Super! Les jeunes manifestent!
Mais ils se trompent de combat...
- Des étudiants manifestent à Toulouse, le 12 octobre 2010. REUTERS/Jean-Philippe Arle -
Deux collègues de bureau, quarantaine bien dépassée, se retrouvent à la cafétéria.
– Enfin les jeunes manifestent! Ils auraient dû le faire depuis longtemps!
– C’est encore bien mesuré. 400 lycées sur 4.300 et dans les facs, c’est sporadique…
– Oui, oui mais c’est un début! Quel symbole! Franchement, j’attendais ça depuis longtemps. La France maltraite incroyablement ses jeunes, il est temps qu’ils manifestent! L’école expulse 160.000 gamins sans aucun bagage et elle donne une éducation qui ne débouche sur rien à beaucoup de ceux qui restent. Alors que nous entrons dans l’ère de la connaissance, le niveau de lecture et de calcul régresse. C’est dingue! Quant à la fac, la massification des étudiants en fait un parking avant le chômage. Le taux de chômage des jeunes est de 18% en France contre 10% en Allemagne ou 13% aux Etats-Unis.
– Ouais. Puis après, avant de trouver un vrai boulot, galère: suite d’intérim, stages en séries, CDD à la queue leu leu.
– Ils ont raison de se révolter! Les jeunes ouvrent enfin les yeux sur l’égoïsme de ceux qui ont le pouvoir, c’est-à-dire les vieux. Les retraites, c’est vraiment un super symbole: la France s’occupe encore des vieux, de leurs petit confort et les jeunes paieront! Ils ont raison de dire non! Enfin!
– Attends… Qu’est-ce que tu veux dire?
– Que le conflit de générations est manifeste! Les baby boomers se moquent de laisser la France dans un état lamentable: une dette de 1.500 milliards d’euros et les retraites: tout ça sur leur dos! Ils font bien de dire stop et de demander que les vieux cessent de se privilégier eux-mêmes et qu’ils paient pour la dette et leurs pensions!
– Je ne comprends pas…
– Enfin des contre-manifs pour réclamer que les vieux cotisent plus, travaillent plus longtemps et baissent leurs pensions de retraites. Ça suffit de tout faire reposer sur les générations à venir!
– Ah mais là, t’as pas bien suivi: les lycéens sont contre la réforme de Sarkozy… Ils défilent pour maintenir la retraite à 60 ans.
– …?
– Oui, ils manifestent avec les vieux, pas contre!
– J’hallucine…
– Ils mélangent pas mal à vrai dire et leur syndicat, l’UNL, dénonce les conditions de vie «de plus en plus dure» des lycéens.
– Ouais, et la faute à qui? C’est incroyable? T’es sûr? Les lycéens de 16 ans se préoccupent de leur retraite à 62 ans? Mais qu’ont-ils dans la tête? Déjà, en soi, ce n’est pas croyable, mais en plus c’est contre leur intérêt.
– Tu parles comme Raymond Soubie, le conseiller de Sarko, qui dit que la retraite a été faite pour eux.
– Ce n’est pas parce que c’est Soubie qui le dit que c’est faux. Il a raison: si on n’équilibre pas le système des retraites en reculant l’âge du départ à 62 ans, à peine les jeunes auront-ils réussi à trouver un travail qu’ils crouleront sous la charge pour financer les vieux! On est dans un pays de fous!
– Ils disent que si on laisse les vieux au travail, les jeunes n’auront pas de boulot.
– Alors ça, c’est typique du raisonnement faux. C’est la logique des 35 heures, du «partage du travail». Il n’y a pas assez de boulot pour tout le monde, partageons-le. Et bien, c’est faux! Archi-faux. On le sait maintenant, mille études d’économistes le démontrent: c’est l’inverse qui est vrai. Il faut augmenter la population active pour créer plus de postes. D’ailleurs la France a viré ses vieux, elle a le taux d’activité des seniors le plus bas d’Europe. Avec quel résultat? Elle a l'un des taux de chômage des jeunes le plus fort. C’est bien la preuve que l’idée de partage est stupide.
– Les lycéens disent ne pas vouloir payer pour une crise qui n’est pas la leur.
