Les climatosceptiques sont-ils de mauvais scientifiques?
Pour la Maison Blanche, ils le sont.
- -
Les preuves attestant de sérieux risques climatiques sont écrasantes. Dans leur ardeur à convaincre l'opinion publique de ce fait, les défenseurs de l'environnement surestiment parfois des études sensationnelles et des prédictions reposant sur une logique faible ou ambiguë. A chaque fois qu'ils le font, leurs opposants s'en donnent à cœur joie.
Fin juin, aux Etats-Unis, les écolos sont tombés droit dans ce piège. Le 21 juin, des chercheurs de trois organismes ont publié une étude se fondant sur «de nombreuses données collectées chez 1.372 chercheurs sur le climat» afin de montrer que presque tous les scientifiques sérieux sur le climat, à travers le monde, reconnaissent le fait scientifique basique d'un réchauffement climatique anthropique, et que les quelques sceptiques qui restent n'ont pas «l'expertise climatique et la notoriété scientifique» de leurs pairs. L'article, intitulé «Le crédit des experts sur le changement climatique» a été publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). En quelques heures, un grand nombre de groupes progressistes et environnementalistes vantaient bruyamment ses conclusions, et des articles bienveillants paraissaient dans USA Today, le New York Times, et le Time. Le 23 juin au matin, la Maison Blanche relayait le message avec un tweet officiel: «Les scientifiques sont d'accord sur le changement climatique... le peu qui ne le sont pas? Pas la crème de la crème.»
Les climatosceptiques ne sont pas «la crème de la crème»
Intuitivement, ce message fait sens. Etant donné que la majorité des arguments qui s'opposent aux fondamentaux de la science climatique sont stupides, il va de soi que ceux qui les colportent le sont tout autant. Mais le papier des PNAS ne présente pas simplement une hypothèse - il prétend démontrer scientifiquement des conclusions. C'est pour cela que les défenseurs du climat en ont parlé de manière si enthousiaste, et que les journaux lui ont accordé tant d'attention. Hélas, l'étude ne parvient pas à étayer ses conclusions. Les sceptiques du réchauffement climatique sont peut-être cinglés, mais rien dans cet article publié cette semaine ne prouve qu'ils manquent de poids ou de renommée universitaires. En d'autres termes, les écologistes se sont appuyés sur leurs carences en science sociale pour prouver sur quelles bases saines la science du climat repose.
Les auteurs commencent par dresser la liste des scientifiques «convaincus» ou «non convaincus» des principes de la science climatique dominante, en fonction de la présence de leur nom dans plusieurs documents liés au climat. Les universitaires ayant participé aux rapports du Giec, par exemple, sont définis comme convaincus; ceux qui ont signé des lettres ouvertes remettant en question l'existence ou la gravité du changement climatique anthropique sont classés chez les sceptiques. (La manière dont les chercheurs ont été assignés à l'une ou l'autre des catégories a déjà été critiquée par au moins un universitaire ayant démontré avoir été sélectionné dans la mauvaise équipe.) Les auteurs de l'étude ont ensuite recoupé ces listes en s'en tenant aux chercheurs responsables d'au moins 20 publications liées au climat, ou de livres indexés sur Google Scholar. Les voici les «experts du climat» dont la réputation et les opinions ont fait l'objet d'une évaluation.
Les auteurs posent leur premier postulat en comparant les convictions des universitaires avec le plus de publications climatiques. Ils trouvent que seulement 2% du top 50 des chercheurs, 3% du top 100, et 2,5% du top 200 ne sont «pas convaincus» des principes de base de la science climatique. Dès lors, ils en concluent que 97 à 98% des chercheurs les plus actifs dans ce domaine soutiennent les principes du changement climatique anthropique.
Ces chiffres sont éloquents, mais ils ne nous en disent pas autant sur le nombre des chercheurs talentueux présents dans chaque équipe que ce que prétendent les auteurs. L'un des arguments les plus fréquents des climatosceptiques veut qu'ils soient exclus des publications climatiques à comité de lecture. La plupart des analystes sont à juste titre sceptiques envers cette affirmation et doutent que même si c'est averé, cela puisse générer une telle disparité. Mais cela pourrait expliquer les résultats de l'étude: si les sceptiques ne peuvent accéder à certaines revues, le nombre de leurs publications sera moindre, ce qui est précisément le résultat de l'article des PNAS. La même logique s'applique à l'affirmation sceptique selon laquelle des crédits universitaires ne leur sont pas alloués pour des motifs politiques. Les auteurs ne cherchent même pas à voir dans quelle mesure ce handicap, plus qu'une disparité dans l'expertise, pourrait expliquer le nombre si faible de climatosceptiques dans les rangs des principaux chercheurs climatiques. Leur conclusion est donc bien moins significative que ce qu'ils laissent entendre.
