Nous ne pouvons pas «réparer» la planète
Il n'existe pas de solution simple au changement climatique. C'est le symptôme d'un monde modelé par l'homme
- Blue Marble (Planet Earth) -
Cet article provient de Future Tense, une collaboration entre l'Université d’État d'Arizona, la New America Foundation, et Slate. com.
Il est temps de recadrer le débat sur la géoingénierie. Pour ses défenseurs, nous n'avons pas d'autre choix que de réfléchir à des procédés tels que saler le ciel avec des particules de sulfate, ou poivrer l'océan avec des algues. Les négociateurs ont échoué à Copenhague, disent-ils, et la bourse du carbone semble moribonde au Congrès, tandis que le réchauffement climatique, lui, ne se dément pas. Les détracteurs d'une telle riposte, rapide et technologique, craignent quant à eux que l'usage à grande échelle de la géo-ingénierie ne fasse qu'aggraver les choses et que le simple fait d'en mentionner la possibilité dissolve toute volonté de changer nos habitudes et de réduire notre consommation d'énergies fossiles. De tels arguments sont simples, du côté du pour comme de celui du contre, et faciles à comprendre. Mais le problème est justement là: aucun de ces arguments ne correspond à la complexité des systèmes naturels, technologiques et sociaux qui sont en jeu.
Traditionnellement, la géoingénierie repose sur le présupposé suivant: le changement climatique est un problème qui peut se résoudre par des remèdes idoines, que ce soit le Protocole de Kyoto ou l'usage de technologies de géoingénierie, et toutes ces solutions existent indépendamment de leurs contextes. En d'autres termes, il s'agit d'un cas classique de réductionnisme: isolez le problème, analysez-le et résolvez-le. Mais cette approche serait pertinente si ses deux fondamentaux étaient valides: tout d'abord, que le changement climatique soit un problème qui puisse se résoudre par une intervention simple et directe (qu'elle soit légale ou technologique); ensuite, que le changement climatique puisse être isolé de tout le reste.
Le reflet de notre vie
Aucune de ces deux hypothèses ne peut résister à une analyse sérieuse. Le changement climatique n'est pas un problème à résoudre; c'est un état résultant d'un vaste réseau de systèmes construits, sociaux et naturels reflétant les aspirations de 7 milliards d'individus à une vie meilleure. Ils veulent de la nourriture, y compris plus de viande qu'ils ne peuvent se le permettre; ils veulent de l'eau potable, ce qui demande de l'énergie pour la produire; ils veulent des biens matériels qui les aideront, ainsi que leurs enfants, à vivre des vies pleines et valant la peine d'être vécues. Regardez la Terre de l’espace, la nuit, et vous verrez notre énergie et ses rayonnements briller dans le noir; regardez-la le jour, et vous y verrez des villes, des régions agricoles, des cieux remplis d'avions et des routes remplies de voitures. Vous verrez, pour le dire autrement, un monde dans lequel l'activité humaine affecte tout. Le changement climatique est le symptôme d'une réalité plus complexe et fondamentale: l'évolution d'une planète anthropogénique.
Nous ne pouvons tout simplement pas déconnecter le climat des autres systèmes terrestres comme l'économie globale, ou de valeurs culturelles antagonistes, comme l'importance de l'égalité des chances, de la liberté de voyager, et de la juste distribution des richesses. Changez les schémas globaux de l'accès à l'énergie solaire, et vous ne «réparerez» pas tant le changement climatique que vous ne modifierez encore une fois l'atmosphère, d'une façon différente. Toute tentative importante pour combattre le réchauffement climatique aura forcément des conséquences et des répercussions sur de nombreux secteurs imbriqués: l'éthanol de maïs, par exemple, devait réduire les émissions de carbone; non seulement, sur ce point, cela a été un échec, mais la surabondance de productions subventionnées a déséquilibré le marché alimentaire et a affamé un grand nombre de populations pauvres aux quatre coins de la planète. Refuser, de manière assez immature, de voir de telles répercussions ne va pas les faire disparaître pour autant.
