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Belgique: victoire flamande mais premier ministre wallon?

Temps de lecture : 2 min

Bart de Wever, le président de la Nouvelle Alliance Flamande, parviendra t-il à son objectif, l'indépendance de la Flandre? Pour le moment, rien n'est fait, comme l'évoque Le Vif/L'Express. En effet, le vainqueur des élections législatives a dû se résigner à passer la main au président du Parti socialiste wallon, Elio Di Rupo, après avoir rencontré des difficultés au moment de former un gouvernement... Coalition oblige.

En Belgique, faute de souplesse fédérale, un Wallon ne peut pas voter pour un Flamand. Et vice versa. Par conséquent, le vainqueur des élections législatives (ou un homme choisi par le Roi Albert II lorsque le gouvernement a démissionné) doit monter des coalitions pour espérer se retrouver au pouvoir. Le royaume belge multiplie donc les crises politiques. Il est loin d'être aisé de contraindre des libéraux (comme le MR, francophone, ou le CDNV, néerlandophone) à s'allier avec des socialistes (le PS) ou des écologistes (Ecolo ou Groen).

Menant désormais les tractations, le Wallon socialiste Elio Di Rupo pourrait prendre la place de Premier Ministre, quand bien même c'est l'indépendantiste Bart De Wever, qui a triomphé aux législatives avec 28.3% des suffrages... Car sur le fond, le Flamand l'a bien compris: il ne pourra pas séduire les autres partis flamands, même régionalistes ou confédéralistes (comme la liste De Decker ou le Vlaams Belang), surtout après leur avoir fait «mordre la poussière». Selon l'article du Vif/L'Express, il n'était pas question pour les partis flamands battus de favoriser les dessins de la NVA, même si certains comme le Vlaams Belang ou la liste De Decker sont eux aussi favorables à l'indépendance flamande:

Pas question de répondre avec empressement à ses avances, de lui faire ce cadeau-là.

D'où les «premières parades amoureuses» de Bart De Wever envers le PS, indétrônable à la tête de la Wallonie... Ou comment un indépendantiste convaincu se retrouve à devoir jouer les fins négociateurs, avant de passer le flambeau à son grand rival socialiste. La Belgique n'en a pas fini avec les crises politiques.

[Lire l'article original du Vif/L'Express]

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Photo: Bart De Wever, lors de la présentation du livre «Le tissu précieux» à la Chambre des représentants /Luc Van Braekel via Flickr / Licence CC

A LIRE EGALEMENT: La Belgique, piégée ; Découpage à la belge ; Petit lexique de la crise belge ; Belgique: la complexité de l'Etat au service des autonomistes

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