Nicolas Sarkozy ajoute de l'angoisse à la peur des Français
Le chef de l'Etat, coupé des forces vives et désordonné, ajoute de la peur aux angoisses des Français.
- Conseil européen à Bruxelles, le 20 mars. REUTERS/Yves Herman -
Avec la crise, l'angoisse est revenue s'installer au cœur de nos sociétés. Fermetures brutales d'usines, montée rapide du chômage, dévalorisation continue des patrimoines, déclassements des statuts individuels, troubles sociaux...
Et aucune information n'est de nature à rassurer. Certes, il y a bien le rebond des bourses après l'annonce du plan américain d'aide aux banques. Mais la direction générale du FMI vient de doucher l'optimisme. La récession est plus grave qu'attendue et elle menace de jeter des millions de personnes dans la pauvreté.
Le Bureau International du Travail confirme ce pronostic et annonce que 50 millions de personnes sont susceptibles de perdre leur emploi en 2009/2010.
L'importance des manifestations en France marque une défiance à l'égard du pouvoir, de ses méthodes comme de sa politique, mais révèle surtout l'ampleur de la peur qui s'est emparée du pays.
Elle touche toutes les catégories sociales. Je ne parle pas de cette infime minorité de nouveaux aristocrates qui redoutent de perdre leurs bonus, leurs stock-options ou leurs indemnités et qui s'accrochent au bouclier fiscal comme la noblesse de l'ancien régime à ses privilèges, mais des cadres qui découvrent la précarité, des commerçants, des artisans, des chefs d'entreprise qui vivent dans la hantise de la fin du mois, des employés, des ouvriers, qui ne savent pas si leur entreprise sera encore là demain. Et que dire des intérimaires sans mission et des chômeurs sans indemnisation ! Enfin, les jeunes qui sont les principales victimes de la crise et qui sont devenus une variable d'ajustement de la protection des générations plus anciennes.
Le pouvoir croit naïvement déceler de l'inquiétude dans les mouvements qui montent et l'exaspération qui diffuse. C'est bien pire. Les Français sont en état d'urgence. Certes, ils savent qu'ils ne sont pas les seuls à connaître cette situation. Les Européens ne vivent rien de différent et les Américains sont nombreux à être, à tous les sens du terme, à la rue. Loin de les apaiser, cette convergence de malheurs les affligent davantage.
Aussi, le premier devoir des gouvernants n'est pas d'en rajouter dans les annonces, les milliards et les promesses. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy a définitivement épuisé son crédit: il a fait tellement tourner les têtes que le vertige a saisi jusqu'aux plus sages. Il a supprimé les étalons, les références ou les normes. On croyait les caisses vides, on respectait avec déférence les critères de Maastricht, on appelait au désendettement de l'Etat.
Et voilà que des milliards sont trouvés, sans qu'un trésor n'ait été mis à jour, que le trou de la Sécurité sociale affiche la cote de - 18 milliards d'euros et le déficit de l'Etat plus de 100 milliards. Et l'endettement n'est plus un danger, mais une chance... Allez comprendre!
Non, la priorité n'est pas quelques milliards d'euros de plus ou un nouveau plan pour les jeunes, les seniors, les banlieues ou les campagnes, la restauration ou l'immobilier. Je ne veux pas dire que ces mesures n'ont pas de valeur, d'intérêt et même d'effets. Mais contre la peur, cette agitation désordonnée est regardée comme une fuite en avant, cette escalade de dispositifs de toute nature, comme un fragile château de cartes, cette rhétorique comme l'expression d'une panique.
Ce qui est attendu de ceux qui ont la lourde responsabilité d'affronter la plus grave crise de l'après-guerre, c'est de donner un sens général à l'action autour de l'idée de garantie. Elle a été accordée aux banques et aux épargnants. Elle doit être apportée aux entreprises et aux salariés. Accès au crédit, couverture des aléas économiques, financement des plans de formation, soutien au chômage partiel, préférence pour l'emploi plutôt qu'aux heures supplémentaires, accélération des mises en chantier des plans de relance à l'échelle territoriale.
Et la meilleure preuve de cette mobilisation, c'est le travail collectif, la solidarité, l'entraide.