Plus que toutes les autres ripostes au changement climatique, la géoingénierie croit totalement au mythe selon lequel nous aurions à gérer un problème résoluble et indépendant. Ce qui, en substance, revient à justifier l'usage de technologies assez puissantes pour affecter les cycles climatiques fondamentaux d'une planète tout entière, puisqu'une qu'une température moyenne serait tout ce qui compte. Des ballons stratosphériques peuvent en effet rejeter un peu de lumière solaire dans l'espace, mais ils pourraient aussi perturber les moussons asiatiques, et causer d'importantes famines. On pourrait tenter de concevoir des nuages réflecteurs en injectant des particules de soufre dans l'atmosphère, mais on pourrait aussi au final provoquer des pluies acides partout dans le monde. La question n'est pas de dire que ces technologies de géoingénierie (et d'autres) ne sont pas sûres: un tel risque pourrait en effet mériter un jour d'être pris. Il s'agit de dire que tant que nous ne les verrons pas comme des interventions multi-dimensionnelles agissant sur le monde de façons très diverses, et à des échelles très diverses, nous ignorons purement et simplement la réalité (que ce soit consciemment ou non). Toute technologie, à partir d'une certaine envergure, aura des impacts profonds et imprévisibles sur des systèmes économiques, culturels et politiques, il suffit de voir ce qui s'est passé avec les voies ferrées, les voitures, l'Internet, Google...
Technologies viables
Le
problème fondamental est ici psychologique, et non technique: il s'agit
de refuser délibérément la complexité, et de se réfugier dans les
fantasmes et les caprices. La géoingénierie ne doit pas être rejetée en
bloc, elle doit au contraire être redéfinie afin d'être prise plus au
sérieux. Tout d'abord, nous ne devrions pas limiter le débat à des
concepts ou des technologies d'après lesquelles l'ajustement du climat est un
objectif premier ou «intentionnel». Des programmes de recherche plus
terre à terre, ou politiques, qui pourraient améliorer le climat
comme par un effet secondaire, devraient être pris en considération au
côté de l'Option Pinatubo et des arbres artificiels. Par exemple,
cultiver de la viande de bœuf dans des usines pourrait avoir
d'importants bénéfices sur le climat, vu que chaque vache vivante émet
50 kg de méthane par an. (Certaines estimations montrent que la
disparition de l'élevage pourrait réduire les émissions de gaz à effet
de serre de plus de 15%). La production de viande artificielle pourrait
aussi diminuer l'érosion des sols et leur charge en azote, et libérer
des terres agricoles pour d'autres usages, comme la culture de
biocarburants. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Il existe
de nombreux moyens d'élargir et de rationaliser la définition de la
géo-ingénierie.
La géoingénierie ne devrait pas être vue comme un ensemble de propositions extravagantes dignes d'un savant fou, mais comme une somme de technologies viables qui pourraient, ou pas,
se comprendre selon leurs propres termes comme une panacée au
changement climatique. Au lieu de simplement planifier le déploiement de
l'une ou de l'autre, nous devrions mettre au point un ensemble
d'approches multiples, ayant chacune ses coûts et ses bénéfices, et
pouvant se combiner selon les besoins du monde complexe, imprévisible et
confus qui est le nôtre. Nous avons fait de la Terre une planète
anthropogénique; nous devons aujourd'hui en prendre la responsabilité.
Brad Allenby
Traduit par Peggy Sastre
Photo: Blue Marble (Planet Earth), woodleywonderworks via Flickr CC License by
Mis à jour le 04/10/2010 à 16h41
















































mais une si bonne analyse , pour en arriver en conclusion que se sont les vaches qui "rechauffe" la planete .... je suis absolument consterné .... bien sur les bovins , comme tout etre vivant produit des gaz;.. d'accord l'augmentation de la population humaine entraine une augementation des bovins , puisque légitimement et comme dit dans le post , chacun désir acceder a un niveau de vie decent , et par la meme pourvoir consommer de la viande , tout ca est vrai;..
mais il me semble que prendre l'exemple des vaches pour réduire les émissions de gaz a effet de serre est d'une malhonnetetée sans nom , quand on commence son article en disant que la consomation d'energie fossile ne cesse d'augmenter;.. les bovins serraient reponsables de 15% du réchaufement climatique,?? soit (reste encore a prouver.. aucune étude sérieuse le prouve...) mais dites moi , et les voitures,??, et les camions?? et les avions qui sillonnent le ciel justent pour le plaisir des touristes??? et les bateaux gigantesques qui font parcourir des millions de kms a des produits que nous pourrions produire pres de chez nous.. tout ca pour toujours le moin disant financier,?,
qui est le plus grave ? élever des animaux pour nourrir l'humanitée , quitte a rejeter du méthane... ou faire parcourir la moitiée des océans du globe a une poupée barbie produite en chine a bas cout de main d'oeuvre pour le plaisir d'une petite fille americaine ou francaise , qui la jeteras a son prochain anniversaire parce que un autre jouet chinois aurras traverser le pacifique pour son bon plaisir...;
de grace arreter de telles malhonntetées...; les gens amalgameurs de vrais problemes et de fausses solutions sont légion...; quand on prétend essayer de trouver des solutions pour l'avenir de notre planete on se dois déja d'etre honnete avec sois meme;.....