Comparer l'incomparable
En aucun cas, le nombre total de publications ne peut être un bon indicateur de crédibilité ou d'expertise, puisque toutes les publications ne se valent pas. Des chercheurs voulant évaluer la qualité du travail de scientifiques pourraient, par contre, regarder combien de fois le travail d'un scientifique est cité par d'autres. L'étude des PNAS adopte cette approche dans un second temps. S'attachant au nombre de citations reçues par les quatre principaux papiers de chaque expert, les auteurs trouvent que les membres du groupe «convaincus» sont cités en moyenne 172 fois, 105 fois pour les «sceptiques». Et comme, toutes choses étant égales par ailleurs, des citations plus nombreuses signifient un travail de meilleure qualité, ils concluent que les croyants sont plus experts et réputés que les sceptiques.
Sauf que toutes choses ne sont justement pas égales par ailleurs. Comme le font remarquer les auteurs, le décompte des citations est souvent utilisé par la hiérarchie universitaire pour statuer sur des embauches et sur la durée des contrats. Mais cela requiert une comparaison entre des personnes publiant dans le même domaine de recherche. L'étude des PNAS inclut des universitaires dont les travaux principaux ne se font pas en science climatique. (Un nombre disproportionné d'entre eux se retrouve dans le camp des climatosceptiques.) Pour être juste, les auteurs incluent aussi des papiers et des citations extérieurs à la science climatique, afin que des universitaires renommés, quelque soit leur domaines, soient proprement reconnus.
L'analyse des publications provenant de divers domaines de recherche semble avoir déséquilibré les résultats. Prenez le cas de Freeman Dyson, qui arrive en haut de la liste des climatosceptiques. Dyson est l'un des plus éminents spécialistes de physique quantique, une branche centrale de la physique des particules. Ces dernières années, ils est devenu franchement sceptique sur le changement climatique. Son papier le plus important, sur la physique des particules, avait 749 citations au moment où les auteurs ont rédigé leur étude. C'est plutôt beaucoup, mais pas autant que ce que recevaient plusieurs douzaines de climatologues avec leurs principales publications. Dyson est donc, selon ces indicateurs, vraiment mauvais quant au changement climatique. Mais peu de scientifiques, quelque soit leur domaine, seraient d'accord pour dire que son travail est moins important que celui de 40 climatologues, pour la plupart bien plus obscurs. Pourquoi une telle différence dans le nombre de citations? Les climatologues font peut-être plus de citations dans leurs papiers que les physiciens des particules. Peut-être publient-ils plus d'articles. Une bonne analyse aurait pris garde à ce que ce genre de choses ne faussent pas les résultats.
Tout ceci serait resté de l'ordre de chicanes universitaires si une telle étude ne portait pas autant à conséquence. Les auteurs de cet article ont raison de dire que le monde court de sérieux risques avec le climat. Ils ont raison de s'énerver contre ceux qui prétendent que le changement climatique tient de la mystification, et contre ceux qui, dans les médias, leur donnent l'occasion de dérouter l'opinion publique. Mais la bonne manière de s'opposer à ces sceptiques consiste à leur montrer qu'ils ont tort - comme de nombreux scientifiques du climat dévoués l'ont fait, encore et encore. Mettre ce papier sous les projecteurs, au contraire, renforce simplement l'idée dangereuse selon laquelle les crédules activistes du climat accentuent n'importe quelle information qui pourrait apporter de l'eau à leur moulin. Et pour ceux qui se soucient de ce sujet, c'est tragique.
Michael Levi
Traduit par Peggy Sastre
Photo: Polar Bear Breaks Ice / U.S. Geological Survey
À LIRE ÉGALEMENT SUR SLATE: Faut-il brûler les climatosceptiques?, Qui sont les climatosceptiques?, Le problème de la science du climat
Mis à jour le 01/07/2010 à 16h18










































A Princeton Roland Benabou a développé une théorie micro-économique du déni de réalité.
Il explique très bien dans "Pattern of Denial" comment des gens intelligents, experts, peuvent s'entêter dans leurs croyance, cacher la réalité des faits, tout en continuant a tout risquer au nom de leur foi... Enron par exemple, où les cadres on caché la faillite de leur boite tout en gardant les actions...
