Jacques Attali: le monde, un marché sans Etat
Pour éviter les déséquilibres et le chômage de masse, une gouvernance mondiale est indispensable.
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Toutes les théories économiques classiques, qui, de Walras à Friedman, en passant par Pareto, Debreu, et bien d'autres, modélisent une économie de marché plus ou moins parfaite, sans Etat, trouvent enfin une raison d'être. Elles n'ont, et ne pouvaient avoir, aucune application pratique pour décrire les économies nationales puisque elles ne correspondent à aucune réalité là où existe un Etat. Mais elles trouvent par contre leur raison d'être à l'échelle mondiale: le monde est en effet un marché sans Etat. C'est même, avec la Somalie, le seul marché sans Etat.
Et les conclusions de ces théories sont très claires: une économie de marché sans Etat, surtout si l'information y est imparfaite, ne trouve son équilibre qu'à un niveau de sous-emploi des facteurs. Autrement dit, une économie de marché sans Etat, pleine de rentes et de pouvoirs locaux, ne peut que conduire à une insuffisance de la demande et s'installer dans un chômage de masse. Pour tenter de le compenser, les marchés suscitent une demande artificielle, non par de grands travaux planétaires, ou par l'endettement d'un Etat central, qui n'existe pas, mais par une juxtaposition de dettes, privées et publiques, au niveau de chaque quartier de ce monde sans règle.
Il est alors facile de lire la crise actuelle. La prolifération de l'économie financière n'est que le substitut d'un appareil d'Etat planétaire qui serait capable de créer une demande publique. Et l'absence d'Etat de droit mondial ne peut conduire qu'à des dérèglements, prévus depuis longtemps, par les théoriciens néo-classiques (à tort parce que sur des espaces trop restreints).
Ainsi, par une étrange ironie, nous disposons depuis longtemps des outils théoriques aujourd'hui nécessaires, qu'on refuse de mettre en œuvre parce qu'ils ont été développés dans un tout autre contexte.
Oui, le marché existe. Oui, il est un bon cadre pour penser l'économie. Mais seulement à l'échelle de la planète. Et seulement maintenant, parce qu'il a fait exploser les cadres nationaux. Parce qu'il a détruit l'essentiel de la démocratie. C'est un phénomène courant, en science, que de voir une théorie développée pour expliquer un phénomène se révéler utile pour en expliquer un autre.
Un tel déplacement du regard sur le monde ouvre d'infinies perspectives à la théorie économique. Ou plutôt aux théories économiques. A celles qui se fondent sur les mathématiques, il permet de penser aux causes profondes des déséquilibres et des inégalités et d'étudier comment les réduire. A celles qui se fondent sur l'Histoire, il conduit à réfléchir aux mécanismes de naissance de l'Etat-nation, et d'étudier si, et comment, ils seraient transposables à l'échelle du globe.
Plus important encore, il ouvre des perspectives considérables à ceux qui voudront bien oser penser le monde comme une totalité, et parler non plus se contenter de parler timidement, pour les plus audacieux, d'une éventuelle «gouvernance» mondiale. Ce dont on a besoin en fait le marché mondial, c'est ce dont on a, depuis longtemps, reconnu la nécessité, pour la régulation des marchés, dans la moindre de nos provinces: un «gouvernement» mondial.
Il faudra, au moins, pour le voir surgir, comme l'Histoire nous l'apprend, des Etats-Généraux. Avec la suite que l'on connait.
Jacques Attali
LIRE EGALEMENT: La crise après la crise (1/5): Une reprise en trompe-l'oeil et Croissance ou décroissance.
Image de Une: Nasa, la terre vue de l'espace Ho New / Reuters
Mis à jour le 06/07/2010 à 10h17










































Monsieur Attali,
Votre aveuglement du monde qui tourne devient obscurs, je comprend certes mais il faut arrêter de croire à une Europe Multiculturel surpuissante et intemporel.
la vérité, vous ne contrôlez rien, la France n'est plus rien, un simple Monopoly qui est racheté par des puissances étrangères, le pire étant la Grande Bretagne.