– Bah justement! Qu’ils demandent aux vieux de nettoyer les dégâts de leur crise. Non sérieusement: les jeunes ont tout intérêt au passage à 62 ans voire plus. C’est le think tank de gauche Terra Nova qui le dit. Tiens je lis: «Le niveau de vie moyen des retraités d’aujourd’hui est légèrement supérieur à celui des actifs (106%). Le système français, en quelque sorte, “surperforme”. La logique est donc de faire contribuer les retraités aisés d’aujourd’hui, au même titre que les actifs, au bouclage financier du système.»
– On devrait baisser les pensions?
– Bien sûr! C’est ce que devraient demander les jeunes dans des contre-manifs. Je récite Terra Nova: «Les pauvres aujourd’hui, ce sont les jeunes actifs, avec un taux de pauvreté à 12% contre moins de 4% pour les retraités.» Et moi qui me félicitais des manifs de jeunes… Non seulement ils vont payer pour les baby boomers mais quand, ils seront à la retraite eux, alors il faudra bien en passer par une baisse de leurs pensions! Ils n’y couperont pas! Double peine! Ils se tirent deux balles dans le pied!
– Bah, la gauche va arranger ça en 2012. Elle devra.
– Ah bon, tu crois?
Eric Le Boucher
Mis à jour le 18/10/2010 à 11h48















































Carole
Les lycéens (parfois âgés de plus de 20 ans...) se font manipuler comme des moutons par leurs leaders - et maintenant par Ségolène - pour manifester non pas contre la qualité déplorable de leur éducation (une fois une des meilleures au monde) mais en faveur d'un mouvement ant-réforme qui mathématiquement leur coûterait très très cher si l'on les écoutait.
Mais qui est le jeune qui pourrait se passer, en France du moins, d'une bonne occasion pour faire le manif-fête? Nous l'avons tous fait à cet âge-là et, quelque soit le sujet du jour, ce sera toujours ainsi.
Est-ce grave? Pas plus que les apéro-géants. A consommer avec modération certes mais à prendre avec le sourire par nous autres retraités - assis dans nos fauteuils de cinéma qu'on paie moins cher grâce à la lenteur d'évolution des mentalités concernant les retraités qui n'a toujours pas tenu compte des vérités que ton article expose.
Doucement, doucement alors! Trop de vérité tue la vérité. Surtout elle risque de gâcher la fête que la France s'offre en ce moment pendant que le monde autour observe médusé.
La droite comme la gauche (du bout des lèvres (pour éviter de perdre leur électorat à quelques mois de la présidentielle (exception de Rocard, Strauss Khan et autres)) savent que le départ à la retraite doit être repoussé sans parler des Think Tank..
Quelle crédibilité (et image à l'étranger) pouvons-nous avoir en France entre ces grèves des raffineries, des agents du PAM,... nous sommes ridicules...
Revoyez vos chiffres, en Chine la pauvreté décroit. Ce qui est une bonne chose pour l'humanité en général n'est peut-être pas une bonne chose pour les riches pays matures. A tout le moins, ça devrait forcer ces pays, et en particulier les jeunes, à totalement modifier leur vision du monde.
Bon. Déjà, c'est un peu idiot de monter les générations les unes contre les autres. C'est le contraire du principe de solidarité, de fraternité; En fait, c'est ce genre de raisonnements qu'on essaye d'imposer pour réussir à détruire notre système social. On monte les jeunes contre les vieux, les salariés du privé contre ceux du public, les classes moyennes contre les riches et les pauvres et vice-versa; pour arriver à fâcher tout le monde contre tout le monde et démanteler le système de répartition, puisque plus personne ne croit plus au principe de solidarité et à l'unicité du peuple. Évidemment que dans le système, certaines classes sont lésées en faveur des autres, et qu'il faut rééquilibrer cela, mais on doit le faire sans instiller de défiance entre elles - disons avec une saine discussion.