A cet égard, l'image d'un pouvoir coupé des forces vives, décidant unilatéralement et dont le chef occupe seul la scène, loin de conjurer la peur, la convoque chaque soir à la télévision.
A lire sur Slate, l'article de Jean-Marie Colombani, Il joue grosFrançois Hollande
Image de une: Conseil européen à Bruxelles, le 20 mars. REUTERS/Yves Herman
Mis à jour le 27/03/2009 à 13h15












































Quand il dit "le premier devoir des gouvernants n'est pas d'en rajouter dans les annonces, les milliards et les promesses" c'est vraiment l'hopital qui se fout de la charité ! que n'aurait-on entendu s'il n'y avait eu aucune promesse ! Et Mr Hollande le sait très bien... Une fois de plus, l'ancien Premier Secrétaire brille par son talent de commentateur. C'est quelque chose qu'il fait remarquablement, avec la distribution traditionnelle de bons et de mauvais points. Mais pour réellement proposer, participer, mettre en application, bref concourrir a de meilleures destinées pour le pays vu l'urgence de la situation, sous quelque forme que ce soit, il n'y a plus personne ! Et c'est pourquoi cette chronique - une fois de plus et au risque de se repeter - a une credibilité bien limitée. Cela dit, j'aime bien la photo dans le petit encart en haut à gauche (" oh la belle bleue ! ohh la belle rose ! ").
comme en Chiracquie les Français se sont habitués à prendre des promesses pour des réalités, et cela leur suffit.
En aout 2008, lorsque les premiers miasmes de la crise apparaîtraient, le Premier-secrétaire socialiste d'alors proposait avec Didier Migaud et Michel Sapin un plan de relance "inaudible" comme nous disent les médias (comme la responsabilité du manque d'attention auditive serait de celui qui parle et pas de celui qui pense à autre chose), mais un plan qui, au détriment des cadeaux fiscaux des lois TEPA (15 milliards €), proposaient une relance de la consommation par la demande et par l'offre (en liant les détaxations à la création d'emplois), mais comme ce plan était "inaudible" les Français fiers de leur libre-arbitre ont préféré prêter ses oreilles oisives et rêveuses à notre polichinelle de la République qui nous affirmait que la crise n'atteindrait pas la France, protégée par 6 années d'une croissance médiocre sous des roitelets fainéants.
On est en démocratie et les Français on décidé que cet homme politique intelligent serait réduit au rôle de commentateur (Clemenceau, Jaurès, Blum, Mèndes-France et Rocard ont passé par là) donc François Hollande fait ses chroniques, très bonnes comme vous dites, et lorsque nous les Français sortons la tête de ce petit monde bling-bling, zeymoureux et bananier on peut se souvenir qu'en a des intelligences disponibles et que la France n'est pas obligée de se morfondre dans ce Royaume d'Oz
Analyse bateau, à faire pleurer la veuve et l'orphelin aucune vrai solution. D'autant que vous les socialistes vous avez été les rois du déficits et des impots. L'avenir n'est pas beau et vous n'avez rien fait d'utile quand vous étiez au pouvoir (en dehors de 35h), vous comprenez que votre blabla ne vaut pas cher. Vos solutions bidons on "discutaille" à savoir s'il faut un peu plus d'Isf ou un peu moins d'heures sup, c'est affligeant. Vous ne voyez pas que le bateau coule....Ce n'est pas Sarkozy qui ajoute de l'angoisse c'est vous en ressassant l'histoire et le passé, lui a au moins le mérite de regarder devant de d'essayer de faire bouger les lignes.
Ce qui me déprime le plus avec cet article? Une personne qui a perdu toute crédibilité sur le terrain vient donner des leçons Yaka fautkon. Un peu comme si monsieur Daniel Bouton de la SG venait nous donner des leçons en contrôle interne...
Mais bon, comme disait l'autre, c'est pas parce qu'on a rien a dire qu'il faut fermer sa gueule.
A la lecture de cet article affligeant de banalité, je comprends pourquoi le PS a pris tant de retard dans l'effort de réflexion nécessaire à la compréhension des défis du 21ème siècle. Je pense que mon fils, en seconde, aurait pu écrire un tel papier.