Monsieur Attali, vous ainsi que les Élites Françaises êtes vous devenu fou ?.
La France était une nation homogène culturellement, qui était Leaders dans tous les secteurs technologique et innovation.
Un petit pays, mais un Génie philosophique, technologique, scientifique a l'échelle planétaire.
En 30 ans Monsieur, Attali, la France a perdu absolument tout son héritage que nos aïeux ont mis des siècles à crée, oui Monsieur Attali plus de 1000 ans d'histoire jeté a la poubelle en tout juste 30 petites années.
Vous croyez a un monde de Commerce international ?.
Ce monde que vous rêvez, n'existe pas, l'heure est aux États Nations, tel que l'Inde, Turquie, Russie, Brésil (la BRIC), ainsi que les pays de l'axe des non alignés.
La civilisation Européenne est morte, vaporisé, le monde ce moque de nous, la Turquie ainsi que l'Irlande nous tourne le dos.
L'Iran viens de montrer au grand jour un robot humanoïde aussi performant que le modèle japonais, cela veut dire que l'Iran dispose d'un savoir de la robot technologie qui nous surpasse.
Le Japon qui malgré la crise, poursuit son évolution technologique, et surtout sa dette est essentiellement dû à des préteurs Japonais.
Monsieur Attali, vous avez été dupé, mais vous n'êtes pas le seul.
Il n'y a pas de mondialisation, il y a le boycotte total de l'union européenne et des USA par le reste de la planete qui viennent de nous mettre à """""l'arrière ban de l'humanité"""".
Nos banques sont endettées, l'Euro et le Dollars ne vallent rien, juste dans le virtuel, le Yuan à une valeurs réel sur le marché international.
Qu'elle folie vous a pris de détruire notre civilisation ?, de détruire le peuple ?, de détruire votre Héritage ?.
UN peuple est une chose fragile, qu'il ne faut pas brutaliser, qu'il faut aimer, qu'il faut protéger, qu'il faut encourager.
Au lieu de ça, le peuple a été détruit.
Vous n'êtes Monsieur Attali et les autres, que les Leaders des Occidentaux, les autres peuples ont leurs propres Leaders, vous n'êtes pas apatrides n'y mondialistes, vous ne pouvez aller que dans secteurs de l'Europe et des USA.
Les USA rentrent en guerre civil, en scission de plus en plus grave des états, l'Europe rentre en scission de plus en plus grave entre les nations.
A l'intérieur de la France et l'Angleterre, il y a des tensions inter ethniques de plus en plus grave.
Qu'avez vous fait Monsieur Attali ?.
Vous vous contrôlez vous même ainsi que votre entourage?
Je comprends votre réaction, Pallas, mais à mon avis Mr Attali est dans son rôle de penseur.
Le rôle du penseur consiste notamment à proposer une vision plus globale que celle des politiques, lesquels se focalisent en général sur des points de détails techniques et peinent d'ailleurs souvent à s'en extraire.
Il est intéressant d'indiquer les contradictions entre les délimitations imposées par les démocraties et celles par les marchés, et d'en supposer les conséquences sur la crise actuelle.
On peut par contre se demander pourquoi cette réflexion intervient maintenant, alors que les règles du capitalisme ont été adoptées il y a quelques décennies, et entretenues tant qu'elles faisaient le jeu de puissances occidentales toujours gagnantes.
Le problème présenté ici renvoie à une incohérence fondamentale, originelle, et non pas à une conséquence de la crise actuelle.
Le concept de "gouvernance mondiale" effraie en général, car il a été détourné au profit de théories les plus angoissantes et les plus farfelues.
Or dans le raisonnement de Mr Attali, cette solution apparaît pourtant tout à fait pertinente pour de bonnes raisons.
