Pourquoi les femmes qui pratiquent la sodomie ont plus d'orgasmes

Récapitulatif des théories des lecteurs et blogueurs suite au premier article de Slate.com sur l'attrait du sexe anal.

Photo: Marlon Brando et Maria Schneider dans Le Dernier Tango à Paris

- Photo: Marlon Brando et Maria Schneider dans Le Dernier Tango à Paris -

La semaine dernière, j'ai essayé de comprendre pourquoi de plus en plus de femmes pratiquaient le sexe anal, et pourquoi cela était si fortement corrélé aux orgasmes. Depuis 1992, le pourcentage de femmes âgées de 20 à 24 ans déclarant avoir essayé la sodomie a doublé pour atteindre les 40%. Pareil pour les femmes entre 20 et 39 ans déclarant l'avoir fait lors de l'année écoulée, avec plus de 20%. Et 94% des femmes ayant pratiqué le sexe anal lors de leur dernier rapport sexuel déclarent avoir eu un orgasme – un taux orgasmique plus élevé que celles ayant profité d'un rapport vaginal ou d'un cunnilingus.

Pourquoi? Pour des raisons évidentes – anatomiques, évolutives, et esthétiques – le sexe anal devrait, en moyenne, être moins attirant et moins satisfaisant que le sexe vaginal ou oral. La semaine dernière, dans mon article s'appuyant sur les statistiques d'une nouvelle enquête, j'ai donc supposé que les orgasmes féminins menaient à la sodomie, plutôt que l'inverse. Les autres pratiques signalées par les femmes déclarant s'adonner à la sodomie – pénétration vaginale, cunnilingus, masturbation mutuelle – provoquaient les orgasmes. Et ces femmes, à leur tour, acceptaient de se faire sodomiser pour répondre aux désirs de leurs partenaires masculins.

Alors voilà, honte sur moi. Non pas pour avoir parlé de sodomie – ce tabou semble se dissoudre bien vite – mais pour avoir douté du fait que des femmes aimaient cela. Des femmes qui haussent aujourd'hui la voix pour faire savoir que, merci bien, elles la pratiquent parce que ça leur plaît, à elles. Et elles ne sont pas seules. Des blogueurs, des lecteurs de blogs et des commentateurs de Slate ont tous d'autres théories pour expliquer ces statistiques orgasmiques. 

Je dois commencer par une confession: j'ai sous-estimé la généralisation du sexe anal. Je me suis appuyé sur des tableaux de statistiques montrant combien de femmes l'avaient pratiqué au moins une fois (environ 40%), durant l'année écoulée (environ 20%), ou lors du mois écoulé (environ 7%). Mais j'ai raté un autre tableau (Tableau 4, page 284) isolant les femmes «en couple» interrogées sur leurs activités des 90 derniers jours. Parmi ces femmes âgées d'entre 18 et 24 ans, 20% ont déclaré avoir eu des rapports anaux durant les trois derniers mois. Elles étaient 16% parmi la tranche d'âge 30-39 ans et 30% parmi les femmes âgées de 30 à 39 ans vivant en couple mais non mariées. Nous parlons donc d'une pratique qui concerne une minorité significative de femmes en couple, et ce plusieurs fois par an.

Pourquoi le font-elles? Et pourquoi celles qui le font le plus souvent (les femmes déclarant avoir eu un rapport anal lors de leur dernière relation sexuelle) sont-elles celles qui jouissent le plus? Voici quelques une des théories proposées par les lecteurs et les blogueurs.