se genre d'article est le type meme , qu'un occidental peu faire .. lui qui croule sous les tonnes de bouffe , qui se gave sans doute de viande y compris bovine ;.. et qui meme si pour etre en accord avec lui meme dévient végetarien ;.. se déplace sans aucun doute en voiture , a chez lui l'électricitée, s'habille de vetements produits en chine, peu etre prend l'avion régulierement etc etc etc ..;
le monde n'est pas pret de changer , puisqu'il est régis par les pays riches , qui pour se defausser de leur par du probleme , pointe le doigt sur les autres;... comme venir dire que les populations des pays en vois de dévellopement par leur désir de consommer de plus en plus de viandes serraient responsables de l'augmentation du nombre de bovins qui sont des vecteurs grave du réchauffement climatique;..... quelle honte;.... salutation...
J'ai développer une technologie permettant d'utiliser le CO2 à des fins de production d'énergie.
Cette technologie est notre seul espoir d'inverser les processus de réchauffement planétaire et d'acidification des océans, lesquels sont étroitement lié.
Quant aux crétins qui ne savent pas de quoi ils parlent ils ferraient mieux de se pencher sur le problème.
Les clathrates fondent et le méthane qu'ils libèrent remonte à la surface (c'est déjà le cas en Arctique). Ce mécanisme va s'amplifier et on parle de centaines de milliards de tonnes de méthane.
Arriver a un certain point il va s'enflammer libérant des quantité monstrueuse de CO2.
Notre activité ayant pratiquement déjà saturé nos océans en CO2 aux points de nuire au phytoplancton, ce CO2 ne sera pris en charge par absolument rien et le taux de CO2 atmosphérique va monter en flèche aux point de devenir incompatible avec la vie tel qu'on la connait.
Où nous seront prêt à y faire face ou notre espèce disparaitra purement et simplement.
Une tel catastrophe a déjà eut lieu à de nombreuses reprises dans le passé de la Terre mais celle qui vient sera sans précédent de par l'activité humaine.
La plus grosse extinction de masse de ce type à eut lieu à la fin du Permien... 70% des espèces terrestres ont été éradiquer et 90 à 95% des espèces aquatique.
Nous ne survivrons pas à la prochaine si nous ne nous y préparons pas et nous le pouvons :
Ne pas divulguer ou ne pas relayer les faits suivants serait un crime contre l’humanité :
Apprenez la réalité du système de Protection Industrielle , ou comment des NABO (Notables Agissant en Bande Organisée) usent et abusent de ce système et d’une justice à deux vitesses (celle des riches et celle des pauvres), pour spolier les inventeurs et violer les Droits de l’Homme, et ce en toute impunité, car agissant avec la complicité active ou passive dudit système, que l’on devrait appeler en fait : système de « dé-Protection Industrielle » !!
Apprenez le sordide fonctionnement du système de «dé-Protection Industrielle » qui « légalise » des actes criminels ! Apprenez comment une invention révolutionnaire concernant le traitement du CO2, se retrouve paralysée, et ce alors même que les « spécialistes » annoncent pour conséquence du réchauffement planétaire, des problèmes alimentaires pour au moins un milliard d’êtres humains d’ici 30 à 40ans, et ce alors même que les catastrophes climatiques se font de plus en plus nombreuses partout sur la planète ( et de plus en plus proches de nous : tempête Xynthia, de triste mémoire).
Apprenez comment cette invention, vitale pour la survie de l’espèce humaine face à la « stérilisation carbonique », menace véritable du CO2 anthropique, est paralysée dans l’indifférence des dirigeants français et des médias alertés qui gardent le silence, pour permettre de générer de nouvelles taxes et pour continuer de dissimuler la vraie nature du système de « dé-Protection Industrielle » !
Apprenez comment se met en place la « stérilisation carbonique », dans l’inconscience générale, alors qu’elle va réellement éradiquer toute forme de vie évoluée sur la Terre, et que cette technologie seule chance pour notre survie, existe et qu’elle est paralysée par le système de « dé-Protection Industrielle » qui soutient des NABO, par simple complaisance ou pour dissimuler sa vraie nature à des millions d’inventeurs, victimes à travers le monde de ce système abject !
