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Le Big Bang, photographié par le satellite Planck

Slate.fr, mis à jour le 06.07.2010 à 17 h 07

L'espace ne nous avait jamais été aussi fidèlement retranscrit. Conçu pour cerner la création et le destin de l'Univers et situé à 1.5 million de kilomètres de la Terre, le satellite européen Planck a délivré une incroyable image intégrale du ciel, plus précise que les prises de Cobe et Wmap, les deux satellites américains lancés en 1980 et 2001.

«Cette seule image capture à la fois notre arrière-cour cosmique -la Voie lactée où nous vivons- et aussi l'empreinte subtile du Big Bang duquel l'univers entier est issu», commente David Parker, le directeur scientifique de l'Agence spatiale anglaise, sur le site du Financial Times. L'Agence Spatiale Européenne (ESA) s'est montrée plus démonstrative, par le biais d'un communiqué de presse: «Cette image de l’ensemble du ciel envoyée par Planck est une véritable caverne d’Ali Baba pour les astronomes en quête de données inédites.»

 

 

On ne peut guère doucher l'optimisme des scientifiques européens. En effet, observer le Big Bang semble relever de l'exploit, selon Le Figaro:

Mais observer ce rayonnement de micro-ondes très froid (seulement 3 degrés au-dessus du zéro absolu) et dont l'existence a été prédite en 1940 et observé pour la première fois en 1964, n'est pas chose aisée. Ce signal est en effet noyé dans l'environnement électromagnétique et il faut toute l'habileté des scientifiques pour parvenir à isoler ce que George Smoot, prix Nobel de Physique 2006, appelait «le visage de Dieu».

Citée sur le site de la Télévision Suisse Romande, l'ESA précise que l'aspect moucheté de l'arrière-plan, moins spectaculaire, représente le «rayonnement de fond cosmologique hyperfréquence (CMBR), la plus ancienne lumière émise par l’Univers, issue de la grande explosion d’où notre Univers a émergé il y a 13,7 milliards d’années».

Mais avant de bénéficier pleinement de l'acuité de Planck, il faudra déjà enlever numériquement l'émission de la Voie Lactée, qui cache pour le moment la majeure partie des CMBR. Pendant ce temps, le satellite «continuera de cartographier l'Univers», et aura balayé quatre fois l'ensemble du ciel avant le terme de sa mission, fin 2012. On pourrait alors en apprendre davantage sur la formation des étoiles et, plus novateur, sur la formation de l'Univers après le Big Bang.

[Lire l'article sur le site de l'ESA]

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Photo: l'univers vu à partir du satellite Planck, situé à 1.5 million de kilomètres de la Terre / ESA

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