Société

Strasbourg en état de siège

Temps de lecture : 2 min

Parade d'hélicoptères, fermeture des universités et des commerces, badge pour circuler au centre-ville... A l'approche du sommet de l'OTAN les 3 et 4 avril, Strasbourg est une ville «transformée en bunker», raconte Le Monde. « Batteries anti-aériennes, murs anti-émeutes, blindés sont prévus. Il y aura même la Garde républicaine avec 75 chevaux! ». Rien n'a été épargné: « La collecte des déchets sera modifiée, les marchés annulés, les plaques d'égout scellées! » Dépêchée lundi sur place, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a affirmé que 10 000 policiers et gendarmes seraient mobilisés, bien moins que les 15 000 personnes déployées du côté allemand, peut-on lire sur le blog des Dernières Nouvelles d'Alsace spécialement consacré au sommet.

« Citadelle en état de siège » pour Le Figaro, le journal précise que « le campus universitaire et ses 42.000 étudiants ont gelé leurs activités dès samedi dernier. Une partie des cent écoles de la ville, des piscines, stades et gymnases resteront portes closes durant le sommet. Pour circuler en centre-ville, classé «zone rouge» et rendu impraticable par 50 000 barrières, il faudra montrer patte blanche. Les habitants des 7 000 foyers qui y sont établis circuleront grâce à l'un des 40 000 laissez-passer spéciaux fournis par le commissariat. »

« Dans le même temps, unités en scaphandres nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques resteront en réserve et une flotte de curieux blindés équipés de treuils et de chasse-neige ronronneront à proximité pour dégager d'éventuels obstacles.», ajoute le quotidien.

Les habitants n'ont pas leur mot à dire :« J'ai une amie qui habite place de Bordeaux. Elle s'est fait réquisitionner son appartement pour y mettre un sniper. Et elle n'a rien eu à dire ! », raconte Marie-Elodie, qui habite le centre, rapporte Ouest-France.

Certains étudiants, en blocage pour protester contre les réformes gouvernementales, ont été évacués vendredi à 5h30 du matin par les forces de l'ordre.

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Photo contrôle à la frontière franco-allemande. Reuters / Vincent Kessler

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