L'opposition politicienne, sans mise en perspective des problèmes, sans vision d'avenir, énumérant des arguments de mauvaise foi, est un genre si commun.
Je ne suis pas sûr que Mr Hollande, ni Mr Coppé d'ailleurs - car ils viennent non pas nourrir le débat d'idée, mais seulement faire du marketing politique de bas niveau-, soient très utiles aux lecteurs de Slate, dont les autres chroniqueurs sont souvent, heureusement, plus intéressants.
Le premier devoir des hommes politiques n'est pas d'en rajouter inutilement. Permettez moi ainsi de vous paraphraser.
J'ai lu et relu cette chronique et j'en cherche encore le sens ( non pas le Sens comme dirait Roger ), je ne trouve pas. C'était quoi l'objectif Mr Hollande: Descendre à nouveau Nicolas, ajouter au catastrophisme suspect de certains politiciens, faire un peu plus peur à vos éventuels lecteurs , dites-moi, s'il vous plait, que je puisse enfin , peut être, vous comprendre.
Quels états de service avez-vous pour vous permettre une telle diatribe ? Je ne demande qu'à vous lire, à vous écouter, à vous comprendre; mais trop, c'est trop. Trop facile de critiquer, de crucifier si gratuitement. Si encore, vous étiez force de proposition dans votre chronique, soit, mais rien de nouveau dans ce que vous écrivez, rien de créatif, rien de constructif, rien qui ne puisse crédibiliser votre discours !
Que votre prochaine chronique soit tout autre, tenez, par exemple, pourquoi ne pas faire un bilan des réussites de votre gouvernance au Ps, un état des lieux des succès de l'ère Jospin, une ébauche d'un programme créatif et constructif pour faire face à cette crise...histoire de redorer votre crédibilité (supposée ?), crédibilité que vous avez allègrement torpillée dans cette chronique désespérante.
Nous n'avons pas besoin de politiciens désespérant, nous voulons simplement des hommes politiques crédibles.
Vous avez remarqué, Mr Hollande, je ne vous tutoie plus.
" Et la meilleure preuve de cette mobilisation, c'est le travail collectif, la solidarité, l'entraide."
Elle veut dire quoi cette phrase ?
Où sont-elles "l'entraide, la solidarité" ?
C'est du chacun pour soi, (comme au PS d'ailleurs), chacun roule pour sa propre chapelle ! Les seuls didons de la farce sont comme d'habitude les classes moyennes, LE Français sur deux qui paye des impôts, et pendant ce temps, les fonctionnaires, ces nouveaux nantis en période de chômage, défilent au son des musiques enchanteresses des syndicats, qui se frottent les mains, parce qu'ils ont l'impression de servir à quelque chose et de mériter leur planque !
Quelle est la maladie du PS dont on voit ici un symptôme de plus dans les propos de François Hollande. Laissons à Emmanuel Valls une première réponse. Ci-après le titre et un passage de son article sur son blog http://www.valls.fr/ à propos des dernières publications du PS et du « colloque » du Zénith qui s'en est suivi.
« Printemps des libertés : préférer l'éthique à l'épique »
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« Déboussolés par nos défaites consécutives aux élections nationales, certains responsables de notre parti cherchent encore leur cap entre le gauchisme infantile et l'anti-sarkozysme obsessionnel.
Du gauchisme, ce livre retient la vision complotiste et paranoïaque de l'Histoire. Une fois acceptée la prémisse selon laquelle l'adversaire est foncièrement mauvais et dangereux, tout s'enchaîne : ce qui semblait sans rapport – l'état des finances locales (lettre C) et l'interdiction du don du sang des homosexuels (lettre I) – s'intègre soudain dans un plan fantastique contre les libertés du peuple.
Quant à l'anti-sarkozysme, cet ouvrage renoue avec les meilleures pages des 'Inquiétantes ruptures de Monsieur Sarkozy' publiées durant la campagne présidentielle. Faire de Sarkozy un démiurge capable d'ébranler, à lui seul, les institutions républicaines et les droits fondamentaux, c'est témoigner d'une répulsion qui confine à la fascination. En noircissant son portrait à l'excès, il grandit le personnage et donne le sentiment d'une réaction hystérique de la faiblesse devant la manifestation de la force. »
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Paranoïa. A côté de l'esprit, une connaissance décalée, à côté de ses pompes, une fausse connaissance.
