. On le sait, les politiques agissent rarement autrement que sous la contrainte de la menace immédiate. La France, qui assure désormais la présidence du G20, et qui se présente comme une présidence accommodante et prudente, prend donc les commandes d’un G20 divisé. Séoul a sans doute permis le retour au calme momentané, mais nous sommes encore dans la zone de tous les dangers.
Jean-Marie Colombani
Photo: motionless earthquakes / cyberuly via Flickr CC License by
Mis à jour le 12/11/2010 à 18h42
















































Fondamentalement le développement Chinois n a jamais été neutre : mais bien anticipé et financé par les USA qui ont garanti un espace de paix géopolitique en Asie et un afflux de capitaux et de technologies ( propagande mondialiste) .
Il y avait un intérêt à court terme pour les USA , c était d autoriser un endettement massif , avec la croissance artificiellement artificielle que cela permet , et cela sans que la faillite ne soit une réelle menace puisque leur dette correspond en parti à un financement du développement Chinois : Les chinois ne peuvent refuser cette manne et autorisent les banques américaines à prêter de manière outrancière et donc à s endetter massivement avec comme explication pour les simplets que de toute manière la fructification des capitaux chinois à long terme pourvoira à l émission d une monnaie qui n est que virtuelle aujourd hui : le développement chinois transforme petit à petit la dette en bien matériels et donc en monnaie "moins virtuelle" . Encore que la valeur des biens crées en Chine est sujette à discussion : informatique etc… : biens de consommation de masse dont le turnover est aussi rapide que complètement idiot . Ce qui explique la politique des Européens : la consommation de masse sinon rien , pour absorber et amplifier les possibilités de croissance chinoise dont les profits seront US , bien que les médias laissent croire que les Européens y participent , gardons nous bien de penser que cela ne puisse être autre chose que des miettes , ( Suicide conscient ou non de la part des Européens , je l ignore , mais il y a tous les symptômes de la maladie en tout cas : il ne peut que s agir de névrose ou de psychose , peu importe en fait le résultat ne sera guère différent : le suicide , et y a de quoi puisque les pays Européens ne peuvent être que des dindons de la farce .) Ce turnover , donc , montre bien que la valeur de la richesse crée en Chine est en vérité faible et vise autant à faire de la monnaie de singe que d asservir les bases du développement Chinois à une logique dont les clefs n appartiennent pas à la Chine , mais toujours à ceux qui leur prêtent l argent et qui comptent bien en retirer des intérêts à très très très très très long terme.
Les chinois jouent le jeu, même si "on" laisse planner le doute , il s agit juste de prendre les péons des pays occidentaux et des USA à témoin : la Chine doit jouer son acte ( numéro deux ) sur la scène du théâtre mondialiste comme il est prévu par l auteur de la pièce, et sans faire de fausse note ni broncher , car les spectateurs péons , ont été prévenus : ils sont là pour voir un Harry Potter : pas question de les rouler donc : c est Harry Potter ou remboursé !
Tout va dépendre du choix des chinois : _ soit il rompent le pacte et alors les choses peuvent prendre un tournant plus difficile à prévoir, dont la ou les guerres ne sont que des possibilités . C est le choix de la liberté pour la Chine . _ soit les chinois poursuivent le jeu , et d ailleurs tout est déjà prévu pour que ce soit l option que la Chine choisisse: la porte de sortie de l endettement invisible et à très très très très long terme contractée par la Chine à l égard des USA ( Chine = première reserve de dollar au monde ce n est pas tant les US qui portent le poid de la dette US mais le monde et la Chine en réalité) Sortir de la dette pour la Chine suppose que la Chine reproduise la même stratégie que les USA mais cette fois ci cela se jouerait entre la Chine et le continent Africain . L idée est que le seul moyen pour la Chine de se débarasser des actifs pourris que sont les dollars américains, et qui est une monnaie dont la valeur réelle n est que de la dette : c est à dire une anticipation optimistissime de l avenir ( : le dollar n a pas de valeur, si ce n est celle de la dette américaine qui ne peut donc que croitre : il a la valeur qu on lui prete et surtout celle qu on lui a preté et qu on voudra bien continuer à lui prêter , vaste fumisterie dont les économistes sont complices et / ou coupables sans qu il y ait besoin de plus de procès en la matière ).
