France

L'écurie de luxe de Florence Woerth

Slate.fr, mis à jour le 11.07.2010 à 23 h 08

Fast Horse / Patrick Goossens

Fast Horse / Patrick Goossens

L'Express plonge dans le monde des très très riches en décrivant l'univers de l'Ecurie Dam's, créée en 2008 par Florence Woerth à Chantilly.

Cette écurie n'accueille que des actionnaires féminines, et des femmes parmi les plus fortunées de France: Nathalie Bélinguier, épouse de l'ancien PDG du PMU*, Réjane Lacoste, femme du Président du groupe Lacoste, Dominique Ades-Hazan, qui dirige un groupe de prêt-à-porter, et Nicole Seroul, femme du président d'honneur du syndicat des propriétaires de chevaux de courses au galop.

Fondée par ces quatre –cinq avec Florence Woerth– femmes, l'écurie Dam's compte aujourd'hui une trentaine d'actionnaires, plus select les unes que les autres. Chacune d'entre elles, explique L'Express, achète une ou plusieurs parts de l'écurie, à 7.500 euros la part. Dam's était constituée de 5 parts pour un capital de 37.500 euros à ses débuts, elle en compte aujourd'hui 48 pour un capital de 360.000 euros. Une réussite due à un engouement hippique, mais aussi fiscal suppose le magazine:

«Florence Woerth est une gérante de patrimoine avertie. Elle a créé l'Ecurie Dam's quelques mois après la promulgation du premier grand oeuvre de Nicolas Sarkozy: la loi "TEPA" (Travail Emploi et Pouvoir d'Achat)», qui donne aux contribuables payant l'ISF «la possibilité de déduire de l'impôt sur la fortune 75% de leurs investissements directs dans des PME, à concurrence de 50 000 euros».

Ce dispositif était censé aider à la création d'emplois, mais les fins connaisseurs de l'optimisation fiscale, et Florence Woerth –gérante de patrimoine depuis des années– en fait partie, peuvent en profiter pour mettre en place des placements sans risques, comme assimiler une écurie à une PME. Conscients de ce risque, des députés UMP avaient rédigé un amendement à la loi TEPA pour éviter ce genre de comportement.

Eric Woerth, alors ministre du Budget, monte au créneau, et s'oppose aux députés de son propre camp, quelque peu interloqués. "Je répète que le gouvernement ne souhaite pas que l'on resserre le dispositif permettant d'investir l'ISF dans les PME. Celui-ci doit au contraire être étendu à n'importe quel instrument juridique dès lors qu'il n'existe pas d'abus. S'il y en a, il faut les combattre, et non limiter le dispositif", explique-t-il.

Florence Woerth n'est pas la seule à se servir de sa passion hippique, puisque la Banque Privée 1818, là où Woerth travaillait jusqu'à son arrivée chez Clymène, indique dans sa communication que «des écuries de groupe, gérées comme des petites entreprises, permettent de rentrer dans le monde des courses hippiques tout en réalisant une bonne opération financière».

[Lire l'article complet sur le site de L'Express]

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Photo de une: Fast Horse / Patrick Goossens via Flickr CC License By

*Cet article décrivait Nathalie Bélinguier comme la femme du PDG du PMU. Comme l'article de l'Express l'avait écrit, elle est en fait la femme de l'ancien PDG du PMU (PDG jusqu'en avril 2009). Nous nous excusons pour cette erreur.

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