Wikipédia nous dit que ces « patients » (ici plutôt impatients) ne se considèrent pas comme malades et qu'ils ont une faible capacité d'introspection et de remise en question.
Nos commentaires convergents n'ont guère de chance d'atteindre au coeur du mal. Wikipédia nous alerte aussi sur le processus de projection (attribuer à l'autre un mal qui est en soi) et celui de déni.
Sur son blog une bonne moitié des commentaires (de gauche et de droite) le félicitent pour son courage et son discernement, une autre moitié (de gauche et d'extrême gauche l'insultent, sans entrer dans le débat bien sûr).
La presse a beaucoup reproduit la formule « l'antisarkozysme obsessionnel » cependant a moins été remarquée cette question soulevée dans le titre, la question éthique « préférer l'éthique à l'épique ». Il y a donc une autre hypothèse qui serait du côté de la malhonnêteté. Un cynisme assez grand pour susciter l'angoisse dans le public tout en l'attribuant à Nicolas Sarkozy. Mentez mentez il en restera toujours quelque chose. C'est vrai que l'envie de susciter la violence enflamme discours et analyses. C'est pour cela qu'il faut diaboliser la figure émissaire selon des procédés inaugurés avec les diamants de Giscard d'Estaing.
Et puis il y a cette analyse prise dans un autre commentaire, le caractère suicidaire de ce qui coupe toujours plus le parti du pays, autisme dirait Wikipédia si on l'interrogeait. Mais aussi violence faite au pays, vengeance même par déni méprisant du réel et par tentative de contamination paranoïaque des plus faibles. Dans tous les cas le PS est mort, en tout cas celui qui persiste dans son être agonisant.
On ne peut en être heureux. Les commentateurs en sont malheureux pour vous Monsieur Hollande mais on aimerait aussi que vous ne soyez pas jugé un jour par l'histoire pour la mise à feu et à flammes du pays.
Que proposez vous aux Français pour qu'ils retrouvent espoir puisque nous sommes angoissés ?
Des dizaines de milliards, les 500 millions du bouclier fiscal, la réduction des impôts locaux, la surtaxation des professions protégées de tout licenciement, la taxation des entreprises profitables ?
Les Français ont très bien compris que ce n'est pas une crise franco-française mais qu'ils subissent les dégâts d'un krash financier.
Dans une guerre, la France n'attend pas de ses généraux qu'ils se querellent dans les restaurants parisiens proches de l'Assemblée ou du Sénay ou sur les plateaux de la télé, loin du front. Les Français ont déjà suffisamment payé pour cela.
Ils veulent comprendre et se préparer à sortir du tunnel dans les meilleurs conditions.
Le parti socialiste n'est guère au zénith pour au moins réchauffer le coeur des Français faute de pouvoir les éclairer.
"A cet égard, l'image d'un pouvoir coupé des forces vives, décidant unilatéralement et dont le chef occupe seul la scène, loin de conjurer la peur, la convoque chaque soir à la télévision."
hum ... simple question au ps c'est plus le chef qui s'exprime?
on la voit martine mais les autres ....
même les militants ne viennent pas au meeting! 1000 sur 4000 attendus. dans une salle de 6000 .....
M. Hollande cessez de prendre les gens pour des "buses". Payer toujours plus d'impôts n'enrichit pas le pays.
parler de collectivisme là où le ps à toujours été libéral .... "Et la meilleure preuve de cette mobilisation, c'est le travail collectif, la solidarité, l'entraide."
Tout en se plaignant de démagogie du chef de l'état sur certaine radio .... Vous êtes doués messieurs du Ps.
ce ne sont pas ses mouvements qui se plaigne de "politisation" ? de récupération ?
ce ne sont pas des "associations" qui défilent le plus?
c'est pas le ps qui à inventer le recyclage obligatoire?
là où vous avez raison c'est sur les organisme internationaux qui sont "déprimé" voir alarmiste. en même temps c'est eux qui n'ont jamais rien vu venir.... ce n'est pas un socialiste au fmi ? mince si parait qu'il est même au ps dite donc ! pis la crise il à rien vu ...
qui est au bit (bureau international travail) déjà ?
