Existe-t-il des ressources naturelles complètement épuisées?
Oui et non.
- Chinese Gold Miners -
La Chine a réduit ses exportations de terres rares vers le Japon, l’Europe et les Etats-Unis. Un véritable revers pour les industriels spécialisés dans les nouvelles technologies, notamment pour le secteur des éoliennes et des systèmes de guidage de missiles. La République populaire de Chine, qui produit plus de 90% de ces métaux terreux rares, affirme que ses réserves risquent de s’épuiser d’ici 2030. Naturellement, certaines espèces végétales et animales se sont éteintes. Des ressources minérales qui étaient à un moment donné présentes sur (ou plutôt sous) terre ont-elles disparu?
La persistance des infimes quantités
Oui, en quelque sorte. Selon le United States Geological Survey (Institut d’études géologique des Etats-Unis), nous ne disposons plus de réserves de cryolithe, un minéral qui sert à la fabrication de l’aluminium. La dernière mine de cryolithe en activité, située au Groenland, a fermé dans les années 80. Aujourd’hui, les industriels sont obligés d’en produire artificiellement.
Mais cette ressource n’est pas pour autant totalement inexistante. Quand on fait référence aux réserves naturelles d’un minerai, en général, on ne considère pas les infimes quantités de cette ressource que renferme encore le sous-sol. On s’intéresse uniquement aux gisements exploitables au vu de leur valeur marchande et de leur coût d’exploitation. Sur la planète, des veines de cryolithe serpentent encore ici et là. Mais il y en a trop peu pour justifier le coût d’une exploitation minière compte tenu des cours actuels de cette matière.
L'importance des technologies d'exploitation
Dans la mesure où la disponibilité d’un minéral dépend de sa valeur actuelle ainsi que de la technologie nécessaire à son exploitation, la taille des «réserves connues» d’une ressource donnée peut tout à fait augmenter. C’est d’ailleurs arrivé dans le cas des minéraux les plus demandés sur les marchés mondiaux. Par exemple, en 1950, le US Geological Survey avait estimé les réserves mondiales de zinc à 77 millions de tonnes. Pourtant, la prospection et l’amélioration des techniques d’exploitation ont permis de mettre au jour plus de 293 millions de tonnes de ce métal sur les 50 années qui ont suivi. En 2000, le gouvernement américain a annoncé que les réserves de zinc n’atteignaient pas moins de 209 millions de tonnes. Les réserves d’étain, de minerai de fer et de plomb ont toutes connu un accroissement. En 1970, des chercheurs avaient conclu que le pétrole ne durerait pas plus de 30 ans. En 1990, on avait gagné 40 ans – une estimation encore valable aujourd’hui. Bien qu’un grand nombre de spécialistes affirment que le pétrole risque un jour de ne plus être commercialement viable, rares sont les professionnels persuadés que tous les puits auront tari d’ici 2050.
Un vieux débat
Autrefois, l’épuisement des ressources était au cœur des débats entre économistes. En 1798, Malthus prédit une pénurie des ressources agricoles qui entraînera des famines et l’extinction de populations entières. En 1895, William Stanley Jevons explique
que la Grande Bretagne ne tardera pas à manquer de charbon, ce qui
provoquera un effondrement de son économie. De nombreux conjoncturistes
lui emboitent alors le pas dans ces prédictions alarmistes.
De
nos jours, cependant, l’idée de l’épuisement total d’une ressource
naturelle n’est plus aussi effroyable. Sur l’essentiel du 20ème siècle,
les cours du charbon et du pétrole sont restés plutôt stables. Quant au
prix des minéraux (valeur réelle en dollars), il a chuté, signe de la
confiance générale par rapport à leur disponibilité à long terme. La
plupart des experts partent du principe que l’homme continuera de
découvrir de nouveaux gisements et de mettre au point des produits de
substitution pour les ressources qui se raréfient véritablement. Et
puis, bien plus que le fait de consommer notre dernier bidon d’essence
ou d’extraire le dernier kilo de cuivre, ce sont les risques écologiques et géopolitiques liés à l’extraction des ressources dont on s’inquiète.
Alors,
vers qui ou quoi le monde devra-t-il se tourner si la Chine ne vend
plus ses métaux terreux rares pour cause d’épuisement? Eh bien, il
existe des gisements de terres rares en Californie (bien que la région
ait cessé sa production dans les années 90, lorsque la Chine s’est mise à extraire ces minéraux avec plus de rentabilité). Enfin, la lune renferme des terres rares que l’on pourrait bien exploiter un jour (pas avant un siècle ou deux, toutefois) au moyen d’une forme d’ascenseur spatial.
Brian Palmer
Traduit par Micha Cziffra
Photo: Chinese Gold Miners, wikimedia.
Mis à jour le 26/10/2010 à 11h00















































D un point de vue local , les pénuries existent , il suffit de rappeler l histoire de la mer d Aral , ou celle de l ile de Nauru qui sont des exemples marquant et récents, les ressources qui assuraient la prospérité des populations ont disparues : le poisson de la mer d Aral , le phosphate de l ile de Nauru.
Ce que l article ne dit pas aussi, c est que un nombre non négligeable de ressources ont déjà disparu chez nous, l exemple qui me vient a l esprit ce sont les poissons d eau douce, il en reste encore mais tout les vieux pecheurs vous le dirons , hormis dans des endroits privilégies à la montagne , vous ne verrez plus de saumons , d anguilles ou d autres poissons ou crustacés sensible aux pollutions et au barrages, alors que ces poissons étaient pléthores dans de nombreux cours d eau , il n y a pas si longtemps. Pour avoir des cours d eau naturel préservé il faut aller en Ecosse ou en Irlande , qui n ont pas connue une agriculture ni l industrie aussi polluante que chez nous , et qui n ont pas construit de barrage pour faire de l electricité ( éléctricité qui au départ servait à fabriquer de l aluminium , aluminium dont les effets sur la santé humaine restent problématique ( alzheimer ) . Cette ressource naturelle ne nous manque pas sur le plan économique , mais nul ne pourra chiffrer la perte que cela représenterait ailleurs que sur le plan économique.
Toute ressource est épuisable , la plus résiliante est surement l homme lui même, il a été et est capable d épuiser son environnement naturel , cela n est pas à prouver , cette capacité est d autant plus rddoutable lorsqu elle concerne l exploitation des ressources d autrui : son avidité ne connait plus de limite.