Procès Colonna: suspicion après le verdict

Slate.fr, mis à jour le 28.03.2009 à 10 h 42

 

 

Yvan Colonna a été reconnu coupable de l'assassinat politique du préfet Erignac et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de vingt-deux ans de sûreté incompressibles. La peine maximum. «Les magistrats n'ont pas supporté la défense de rupture de l'accusé et de son quintette d'avocats qui les ont traités de "tricheurs, menteurs, faussaires et [de] junte birmane", et ont forgé leur intime conviction sur des éléments à charge du dossier en l'absence de preuves tangibles, analysent Michel Henry et Patricia Tourancheau, de Libération. Vue la mauvaise tenue de ce procès chaotique, ajoutent les journalistes, «le verdict restera entaché de soupçon».


Stéphane Durand-Soufflant, pour le Figaro, utilise ce même mot de «suspicion». «Toute la difficulté d'une analyse objective réside dans le double niveau de lecture de cet épisode judiciaire peu glorieux, écrit-il. D'un côté, la problématique de fond, qui concerne la culpabilité ou l'innocence de l'accusé. De l'autre, le déroulement formel de l'audience, la manière dont on juge un homme présumé innocent dans un État démocratique. Ce sont deux éléments distincts mais, aux assises, temple de l'oralité, la forme est agissante.»

Des renforts de CRS sont arrivés en Corse. Le comité de soutien a appelé à une mobilisation pacifique en Corse ce samedi. Elevé au rang de martyr, Yvan Colonna pourrait devenir une cause politique, conclut Libération.

Et maintenant, que vont faire les avocats du berger de Cargèse? Sur son blog, le policier Georges Moréas expose les différentes options, y compris celle du pourvoi en cassation.

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