Le problème à mon avis vient plutôt d'une vision un peu trop optimiste de la nature humaine, et de la capacité de l'élite gouvernante à travailler dans l'intérêt général, à des fins humanistes, sans jamais se soucier ni de leurs intérêts personnels, ni de l'intérêt de populations "minoritaires".
Or le problème d'une gouvernance mondiale est celui-ci. Quelles garanties aurons nous alors que les richesses mondiales seront réparties équitablement entre les peuples, entre les régions du monde, sans aucune préférence pour les populations dont sont issus ces mêmes gouvernants?
Le systême capitaliste actuel, dans toutes ses contradictions et limitations présentées par J Attali, a au moins l'avantage de permettre à chacun (chaque pays, nation, peuple, région, ...) de s'octroyer un niveau minimum des richesses créées localement, car dans ce cas l'intérêt est partagé entre la classe gouvernante et le peuple.
Le plus gros risque dans un gouvernement mondial, serait donc de transposer des problèmes que nous voyons au niveau national (iniquité des répartitions territoriales, flux migratoires internes, délaissement de régions, ...) au niveau mondial, avec des conséquences beaucoup plus graves à l'échelle planétaire.
On imagine déjà la création de zones spéciales, jouissant de privilèges, quand d'autres au contraire seraient totalement abandonnées, populations avec, et mises au ban de l'humanité.
Le pouvoir donné à ce gouvernement mondial serait beaucoup trop important à mes yeux, et les différents pouvoirs, occidentaux notamment, échouent régulièrement à démontrer la transparence de leur démarche, leur humanisme, leur désintéressement, en un mot leur capacité à gérer de manière équitable un territoire et un peuple. Alors de là à leur confier le monde...
Il faut que l'humanité entière soit prête pour cela, et que cela ne se résume pas au monde Occidental.
Nous sommes encore dans l'utopie pour plusieurs générations.
Quel soulagement de revenir sur Slate.fr à des questions importantes après des semaines consacrées aux bêtises de Woerthe et Bettencourt et les frasques des prêtres pédophiles.
Comme Gavroche, je comprends la rage de Pallas mais il parle un peu comme ces vieux qui regrettaient aux années '50 le 'bon vieux temps' des empires européens.
D'ailleurs parlons un peu de ces empires. Avant même qu'on ait inventé des termes comme 'mondialisation' et 'macro économie', avant l'avion, avant l'électricité même, sans parler de télégraphe, il me semble qu'un 'mondiale' existait. L'empire britannique, l'empire français, l'empire belge, 'la place au soleil' du Kaiser, et bien avant encore les empires des pays ibériques.
On trouvait ça très bien d'ailleurs. Les uns parce qu'ils gagnaient plein d'argent, les autres parce qu'ils pensaient 'civiliser' les indigènes. Et nous voilà aujourd'hui avec un monde 'mondiale'. Géniale!
Et la gestion des ces empires n'était pas si facile – demandez aux anglais, cette semaine du 4 juillet!
Mais le problème aujourd'hui, paraît-il, est que tout est géré par les 'marchés', cette mystérieuse force (venue d'une autre planète?), qui bafoue nos petits pays et nos gouvernements si démocratiquement élus. Nous serions impuissants....
Au fait, c'est quoi un 'marché'? N'est-ce pas un endroit où quelqu'un propose des produits ou services et où d'autres les achètent? Et c'est quoi un état nation? N'est-ce pas un lieu capable de défendre ses frontières contre des forces envahissantes (militaires ou économiques)?
Quand on n'a pas accès au lieu géographique ou le 'marche' devait avoir lieu, il n'y pas de marché possible. Sans aller jusqu'à proposer le retour du protectionnisme, il me semble que chaque état nation, ou dans le cas très sophistiqué de l'UE, un GIE des nations, a les moyens – et le devoir – de décider selon quels termes et selon quelles conditions le marché peut avoir lieu.
