Monde

«Il faut quitter l'Afghanistan, le laisser à son sort»

Temps de lecture : 2 min

Le général Alain Lamballe, chercheur reconnu sur les problématiques militaires dans l'Asie du sud, vient de publier dans la lettre d'informations Le Milieu des Empires un point de vue cinglant sur la guerre en Afghanistan. Le journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet en publie des extraits sur son blog.

Le général Lamballe estime que la solution politique n'est qu'une «chimère» de plus: «Quand bien même on parviendrait à un accord, les parties afghanes signataires (gouvernement de Karzai, talibans, mouvements autonomes, …) pourraient ensemble ou séparément le déchirer dès le départ des troupes étrangères».

Face à l'impasse de la coalition, le chercheur prône une solution radicale, quitter l'Afghanistan unilatéralement:

Il faut quitter l’Afghanistan, le laisser à son sort, laisser les Afghans choisir leur propre destin, la guerre civile ou la réconciliation. Si, après notre départ d’Afghanistan, les talibans s’emparent par la force ou non du pouvoir, ce qui est vraisemblable, laissons-les gouverner à leur guise. Les populations qu’ils administreront finiront bien par s’apercevoir qu’ils ne sont pas meilleurs et plus efficaces que les modérés. Ils seront probablement pires et alors, après une prise de conscience populaire, tout peut changer, mais seulement de par la volonté des Afghans.

[Lire l'article sur le blog Secret Défense]

Image de Une: Un soldat américain près de Kandahar, REUTERS/Omar Sobhani

Slate.fr

Newsletters

La vraie recette du populisme

La vraie recette du populisme

Lignes et esthétiques japonaises

Lignes et esthétiques japonaises

Entre 2004 et 2016, Emily Shur s'est rendue plus de quinze fois au Japon. «J'ai fait un effort conscient pour concentrer ma photographie uniquement sur l'expression de mon point de vue individuel, raconte la photographe. Je ne pense pas que mon...

Le voyage risqué de Macron en Russie

Le voyage risqué de Macron en Russie

Il importe qu’à Saint-Pétersbourg, plus encore qu’à Versailles il y a un an, Emmanuel Macron renforce son discours sans compromis vis-à-vis de Vladimir Poutine.

Newsletters