1. Le sexe anal provoque des orgasmes.

Au moins 10 femmes ont posté des commentaires sur Slate pour dire qu'elles aimaient le sexe anal. Cinq d'entre elles ont eu des orgasmes par cette voie-là. Ces femmes ne sont pas des objets pornographiques ou des trolls du sexe. Beaucoup sont clairement en couple; la majorité s'identifie par son nom complet. D'autres adoratrices de la sodomie lèvent leurs mains ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, et ici, avec des comptes-rendus indirects ici et ici. (Tous ces commentaires viennent de femmes; je mets de côté les 20 ou 30 témoignages indirects masculins que j'ai vus.) Je ne vais pas tenter de retranscrire leur enthousiasme – vous pouvez lire les témoignages vous-mêmes. Disons simplement que Tristan Taormino et Toni Bentley ne sont pas uniques en leur genre. Et si vous pensez que tout cela n'est que de la fausse conscience imposée par les hommes, lisez donc quelques lesbiennes s'exprimant sur le sujet.

De nombreuses femmes n'aiment pas, ne désirent ni ne pratiquent le sexe anal (les exemples sont , , , et ), et les statistiques montrent toujours qu'elles représentent la majorité des femmes. Mais quand j'ai dit que les orgasmes féminins étaient à l'origine du sexe anal, je n'aurais pas dû sous-entendre que l'inverse n'était pas vrai. Le sexe est une chose compliquée. Les gens sont différents. Et aucune théorie ne pourra toute seule expliquer la corrélation dans son ensemble.

2. Les orgasmes incitent plus les femmes à essayer le sexe anal.

Au départ, j'ai supposé que cet effet était réciproque: les femmes qui avaient obtenu ce qu'elles voulaient avaient plus de chances de répondre favorablement aux désirs de leurs partenaires. Certains lecteurs ont pensé que mon analyse était trop transactionnelle – les femmes ne le font pas simplement pour faire plaisir aux hommes – mais étaient d'accord pour dire que l'orgasme précédait l'acte. «J'ai pratiqué le sexe anal avec de nombreuses petites amies, mais je ne pense pas que cela soit arrivé avant qu'elles aient joui,» a dit un homme. «C'est quand nous faisions des marathons du sexe avec de puissants orgasmes que ma femme était la plus prompte à explorer son côté audacieux,» déclare un autre. Ce ne sont que des anecdotes, mais soutenues par les statistiques de l'enquête: presque toutes les femmes déclarant avoir pratiqué le sexe anal lors de leur dernier rapport sexuel l'ont fait parmi d'autres choses.

3. Les orgasmes rendent les femmes plus promptes à essayer le sexe anal qui, à son tour, mène aux orgasmes.

Les théories 1 et 2 ne s'excluent pas mutuellement. Certaines femmes citent les deux facteurs. Exemple:

«Oui, pendant une période, mon copain me faisait des cunnis minimum 3 fois/sem., entre autres choses. Je me suis dit... OK, la sodomie, ça ne doit pas être si pire. C'est ce que j'en avais vu dans d'effrayants pornos qui me faisait le plus peur. Mais je me suis mise à aimer l'anal peut-être même..à préférer cela? Cela me procure des orgasmes explosifs. Clair que j'en veux plus.»

4. Les orgasmes relaxent, ce qui facilite le sexe anal.

«Le sexe anal semble, comment dire...plus facile avec une femme qui vient de jouir...ou n'importe quelle autre chose qui la relaxe profondément, comme un massage, un bain chaud ou du bourbon,» relate un homme. (Allez voir ce témoignage lesbien sur le même thème). Cette théorie est psychologique, mais aussi physique: si vous n'avez pas eu d'orgasme, vous avez moins de chance d'être détendue, et donc vous ne pouvez pas pratiquer le sexe anal. Donc lorsqu'on interroge les femmes sur leur dernière expérience sexuelle, seules celles ayant pratiqué le sexe anal sont aussi celles à avoir joui.

5. La libération sexuelle mène aux orgasmes et à la sodomie.

Un commentateur le formule ainsi:

«Les couples dont la vie sexuelle est ludique, ouverte d'esprit et respectueuse du désir de chaque partenaire ont tendance à faire des choses qui font jouir la femme de ces couples ET à essayer le sexe anal (voire à en tirer du plaisir). Ce n'est pas l'un qui est la cause de l'autre, mais c'est une cause commune qui fait que les deux sont corrélés.»