Dans un précédent commentaire je me posais la question de savoir s'il n'était pas plus simple de ne plus réagir à ce type de billet parfaitement plat. Refus de publication du commentaire car ''n'apportant rien au débat''.
Je pense toutefois qu'on peut se demander à quel titre une personne qui est restée 11 ans à la tête du premier ou du second parti français (selon le résultat des élections) et l'a laissé dans un état tel, que moins de six mois après son départ, le dit parti est incapable de réunir plus de 1500 personnes au ''Printemps des Libertés", sujet pourtant emblématique de sa clientèle, peut encore penser avoir des leçons à donner pour la gestion de la France.
On peut également se poser la question de savoir si un tel personnage correspond à la volonté de qualité dans la réflexion que la direction de Slate veut insuffler à son site.
N'est-il pas temps de lancer un débat sur la question ou ne vaudrait-il pas mieux que monsieur Hollande se remette à publier des bulletins constructifs ? Mais cela risque d'être le plus difficile.
Plutôt bien vu, mais il devrait aller au bout de sa démonstration.
N.S. a fait un choix discutable en augmentant un déficit déjà excessif , et qu'il faudra rembourser à l'euro prés ,grâce à la BCE.
Cependant, j'ai du mal à envisager le PS et ses dirigeants proposer des économies dans les fonctions publiques, d'État, territoriales ou hôpitaux !!!
" Printemps des libertés : préferer l'éthique à l'épique " d' E. Walls
Merci Hercule pour votre excellent commentaire. Donnons quelques devoirs à faire à la maison à Mr Hollande. De la même façon que les confesseurs, autrefois, nous donnaient 3 Pater et 2 Ave à réciter en guise de "contrition", je propose que Mr Hollande lise et relise 7 fois avant d'écrire, ce billet judicieux d'Emmanuel Walls (qui ne fait pas pourtant parti de "ma famille" politique).
cordialement Hercule,
Bonjour M Hollande.
Je souscris aux courriels de certains internautes. Vous voilà habillé pour l'année. Qu'apporte votre mot d'humeur ? Quelles solutions concrètes proposez-vous ? Critiquer, c'est excellent quand on propose quelque chose à la place ! Je travaille - pour l'instant - dans le secteur privé. Quand il y a un problème à régler, on ne me demande pas de crier au loup ! On attend de moi que j'apporte 3 solutions. Pourquoi 3. Si je n'en présente qu'une, quel choix est-ce que je donne à ma direction ? Une solution, ça veut dire : j'ai la vérité, faites ceci, point barre ! piètre conseiller. Deux solutions ? Mon patron va jouer à pile ou face pour déterminer la meilleure ! Trois solutions, ça laisse le choix, ça ouvre le possible et ça montre qu'en réfléchissant au problème, j'ai montré qu'il n'était pas insurmontable. Du coup, on trouve tous ensemble une quatrième solution. Plus je vous lis et plus j'ai cette conviction : vous ne travaillez manifestement pas dans le secteur privé, vous !
Je vous soumets 3 suggestions. Un, abandonnez un de vos mandats et promouvez un jeune – d'un coup, vous seriez bigrement crédible et vous prendriez une autre dimension. Deux, comme je l'ai écrit hier, obtenez que les détenteurs de francs qui ont laissé passé les dates puissent encore les changer contre des euros (2012, c'est pour les toutes dernières séries et il fallait le savoir). Trois, cessez de perdre votre énergie sur les riches et acceptez de concevoir qu'ils trouveront toujours des conseillers qui les aideront à se protéger.
Allo, allo ! Tiens, ça a coupé.
Cher camarade
Des propositions résumées en trois lignes , tu ne nous donnes François matière ni à angoisse ni à espérance.
Pas même envie de commenter ce terme de "couverture des aléas économiques", donné aux salariés ou aux entreprises?