Cela a toujours été et le sera toujours. Aussi, les Japonais depuis toujours, via un système extrêmement complexe de cahiers de charges impossible à respecter, a défendu son marché intérieure. Les Américains et les Indiens font pareil. C'est normal pour protéger l'emploi et la vie économique des citoyens.
Pour retourner à un tel équilibre, pas besoin de gouvernement mondial, pas besoin de nouveaux empires, juste un peu de bon sens et la vigilance des citoyens qui votent nos gouvernements au pouvoir. Attali, pace Pallas, a raison d'en parler.
L'UE, une fois les 'nonistes' finalement convaincus (ça sera long vu la nostalgie des uns et la xénophobie des autres), aura la force et les mécanismes pour réguler son marché interne à sa convenance.
Et les méchants Martiens pourront rentrer chez eux.
Je suis d'accord sur le fait que l'homme doit transcender le concept d'Etat nation, et avoir une vision "Humaniste" de l'économie. c'est à dire mettre l'Homme au centre du fonctionnement économique, et non pas la nation.
je suis d'accord sur le fait qu'un gouvernement mondial serait profitable à l'économie planétaire, tant pour la croissance que pour la réduction des inégalités.
Toutefosi je n'y crois pas. rappelons nous, pour quelles raisons se sont formé les Etats? Exclusivement pour se protéger du voisin. Hors il n'y a pas de voisin en dehors de l'unité terrestre. Quelle sera la force motrice qui nous portera vers un gouvernement économique mondial? Aucune (à part peut-être la découverte d'extra terrestre.....). Certains rétorqueront (surement pas J. Attali) "Oui mais nous vivons dans un monde globalisé, nous tendons déjà vers une gouvernance mondiale!" : rien à voir, la globalisation des échanges économique reflète simplement l'éloignement des frontière techniques au commerce. Aujourd'hui on peut commercé facilement dans le monde entier, donc on le fait, elle est là la globalisation. La gouvernance mondiale implique une mouvance politique. Et le monde, au niveau de la politique, et à l'échelle des Etats nation, se retrouve dans une situation d'anarchie. On est loin de la gouvernance mondiale. Malheureusement.
Maintenant est-ce possible?
Je crois que, meme si le cote "accusateur" de Pallas n'est pas justifie, la remise en cause du pouvoir de l'Occident est completement juste.
En effet, je suis completement d'accord sur cette idee de gouvernance mondiale, d'avoir des hommes politiques capables d'organiser des Etats-Generaux et prendre des decisions responsables et visionnaires.
Mais c'est mon point de vue de Francais. Pensez-vous que les Chinois, les Indiens et autres aient les memes problematiques? Que pour eux ils semblent aussi necessaires de reguler le marche mondial, alors que le Chine est l'industrie du monde, et l'Inde, fournisseur de services?
Je ne crois pas vraiment qu'ils soient moteurs sur ce projet-la (la seule raison pourrait etre d'avoir des garanties sur les dettes occidentales hebergees chez eux, et encore...).
Et deuxiemement, je ne crois pas du tout que ce type de gouvernance soit possible sans eux.
Sachant en parallele que nous les Occidentaux devont aussi resoudre nos problemes internes, et eviter de retomber dans nos vieux travers protectionnistes...
Bon, voila, pour resumer, je suis sceptique a la premiere phrase du papier de Jacques Attali :
"La crise actuelle va peut-être conduire à penser enfin le monde comme il est, et non comme on rêve qu'il soit encore".
Arnaud
Je pense que vous n avez pas bien percu le message de pallas dont je partage l opinion, la conception du monde qui est présentée ici est flatteuse mais je pense qu il faut voir l imposture qu elle recele.
Comprenons nous bien, en bon politicien Monsieur Attali ne peut presenter qu un projet positif, un énième faire valoir à poursuivre.
Sans remettre en cause la valeur de son analyse économique pour un spécialiste., mais qu en est il pour le profane que je suis ?
