Bart de Wever, l'homme qui veut évaporer la Belgique
Le responsable politique nationaliste flamand ne le cache pas: à terme, la Belgique a vocation à disparaître. Et il fait tout pour.
- Bart de Wever au sénat belge, le 12 octobre 2010. REUTERS/Thierry Roge -
Qui connaissait la Nouvelle alliance flamande en 2001? Presque personne. Ce parti nationaliste flamand, créé sur les décombres de la Wolksunie, son ancêtre déclinant, est aujourd'hui le principal parti de Flandre. Aux dernières élections belges, il a obtenu près de 30% des voix, devenant un acteur crucial de la formation d'un nouveau gouvernement et de la réforme de l'État. Une opportunité unique pour tous ceux qui rêvent d'une Flandre indépendante.
Bart le pragmatique
Derrière ce succès, se cache un homme. Un certain Bart de Wever, leader charismatique de la NVA. Aujourd'hui connu de tous les Belges, il suscite autant l'admiration que la crainte. Il n'a pas grand-chose à voir avec les autres leaders des partis indépendantistes, qui eux flirtent souvent avec la xénophobie et l'extrême droite. Pour le journaliste de La Libre Belgique Martin Buxant, qui le suit depuis ses débuts:
«Bart de Wever est un démocrate, un homme de centre droit qui y rajoute l'idée de l'indépendance de la Flandre. Il est vrai qu'il lui est déjà arrivé de jouer avec le passé flamand troublé de la collaboration mais ce sont des coups médiatiques, rien de plus. Car il sait qu'une partie de son électorat y est sensible.»
Il représente l'image de son parti: celle d'un homme pragmatique et raisonnable. Dans le programme électoral de juin dernier, s'il est bien écrit que l'indépendance de la Flandre est le but ultime, Bart de Wever aime à répéter qu'il faudra du temps avant que l'État belge ne «s'évapore».
La ligne dure et radicale est assurée par ses proches, dont beaucoup sont d'anciens de la Wolksunie:
«Des gens comme Geert Bourgeois, vice-ministre président flamand. Il est la légitimité radicale de la NVA, toujours prêt à démontrer combien il est flamand.»
Bart le gentilhomme provocateur
Pour le servir et asseoir sa crédibilité dans ses propos, l'homme possède la réputation d'être d'une grande culture générale. En 2009, il avait fait l'admiration des médias en enchaînant les victoires à un jeu télévisé flamand: De Slimste Mens ter Wereld (l'homme le plus intelligent du monde). Ancien doctorant en histoire (il n'a jamais fini sa thèse), il est incollable sur la Seconde Guerre mondiale et adore le cinéma. Lors des émissions, les scores de la VRT (télévision publique flamande) atteignaient 65% de part d'audience. Certains hommes politiques, principalement ses adversaires, dénonçaient alors cette tribune gratuite qui lui était offerte.
Ce qui le rendit encore plus sympathique fut son humour. Bart de Wever est très à l'aise avec le comique, n'hésitant pas à égratigner au passage ses rivaux ou les Francophones. Il a un franc-parler bien à lui, doublé d'un certain sens de la provocation, du spectacle. En 2007, il avait marqué les esprits en déversant 250m3 de faux billets au pied de l'ascenseur à bateaux de Strépy-Thieu dans le Hainaut en Wallonie. Voulant dénoncer les transferts financiers entre les deux régions, il avait choisi cet ouvrage qui symbolise le gaspillage d'argent fédéral par le Sud du pays.
Bart le nationaliste
Ce combat pour l'indépendance de la Flandre est issu de convictions profondément ancrées en lui. Il est «un pur produit du mouvement nationaliste flamand», comme l'explique Benoît Rihoux, docteur en Sciences Politiques à l'Université de Louvain-la-Neuve.
«Ses parents étaient déjà engagés dans la mouvance nationaliste. A chaque étape de sa vie, il a été membre d'une organisation en lien avec, depuis son enfance jusqu'à l'université, structurant toute sa vie. C'est la grande force d'organisation du mouvement flamand et difficilement comparable avec d'autres pays.»
Les idées enseignées et véhiculées par ce milieu ne laissent aucun doute sur leurs intentions:
«Pour eux, la création de la Belgique n'est que le résultat d'un accord entre les puissances européennes du XIXe siècle, ce qui historiquement est véridique. Le nationalisme flamand s'est ensuite construit sur une victimisation de la Flandre qui aurait été dominée par les Francophones. Mais ils occultent totalement le fait que même les élites flamandes de l'époque parlaient français.»