Après, je crois que les jeunes, comme tous le monde, sommes conscients qu'il faut une réforme, qu'il faut trouver de nouveaux financements, et que pour cela la hausse de la durée de cotisation est une bonne idée. Mais nous nous opposons à cette réforme là, qui est injuste socialement (les travailleurs pauvres vont cotiser plus longtemps que les riches) et qui ne tient pas en compte le principe de pénibilité. C'est la "méthode Sarko" qui est remise en cause, l'incapacité de dialogue pour trouver une réforme acceptée et comprise par la majorité des français - sur la retraite comme sur d'autres sujets. Ils croient que nous sommes manipulés par les syndicats et qu'ils nous imposent ça pour notre intérêt. Or non, globalement chez les jeunes, il y a une assez forte défiance envers les syndicats. Si la réforme avait été faite autrement nous ne serions probablement pas allé manifester et les syndicats se seraient retrouvés tous seuls avec quelques fonctionnaires. Là, c'est juste qu'on voit bien que le gouvernement a opté pour la solution la plus simple pour financer les retraites à court terme, sans se poser vraiment la question de justice sociale.
Enfin, il y a parmi notre génération l'idée extrêmement répandue que de toutes façons, à ce rythme là, il n'y aura plus rien pour nous, qu'il faudra qu'on se débrouille pour nos retraites. Là, c'est un sursaut contre ce fatalisme, nous luttons au fond contre le démantèlement total du système par répartition avant que nous soyons vieux. Si on ne commence pas à endiguer ce mouvement maintenant, c'est sûr que ça sera foutu. Cette manifestation est là pour le long terme, pour avertir que nous sommes attachés au système par répartition.
Votre commentaire est excellent et présente très bien la position "des jeunes" (si l'on m'autorise cette simplification). Il faut dire que comme dans le cas du naïf du dialogue ci-dessus celle-ci est parfois mal comprise.
Dans un souci de neutralité, je me positionnerai dans ce même rôle de naïf et me contenterai de poser une question.
Pensez-vous qu'il soit possible de conserver le principe d'une retraite par répartition?
D'abord, faut préciser ce que veut dire "conserver". Il y aura toujours un semblant de pensions de retraites comme cache-sexe pour les plus pauvres. Je crois que même aux USA ils font ça, alors... "Conserver", ça veut dire que la part de retraite par répartition soit conséquente face à celle de la retraite par capitalisation. Pour ça on est mal barrés : les jeunes salariés aisés ont déjà, sur les conseils de leur banquier, commencé à se constituer une petite épargne.
Sinon, et c'est le sens du titre de mon commentaire, je crois que ça dépendra de la façon dont les français considèrent (ou non) le peuple comme une grande communauté, si ils se sentent solidaires de leur voisin. Si il n'y a pas de sentiment, d'envie de solidarité, de fraternité, le système par répartition ne pourra pas durer, puisqu'il ne fera plus sens. Donc le meilleur moyen pour liquider le système par répartition, c'est de continuer à opposer les français entre eux (les français de souche contre les nouveaux arrivants, les pauvres contre les riches, les fonctionnaires contre le secteur privé, les jeunes contre les vieux).
Le problème, c'est que bien sûr le gouvernement actuel aggrave au possible cela, mais sinon l'individualisme accompagné d'un repliement sur sa classe sociale et sa communauté est une tendance lourde. J'espère qu'elle va se renverser, sinon c'est foutu.
Après, évidemment que certaines classes sont privilégiées, et doivent contribuer plus pour aider les autres. C'est vrai pour certains vieux qui vivent royalement, c'est vrai pour des régimes spéciaux (politiques, armée, transports...). Mais elles ne seraient disposées à le faire que si on insiste sur le principe de solidarité, sur une vision unitaire de la société. Enfin, c'est mon point de vue...
"C'est la "méthode Sarko" qui est remise en cause, l'incapacité de dialogue pour trouver une réforme acceptée et comprise par la majorité des français - sur la retraite comme sur d'autres sujets." -> C'est bien un discours de syndicaliste que de croire (ou vouloir faire croire) que le million de personnes dans la rue représente une majorité. Une minorité de français, en bloque une majorité, pour que cette même minorité impose à la majorité ses conditions. Hors de question !
"Ils croient que nous sommes manipulés par les syndicats et qu'ils nous imposent ça pour notre intérêt. Or non, globalement chez les jeunes, il y a une assez forte défiance envers les syndicats." -> C'est faux. D'abord dans les milieu étudiants, les syndicats sont très représentés et liés aux partis politiques dans bien des cas. Ensuite, dans les "parties jeunes" des cortèges, on note une forte concentration des drapeaux CFDT ou encore CGT, brandis par ces mêmes jeunes !
