Pourquoi Justin Bieber est plus sexualisé que Miley Cyrus?

Alors que la star américaine de 16 ans Justin Bieber vient de finir une série de photos très sexy avec la star de téléréalité Kim Kardashian, de 13 ans son aînée, le site Contexts.org s'interroge sur la morale américaine qui fait deux poids deux mesures entre ses jeunes célébrités masculines et féminines.
Le magazine Elle publiera bientôt des photos de Justin Bieber dans une chemise trempée, qui colle à son corps et laisse voir son torse, tenant la main à Kim Kardashian, 29 ans. A la mi-juin, c'était Jayden Smith, le fils de onze ans de Will Smith et star du remake de Karaté Kid, qui, sur une émission télévisée chinoise, soulevait son sweat-shirt pour montrer ses abdos, et expliquait très bien embrasser, sous les applaudissements du public. Et à l'hiver 2009, la star de Twilight Taylor Lautner, qui faisait la une de Rolling Stone à 17 ans en tee-shirt mouillé.
Le scandale Miley Cyrus
Comment aurait-on réagi si une jeune star féminine posait en t-shirt mouillé pour Rolling Stone? Se baladait main dans la main avec un homme de 13 ans son aîné dans une séance photo suggestive? Soulevait son t-shirt à la télé pour montrer ses abdos?
Sans avoir besoin de ces exemples précis, Contexts rappelle le scandale qu'avait créé Miley Cyrus en posant pour Vanity Fair de dos, simplement enveloppée d'un drap de satin, alors qu'elle avait 15 ans, et s'agace de ce sexisme inversé.
Cela m'étonnerait que la plupart des gens trouve cette sexualisation de Bieber inappropriée [...]. On accepte l'idée que les garçons sont des êtres sexuels, ou intéressés par le sexe, plus tôt que les filles, et que tous les signes d'intérêt qu'ils montrent pour des filles plus âgées ou des femmes sont un signe de leur précocité sexuelle –et, bien sûr, de leur hétérosexualité–, et non pas un signe qu'ils sont en danger d'être attaqués par des prédateurs, ou qu'ils sont de tentateurs Lolitas (et donc, dangereux pour les hommes). Tout simplement, on ne s'inquiète pas autant de voir un jeune garçon de 16 ans dans une photo comme ça parce qu'on ne pense pas que la sexualité est dangereuse pour eux alors qu'on estime qu'elle l'est pour les filles.
[Lire l'article sur Contexts.org]
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Photo: Justin Bieber / Kerosen Photography via Flickr CC License By
Mis à jour le 11/07/2010 à 22h41




























A croire que certain ont compris l'égalité des sexes comme l'élimination des différences entre les sexes. Vous dites:
"On accepte l'idée que les garçons sont des êtres sexuels, ou intéressés par le sexe, plus tôt que les filles, et que tous les signes d'intérêt qu'ils montrent pour des filles plus âgées ou des femmes sont un signe de leur précocité sexuelle"
En quoi cela est surprenant? Chez les jeunes adolescents on sent clairement l'intérêt qu'ils portent au sexe. Il suffit d'écouter des collégiens parler pour s'en convaincre, d'ailleurs cet intérêt certaines fois mal placé amène des incivilités (la fameuse main au fesses entre autres, ou le "t'es bonne" ), et peu d'adolescents nieront leur désir d'avoir des rapports sexuels avec justement les femmes plus âgées sur lesquels ils se masturbent .
Tandis qu'aucun de ces comportements n'ont été mis en évidence chez les adolescentes, et même à 20 ans passées les femmes sont incapable d'admettre qu'elles se masturbent pourquoi supposerions nous qu'elles mentent et qu'elles sont demandeuses? Pourquoi donc devrait on croire que les jeunes filles sont autant porté sur la chose que les jeunes garçons?
Donc oui à moins qu'un jour on mette en évidence une recrudescence des comportements mettant en évidence un éveil sexuel chez les jeunes adolescentes, leur sexualisation paraitra suspecte.