En effet à cette époque les bourgeois d'Anvers ou de Gent considéraient le flamand comme un dialecte qui ne méritait aucunement qu'on s'y attarde. L'universitaire ajoute que:
«Ce qui a d'étonnant, c'est qu'aujourd'hui, les Flamands contrôlent en grande partie l'ensemble des leviers de l'État et dominent la Belgique sur le plan économique. Pourtant, cette victimisation existe toujours.»
Et Bart de Wever sait l'utiliser. Depuis que les partis francophones ont rejeté sa proposition de compromis sur la réforme de l'État, il enchaîne les interventions médiatiques en jouant un subtile numéro de «caliméro», déclarant qu'il avait «été humilié» alors qu'il s'était «personnellement exposé».
Bart le stratège
Mais tout cela ne donne pas à un politicien les clés du pouvoir, ni 30% aux élections. Son coup de maître réside dans sa capacité à élaborer une stratégie sur le moyen et long terme. Alors qu'en 2003 la NVA ne franchit même pas les 5% nécessaires pour obtenir des élus aux élections, il accepte une alliance avec chrétiens démocrates flamands (CD&V) qui sont alors en recherche d'alliés pour combler un repli de leur électorat.
Pour Martin Buxant, «c'est le leader du CDV de l'époque, Yves Leterme –et futur Premier ministre en 2007– qui a fait rentrer le loup dans la bergerie. Alors que les chrétiens démocrates pensaient récupérer l'électorat de la NVA, c'est l'inverse qui s'est produit. Ils se sont fait phagocyter. Yves Leterme avait fait campagne avec un programme fort sur les revendications flamandes. Sauf qu'une fois la victoire acquise, il a tout lâché pour devenir Premier ministre, réduisant ses exigences envers les francophones. Du coup, le soutien de la NVA est devenu celui d'une corde à un pendu rappelant toujours au CDV leurs promesses».
En voulant être plus flamand que les flamingants (terme désignant les autonomistes/indépendantistes flamands), les chrétiens démocrates ont permis une radicalisation du corps électoral du nord du pays, tout en démontrant leur incapacité à réformer l'État. La NVA s'est alors engouffrée dans la brèche.
Bart le communicant
Pour couronner le tout, Bart de Wever est un formidable communicant. «Il faut savoir qu'en Belgique, il existe deux espaces médiatiques. L'un flamand, l'autre francophone. Si tous les politiciens savent adapter leur message selon, il est celui qui pratique ce jeu didactique avec le plus de dextérité. Il utilise –en Flandre surtout– un mode de communication populiste, c'est-à-dire qu'il cherche à toucher la fibre émotionnelle du citoyen flamand. Sa deuxième force est sa capacité à s'imposer dans l'agenda médiatique, de faire en sorte que tout tourne autour de lui», commente Benoît Rihoux. Preuve de cette réussite: le magazine belge Lobby (francophone) l'a sacré meilleur communicant politique pour le période allant du 13 juin 2009 au 13 juin 2010.
Bart le jusqu'au-boutiste?
La question est maintenant de savoir jusqu'où il va aller dans le bras de fer avec les Francophones dans le cadre des négociations qui sont au point mort depuis septembre. «C'est avant tout un idéologue. Il aura toujours tendance à voir le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. Il est donc prêt à payer le prix d'une crise politique longue si cela peut lui réussir», analyse le chercheur. En faisant traîner les choses, il démontre aussi à ses électeurs à quel point la Belgique est devenue ingouvernable, que les intérêts flamands et francophones sont antinomiques.
«La seule chose qui peut le freiner et le faire reculer, c'est une baisse de son soutien populaire ou l'arrivée de problèmes économiques.»
Les statistiques du chômage pour septembre 2010, annoncent une diminution du nombre de demandeurs d'emploi de 15.000 personnes (pour 428.000 chômeurs) dont 10.000 en Flandre (sur environ 200.000). Même sans gouvernement, l'économie semble tenir le coup. Côté popularité, Bart de Wever vient de passer à 48% d'opinions favorables et en cas d'élections, il améliorait son score de 4,8 points.
Assez encourageant pour son avenir. Moins pour celui de la Belgique.