"Si la réforme avait été faite autrement nous ne serions probablement pas allé manifester et les syndicats se seraient retrouvés tous seuls avec quelques fonctionnaires. " -> C'est encore faux. Depuis quelques années, pas une année sans manifestation étudiante et blocages des fac (prochaine étape, je suis prêt à le parier) organisés par les syndicats. Pourquoi ? pour la simple et bonne raison que les jeunes en fac aujourd'hui, s'il ne font pas au moins aussi fort que leurs prédécesseurs vont être jugés par leurs pairs. On sait tous très bien qu'à un certain âge on agit plus pour son image par rapport aux autres, en réagissant au "t'es pas cap".
Le reste du discours, bien que dénotant ton orientation politique plutôt à gauche se tient, est réfléchi et donc parfaitement crédible. Personnellement, mon orientation politique est différente de la tienne. C'est pour cela que j'en viens à dire que je suis aussi attaché au système par répartition et que, contrairement à toi, je pense que cette réforme est un pas en vue de sa sauvegarde. Je pense aussi, contrairement à toi, que cette réforme voit sur le long-terme car ce sont des changements de fond qui y sont opérés et non de simples "transferts d'impôts" (taxes par ci, impôts par là) prévus par la gauche, facilement inversibles et qui s'apparentent plus à du bricolage.
Enfin, je trouve anormal de trouver des lycéens -voire collégiens- dans la rue. A 25 ans, le lycée n'est pas si loin, je me rappelle comment j'étais, comment nous étions, qu'on ne prétende pas que ces catégories de jeunes se sentent concernés par cette réforme, qu'on ne prétende pas que ces catégories de jeunes ont une bonne compréhension des tenants et aboutissants de cette réforme. Le droit de vote à 18 ans n'est pas un hasard, et, ca n'engage que moi, mais je trouve même ca presque trop jeune ! Ces jeunes là, j'en ai l'âge, mais quand on m'en parle, je ne me sens pas en faire partie... et j'ai même peur quand j'entends dire qu'ils sont l'avenir de notre pays !
Je vous propose de descendre dans la rue avec la "majorité" de soutiens envers le gouvernement. Finalement, la virtuelle majorité silencieuse à nue se retrouverait certainement une petite minorité réelle.
Comment peut on encore croire que "le jeune" n'a pas de cerveau ? Franchement, tout le monde cri partout que le français et ok pour une réforme des retraites, car le français est conscient que le système par répartition comme nous le connaissont depuis 60 ans ne peut pas durer si le nombre d'actifs est inférieur au nombre de retraités. Donc, par cette article, vous représentez bien une vision arriéré d'une France qui n'a rien compris. Nous avions déjà tellement rien compris au projet de constitution européenne que l'opinion démocratique des français n'a pas était entendu. Maintenant, ce gouvernement ne souhaite pas aborder une réforme aussi importante dans la sérénité et dans le calme en prenant son temps. La jeunesse français peut être en droit de se dire que si cette réforme passe en l'état, elle sera la première génération à être sacrifié et ne pas pouvoir profiter de ce système par répartition. Donc elle s'inquiète, ce qui est légitime. Et bien entendu qu'elle se fait manipuler par une franche de la mouvance politique d'opposition, comme les gens qui sont pour soutenir les yeux fermés cette réforme et l'attitude de nos dirigeant en écoutant la "propagande" mise ne place par les lutins qui répètent tous le même discours à lorsqu'ils interviennent dans les média.
La France est la 3ème terre d'accueil pour millionnaires. Pas mal pour un petit pays (550000km², pas de ressources naturelles, 60 millions de citoyens, soit 1/100ème de la population mondiale).
Il faut arrêter de faire croire que nos élites partent, que les riches fuient, etc... Et puis après tout, si pour qu'ils restent il faudrait qu'ils ne participent pas au bien commun, alors laissons les partir. Si l'on doit les attirer, c'est au contraire pour qu'ils donnent des ressources. Le contraire est absurde.
Merci pour cette référence, cela relativise un peu les choses...
Il y est notamment expliqué ceci: "France ranks fourth among nations in aggregate household wealth [...]. This reflects not only high average assets in France, but also the somewhat greater inequality of wealth than is seen in most other EU countries."
La France plus inégalitaire que ses pairs en matière de fortune par adulte!