A t on jamais vu un seul acte politique n ayant pas recours à la coercition ( de la diplomatie de la cannoniere , a l attribution de marché nationaux subordonnés au maintien des faveurs d instances multinationales ( banque mondiale, etc...).
Le projet de Monsieur Attali se présente comme une autorité mondiale , aucune autre garantie ne peut lui être fournie puisque qu elle est elle même sa propre légitimité.
Lors de la colonisation de l amérique latine , des philosophes avaient popularisé les utopies ( T.More etc...) , avant la creation de l europe ;, des ecrivains occidentaux (Rilke, ....) avaient mis en avant une forme d unité entre les nations d europe. Qu en est il du projet defendu ici , hors lobbying ou discours d expert en économie ?
Le discours de Mr Attali ne trouve pas d echo culturel profond .
Bien sur ,on peut relativiser l influence culturelle dans ce genre d entreprise, mais l ignorer est pour le moins inconsidéré .
A moins d abdiquer collectivement et non sans mal toute identité et privilège, Et donc sauf a prétendre imposer au monde, le compromis qui sous tend le pays France actuelle.
Pour résumer ceci, quelqu un a dit avant moi :” les francais méprisent la loi , et respectent l autorité , les anglais méprisent l autoritte, et respectent la loi” ,
La perception culturelle francaise a donc été toute préparée et dévouée à “l idée de cette autorité mondiale” et prete a en payer le prix , il n en sera pas de même hors de nos frontières quand bien même nous pourrions trouver une oreille attentive.
De plus comme le sous entend Pallas mais de facon “francocentriste” , l eceuil inévitable et non résolu de l instauration d une science économique mondiale est un prosélytisme dont la dérive garanti le profit d une minorité ( plus de 95% des prix nobel de sciences sociale économique appartiennent à 2 ou 3 pays).
On pourra donc conclure que ceci ne changerait rien ou peu du monde actuel, mais alors pourquoi prétendre changer le monde ?
Monsieur Attali,
Le point de départ de votre billante analyse porte sur la théorie économique: validée au niveau du monde, mais inopérante, ou très imparfaitement, en fait tant les "trous noirs" de la concurrence pure et parfaite, largement idéalisée, la légitiment comme solution et la rendent inopérante en réalité: car vous l'induisez: nous butons pour sa mise en oeuvre sur un mur, celui des différences, antithèse de l'homogénéité de la concurrence indispensable à sa réussite.
Vous l'indiquez clairement:"Oui, le marché existe. Oui, il est un bon cadre pour penser l'économie. Mais seulement à l'échelle de la planète. Et seulement maintenant, parce qu'il a fait exploser les cadres nationaux. Parce qu'il a détruit l'essentiel de la démocratie." Seulement à cette échelle. Vous concluez donc que l'économie de marché est impossible et inefficiente: et pour faire avancer le malade, on invente un médicament ou plus exactement un dopant: la création monétaire, matière première de l'économie financière, sans fin qui crée une demande artificielle "en substitut d'un appareil d'Etat planétaire ... (in)capable de créer une demande publique."
Et devant ce constat de l'impossibilité d'appliquer la théorie, les régulations ne peuvent être que locales et les Etats nécessaires à la survie des cultures et de la démocratie. Plus que de gouvernance mondiale, même théoriquement souhaitable au plan économique, c'est de stabilité et de régulation efficace dont les marchés ont besoin... Au niveau mondial, la gouvernance indispensable passe par la seule régulation de la création monétaire, origine première des déséquilibres et des désinformations. L'orientation est parfaite dès lors qu'elle traite de l'économie, c'est à dire des objets produits et de leur valorisation, mais trouve immédiatement sa limite dès lors que l'on passe de l'objet au sujet: l'homme, source du droit, auteur de la règle et source de l'éthique. Chacun des Etats en faisant le fondement de la justification des actions de sauvegarde qu'il décideront en habit de généraux...