Je me garderai bien de me prononcer sur la précocité relative des adolescentes et des adolescents en matière de sexe. De là à imaginer qu'avant 20 ans la femme ne serait pas susceptible d'être animé par des pulsions sexuelles...
Si vous prenez comme critère la façon dont les adolescents parlent entre eux de la sexualité, allez faire un tour sur ce genre de forum: http://forum.ados.fr/mes-copines/liste_categorie.htm Les adolescentes manifestement parlent aussi beaucoup de sexualité, simplement elles n'en parlent pas de la même manière que les garçons dans l'espace public. Pour reprendre l'expression d'une de mes enseignantes agacées par le comportement d'une classe de garçon en pleine crise de puberté "cesser de brandir votre virilité naissante tel un étendard" :-) Il n'y a là d'ailleurs rien d'étonnant. L'adolescence c'est avant tout une explosion d'hormones quelque soit le sexe concerné.
Cependant le plus étonnant dans votre réponse, c'est que vous semblez considérer que le discours porté par la société sur la sexualité des adolescents s'inscrit dans ce qui serait la réalité de cette sexualité.
Le discours sur la sexualité des femmes, des hommes, des adolescents, des enfants, est toujours un discours idéologique. Ce sont les valeurs de la société qui s'expriment au travers de la pub, des clips vidéo, de la fiction etc.
Cet article sur cet adolescent montre qu'alors que notre société a évolué en ce qu'elle reconnait désormais aux femmes adultes le droit à une sexualité (Je vous recommande le livre d'Isabelle Bricard "Sainte ou Pouliche" l'éducation des jeunes filles au XIXème siècle"), la vision qu'elle porte sur la pureté attendue des jeunes filles et les démonstrations de virilité des jeunes garçons n'a pas changé depuis l'époque où ma grand-mère s'exclamait "rangez vos poules, je sorts mon coq"!
Quand je dis : "et même à 20 ans passées les femmes sont incapable d'admettre qu'elles se masturbent pourquoi supposerions nous qu'elles mentent et qu'elles sont demandeuses?"
Je sous entend que l'on a pas à "deviner" une sexualité dont personne ne parle, pas même les concernées alors que chez les jeunes garçons cette sexualité n'a pas à être être devinée.
Il est évident que les femmes portent un intérêt au sexe avant leurs 20 ans (elles ont même en général des rapports plus tôt ) , mais comme je le rappelle en conclusion si les adolescentes sont autant intéressées par le sexe que certain le disent, tant qu'il y aura un décalage entre ce que les femmes veulent et ce qu'elles affirment, il y aura obligatoirement un regard suspicieux envers ces ado sexualisée.
De même tant que les jeunes adolescents seront explicitement demandeurs sexuellement parlant leur sexualisation ne choquera pas (dans les limites de la loi bien évidement).
Ensuite on peut toujours dire que les jeunes filles sont censurées et que la société fait pression sur elles pour qu'elles soient pures, mais je trouve cette argument fallacieux dans le sens ou d'un autre coté on affirme que la société est plus sexualisé que jamais (pub, cinéma, séries , jeux etc)
En effet les filles ne naissent pas dans des roses mais tant que c'est ce qu'elles laisseront transparaitre ailleurs que dans la presse féministe et bien elles devront accepter qu'on regarde étrangement la seule fille qui ne le laisse pas transparaitre.
De la détente médiatisée d'un footballeur à la psychanalyse du Petit Chaperon Rouge,
jusqu'aux mélanges, vrais ou faux, d'âges, de sexes, de fortunes ou de couleurs,
est-ce ce qui (est sensé) scandalise(r) qui fait recette ou le contraire ?
Ou plutôt, en terme d'autorisation ou d'hypocrisie sociale,
quel est le lien entre le rapport (financier)
et le bruit qui forge le modèle ?
Que pèse la personne
dans ces enjeux ?
Hormonnayablement.