En gros selon un modèle qui respecte bien la définition du dollar : pour se désendetter du dollar , il faut s endetter puisque c est une monnaie facétieuse = une monnaie de singe ! La Chine va donc s endetter et contracter une dette qu elle ferait reposer sur le développement africain , ainsi elle ne pourrait rembourser les USA puisque la dette américaine est faite pour croitre et non se réduire ( sauf par des artifices comptables, la dette américaine ne sera jamais honorée de toute façon ), mais une partie croissante de cette dette sino-americaine serait juste rendue supportable par les perspectives de croissance économique dont elle serait le support en Afrique( comprendre maintenir l optimisme d un avenir toujours meilleur : la confiance , la confiance nous martèles les économistes , qui sont de fins psychologues n en doutons pas… ) . D ailleurs les guerres en Irak et en Afganistan semblent plus être des guerres préventives et géostratégiques qui correspondraient bien à cette planification , plutôt que les guerres antiterroristes ou pour le pétrole que les médias nous vendent. De même que les pressions exercées sur l Iran, qui a une position privilégiée , et dont la soumission doit être obtenue pour garantir la création d une route de la soie moderne ( meme scénario que pour l Irak : les armes de destructions massive , l infâme dictateur , le peuple opprimé qui apelle la libération par la guerre s il le faut : un vrai scénario Irakien bis et un futur carton au box-office Hollywoodien . )
Les guerres US vont mettre en place des tyrannies , aussi appelées démocraties dictatoriales ou ce que vous conviendrez et qui ne choque pas les pudibonderies protestantes. L objectif de ces régimes politiques moralement choisis par une aristocratie digne de Harry Potter, est plus que probablement de "sécuriser" une route de la soie moderne qui relierait le continent asiatique à l Orient puis à l Afrique , en passant bien sur par Israel . assurant une prospérité locale : ce n est pas pour rien que les Nabab du pétrole Arabe construisent des palaces touristique au fin fond du désert , mais probablement une anticipation clairvoyante et optimistissime des événements à venir , assurant la postérité et la légitimité de leur descendance de despotes par la même occasion.
Cette route de la soie participera au développement africain, et donc au transfert de la dette Chinoise envers les USA à l Afrique ( dette US qui ne manquera pas de croitre mais qui sera dorénavant intégrée dans un endettement sino-américain et donc comme un Iceberg , la majeure partie sera immergée sous l eau , l objectif à terme sans doute c est que l on ne sache plus à qui est la dette, sinon un peu à tout le monde , : nous sommes tous multiples qu il disait mon banquier, je n avais pas compris alors ce qu il voulait dire, et je ne suis pas vraiment sur de pouvoir comprendre en vérité … ).
Il suffit de regarder une carte du monde pour voir l étrange positionnement de l Irak , l Iran et l afganistan , et leurs relations entre la Chine et l Afrique. Une fois cela observé on a au moins compris que les meilleurs journaux sont en papiers : ils ont des usages pratiques multiples tel qu allumer un feu de cheminée , à défaut d avoir une once de franchise dans leur Editoriaux, mais on ne reprochera rien aux journalistes qui pourraient être autant victime de terroristes en goguette que de censure , alors que les péons ordinaires comme moi n ont qu à craindre les terroristes en goguette.
Je ne comprend rien à la position des différents pays européens dans tout ca et encore moins celle de l Europe : ami , complice , victime ? Dans mon ignorance crasse , et ma simplicité de débile, je me contenterai de les houspiller tous , ce qui décrédibilisera mon propos , mais je ne vois guère d autre solution que ca ou le suicide ( suicide lent rassurez vous c est nos dirigeants qui tiennent la gâchette et ce sont encore de joli coeurs ) pour étancher mon exaspération devant toute la truanderie qui se maquille dans les relations du G20 et ailleurs dans les commentaires des médias.
J arrêterai là mon délire de science fiction ( quoique l on pourrait le poursuivre indéfiniment avec un transfert de la dette de l Afrique à l Europe , puis de l Europe à un retour à l envoyeur , , et puis bis repetitas avec à chaque fois un renouvellement chacun son tour des infrastructures des continents concernés assurant grâce a un système d endettement infini parceque fondé sur une foi naïve dans l avenir, un avenir radieux aux banques et assurances qui pullulent déjà dans tous les centre villes , des capitales jusqu au plus petites villes de province en France ( c est simple y a plus que ca, plus personne a part des banquiers et des assureurs habitent dans les centre villes ), En somme, le rêve moite de tous les économistes et les banquiers .
Ou bien je vois aussi la possibilité d un chaos atomique, quand on découvrira une dette dont plus personne ne voudra s embarrasser, parcequ elle n offre pas de contreparties, hormis celle d exploiter les ressources humaines du voisin, et qu il n y aurait à proprement parler plus de gens à exploiter mais que des exploiteurs , le menu fretin s étant laissé mourir comme du bétail ( stérilisation physique ou psychique en somme ), et à moins que l aristocratie Harry Potterienne à l origine de cette forfanterie devienne capable de produire des esclaves dans des machines artificielles ( ce qui n est pas pour demain mais semble exciter plus que de l attention sur le site de Slate, y aurait ils des admirateurs d Harry Potter chez slave ? ) , je ne vois pas comment ils continueront le cycle à moins que cette théorie du complot ne s avère en fait être qu un projet d eugénisme à une échelle planétaire : l objectif serait double ; l enrichissement centralisé n étant qu un à coté bien agréable , la finalité étant la survie exclusive d élus, qui reprendront une vie qu ils jugeront plus saine ( et on ne leur donnera pas tort ) après ce qui est en quelque sorte un jugement dernier sans pour autant être la fin des temps : un nouvel Eden qui est le meilleur des mondes dans une tradition dont on connait déjà les origines.