Monde

Haïti: les femmes victimes de viols

Temps de lecture : 2 min

Alors que les organisations haïtiennes et internationales alertent depuis quelques mois sur les violences que subissent les femmes depuis le séisme du 12 janvier, le New York Times publie un reportage poignant sur l'histoire de Rose, une jeune fille de 22 ans, enlevée, puis violée par plusieurs hommes pendant plusieurs jours sous un plafond écroulé d'une maison en ruine de Port-au-Prince, le mois dernier.

La reporter du New York Times a recueilli le témoignage de la jeune fille le jour où ses kidnappeurs l'ont relâchée contre une rançon de l'équivalent de 2000 dollars en gourdes, la monnaie haïtienne -que sa famille a mis plusieurs jours à rassembler.

L'histoire de la jeune fille témoigne de la vulnérabilité de beaucoup d'haïtiens -et surtout des femmes- qui dorment dans les camps ou dans les rues, «et se sentent à la merci de ceux qui exploitent la misère des autres».

Il y a tant de cas de viols non déclarés qu'il est difficile de se rendre compte de leur nombre. Mais les chiffres existants démontrent clairement une escalade de la violence envers les femmes depuis le 12 janvier. D'après la responsable d'une ONG d'aide aux victimes d'abus sexuels, la présence dans les rues de milliers de prisonniers s'étant échappés pendant le séisme aggravent grandement l'insécurité et le désespoir ambiants. Elle affirme: «C'est un climat idéal pour le viol».

Cette ONG a compté 264 victimes depuis le séisme, soit trois fois plus que ce qui était constaté avant pendant la même période. Les violences sont très fréquentes à l'intérieur des camps souvent sans lumières, sans verrous aux portes des toilettes, sans séparation hommes/femmes dans les douches et sans patrouille policière...

Si la sécurité de huits grands camps d'Haïti a été récemment améliorée, 1200 camps de l'île sont laissés sans protection policière.

[Lire le reportage du New York Times]

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de une: une rue de Port-au-Prince, le 17 janvier 2010 Daniel Aguilar/Reuters

Slate.fr

Newsletters

Aux États-Unis, les marques de cannabis misent sur le luxe

Aux États-Unis, les marques de cannabis misent sur le luxe

Les enseignes innovent pour séduire la clientèle fortunée, avec des vaporisateurs incrustés de diamants et des feuilles à rouler dorées.

Un Néo-Zélandais amène un clown à son entretien de licenciement

Un Néo-Zélandais amène un clown à son entretien de licenciement

Un publicitaire a embauché un clown professionnel pour égayer son licenciement.

Le Sharpiegate, le jeu des sept erreurs à la Maison-Blanche

Le Sharpiegate, le jeu des sept erreurs à la Maison-Blanche

Trump ne se trompe jamais (vos paupières sont lourdes).

Newsletters