Jean-Sébastien Lefebvre
Mis à jour le 19/07/2011 à 17h46














































Messieurs les Flamingants, j'ai deux mots à vous rire Il y a trop longtemps que vous me faites frire A vous souffler dans l’cul, pour dev’nir autobus Vous voilà acrobates mais vraiment rien de plus Nazis durant les guerres et catholiques, entre elles Vous oscillez sans cesse du fusil au missel Vos regards sont lointains, votre humour est exsangue Bien qu'il y ait des rues à Gand qui pissent dans les deux langues Tu vois, quand j’pense à vous, j'aime que rien ne se perde Messieurs les Flamingants, je vous emmerde
Vous salissez la Flandre, mais la Flandre vous juge Voyez la mer du Nord, elle s'est enfuie de Bruges Cessez de me gonfler mes vieilles roubignoles Avec votre art flamand italo-espagnol Vous êtes tellement, tellement beaucoup trop lourds Que quand les soirs d'orage, des Chinois cultivés Me demandent d'où je suis, je réponds fatigué Et les larmes aux dents : "Ik ben van Luxembourg" Et si, aux jeunes femmes, on ose un chant flamand Elles s'envolent en rêvant aux oiseaux roses et blancs
Et je vous interdis d'espérer que jamais A Londres, sous la pluie, on puisse vous croire anglais Et je vous interdis, à New York ou Milan D'éructer, messeigneurs, autrement qu'en flamand Vous n'aurez pas l'air con, vraiment pas con du tout Et moi, je m'interdis de dire que je m'en fous Et je vous interdis d'obliger nos enfants Qui ne vous ont rien fait, à aboyer flamand Et si mes frères se taisent et bien tant pis pour elles Je chante, persiste et signe, je m'appelle : Jacques Brel
Je ne connais pas la politique belge en détail.
Simplement j ai une expérience intime de part mes origines familiales de cet irredentisme flamand si largement avili dans ces lignes.
Il faut d abord dire que les wallons comme les flamands sont à mes yeux des gens bien plus aimables que la majorité des francais ( du moins celle qui se fait entendre ou qu on fait entendre ) , et il n y a de ma part aucune idéalisation en la matière.
On voudra salir cela tant qu on veut, ces gens la m ont donné ce qu on ne peut obtenir en France qu en étant un nanti ou un individu extrêmement privilégié .
J ai beaucoup réflechi avec mes petit moyens , et le peu de temps que je pouvais consacrer à cela sur le pourquoi un pays comme la Belgique offrait mieux que la France , une place digne aux gens de la même extraction modeste que la mienne , et je le pense à n importe qui en fait.
Mes faibles moyens ne me permette que d identifier des causes simples et historiques : _un culte de la centralisation qui ne fait qu entretenir sans le dire les démons de la monarchie absolue : les charges sociales et le clientélisme qui leur sied. _la destruction des équilibres province/capitale ou chef lieu/région et de la meme manière : anéantissement de leur prospérité fondée sur l autonomie des cités et de leur citoyens ( charte) et qui s est traduit par un véritable pillage des richesses humaines , qui explique aujourd hui la situation peu enviable de toute la région . Et leur politiciens : de gauche n ont absolument rien arrangé à l affaire , bien au contraire , on peut d ailleurs y voir les véritables motivations de la classe politique en général.
Ce dont je parle est un fléau , une calamité qui fait honte à la dignité des êtres humains , et que l on ne peut considérer que lucidement que comme le fruit de la politique francaise en la matière. Il ne fait pas bon de le dire , et les miens me le reprocheront durement , eux qui endurent cette peine sans jamais rechigner , qui boivent et boiront leur cigue jusqu à la lie sans jamais recracher , je ne peux comprendre leur attitude que comme celle hérité d un catholicisme fervent et passionné qu aujourd hui des puissants rancuniers ou sans scrupules retournent contre eux avec un plaisir pervers. Ils vaincront sans doute , mais le tribut sera lourd , et j ai peine pour eux.
Mon opinion, concernant slate , que je fréquente depuis peu : il n y a en fait ici que de vieux trotskystes et leurs idoles, qui ont définitivement abdiqué leurs vélléités d interpreter le monde et veulent faire croire qu ils vont le changer à leur véritable maîtres qui sont eux inchangés, Par qui ? pour qui ? est il besoin de les nommer ? cela est matière à de futiles controverses. Pas les francais , cela s est déjà entendu et déjà vu.
