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Les journalistes hommes ne séduisent pas les femmes politiques
Par quel mystère des hommes politiques, pas forcément beaux ni intelligents, parviennent-ils à séduire des journalistes intelligentes et belles, alors que nos confrères (parfois bourrés de charme) en sont réduits à commenter leurs ébats, admirant de loin la légion montante de femmes politiques glamour? A cause d'un surcroît de déontologie, dont seraient dépourvues leurs voisines de rédaction? Parce que les femmes politiques sont des êtres monogames et fidèles, contrairement à leurs camarades de parti? Ou plus simplement parce que ce sont les occasions qui manquent?
Il existe en France une règle qui veut que ça soit toujours des consoeurs qui épousent des ministres, et jamais une ministre qui convoque à dîner, en tête à tête, une jeune recrue de la télé. Pour des raisons relatives à la longueur de l'article, nous ne rappellerons ici que les plus officiels des amours politico-médiatiques: François Mitterrand, Albin Chalandon, Alain Juppé, Jean-Louis Borloo, Bernard Kouchner, François Hollande, François Baroin, DSK, Christophe Caresche ou Nicolas Sarkozy ont aimé, un jour, une belle du PAF ou la créature cosmique d'un hebdomadaire.
Les auteurs de «Sexus Politicus» (Albin Michel/J'ai lu) ne voient que deux leaders ayant bravé la règle: Lionel Jospin, «l'un des seuls de sa génération à ne pas tromper sa femme» selon l'un des co-auteurs, Christophe Deloire, et Edouard Balladur, «qui ne mangeait pas de ce pain». Ils ne connaissent aucune femme politique ayant succombé aux charmes d'un de nos confrères, à l'exception de trois aventures mineures déterrées par nos amis enquêteurs politiques. D'ailleurs, ils ne se sont même pas posé cette question (sexiste...) lors de leur enquête. «Preuve que c'est un bon sujet», ricane Deloire.
S'il s'avère un jour, que le père de l'enfant de Rachida Dati est journaliste, nous referons cet article. Promis.
20% de parlementaires, 7 ministresses sur 15, près de 40% des postes au niveau local: ce n'est pas encore la parité, mais ce n'est déjà plus la disette. «En 1960, quand j'ai démarré, rappelle Jean-François Khan, il n'y avait dans ce milieu de vieux barbons qu'une femme qui nous faisait fantasmer. C'était Simone, la secrétaire de Pompidou, et elle était inatteignable. Les rares élues de l'époque avaient plus de 55 ans. Elles ressemblaient à nos mères, voir nos grand-mères.» Plus tard, il a côtoyé quelques ministres et conseillères ayant de l'allure. Terrain de chasse présidentielle gardée.
Un autre patron de presse, qui ne souhaite pas être cité, notamment parce qu'on lui a prêté, à tort assure-t-il, une passion avec une ministre, nous fait remarquer que les hommes journalistes qui travaillent dans les services politiques ou sur le plateau des JT n'ont pas tous le charisme de Benicio del Toro. Les filles qui planchent dans les services politiques sont, en revanche, souvent jolies. Ce qui est d'ailleurs - un peu - fait exprès (non?) ne date pas d'hier. Les premières Mata Hari du journalisme politique s'appelaient Françoise Giroud, Michèle Cotta ou Catherine Nay. On a beaucoup écrit sur ces femmes journalistes qui sont sensibles à l'exercice du pouvoir politique et pourquoi elles n'y résistent pas toutes. Mais ce n'est pas là l'objet de cet article.
Ce qui semble fonctionner à merveille entre l'homme de pouvoir et la femme du quatrième pouvoir devient problématique dans le sens inverse. «Le pouvoir détenu par une femme aurait plutôt un effet répulsif sur ma libido», admet Renaud Dely, directeur adjoint de Marianne. Quant à l'amour platonique, «une rencontre de plus de deux heures avec elle signifierait que je me mets au service de sa carrière, et ça il en est hors de question» poursuit-il. Dely s'est forgé une déontologie politico-sexuelle lorsqu'il couvrait le FN à «Libération»: «"Ils" nous mettaient des créatures indescriptiblement sexy entre les pattes. Pour humaniser la façade frontiste. Et nous piéger».
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Comments
la politique, le journalisme, les aventures
Tout cela se résume en 2 phrases : les hommes sont mal à l'aise avec les femmes de pouvoir, mais le pouvoir rend les hommes beaux aux yeux des femmes qui ne font que côtoyer le pouvoir ? c'est vieux comme le monde ! c'est un peu triste mais bon...
gourgandine
Déception
Le petit monde médiatico-politique : le retour ! Franchement vous êtes à peine sur les rails que vous nous lancez un sujet digne de la presse people, et - honnêtement - sans grand intérêt, reconnaissez-le. Dommage.
@Sugar
Bonjour,
Je ne vais reconnaître que ce sujet n'est pas intéressant, puisque je l'ai publié. Il ne s'agit de presse people, puisque nous ne révélons rien. Il s'agit de s'interroger sur un état de fait. Les couples politiques-médiatiques existent — et cela pose des questions au delà du traitement people: je pense qu'il est intéressant de comprendre pourquoi ces couples fonctionnent dans un seul sens.
Cordialement
Johan Hufnagel / Slate
So what ?
Deux jours que je visite votre site et je suis quelque peu interdite.
La présence d'Attali, je n'avais pas compris, jusqu'à ce que je lise la liste des fondateurs. OK. Un bâton
A propos de cet article, je n'ai pu lire tous les commentaires (sur mon ordi, la page est bloquée sur les trois premiers) mais je n'en ai pas besoin. Tout a été dit. Quel est l'intérêt de ce papier ? Qui baise avec qui ? Ceux et celles que vous citez, on les connaît, savez-vous même que certains d'entre eux sont mariés, ensemble tous les deux ? Dénoncer Catherine Nay, ce n'est pas joli, joli. A son âge. Et on ne sait toujours pas qui est l'amant d'Arlette Chabot.
Devoir républicain ! Citez-nous plutôt ceux qui sont ensemble et que nous ne connaissons pas, mais j'imagine que votre "déontologie" vous interdit de les nommer. Lisez Voici. Ils ont des pistes plus croustillantes. Finalement, Hollande en train de croquer les orteils de sa nouvelle compagne, c'est beaucoup plus rigolo.
yop la boum
youplaboum
Bonjour,
je pense que vous n'avez pas lu l'article. Avant de poster un commentaire, ce serait bien de dépasser d'aller plus loin que le titre non? L'idée de ce papier n'est pas de donner des noms — celui de catherine nay n'est pas un scoop — mais d'essayer de comprendre un petit phénomène à sens unique.
Cordialement
dites-nous ...
Benoit, auriez-vous été reconduit par une "dame de pouvoir" ?
Le pouvoir rend séduisant
Le pouvoir rend séduisant voilà tout!
rectif. : "éconduire"
et non "reconduire"
(pff...)
bravo pour cet article
bravo pour cet article inhabituel, qui laisse toutefois un peu sur sa "faim" ; on comprend bien comment les mouches féminines / journalistes peuvent être attirées par le pouvoir associé aux hommes politiques, comment les hommes politiques ont tout à gagner de la multi séduction alors que les femmes auraient tout à perdre de la même pratique, notamment dans le milieu journalistique ; on aimerait toutefois en savoir plus sur la façon dont elles (les femmes politiques) choisissent leurs hommes ; de quelle sphère de pouvoir viennent ils (la politique donc dans certains cas, mais encore), ou bien ont elles des modes différents de choisir leur(s) homme(s) ? un autre article ?
cordialement