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LeBron James rejoint la «Dream Team» du Miami Heat

Temps de lecture : 2 min

Après des mois de suspense, le basketteur américain LeBron James a finalement annoncé jeudi 8 juillet le club où il a choisi de continuer sa carrière: le Miami Heat. Le transfert était de loin le plus attendu de l'histoire de la NBA, la ligue de basketball professionnelle américaine, à tel point que la chaîne ESPN, qui avait l'exclusivité de l'annonce de la décision du joueur en direct, avait diffusé une bande annonce digne d'un blockbuster d'Hollywood pour faire monter la sauce avant l'émission.

De nombreuses franchises se battaient depuis deux ans pour la signature du double MVP (titre de mailleur joueur de la saison), qui est arrivé en fin de contrat cet été, parmi lesquels les Chicago Bulls, les New York Knicks, les New Jersey Nets et les Los Angeles Lakers.

Mais après sept années passées aux Cleveland Cavaliers, pendant lesquelles il n'a pas réussi à gagner le titre suprême de champion NBA, James a donc décidé de rejoindre deux autres superstars et coéquipiers de l'équipe olympique américaine, Dwayne Wade et Chris Bosh, à Miami. Avec ces trois joueurs, le Miami Heat devient de fait le grand favori du championnat américain pour les années à venir. Mais la décision de LeBron James est très controversée aux Etats-Unis. Josh Levin résumait bien sur Slate le sentiment des Américains avant que James annonce sa décision:

Un tel groupe (Wade-Bosh-James) serait sûrement idéal pour remporter une série de titres, mais LeBron devrait savoir qu'il existe une exception à la maxime américaine qui veut que tout le monde aime le gagnant: lorsque vous gagnez sans mérite, tout le monde vous déteste. [...] Quel mérite aurait une équipe associant James, Wade et Bosh à l'emporter face à des équipes de seconde zone constituées par les joueurs libres de tout contrat et dont personne ne veut?

Les fans de Cleveland, qui vivent la situation comme une trahison et un abandon, ont brûlé des maillots du joueur dans les rues de la ville et jeté des cailloux sur un poster géant de la star.

Le propriétaire des Cleveland Cavaliers a quant à lui adressé une lettre aux fans sur le site Internet de la franchise, où il évoque la «lâche trahison» de celui qui était jusqu'ici un héros dans la région et promet que l'équipe va gagner le championnat «avant que l'ancien roi autoproclamé» ne le fasse.

Le New York Daily News, qui ne cache pas sa déception face au refus de la star de venir jouer aux New York Knicks, propose une série de surnoms: «Le Fraud» (l'imposteur), «King Lame» (le roi boiteux, en référence au surnom de LeBron «King James») ou encore «Court Jester» (le bouffon des parquets).

[Lire les article d'Associated Press, du New York Daily News et ESPN]

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Photo: LeBron James le 9 mai 2010 à Boston, REUTERS/Adam Hunger

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