Lisez son modèle, c'est basé sur le fait que quand on s'est investi dans une foi, il se peut que de ne plus croire fasse apparaître une perte nouvelle ou latente (j'ai passé ma vie sur bêtise, je vais me faire ridiculiser, ma femme va savoir que je suis pauvre). alors rationnellement on peut refuser de voir les faits, les biaiser, même les cacher activement, afin d'y croire.
Dans ses derniers papiers il explique que d'après son modèle, tout commence par une croyance justifiée, un investissement fort, puis on refuse de croire a son erreur. enfin quand la réalité devient trop dure, on attaque, on punit les dissidents, on devient de plus en plus violent et fermé.
que le réchauffement anthropique soit réel ou pas le GIEC et les climatologues "officiels" qui ont été formé pour sauver la planète de ce risque sont typiquement dans une situation ou ils se sont investis massivement dans cette théorie. ils ne sont donc plus capable de détecter si leur théorie est fausse...
c'est pour cela que le seuls qui peuvent voir une éventuelle réfutation sont ceux qui ne se sont pas investis dans cette hypothèse, des scientifiques hors du domaine, des "open mind"(cf dictionnaire scientologue).
maintenant comme exemple je vous invite a lire le livre "le mythe climatique" de Benois Rittaud. c'est un mathématicien (travaillant pour pour la science) qui réussi le tour de force de casser les thèses alarmistes du GIEC, en restant polis, respectueux, et en n'utilisant que ses compétences en mathématique et en épistémologie (comme tout scientifique), et presque sans parler de climat.
il montre par exemple comment la courbe en crosse de hockey est le résulta d'une erreur de statistique, de choix de stratégie, et comment vu la fiabilité des données, la méthodes mathématique décide du résultat.
d'ailleurs le même genre d'argument sers a démonter les articles de Vincent courtillot.
Accessoirement on y apprend les 4 tendances en climatologie:
- les carbonistes comme le giec
- les solariste comme courtillot (qui est aussi un modeste)
- les océanistes (qui pensent que l'océan et ce cycles méconnus sont derrière la récente montée et stabilisation)
- les modestes qui pensent qu'on n'en est qu'aux balbutiement et qu'au lieu de prévoir on devrait déjà mieux observer.
Chez les sceptiques il vois 3 groupes :
- les politisés , typiquement républicains aux US, ou gauche productiviste en France (eg: allègre) qui utilisent le climat pour lutter contre des politiques qu'ils jugent toxiques pour leurs idéaux.
- les alter-croyants qui croient en une thèse alternative
- les agnostiques qui critiquent les méthodes des climatologues du giec et autres alarmistes, et croient qu'il est trop tôt pour avoir la moindre idée du futur.
l'argument massue que j'y trouve est subtil pour un non initié, mais moi je suis connaisseurs en modèles numériques faux jusqu'a la 5e décimale (modèles économiques) et en prédictions invalidées par les faits.
En plus les modèles multi-physiques à couplage de code comme ceux du climat me sont bien connu. Et puis moi aussi j'ai été jeune et enthousiaste sur l'intérêt des simulations avant de déchanter.
Toute la théorie du GIEC est basée sur le fait que leurs modèles prédisent le passé sans l'effet anthropique du CO2 jusqu'à récemment, et ont besoin du CO2 anthropique pour expliquer le futur.
Cet argument est déjà un peu fallacieux, parce qu'il n'envisage pas les autres hypothèse (rayons cosmiques, oscillations océaniques) mais passons...
pendant longtemps le refroidissement de l'antarctique était un mystère utilisé par les sceptiques pour dénoncer une incohérence de la théorie GIEC.
Le GIEC et les climatologues répondaient très justement
que leurs modèles prévoyaient ce refroidissement, sans qu'ils ne trouvent d'ailleurs de raison... ca marche quoi.
et puis un statisticien orthodoxe pour clouer le bec aux sceptiques a démontré en corrigeant bien mieux les données que l'antarctique se réchauffait bien, et que le refroidissement apparemment était un artefact statistique.
Son papier a fait grand bruit et a convaincu la communauté des statisticiens, une référence...
sauf que je vous rappelle que les modèles étaient unanimes à prévoir le refroidissement...
il est donc clair que les modèles, dotés de plein de paramètres, et qui divergent très largement sur leur prédiction, n'arrivent à reproduire le passé, mais pas les cycles océanique, que parce qu'ils ont été calés sur les historiques connus à cette époque.
son livre est très riche, et courtois. le meilleur , loin devant le sulfureux ex-ministre.
son propos va d'ailleurs bien plus loin que le climat et remet en cause toute l'organisation de la science actuelle. et pose même une théorie sur la science, la science fausse et la pseudo science, sur la jeunesse et la maturation des sciences jeunes par l'expulsion de leur pseudoscience.