Puisque je suis très nettement libéral, j'en conclue qu'un système social lourd et antédiluvien n'atténue pas les inégalités! Mais chacun voit midi à sa porte ...
La croissance est faite d'augmentation de la productivité et c'est tant mieux. Même Aristote expliquait que le temps de travail devrait diminuer et libérerait les esclaves puis ferait des hommes libres des penseurs, des philosophes, des citoyens avertis. Keynes indiquait que soit le temps de travail diminuerait à tendre vers 15h par semaine, soit il y aurait un chômage massif (Lettre aux Petits Enfants). Bref, ça fait 2000 ans que l'espérance de vie augmente et que le temps de travail diminue. Pourquoi ça devrait s'arrêter si ce n'est par idéologie ou par manque d'imagination?
Les jeunes ne sont pas cons, ils viennent de réaliser que les réformes les touchent en premier puisque les mesures sur les droits toucheront ceux qui ne sont pas encore en retraite ! Logique que ceux qui soutiennent la réforme sont les plus de 65 ans soit ceux à qui l'on ne demande aucun effort supplémentaire. S'il y avait un référendum, il faudrait faire voter les plus de 0 et moins de 65 ans !
Il faut aller plus loin dans la réduction du temps de travail. Pourquoi s'arrêter à 15 heures par semaine, pourquoi pas 10 heures, voire même 1 heure ou bien 10 mn?
Pourquoi ça devrait s'arrêter si ce n'est par idéologie ou par manque d'imagination?
Mais d'un autre côté, 25% des jeunes sont actuellement au chômage (et ça empire de mois en mois), de nombreux lycéens doivent donc avoir des grands frères/soeurs qui viennent d'entrer sur le marché du travail et qui galèrent en enchainant stages bidons sur CDD de quelques semaines ne débouchant sur rien etc...
Alors l'argument : "faire bosser les vieux plus longtemps plantera les jeunes au chômage pour un paquet d'années" doit certainement porter...
D'autre part :
- le fait d'allonger l'âge de départ en retraite ne va pas faire baisser le niveau de pension des retraités les + aisés, mais de TOUS les retraités.
- Aux US, un dirigeant de la FED vient d'avouer que les chiffres du chômage sont en fait à multiplier par 2, le taux de chômage là-bas est donc non pas de 9.6% mais d'au moins 18 et chez les jeunes d'au moins 25%.
- Ce n'est pas en générant toujours plus de travailleurs pauvres à 700€/mois que l'on relancera la consommation, et donc la croissance, mais au contraire en prenant le pb par l'autre bout en permmettant à tous d'avoir un emploi et un salaire décents, donc de reprendre confiance en l'avenir, de consommer et de cotiser pour sa retraite et sa sécu...
Et le moyen le plus puissant d'atteindre cet objectif sans croissance (ou très faible) est une réduction massive mais "intelligente" du temps de travail (je ne parle pas des 35h mais plutôt de la semaine de 4 jours - loi De Robien 1996 qui est à généraliser avec quelques améliorations - voir les travaux de Pierre Larrouturou à ce sujet)
Il faut relancer la machine. Arrêter de regarder ce qu'à le voisin et créer une dynamique qui profitera à tous. C'est là que les jeunes on un rôle à jouer. Quand le niveau de l'eau du port monte, tous les bateaux s’élèvent, youyous et yachts inclus (E Le Boucher me corrigera pour le libellé exact...).
Les seuls "jeunes" qui prennent leur avenir en main dans le cadre de la contestation actuelle sont les leaders des syndicats étudiants qui se font bien voir de leurs partis de tutelle...
Par des séries de raisonnement tordus, on arrive à faire croire qu'on peur créer plus de richesse en travaillant moins collectivement.
Si on ne fait rien, les jeunes paieront le prix fort. Par ailleurs, l'espérance de vie a augmenté d'une quinzaine d'années depuis la guerre Fr Miterrand avait abaissé l'âge de la retraite à 60 ans. Travailler 2 ans de plus est une chose normale sous réserve de se bien porter.
Je suis loin de trouver cette retraite parfaite (il faut un vrai effort sur les femmes et les riches doivent participer davantage) mais il faut pas qu'une fois de plus ce soit la France de l'immobilisme et de l'autodestruction qui l'emporte. Nous sommes dans la m.., surtout ne changeons rien...