Vive la belgique , dans leur bassesse ou leur grandeur , ils restent à mes yeux et ceux de mes voisins , des gens probablement plus aimables que la plupart des Francais; et cela n est probablement pas étranger au fait que _les régions dont je parle ont été sous représentées lors de la création historique de la constitution nationale francaise primitive puisqu elle fut le fruit des parisiens et des gens du sud ( infiniment plus corruptibles ) . _ma région de même que la Belgique ont toujours favorisé l ouverture au monde plutot que le nivellement centralisateur qui leur a été imposé et qu ils ont suivi malheureusement sans crainte , et dont le seul objectif est l ouverture au profit d une minorité ( le centre), et qui n a ensuite de cesse de faire valoir son avantage non plus comme conséquence; mais comme cause de la poursuite de politiques toujours plus injustes dirigistes, autoritaires et pourtant inassumées. J appelle cela de la perversion, et c est pourquoi j ai bien peur que ma région ne soit pas que morte symboliquement , cela ne peut pas être attribué à autre chose qu à ses dirigeants plein de fiel et de promesses qui n engagent qu eux mêmes .
La dualité France / Grande Bretagne ou France / Allemagne , n est d ailleurs qu une piètre excuse, pour la misère qui a été imposée par les politiciens francais au cours des générations, et que l éducation nationale/ les intellectuels ont eu grand tort de ne jamais critiquer plus librement. Aucun interet de refaire l histoire certes , mais les effets sont cumulatifs , et aujourd hui , bien marri qui pourra y apercevoir autre chose qu une vanité accumulée couche après couche tel de la crasse . Salissez la Belgique tant que vous voulez ( une région de pédophile dans vos articles ) , je ne serai plus la pour le lire, vous serez les dignes coopteurs des gens qui gouvernent ma région si digne , mais exsangue . L opposition wallon/flamand , n est pas un avatar de la belgique , mais de la France et des connivences entre wallons et l élite francaise .
La France perd son emprise au Nord , elle a été injuste et cela est inscript trop profondément dans ses valeurs : bonapartisme , centralisme, absolutisme , anticléricalisme, dont résulte une tyrannie intellectuelle, un clientélisme institutionnel, et une culture de la soumission veule ( qu on fait passer pour un vestige d un passé religieux fantasmé ) et qui fait / a fait honte mais n est et ne sera jamais remis en cause , car pour être changé ici, en dehors comme en dedans, il faudrait un désastre que je ne souhaite pas et ne souhaiterai jamais,
C est d ailleurs pourquoi la France met tant d ardeur et d obséquiosité à étendre son influence au Sud, personnellement je n ai aucun doute concernant la qualité de ces engagements : ils reposent sur les même fondements que ceux du Nord , avec juste ce qu il faut de marketing et de candeur pour faire illusion.
Quand à l auteur du présent article , je suis fort peiné qu avec les origines d un nom comme le votre, et l étendu de la culture qui lui sied et qui est donc votre, je n en doute pas . Vous ayez malgré cela , une si basse perspective des choses que vous décrivez et qui sont pourtant votre histoire autant que la mienne.
Adieu, bonne continuation de votre coté.
Bart de Wever, historien jovial et radical qui a compris la racine du mal qui ronge le plat pays… a déclaré sans mâcher ses mots : « ce qui est derrière moi, c’est mon cul » ! Voilà un homme qui a trouvé la bonne formule pour inciter tous les Belges à aller de l’avant… c'est-à-dire dans le trou béant qui se profilait à l’horizon depuis bien longtemps. Ça ne nous empêche pas de nous demander avec beaucoup de courtoisie, ce que c’est qu’un trou du cul ? C’est un trou de souris qui laisse passer n’importe qui. Surtout ceux qui naviguent à vue dans un brouillard total où même les plus avertis ont besoin de radar pour savoir dans quelle langue il faut s’injurier. Ce radical flamand a bien l’intention de défoncer les vieilles cloisons. D’abattre ce mur inexistant. Il faut le faire. Nul n’y est encore parvenu… venir à bout du néant… qui remet chaque jour en question l’identité de tout un chacun. Qui sommes-nous ? Je crois que c’est le NOUS qui assomme. Les un saignent… les autres se font saigner et cette hémorragie ne peut plus durer. La Belgique comme arrière pays, ou pays de derrière va enfin prendre les devants… en succombant à ses propres blessures. Elle laisse à l’Europe sa science du compromis. Sa conscience du compromis…Où rien n’est jamais ni tout à fait dit, ni tout à fait défait… ô mollesse ! ô faiblesse ! ô petitesse ennemie ! Dehors les faux-culs… nous autres flamands avons su avant tout le monde, que l’Europe sera un jour ou l’autre le trou du cul du monde ! http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20Wever