C'est une théorie intuitivement attirante. Elle concorde avec les résultats de l'étude («une plus grande diversité dans les comportements est liée à des orgasmes plus faciles») et aux statistiques spécifiques sur le sexe anal. Alors que quasiment toutes les femmes ayant eu une pénétration anale lors de leur dernier rapport sexuel font aussi part d'autres pratiques, la moitié des femmes ayant eu une pénétration vaginale ne font part d'aucune autre pratique.

Mais cela a-t-il vraiment à voir avec un tel libertinage? Le sexe vaginal est peut-être tout simplement plus gratifiant, ce qui fait que les femmes ont moins tendance à avoir besoin d'une autre pratique. Une commentatrice me propose un moyen pour tester cette hypothèse: «A mon avis, les orgasmes féminins seront tout aussi fortement corrélés au bondage, aux jeux de rôles, à une plus grande variété dans les positions et à n'importe quel autre 'vice' auquel on peut penser.» Un futur sondage aidera peut-être à y voir plus clair.

6. Les femmes qui jouissent facilement ont plus tendance à essayer le sexe anal.

C'est un peu la théorie du libertinage, mais prise à l'envers. L'idée veut ici que la facilité relative qu'une femme a de jouir (ce qui pourrait largement être une question anatomique) soit la cause et non pas l'effet de l'ouverture sexuelle. Les femmes orgasmiques sont plus promptes à flirter avec des choses non-conventionnelles, y compris avec le sexe anal, parce que, comparativement aux autres femmes, le sexe est plus amusant pour elles, ou parce que le trophée orgasmique est plus probable.

7. La confiance en soi provoque des orgasmes et du sexe anal.

Version courte: «Les femmes assez à l'aise pour aimer le sexe anal sont suffisamment décontractées pour en jouir. Ce sont des femmes qui obtiennent ce qu'elles veulent.» Version longue:

«Les femmes acceptant le sexe anal sont en général celles qui sont le plus à l'aise avec elles-mêmes, leurs corps, ou avec le fait de demander ce qu'elles veulent à leur partenaire, et quand une femme est à l'aise avec ces choses, la probabilité qu'elle jouisse est plus forte. ...un type ne se mettra jamais derrière vous sans que vous soyez à l'aise avec le fait qu'il s'y mette...»

C'est une autre bonne hypothèse. Ce qui explique le paradoxe voulant qu'un acte si souvent vu comme dégueu ou pervers soit corrélé à l'orgasme. La théorie de la confiance en soi se fonde, pour l'expliquer, sur le facteur dégoût. Pour surmonter la répulsion et la déviance, vous devez être le genre de femme qui arrive facilement à être satisfaite. Dans ce sens, le sexe anal ne crée pas des femmes orgasmiques, il les sélectionne.

8. Le sexe anal demande qu'on s'y intéresse, en soi. 

C'est une version plus directe de la théorie de la confiance en soi. Un commentateur l'explique:

«Les femmes qui acceptent de pratiquer le sexe anal aiment le sexe anal. Ça les excite. Et elles ont plus de chances d'en jouir. Le sexe vaginal c'est ce que toutes les femmes font, même celles qui... ne sont pas vraiment intéressées, et c'est pour cela que les chiffres sont plus bas.»

Encore une fois, l'anal met la barre plus haut. Les femmes qui n'ont pas vraiment envie d'une pénétration vaginale le font quand même. Les femmes résignées diminuent le taux orgasmique du rapport vaginal, mais pas de l'anal. La même chose peut s'appliquer aux orgasmes: les femmes qui ne jouissent pas de la pénétration vaginale continuent quand même de la pratiquer, mais celles qui ne jouissent pas de la sodomie ne le refont plus, ce qui réduit la population du sexe anal aux femmes qui sont réellement excitées par la pratique. 