En climatologie, le carbonisme est une science vrai ou fausse, mais la science du dérèglement climatique anthropique est une pseudo-science (non réfutable, liant objet et sujet...)
si vous êtes climatologues, SVP lisez son livre, lisez les articles de R Benabou et faites un examen de conscience.
la révolution des idées ne peut marcher que par des repentis.
Plus enrichissant que l'article lui même... c'est peut être mon côté lecteur de Science & Vie qui parle... Merci !
La Fausse Sceptique
Excellent commentaire, et je pense que je lirai le bouquin en question.
Mais n'oublions pas :
- Que la pollution d'origine humaine est un fait.
- Que les conséquences de la mondialisation sont multiples et avérées (et rarement pour le bien de la planète, de la flore et de la faune).
- Que l'Homme rejette une grande quantité de gaz à effet de serre de par ses activités, et que nous ne pouvons que constater l'accélération de ces rejets.
- Que l'activité humaine a de fortes chances d'avoir un rôle très important dans l'accélération des changements climatiques (réchauffement, refroidissement, augmentation des pluies, sécheresses, on ne sait pas, mais les chiffres et les faits des 40 dernières années sont assez forts pour être gardé en tête).
- Qu'au delà du réchauffement, existe la question des déchets et de la surconsommation des ressources naturelles.
Bref, que l'écologie et le développement durable doivent être des composantes importantes sinon essentielles de la politique mondiale et régionale.
Je ne peux pas voter vert actuellement car leur position sur le nucléaire me semble idéologique et peu pertinente à l'heure actuelle.
Mais je souhaite que l'écologie et le développement durable deviennent une part plus qu'importante dans notre façon d'envisager le développement et la croissance.
Et il ne faut pas trop trainer. Car nombre de modèles nous prédisent de graves conséquences pour dans 20-50 ans si nous attendons trop.
Dans ces dernières semaines j'ai complétement changé d'opinion sur le supposé réchauffement du climat. Je crois désormais que c'est un phénomène naturel et que ce n'est pas le CO2 qui change le climat, c'est le changement de climat qui crée du CO2.
Je suis néanmoins pour une approche raisonnée de utilisation des ressources. Autant pour des raisons écologiques qu’économiques. Les principes qui gouvernent la "société de consommation" sont une insulte à l'intelligence. La notion d'économie renouvelable est essentielle, même dans le capitalisme (façon Scandinave, comme j'aime). Toute énergie, devrait être utilisée avec "parcimonie et bon escient". Le pétrole et les énergie fossiles en général, devraient être réservés à ce qui se déplace ( avions, voitures etc..) tout le reste devrait être sur le nucléaire. L'éolien ou le photovoltaïque comme solution principale est une escroquerie intellectuelle. C'est comme faire croire qu'on peut soigner le cancer par les plantes. Avec bientôt 9 milliards d'humains, ça en fait des moulins à vent... La priorité n'est pas d'inventer de nouvelles technologies pour produire plus d'énergie, mais de simplement utiliser des technologies qui existent déjà pour économiser celle qu'on produit. On peut raisonnablement espérer diviser notre consommation par deux en moins de vingt ans.
Les écolos, qui d’ailleurs ne parlent plus d'écologie depuis des années, monopolisent le débat. Pas qu'ils aient toujours tort. Un peu comme le FN, il identifient bien les problèmes, mais ils apportent de fausses solutions simplistes et d'un autre âge. Nous sommes au troisième millénaire. Dans vingt cinq ans, nos ordinateurs, selon la loi de Moore, seront 1 million de fois plus puissant qu'aujourd'hui. Notre cerveau sera interfacé directement avec l'internet. Nous auront entièrement décodé et sauront reprogrammer l'ADN. Donc, le débat sur les OGM, très important bien sûr, on devrait l'aborder sous un autre angle. Les OGMs de demain, c'est nous.
Les pays du tiers monde sont les principaux otages de cette escroquerie que les écolos nous infligent. Les Africains ont un besoin urgent d'énergie propre et pas cher pour pouvoir étudier, se laver, manger, etc... enfin toutes les choses auxquelles nous ne pensons même pas, et qui pour eux est combat de chaque minute.
Quant aux solutions types barrages etc.. rappelons qu'il n'y a aucune énergie "innocente". Elles ont toutes un "coût", écologique, moral, social etc... beaucoup de gens pensent que les énormes tremblements de terre que la Chine vient de se prendre sont dus au poids de l'eau sur les plaques tectoniques. Vous imaginez si le barrage des trois gorges venait à rompre..... Tchernobyl, à côté serait un incident mineur. Ce n'est pas en millier qu'on conterait les victimes mais en millions.