En fait on retrouve là encore cette acceptation "jospinienne" que l'Etat ne peut rien face au marché sinon offrir des pansements. Je reconnais toutefois que toi au moins tu poses le principe du financement de l'économie solidaire par la réforme fiscale, mais pourquoi donc les socialistes ( dont je suis) ont -lls tant de mal à se dépouiller de leurs oripeaux des vingt dernières années: reconnaitre que l'Etat dans la tradition française doit impulser et diriger et celà même au détriment de la libre concurrence, que l'Etat doit amener dans la gouvernance des entreprises le long terme
Et que les leviers en sont importants , depuis la prise de participation à la fiscalité ou l'ouverture de nos marchés
Pourquoi en un mot accepter aujourd'hui d'Obama et des autres au nom de la crise financière ce que nous n'avons pas osé faire "AU NOM DE LA CRISE SOCIALE"
Voilà le terrain sur lequel notre parti doit aller
Et surtout Mr François Hollande oublie de dire que la grande chance du PS (et la sienne par ricochets) est de ne pas être au pouvoir au moment de cette crise mondiale. Ainsi comme le gouvernement Jospin avait pu profité à juste titre de l'amélioration de l'économie mondiale à partir de 1997, si l'opposition gagne les prochaines élections présidentielles et législatives, cette crise sera derrière nous.
Mais je m'étonne sur ce site que je viens de découvrir, de voir que des rubriques soient tenues par des hommes politiques enfermés dans leurs schémas et délivrant forcément un discours partisan. Mais encore une fois sans doute la naiveté du nouvel arrivant.
la france a un president qui brasse de l air
comme tous nos president a beaucoup promis comme reforme mais a la fin rien c est vite dit dirons nous des reformettes
car notre prisendent donne beaucoup en echange de la reforme
un exemple la reforme des regimes de retraite de la sncf
pour que la reforme passe il a donne plus davantage au chemminots et ça va nous coute un bras
alors mr le president change de politique et faite de vrai reforme
François (tu permets?), lis tu les commentaires de tes lecteurs? Si oui, alors je dis "Chiche!": Vas y, prends une grande respiration, et ecris nous un article qui t'engage un peu, pas du langage convenu et de la surenchère des paroles creuses.
Comme bcp de commentateurs avant moi l'ont dit, voila une note qui n'apporte pas grand chose.
Parlons plutôt de vos déclarations du week end, mélange de provocations gratuites et d'appréciations très personnelles concernant la lucidité des militants. Aubry et Royal décident d'ignorer vos provocations, elles ont bien raison. Sachez néanmoins que le militant que je suis saura se souvenir en temps utile de cette malheureuse sortie médiatique dont je rappelle ci après les grandes lignes:
"Il faut qu'ils votent comme la dernière fois mais peut-être mieux que la dernière fois (...) Il y aura sans doute un choix qui devra être plus lucide", estimé F. Hollande."
"Cinq mois après l'élection de la maire de Lille à la tête du PS, il estime qu'il manque "un leader naturel, sans doute" et un leader "ça se fabrique, ça se forge, ça se démontre" (sic)
Ceci dit et malgré tout (soupir), Mr Hollande, je reste convaincu que vous êtes l'homme politique le plus doué de votre génération. Votre habilité, votre finesse sont des atouts exceptionnels pour la gauche. Ne vous gâchez pas dans une stratégie du ni-ni (laissez donc Mosco s'épuiser sur cette ligne), prenez de la hauteur, devenez force de proposition. Snippeur, ce n'est pas digne de vous.
"Ceci dit, Mr Hollande, je reste convaincu que vous êtes un des hommes politiques les plus doués de votre génération, votre habilité, votre finesse sont des atouts exceptionnels"
Cet éloge incroyable s'adresse-t-il à l'homme qui pendant 11ans dirigea le PS si déconfit aujourd'hui, au Secrétaire Général du PS lors d'un si "remarquable" congrès de Reins, à l'homme qui prône l'alliance avec les Verts de Cohn-Bendit et avec Bayrou, à l'homme qui misa sur Jospin, à celui dont la mémoire est si souvent défaillante...
Il doit y avoir erreur sur la personne à moins que cela ne soit de l'humour au 10ème degré!
Cordialement,
Des millions de travailleurs au chômage et F. Hollande est étonné ! En connait-il la raison majeure ? Délocalisations !!!!! Les socialistes ne l'ont jamais combattue ! traquer le petit patron qui emploie au noir un ouvrier à 1300 Euros ...mais accepter que le gamin pakistanais , l'ouvrière vietnamienne, le prolétaire chinois gagnent 60 Euros par mois et sans aucune couverture sociale ! l'ouvrier asiatique est corvéable....Pas le Français