9. L'amour et la confiance génèrent des orgasmes et du sexe anal.

Une femme écrit:  

«Plus j'aime quelqu'un et plus j'ai confiance en lui, plus j'ai de chances de jouir avec lui – et plus j'ai de chances d'accepter de sortir des «limites» de la société avec lui. De même, plus il me montre qu'il sait ce qu'il fait, plus j'ai de chances de le laisser faire quelque chose qui peut, réellement, me faire mal, très mal.»

C'est la théorie la plus euphorisante. Elle implique que l'échantillon des femmes pratiquant régulièrement la sodomie est fortement biaisé par les relations intimes. Les statistiques (Tableau 4, page 284) soutiennent fortement une telle hypothèse. Comparées aux femmes célibataires et actives sexuellement, les femmes en couple ont simplement 50% de probabilité en plus, au maximum, de faire état d'un rapport vaginal lors des 90 derniers jours. Mais elles sont deux à trois fois plus nombreuses à déclarer avoir pratiqué la sodomie. Et les femmes qui vivent avec leurs compagnons ont plus de chances de déclarer pratiquer la sodomie – mais elles n'ont pas plus tendance à pratiquer les pénétrations vaginales – que les femmes vivant seules. Le sexe anal, plus que le sexe vaginal, semble être corrélé à l'intimité et à l'engagement. (Vous ai-je dit d'utiliser un préservatif en  particulier si vous ne connaissez pas bien votre partenaire? Mettez un préservatif.)

10. L'assurance masculine mène aux orgasmes et au sexe anal.

C'est la version machiste de la théorie de l'amour. Un commentateur d'un site misogyne l'a exprimé en ces termes:

«De même, les femmes ont plus tendance à accepter de se faire pénétrer les fesses quand c'est un homme de grande qualité qui le leur demande. Le sexe anal est lié aux orgasmes, mais principalement parce que la sodomie, comme les orgasmes, ont lieu plus souvent avec des mâles alpha.»

Écartez-vous, les filles!

11. L'anal inclut le manuel.

De nombreux commentateurs sur Slate, et autres, ont déclaré que, selon leur expérience, les femmes jouissaient seulement avec l'aide d'un peu de veuve poignet. Un homme écrit:

«Mon expérience avec les femmes auxquelles j'ai demandé et qui étaient partantes pour essayer veut que 5 femmes ont adoré, 1 a accepté mais cela ne lui a rien fait, 3 n'ont pas aimé. Toutes celles qui ont apprécié la chose ont eu clairement des orgasmes très intenses (rien de surprenant ici) mais seulement si leur clitoris était stimulé en même temps. Peut-être qu'un tel attrait pour la pratique est dû au fait que les femmes sont dans une position qui leur permet d'accéder facilement à une stimulation additionnelle.»

Et le sondage le confirme: parmi les femmes ayant pratiqué la sodomie lors de leur dernier rapport sexuel, 31% déclarent avoir aussi profité d'une «masturbation mutuelle» (Tableau 4, pages 355-6). Dans la mesure où ce facteur explique les dénouements heureux, les statistiques sur l'orgasme anal sont gonflées.

12. Le sexe anal demande plus de préliminaires et de patience, ce qui augmente les chances d'avoir un orgasme.

Un commentateur observe que le sexe anal est «une expérience plus longue, qui demande plus de travail de préparation.» C'est une théorie plus complexe que celle de la stimulation manuelle. La meilleure façon de la comprendre est de voir les statistiques d'un point de vue négatif: alors que seulement 6,5% des femmes ayant eu une pénétration anale lors de leur dernier rapport sexuel n'ont pas joui, c'était le cas pour 30% des femmes ayant eu une pénétration vaginale. La nature a peut-être fait du coït vaginal quelque chose de plus aisé, même si l'homme est pressé ou autocentré. Le sexe anal demande à ce qu'il soit plus attentif à la psyché et au corps féminins.