Ceci , hélas, n’est pas un canular… C’est la plus pathétique et la plus révoltante des vérités !
Pour apprendre :
Sur ces crapules : http://razlebol.skynetblogs.be/
Sur la « stérilisation carbonique » :
http://sosterrien.skynetblogs.be/
En anglais pour diffusion internationale :
http://sosterriensanglais.skynetblogs.be/
Ne pas diffuser ces faits, serait un crime contre les inventeurs et un crime contre l’humanité…
Que vous pourriez tous, payer très cher dans les années ou les mois à venir. Prenez en conscience avant qu’il ne soit trop tard !
Mais , essayons de rester un peu au ras des pâquerettes malgré tout cet étincellant déballage de rhétorique car après tout comme nous le rappelait si bien Didier Super dans un de ses dernier flop, "on va tous crever "… Et oui c est inévitable, C est meme programmé génétiquement prouveront les scientifiques , ils vous décrirons leurs expériences de " l apoptose " des cellules chez tous les êtres vivants. C est la loi de la nature préféreront dire les poètes , et ils créeront des rimes évoquant " la chute des feuilles mortes en automne". c est la rétribution d un pécher originel psalmodieront les mystiques , et ils prieront pour la quête d une innocence perdue ou à retrouver.
On voit bien que la position de l auteur n est pas intenable ni forcément déraisonnable, pas moins qu une autre pourrait on se contenter de dire.
Cependant il ne peut échapper au lecteur consciencieux que la seule ouverture du raisonnement de l auteur sur le monde est la fenêtre de l économie , d ou la classique : " rationalisation des moyens dans le but d optimiser une finalité , et toutes les précautions qu il faut déployer pour mettre en valeur les qualités morales / ou tout du moins utilitaires qui sont sensées présider à la construction de cette finalité."
La baudruche se dégonfle alors soudainement , puisque la critique de l auteur ne vise apres tout qu à enfoncer le clou un peu plus loin dans sa chevillère,.
Personnellement je partage tout à fait le constat de l auteur, après tout ce n est pas un scoop. Mais je pense que la relation de l homme et la nature est infiniment plus complexe que ce a quoi elle est finalement réduite dans cette article : une économie éthérée matinée de progressisme.
Je me souviens de mon grand père agriculteur qui avait connu la transition ou le travail agricole avait progressivement abandonné la puissance animale pour la puissance mécanique , pour le plus grand bien de tous. Je me souviens en particulier qu il n avait pas vendu son cheval à un boucher alors qu il n avait plus besoin de lui pour travailler et même qu il avait continué à dépenser du temps et des moyens à s en occuper sans plus aucune contrepartie.
Je ne suis pas un nostalgique des romans de Jean Giono, mais il me semble que les étendards de la technique ou d une quelconque science que l auteur semble appeler au secours de ses convictions , ne font qu étayer la pesante réalité des conflits d intérêts qui sous tendent les arguments qu il présente, En effet il s agit , à nouveau, de défendre un peu plus des intérêts ( bien compris , et au sens plein et économique ) plus que d offrir une saine et salutaire critique des progrès et de la technologie. Sciences et techniques sont de piètre horipaux pour qui prétend s enquérir sérieusement de l étendue et des conflits des relations réelles entre les hommes et leur environnement naturel.
Il faut , une savante dose d inculture ( ou de mauvaise volonté), assaisonnée de bien peu d ouverture d esprit et de liberté pour prétendre que science ou technique ait pu offrir quoi que ce soit au genre humain sans le secours mystérieux de son environnement, la réciprocité n est pas vérifiée.
Et par conséquent au lieu de sciences ou technologies présidant à l harmonie de homme et son environnement , comme l appel de ses voeux l auteur. On risque fort de se retrouver, comme aujourd hui ,avec un schisme avec _d un coté une nature indomptable mais peinant jusqu à l extinction , à survivre et s adapter aux souhaits de plus en plus fantasques des hommes modernes, _ de l autre coté une nature réduite en peau de chagrin , stérile qui n aura plus comme unique vocation que d enrichir certaines valeurs utiles ( la chouette dans Blade Runner : "c est une vrai ?" " ca doit couter une fortune !", les graines OGM stérilisées) .
Encore une tentative de fondement d une technocratie écologique, sur le délire bon enfant de la "poule aux oeufs d or ".
Si celle ci ne passe pas mieux que les précédentes , gageons que d autres lui prêteront un nouveau souffle, en tout cas si le spectre de la misère n a pas déjà vaincu l esprit ou les scrupules des plus mou.