France

Interview de Guéant: soutien total de l'Elysée à Eric Woerth

Slate.fr, mis à jour le 05.07.2010 à 14 h 37

Eric Woerth à l'Assemblée nationale le 4 mai 2010. REUTERS/Charles Platiau

Eric Woerth à l'Assemblée nationale le 4 mai 2010. REUTERS/Charles Platiau

Alors qu'Eric Woerth se retrouve encore plus impliqué dans l'affaire Bettencourt après les révélations sur le remboursement fiscal de 30 millions d'euros à l'héritière L'Oréal, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant défend le ministre dans une longue interview au Figaro Magazine.

Pour l'homme de confiance de Nicolas Sarkozy, «Eric Woerth n'a rien à se reprocher», et il accuse la gauche de faire de la désinformation pour pousser à la démission du ministre, allant jusqu'à qualifier le climat politique actuel de «chasse à l'homme».

Concernant un possible conflit d'intérêts entre la fonction de ministre du Budget qu'Eric Woerth occupait alors que sa femme gérait le patrimoine de Lilianne Bettencourt, Claude Guéant est catégorique:

Un honnête homme comme Eric Woerth ne songe pas à prendre des précautions parce que la tentation du conflit d'intérêts ne traverse même pas son esprit [...] La vraie question est de savoir s'il y a eu une indélicatesse. En l'occurrence, il n'y en a pas eu. J'imagine que Mme Woerth et son mari sont meurtris par cette affaire, qu'ils en souffrent. Mais je vous le répète, pour des gens honnêtes, il n'ya pas de risque de conflit d'intérêts.

Claude Guéant affirme que le ministre du budget n'influe en rien sur les contrôles fiscaux et qu'il ne peut en être l'instigateur, avant de se contredire en précisant ses propos: «Théoriquement, un ministre pourrait demander un contrôle. Politiquement, aucun ne s'aventurerait à le faire».

Il estime que toutes les accusations portées en ce moment contre Eric Woerth relèvent du «fantasme», de «l'imagination», de «la manipulation de fausses informations», et rappelle que «la présomption d'innocence doit aussi bénéficier aux ministres».

Claude Guéant affirme également que la démission d'Eric Woerth n'a été envisagée à aucun moment par l'Elysée.

Pourquoi voulez-vous que quelqu'un démissionne ou qu'il soit remercié dès lorsqu'il n'a rien fait qui puisse lui être reproché ?
Le conseiller est aussi revenu sur les différentes façon d'élucider l'affaire, que ce soit la commission d'enquête proposée par les socialistes ou une mission de l'Inspection des finances: «La question est simple. Elle ne nécessite pas que des dizaines de personnes s'en occupent. Elle est tout simplement de savoir si le dossier fiscal de Mme Bettencourt révèle ou non une intervention du ministre».

[Lire l'article sur lefigaro.fr]

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Photo de une: Eric Woerth à l'Assemblée nationale le 4 mai 2010. REUTERS/Charles Platiau

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