13. L'idée se répand à cause du porno sur internet.

Selon un commentateur masculin,

La plus récente augmentation de la fréquence du sexe anal suit globalement et simultanément l'amélioration de l'accès au haut-débit... [Quand les gens] voient leurs fétichismes si fréquemment portés à l'écran dans le porno, alors ils ont de moins en moins de problèmes avec leurs fantasmes enfouis et ont même parfois le courage d'aller chercher des gens qui les partagent.

D'un côté, cette théorie pourrait simplement expliquer la fréquence, et non les orgasmes. Mais la fréquence pourrait aussi augmenter la proportion des orgasmes en accroissant le nombre de couples découvrant qu'ils aiment le sexe anal, et amplifiant ainsi la probabilité qu'une femme ayant eu une pénétration anale lors de son dernier rapport sexuel (c'est-à-dire l'échantillon féminin concerné par les statistiques sur l'orgasme) l'ait fait parce qu'elle aimait cela, et pas simplement parce que son partenaire le lui avait demandé.

Tout ceci n'est qu'une infime partie des réponses que j'ai reçues. J'exclue la théorie du plaisir indirect (qui n'explique pas pourquoi la proportion orgasmique du sexe anal surpasse celles du sexe vaginal et de la fellation) et celle de la préservation de la virginité (ce qui, en fonction d'une telle raison cachée, devrait prédire un degré orgasmique plus bas, et non plus élevé). J'ai aussi assisté à quelques débats amusants entre des femmes et des hommes homosexuels sur la meilleure façon de faire et se demandant si une femme pouvait directement en jouir ou non. Et j'ai reçu quelques critiques de la part de la communauté des adorateurs du gode-ceinture pour avoir ignoré les hommes hétérosexuels aimant se faire pénétrer. Désolé les gars, ça sera pour une autre fois.

Mais la chose la plus intéressante que j'ai retenue de ma lecture de douzaines de témoignages est que de nombreux adeptes de la sodomie souffrent un tout petit peu d'un certain complexe de supériorité anale. Ce n'est pas qu'ils veulent se la raconter. Mais c'est juste qu'ils sont plus audacieux, ouverts et épanouis que le restant de la population. Ils sont moins coincés et mieux dans leur peau. Ce sont de meilleurs amants, ou leurs amants sont meilleurs. Et une telle façon de voir les choses commence à courir sur le haricot des vierges de l'anus. «Il y a beaucoup de femmes qui sont à l'écoute de leur corps, qui ne sont pas coincées sexuellement et qui pourtant n'aiment pas le sexe anal», s'indigne une femme. Elle fait remarquer que dans sa communauté Reddit,

Les gens qui n'aiment pas certaines pratiques sont vraiment mal vus, et cela commence à me taper sur le système. Si vous ne faites de mal à personne, et si vous et votre partenaire êtes heureux et épanouis, alors tout va pour le mieux... quand un des deux partenaires n'est pas satisfait, c'est une autre histoire, mais cela ne doit pas non plus nous pousser à critiquer le partenaire le plus cucul des deux.

Donc si le sexe anal devient la norme, soyez gentil avec les irréductibles cuculs. Et ne soyez pas étonnés si la révolution ne dure pas très longtemps. Quand de nombreuses femmes adoreront la sodomie, la pratique pourrait perdre aux yeux des hommes son attrait de l'interdit. De nombreux hommes haussent aujourd'hui la voix pour dire qu'ils n'aiment pas ça (des exemples ici, ici, ici,ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, et ici), et certains semblent même avoir été repoussés par des femmes qui le leur demandaient. Avec de la sodomie tous les jours au menu de la cantine, les hommes vont peut-être commencer à implorer pour du sexe vaginal, voire des baisers. Un comble, tout de même.

William Saletan

Traduit par Peggy Sastre

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L'AUTEUR
William Saletan est journaliste à Slate.com et auteur du «Blog Human Nature» et de «Bearing Right: How Conservatives Won the Abortion War». Ses articles
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Publié le 21/10/2010
Mis à jour le 27/10/2010 à 8h46
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