Le pape ne dirige pas une multinationale
Benoît XVI pourrait se retrouver devant la justice américaine, la Cour suprême n'ayant pas statué sur l'immunité du Vatican. Mais le raisonnement pèche.
- Benoît XVI le 28 juin 2010 à Rome. REUTERS/Tony Gentile -
Le pape peut-il être tenu civilement et pénalement responsable des abus sexuels commis par des prêtres? La question est sérieusement posée depuis que la Cour suprême des Etats-Unis a refusé de statuer, lundi 28 juin, sur l'immunité du Vatican dans une affaire de pédophilie survenue dans l'Oregon. Ce refus de la Cour suprême –contre l'avis de l'administration Obama qui avait jugé que le Vatican disposait de l'immunité– entérine de fait la décision d'une cour d'appel, rendue en 2002 dans cet Etat, de lever cette immunité. Cette affaire oppose un résident de l'Oregon, qui veut garder l'anonymat, victime d'attouchements sexuels, à un prêtre irlandais, Andrew Ronan, décédé en 1992, qui avait d'abord été soupçonné de pédophilie en Irlande dans les années 1950, avant d'être transféré aux Etats-Unis à Chicago, puis à Portland (Oregon).
Les avocats du Vatican avaient saisi la Cour suprême en lui demandant de casser le jugement de la cour d'appel et essuient donc aujourd'hui un échec. Ils invoquaient la loi américaine de 1976 sur les «immunités souveraines étrangères» qui interdit à des tribunaux de poursuivre le chef d'un Etat étranger –et le pape est chef de l'Etat de la Cité du Vatican– ou ses représentants. Mais cette loi comprend deux exceptions: l'une concerne le droit commercial; l'autre est le «Tort Exception» qui s'applique à des représentants d'Etats étrangers qui ont causé des préjudices à des personnes sur le territoire américain. C'est sur ce dernier point que s'appuient les avocats, notamment dans l'Oregon, le Kentucky, le Wisconsin, pour tenter d'aboutir à la levée de l'immunité du Vatican et le mettre directement en cause dans des affaires de pédophilie.
L'empoignade judiciaire entre les défenseurs des victimes de prêtres pédophiles et le Vatican reprend donc dans un climat passionnel. Les avocats américains plaident le lien de subordination qui existe entre les prêtres, les évêques et le Vatican et dénoncent la négligence de Rome qui aurait mis en danger les victimes de prêtres pédophiles. Ils ont obtenu gain de cause en appel dans l'Oregon, dans un jugement qui devient définitif après le refus de la Cour suprême de statuer sur l'immunité du Saint-Siège. La justice américaine peut désormais passer à l'étape suivante: examiner la qualité d'«employeur» du Vatican vis-à-vis du prêtre mis en cause pour décider si la procédure peut ou non se poursuivre à l'encontre de l'Eglise.
Mais le Saint-Siège n'est pas démuni d'arguments. Dès le lendemain du verdict de la Cour suprême, ses avocats ont changé de stratégie. Ils ne vont plus se battre sur l'immunité, mais précisément sur la qualité d'«employé» du prêtre pédophile. Dans une interview accordée au quotidien italien La Stampa du 29 juin, Jeffrey Lena, avocat du Vatican dans certaines affaires de pédophilie aux Etats-Unis, soutient qu'«il n'existe pas de rapport de travail dépendant entre le prêtre et le Vatican». Celui-ci ne paie pas le salaire des prêtres et ne garantit pas leurs charges sociales. Il n'exerce aucun contrôle quotidien sur leurs actes, à la différence des diocèses et des ordres religieux qui les emploient.
Dans le «système» catholique, en effet, les évêques des diocèses et les supérieurs d'ordre religieux bénéficient d'une réelle autonomie de gouvernement. Les prêtres relèvent de leur autorité, non pas de celle de Rome. Ils ne peuvent être considérés comme des employés du Vatican. L'Eglise n'est pas une multinationale. Chaque évêque est juridiquement responsable de son diocèse. Mais William Mc Murry, l'un des avocats américains qui tentent d'assigner le Saint-Siège, maintient que le pouvoir de nomination des évêques et de transfert des prêtres pédophiles –pouvoir détenu et appliqué par Rome– illustre le lien de subordination. S'appuyant sur la demande faite en 2001 par la congrégation pour la doctrine de la foi, alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, de faire remonter jusqu'à Rome tous les cas d'abus sexuels, William McMurry insiste: «Je veux savoir ce qu'il savait, et quand il l'a su» (La Croix du 7 avril 2010).
