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La bataille du fondateur de Google contre Parkinson

Slate.fr, mis à jour le 03.07.2010 à 10 h 10

Sergey Brin at the Web 2.0 Conference 2005. Wikimedia

Sergey Brin at the Web 2.0 Conference 2005. Wikimedia

Sergey Brin cherche un remède à la maladie de Parkinson, rapporte le magazine Wired. Celui qui a fondé Google –avec son ami Larry Page–, est porteur du gène LRRK2, qui en fait une personne à risque: alors que 1% des Américains en moyenne pourraient avoir la maladie de Parkinson, les risques atteignent 30 à 75% chez les porteurs du gène LRRK2.

La mère de Sergey Brin souffre de la maladie de Parkinson depuis 1999, mais il ne s'est rendu compte de ce que ceci voulait dire pour sa propre santé qu'en 2006, après un test ADN qui a révélé son gène LRRK2 (un gène que porte également sa mère). Brin s'est alors mis à consulter des experts à la fondation Michael J. Fox et à l'institut Parkinson, avant d'estimer contre-productif de garder son problème secret:

Je ne peux pas parler à 1.000 personnes en secret. Donc autant le dire à tout le monde. Cela me paraissait être des informations qui valaient d'être partagées et qui pourraient même être intéressantes.

Le fondateur de Google commence donc un blog en 2008, dont le premier billet s'appelle tout simplement LRRK2: «Tout le monde a ses défis, tout le monde à des choses à gérer. C'est mon défi. Pour moi, c'est juste une des choses qui pourraient m'arriver en vieillissant. Et le plus important, ce que je peux agir».

Pour diminuer le risque, Sergey Brin fait de l'exercice, mange équilibré, ne fume pas... et a donné 50 millions de dollars à la recherche contre Parkinson. Prenant en compte toutes ces actions, il estime en être maintenant «seulement» à 10% de chances d'avoir la maladie de Parkinson. Rien d'étonnant à ce qu'un milliardaire finance une telle recherche? Pas tout à fait, estime Wired:

Ca parait tellement pragmatique, tellement évident, que l'on peut manquer un fait frappant: beaucoup de philantropes ont financé la recherche de maladies qu'on leur avait diagnostiquées. Mais Brin est probablement le premier qui, à partir d'un test génétique, s'est mis à financer la recherche scientifique dans l'espoir d'échapper à une maladie avant même qu'elle se déclare.

Non seulement Sergey Brin finance cette recherche avant d'être affecté par la maladie, mais en plus il veut la Googliser: la recherche sur Parkinson s'appuie sur la méthode scientifique classique: hypothèse, analyse, évaluation par les pairs, publication. Mais Brin propose une autre approche, qui s'inspire des larges bases de données et algorithmes qui ont fait le succès de Google.

[Lire l'article complet sur Wired]

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Photo: Sergey Brin at the Web 2.0 Conference 2005 / James Duncan Davidson, via Wikimedia Commons

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