Alors, pour moi, les écolos pavent notre chemin de bonnes intention et nous conduisent où vous savez... leur monde meilleur il peuvent se le garder.
PS: Ce matin il y avait un excellent documentaire sur Arte qui décrivait la zone interdite autour de Tchernobyl vingt ans après. Très intéressant !
Passons sur le sujet de l'article chapeau qui mélange "sciences dures" et sociologie
(sans nier pour autant l'intérêt de la sociologie) ainsi que résultats et notoriété.
Pas étonnant donc qu'y emboîtent le pas rien que : Princeton, un mathématicien,
un connaisseur de la cinquième décimale (en modèles économiques !) ;
Impressionnant, non ? Allez donc discuter face à ça de refroidissement de l'Antarctique !
Un mystère (sic ! ?) que corrobore parfaitement l'extension de la limite des glaces
(banquise), bien sûr ! Et le détachement de gros petits morceaux d'icebergs tabulaires,
et leur dérive océanique, tout ça conduit bien entendu à généraliser l'offensive
du refroidissement ! Comment expliquer la fonte de la banquise arctique
avec cette tournure d'esprit ? Là encore, la fonte va sans doute rafraîchir le voisinage.
En effet, un glaçon qui fond dans un verre n'en abaisse-t-il pas la température
de la boisson ? Ah, ça, c'est sûr !
Le charlatanisme est-il part ou à part de la science ?
Il s'en sert et s'appuie dessus mais en est le contraire.
En deça des modèles tant décriés par de grand connaisseurs (des modèles),
les mesures convergent-elles, oui ou non ?
Pour le moment, la température, presque exclusivement, fait la une.
Quand la chimie, elle aussi, attirera l'attention, la composition du milieu,
ses poisons, leurs doses, commenceront à nous inquiéter à leur tour,
sera-t-il encore temps de nettoyer assez pour vivre naturellement
d'un air assez pur, d'aliments consommables ?
Je suis une française de base. Je pense sincèrement que le climat se modifie. Mais je crois aussi que les enjeux industriels, financiers, mondiaux sont tellement importants qu'il y a tout lieu de penser qu'il "faut ne rien changer"! De toute façon, les prévisions sont pour 2100, la population mondiale actuelle aura certainement disparue, même les bébés nés en 2010, pourquoi embêter tout le monde avec des ours blancs et des risques pour les hommes ?
autant continuer de plus belle....et si les inondations, les cyclones, les éruptions volcaniques etc... se multiplient et ben, beaucoup de gens disparaitront et comme il y a une crise économique mondiale, cela ferait moins de bouches à nourrir .... Cynisme éhonté des politiques de tous bords dans tous les pays du monde.... Ce n'est pas une question d'intelligence, c'est une question de profit et de mode de vie.... et les américains ne sont pas les derniers !
allez expliquer à un fermier d'Arizona qu'il ne faut pas cultiver ses terres, réduire sa consommation d'essence, changer sa culture pour le bien de la planète. Il n'en a rien à faire... Surtout que pour lui l'Arizona est plus important que Washington qui est loin, il ne connaît pas l'Europe et se soucie comme d'une guigne des pays émergents....
alors les indiens, les esquimaux, les ours, les phoques, les tigres, , il n'en a rien à faire !!!!!
J'ai pris l'exemple d'un américain mais j'aurai pu prendre l'exemple d'un autre personnage des pays industrialisés....
Mr Spiroute Zantafiotte, vous n'aimez pas les écologistes, manifestement. Mais que cela ne vous fasse pas basculer dans le camp des climatosceptiques, ça serait trop bête! Le nucléaire n'est pas la panacée universelle. Ce n'est pas une solution actuellement, nous ne maitrisons pas suffisamment ce mode de production d'énergie, il est donc trop dangereux pour la santé publique. Chernobyl ou Three Miles Island ne sont que des accidents ponctuels parmi beaucoup d'autres de moindre ampleur (heureusement) et on peut s'apercevoir facilement du cout exorbitant en vies humaines et du cout économique de ceux-ci. Tant qu'on aura pas trouver un moyen de recycler ou au moins, de passiver les déchets produits sans avoir à les stocker bêtement ou les enfouir, cette énergie restera dangereuse. Je suis bien d'accord avec vous pour ce qui est du cout jamais nul d'un mode de production d'énergie, une comparaison s'impose. Regardez donc les progrès effectués sur le solaire, le photovoltaïque et l'éolien. Notamment en Espagne qui a une politique un peu moins conservatrice que la France sur ce sujet.