Cet acharnement judiciaire contre l'Eglise est typique de l'évolution d'une société américaine dans laquelle se multiplient les class actions (actions judiciaires collectives), notamment dans le domaine éducatif ou médical. Ces actions permettent à d'éventuelles victimes de recevoir des indemnités financières en réparation de préjudices subis. Des avocats spécialisés recherchent ainsi activement des plaignants parmi les anciens élèves d'institutions éducatives catholiques, leur faisant miroiter des indemnités importantes qui pourraient leur être versées s'ils choisissent de déposer une plainte. Ainsi l'intellectuel catholique George Weigel, biographe de Jean-Paul II, vient-il de dénoncer «ces avocats sans scrupule qui tentent de mettre les ressources du Vatican à portée des tribunaux américains». Déjà plusieurs diocèses des Etats-Unis ont dû verser des centaines de millions de dollars à des victimes américaines d'abus sexuels.
Cette tentative d'impliquer le Vatican et le pape illustre à la fois la puissance et la fragilité de l'Eglise catholique aux Etats-Unis. Pendant plus d'un siècle, les «papistes» irlandais, italiens, polonais, allemands avaient mis toute leur énergie à s'intégrer à la société majoritairement protestante et à se dégager de leur étiquette de religion d'immigrants. A cet égard, l'élection à la Maison-Blanche en 1960 de John Kennedy, d'origine irlandaise, premier président catholique de l'histoire du pays, avait été un puissant symbole. Mais la crise qui a frappé l'Eglise catholique américaine après la révélation des affaires de pédophilie du clergé a miné, pour une grande partie, la confiance qu'elle avait su nouer avec le pays.
Les catholiques restent une force outre-Atlantique, à la fois respectée et jalousée. Force numérique d'abord: ils sont 69 millions, sur 300 millions d'Américains. Un Américain sur quatre est catholique et, compte tenu de l'émiettement des Eglises issues du protestantisme, les catholiques restent le groupe confessionnel le plus nombreux, loin devant les baptistes (15%) et autres groupes évangéliques et pentecôtistes. L'arrivée massive des immigrants du Mexique et d'Amérique centrale a bouleversé la composition et le visage du catholicisme américain. Les «hispaniques» représentent déjà plus de 40% de la population catholique et, dans les années 2020, selon les projections de la conférence des évêques, ils seront plus de la moitié et même 85% en 2050.
Avec les confessions protestantes historiques (luthériens, anglicans, méthodistes), les catholiques appartiennent au mainstream –courant central– d'Eglises modérées, éloignées de la droite religieuse évangélique, conservatrice et qui était hier inconditionnellement pro-bushiste. Le crime des prêtres pédophiles est devenu une arme opposée à l'influence du Vatican, dont on peine à admettre la qualité d'Etat protégé par l'immunité, et d'une Eglise assimilée à une entreprise religieuse privée. La décision de la Cour suprême ouvre la porte à la prétention de cabinets d'avocats puissants, dont le plus célèbre est Jeff Anderson qui ne cache pas son néo-protestantisme, d'impliquer jusqu'au plus haut niveau une Eglise catholique considérée comme une multinationale. Si l'Eglise est une multinationale, son PDG est civilement responsable des conséquences de la pédophilie de certains prêtres, comme le PDG de BP est civilement responsable de la pollution du golfe du Mexique. Mais elle ne l'est pas.
Henri Tincq
Photo: Benoît XVI le 28 juin 2010 à Rome. REUTERS/Tony Gentile
À LIRE ÉGALEMENT SUR L'ÉGLISE ET LA PÉDOPHILIE: Pédophilie: la tolérance zéro selon Benoît XVI ; Pédophilie: le réquisitoire du pape ; Affaire Williamson: le Vatican savait ; Curée sur les prêtres pédophiles et Le chemin de croix de Benoît XVI
Et aussi: Benoît XVI, le pape mal aimé
Mis à jour le 05/07/2010 à 6h04













































ça serait comme dire que N. Sarkozy est responsable et doit être jugé pour tout les actes de pédophilie commis par des citoyens Français.
