Monde

Un restaurant où la générosité paye

Slate.fr, mis à jour le 26.06.2010 à 14 h 03

Panera, une chaîne américaine qui compte plus de 70 restaurants aux Etats-Unis, a récemment expérimenté un nouveau concept: un restaurant/café où les clients décident ce qu'ils veulent bien payer. Si le concept semble sorti tout droit d'une communauté de hippies idéalistes, c'est bien au pays du capitalisme roi qu'il est expérimenté, avec succès. Un mois après l'ouverture de ce Panera pas comme les autres, les résultats sont là. Malgré un départ difficile (des adolescents venaient pas exemple acheter pour 40 euros de sandwichs et ne laissant qu'une poignée de pièces), le patron de la compagnie, Ronald Shaich, affirme que le restaurant du Missouri où est testé le concept a engrangé 100.000 dollars (80.000 euros) de recettes et devrait arriver à l'équilibre bientôt s'il continue sur ce rythme.

Le premier restaurant à but non lucratif de la chaîne a été lancé comme une expérience sociale: permettre aux clients de payer ce qu'ils veulent en échange d'un repas qui peut donc être considéré comme potentiellement gratuit. Des panneaux rappellent aux clients que c'est leur «honneur» qui décide, et les travailleurs qui expliquent le concept à l'entrée du restaurant ont rappelé à des adolescents que la cantine n'était pas «un distributeur». Shaich affirme qu'entre 60 et 70% des clients payent le prix entier, et que certains bons samaritains laissent parfois jusqu'à 20 dollars (16 euros) de pourboire pour un café.

«Le plan à but non lucratif de Panera est le plus grand exemple d'un concept appelé «cuisines de comunauté» [community kitchens] où les entreprises fonctionnent en partie à la manière des œuvres de charités,» explique Associated Press. «Les clients qui ont besoin d'une réduction, ou même d'un repas gratuit, peuvent l'avoir sans que rien ne leur soit demandé. Grâce au succès du restaurant, Panera envisage d'ouvrir d'autres cantines «pay-as-you-want» [payez à volonté], et a déjà annoncé qu'elle en ouvrira deux dans les prochains mois. Selon le PDG, le restaurant est un défi lancé à d'autres corporations, et fait réfléchir à de nouvelles formes de philantropie qui vont plus loin que simplement signer un chèque.

[Lire l'article sur Associated Press]

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Photo: Un restaurant Panera à Chicago, REUTERS/John Gress

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