Non mais on va où?
Au point où les choses en sont arrivées, il ne manquait plus que le Pape Benoît XVI soit traîné devant le tribunal des hommes.
Mais son Dieu lui-même, n'a-t-il pas été injustement jugé et martyrisé ? (On n'ose plus écrire crucifié depuis que Slate s'est mis à douter de la réalité de la Croix !)
Si c'est pour la plus grande gloire de son Eglise, ce Pape exceptionnel saura faire la même prière que Jésus au mont des Oliviers :
"Il prie et dit :
Mon père, si c'est possible que cette coupe passe loin de moi !
Pourtant, non pas comme je veux, mais comme toi."
(Matthieu XXVI-39) La Bible, traduite et présentée par André Chouraqui
Qu'est-ce qui est le plus immoral:
1/ Des avocats qui cherchent des victimes de curés pédophiles pour se gaver sur les dommages et intérêts.
2/ La hiérarchie catholique qui a couvert les exactions de son clergé et facilité l’accès aux enfants à des pédophiles notoires.
Notons au passage, que pour une raison que je ne saurais expliquer, l’Église Française semble relativement épargnée par ce scandale.
Recommandons lui quand même de faire attention à ne pas faire escale en Suisse...
Mais surtout n'omettez pas de lire tous les articles cités par Slate sur le sujet.
Essayez d'imaginer ce monde dont on aurait réussi à éradiquer le christianisme, puisque tel semble être le but.
Et que voyez-vous ?
Très cordialement.
Chère Marianne,
Je vais faire court, à cette heure vous devriez être à la messe ;-)
Vous me demandez ce que je crois ? Et bien c'est assez simple, je ne crois en rien. C'est dommage, la métempsychose est assez tentant comme concept. Moi, je me serais bien vu réincarné en banc publique devant un lycée de jeune filles. Mais au mieux, dans l'au delà, je peux espérer servir de compost.
Alors, pour moi, Imams, Rabbin et Curés de tous poils*, ne sont que des marchands de mauvais rêves. Alors oui, je rigole à gorge déployée... c'est la pire des choses qu'on puisse leur faire, eux qui, drapés dans leur importance pompeuse, nous dresse les uns contre les autres... le ridicule les tue et je mets les rieurs de mon côté. Ma ceinture d’explosifs à moi, c'est l'éclat de rire.
Mais, à mon grand regret, le Christianisme, pas plus que ses religions concurrentes, ne vont disparaître... donc, laissez moi rire en paix...
Très cordialement,
* je mets toujours la locution "de tous poils" après curés, rabbin et imams. N'avez vous pas remarqué, qu'il faut toujours qu'ils se fassent pousser ou raser le poil de telle ou telle partie de leur anatomie. Qui la barbe, qui les paillotes, la tonsure etc.. etc.. moi, je me fait faire le maillot... etc-ce que ça compte ?
Cher Spiroute,
Dommage que vous m'ayez si mal lue.
Un des reproches qu'on pourrait faire aux tenants de la laïcité pure et dure, c'est d'être incapables, très souvent, de parler de leur "non-croyance" sans tomber dans l'outrance, voire la vulgarité.
Mais de là à ne même plus comprendre le sens d'une question ? C'est assez étonnant !
Très cordialement.
Chère Marianne,
Je n'essaye pas d'envisager le monde sans religion, ce serait vain et je suis un réaliste. Cette hypothèse ne m'effleure pas l'esprit. Je crois par contre que la voix de l'athéisme, au même titre que les autres croyances doit être entendue et que l'esprit et le mot de la laïcité à la Française ( à l'Européenne) doivent être respectés à la lettre. La république est assiégée par toutes sortes d'illuminés et, la meilleure parade, celle qui leur fait perdre du terrain, est de les ridiculiser: ils détestent ça et perdent leur moyens.
Quand à la vulgarité, l'outrance, je vous le concède, elles ne sont pas du goût de tous le monde. Elle sont du mien par contre... je les défends: j'aime Audiard, Dard, Bertrand Blier, Simonin, Vautrin etc... C'est mon mode d'expression, certain font dans amphigouri, d'autres dans l'euphémisme; moi j'appelle un chat un greffier. Il ne faut pas me prendre au premier degré... j'exagère, je caricature. Ça "cache une grande tendresse" comme on disait de Coluche ;-)
Bonne journée, Princesse
Cher Spiroute,
Vous écrivez : "Je n'essaye pas d'envisager le monde sans religion, ce serait vain... " Dont acte.
Mais vous n'ignorez pas que certains l'ont fait, et même continuent à le faire. Voyez comment la religion juive a été traitée dans toute l'Europe il n'y a pas si longtemps. Voyez comment le régime communiste s'est appliqué à éradiquer la religion orthodoxe. Voyez comment sont traités les Coptes en Egypte, les Catholiques en Chine... la liste est non-exhaustive.
Je vous donne acte aussi que notre "République est assiégée par toutes sortes d'illuminés", encore qu'à y regarder de plus près les "sortes" sont moins nombreuses que vous voulez bien le dire.
Cependant je ne pense pas que pour les combattre, se servir de l'invective soit la meilleure méthode. Je pense que le débat argument contre argument est certainement plus performant : il me semble que ridiculiser les gens ne peut que les amener à se radicaliser.
En revanche, je suis comme vous admiratrice d'Audiard, Dard et consorts et quand vous aurez écrit un roman de ce style, je vous promets de faire partie de vos tout premiers lecteurs.
Bonne journée à vous aussi.
Les conflits que vous citez, sont effectivement désolants. Je dois reconnaître que je suis effaré par le traitement des Syriaques et des Coptes, ces église "fossiles", puisque elles nous ramènent à nos origines. Je suis pareillement et bien évidement atterré par le traitement des Juifs - et pas seulement: Gitans etc... - par les Nazis. Je ne connais pas bien le sort des Orthodoxes pendant le communisme mais je l'imagine.
Je crois néanmoins que tous ces conflits, sont d'ordre sinon stricto sensu religieux, au moins idéologique. Comme notre ami Peter je range le Communisme dans les religions avec ses livres saints, sa sainte trinité etc... même ses reliques... et discuter avec un "coco" revient à mon sens, à discuter de dogmes. Le Nazisme rentre à mon avis rentre aussi dans cette catégorie de croyances politiques quasi religieuses. L'écologie devient aussi une religion...
Pour changer, je regardais sur Arte un documentaire sur ces églises éthiopiennes perchées dans les montagnes. Ils s'agit de chrétiens descendants directement du concile de Jérusalem et dont le leader était le Négus. J'ai immédiatement senti une affinité avec ces gens et j'ai réalisé que c’était une affinité tribale. Je les aimais bien, parce que nous partagions un pan entier de notre culture... donc mois aussi j'étais complétement capable de de réaction tribale. Je me suis fait peur.... j'avais réagi exactement comme je le critiquais chez les autres. Vite, le cilice...
Ce que je veux dire c'est que c'est la religion, au sens large, qui divise les peuples. Là on est plus dans le domaine de l'invective, on est dans le domaine du "tu sors de chez toi et tu prends une rafale de Kalachnikov" par ce que tes croyances ne sont pas celles des autres.... donc, si mon langage est parfois un peu dur je ne crois pas que ce soit déplacé. D’abord, l'est il, un peu dur ? Si j'allume la TV, qu'es-ce que je vois ? La foire d'empoigne... Finkelkraut outré, DHL énervé. Guillon en colère... eux, ils n'invectivent pas, peut être ?
Alors, soyons rationnel vous dîtes.. moui... pas convaincu : peut on avoir un débat rationnel sur la religion quand on est dans le domaine de la foi. On nous demande de croire... sans voir.
Vous avez peur qu'en les moquant on les radicalise. Est il possible de radicaliser plus un Taliban. Ça se traduit comment ? Il met double dose d'explosifs dans sa ceinture avant une opération Kamikaze ? Vous croyez qu'on peut radicaliser plus les les fous furieux ( c'est ça, ils sont furieux, non ?) de Saint Nicolas du Chardonneret ? Non, le rire, c'est très bien...
Vous me flattez, si j'adore les maîtres de la langue verte, je ne crois pas avoir leur talent.. mais, si il ne s'agissait pas de flatterie, mais plutôt de persiflage, alors, sachez que mon respect pour vous n'en ferait que grandir. J'aime les vanneurs...
Très cordialement
Le Vatican et son gang de Prélats mysogines (mais si : je suis née catholique !) regorgent d'or, de crimes, de "balayages sous le tapis" et de magouilles politiques peu avouables depuis le haut moyen-âge. Pierre Jovanovic ("La Chute du Vatican et de Wall Street selon Saint-Jean"), déchiffre le Vatican comme étant "La Bête" (avec les banques...). Bien sûr que les prêtres ne sont pas payés. J'en ai connu un, à WiègeFaty, dans l'Aisne, dans les années 90, avec une soutane pleine de trous, qui "mendiait" littéralement ses repas aux habitants du vilage. Alors, mon soutien va aux avocats-requins US pour une fois. Allez-y les gars ! Pressez-leur le citron ! Bon, je vais être en retard à l'office luthérien de mon quartier. Je vous laisse. Bon dimanche !
Certains avocats veulent démontrer que Le Vatican n'est pas un état souverain, mais une multinationale.
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Or, sauf erreur, les multinationales paient des impôts, et ce, dans chacun des pays où elles ont une succursale, une entreprise, un bureau.
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En conséquence, va-t-on donc demander aussi au Vatican de payer, les arriérés d’impôts, non réclamés par tous les pays potentiellement concernés, depuis sa création, soit depuis 1929, création officielle, soit depuis que son influence sur le monde existe.
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Il est quand même curieux, voire étrange, qu’aucun pays n’ait jamais réclamé au Vatican, tous ces impôts, depuis le temps, vues les crises économiques subies.
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De même, soutenir que Le Vatican serait une multinationale, ne serait-ce pas ramener Jésus Christ à un " simple " chef d’entreprise, - doué quand même, son busines tourne depuis 2000 ans et doit éveiller quelques jalousies - puis les apôtres et tous leurs successeurs, à des directeurs d’activités ou de succursales !
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Et que penser alors des chrétiens eux-mêmes, probablement des actionnaires de cette multinationale ? Drôles d’actionnaires quand même, qui ne touchent aucun dividende, mais en prennent plein la figure depuis quelques temps. Simplets, ces actionnaires, non ?
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Aussi, jusqu’où la cupidité ne pousserait-elle pas certains ?
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Ne serait-ce somme toute, qu’une sordide affaire d’argent ou bien un moyen de plus d’attaquer la religion chrétienne ? Je commence à me poser la question et je me demande parfois si je n'ai pas quelques soupçons.
Article intéressant qui met en lumière toute la bassesse dont les hommes sont capables. Comme catholique, mais aussi dans le cadre d'autres activités spirituelles, je suis horrifié de voir cet étalage de procès financiers autour du drame qu'ont vécu des enfants, que des pédophiles ont privé de leur épanouissement et de leur équilibre. Ces avocats rapaces, que rien n'arrête, et les parents, devraient montrer un peu de respect à l'égard de l'Église, à l'égard des enfants. À l'égard des croyants. Il est de bon ton d'attaquer l'Église catholique. Mais quand ce sont des musulmans de 50 ans qui se marient à des filles de 8 ans comme au Yémen (en toute légalité), là on n'entend plus grand monde (à part Slate.fr, il faut le dire). La peur d'une fatwa peut-être ?
Cyril,
Ne trouvez vous pas que vous poussez le bouchon un peu loin ?
Dans vos quelques lignes vous dénoncez tous les coupables mais omettez de mentionner une seule fois que l'Église Catholique à couvert, en toute connaissance des faits, les actes criminelles de son clergé sur des enfants. Cela s’appelle de la complicité.
Vous voulez du respect, soit ! L’Église l'aura quand elle aura fait son méa culpa sincère et total. Faute avouée, faute à moitié pardonnée...
Cordialement,
La vidéo de Tracy Chapman : http://www.youtube.com/watch?v=zkftyHSf6sQ