Jacques Attali: je souhaite la défaite des Bleus
Une défaite contre l'Afrique du sud nous débarrasserait de ces médiocres et donnerait une ultime joie aux sud-africains.
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Au lendemain du match perdu contre le Mexique, après les insultes et les palinodies pathétiques des joueurs, des entraineurs et des dirigeants français, on a eu droit aux simagrées de la classe politique, expliquant que, malgré tout, il fallait espérer en la victoire des Bleus, et que, d'ailleurs, il leur restait une petite chance.
Une petite chance de quoi? De voir ces médiocres, arrivés en Afrique du Sud grâce à un acte d'anti-jeu, restés en s'insultant les uns les autres, passer un peu plus de temps dans les palaces locaux aux frais de la Fédération?
Pas question: je souhaite leur défaite le mardi 22 juin contre l'Afrique du sud. Cette défaite aurait trois avantages.
D'abord, elle nous débarrasserait de tous ces médiocres, (joueurs, entraineurs, et dirigeants), qui, ayant construit une équipe indigne de porter le maillot bleu, devraient avoir ensuite la décence de démissionner sans attendre d'être virés.
Ensuite, elle donnerait une ultime joie aux Sud-Africains, qui font tant d'efforts pour bien recevoir leurs hôtes, qui ont dépensé des fortunes pour que les gens riches venus d'Europe ne manquent de rien, qui se sont sacrifiés pour pouvoir supporter leurs joueurs, qui, eux, jouent à fond chacun de leurs matchs.
Enfin, parce qu'elle fonctionnerait comme un signal d'alarme et permettrait de réfléchir, au-delà du football, à ce travers français, qui consiste à vivre sur ses acquis, à se contenter de ses gloires antérieures, à ne pas comprendre que tout est sans cesse remis en cause, que la gloire est le pire ennemi de la puissance. Et la nostalgie le pire poison de l'avenir.
Tout à commencé avec le lamentable coup de boule de Zidane. Tout a continué avec la honteuse main de Henry. Déjà, on aurait du sévir. Rien, ni alors, ni maintenant.
Rien n'est plus triste que de voir ministres, dirigeants de l'opposition, qui se disputent sur tout, s'unir pour souhaiter, une fois de plus, la survie provisoire de l'illusion française. Comme on les voit, ailleurs, s'obstiner à ne pas parler des vrais enjeux économiques, géopolitiques, technologiques du pays, jusqu'à ce que ceux-ci nous rattrapent.
Puisse une élimination honteuse de cette équipe pitoyable lors de cette Coupe du Monde de football nous réveiller et nous pousser à tout faire pour ne pas subir une autre élimination, bien plus terrible encore, dans le gigantesque affrontement géopolitique, dont nous vivons aujourd'hui en spectateur les commencements.
Jacques Attali
LIRE EGALEMENT SUR LES BLEUS: Les journalistes, ces ennemis, Le général Domenech sur sa ligne Maginot, Le logiciel France a quitté inopinément... veuillez relancer l'application et Nous sommes tous des Irlandais.
Image de Une: Le Mexicain Cuauhtemoc Blanco marque le deuxième but de son équipe contre la France Adnan Abidi / Reuters.
Mis à jour le 20/06/2010 à 20h59










































Merci, Jacques Attali, de cette mise au point brutale qu'aucun de nos commentateurs sportifs n'a eu le courage d'affronter!
Et, le sport n'étant que la manifestation mise en scène de nos comportements profonds, espérons que notre pays saura se remettre en cause aussi courageusement que certains ont su le faire aux heures les plus sombres de son histoire!
Je parle de l'équipe de football, pas des bleus, ni de l'équipe de France, car j'estime que ces messieurs qui gagnent énormément d'argent, qui ont comme Anelka une superbe maison à Dubaï où il peut se reposer de cette "horrible coupe du monde.".. qui insultent leur entraîneur, ne véhiculent pas les idées phares de la France avec un grand "F" et ne représentent pas la France !
Il faudrait virer tout le monde et recommencer à zéro... Alors dans 8 ans peut-être, l'Equipe de France sera en finale.
L'argent a pourri ces joueurs qui ne respectent rien même pas les français et encore moins ceux qui se sont déplacés au bout du monde pour les regarder jouer.... Ceux-là qui ont sacrifié leurs économies pour applaudir leurs "idoles"doivent être déçus !
Je crois qu'ils n'ont qu'à déclarer forfait pour leur dernier match, revenir en Europe et se faire oublier.
Dommage que le sport soit terni par ces individus qui
donnent au monde entier une mauvaise image de leur pays et tout n'est pas la faute de l'entraîneur.
Allez tournons la page de 2010 et regardons vers l'avenir....
Demain, il fera jour et demain justement c'est l'été.
ce n'est que du sport, mais le sport est instrumentalisé et c'est "grâce" à des gens comme vous. Le foot un exemple..... c'est un JEU !!!!
Quand à la france tant qu'elle sera gouvernée et pilotée par des vieux (dont vous faites partie) il n' y aura pas de changement. Vous avez sûrement votre retraite de fonctionnaire, achetez une canne à pêche et allez taquiner la truite. Merci
Avec un tel niveau d'analyse, je m'étonne que Mr Attali, l'immense sommité des pouvoirs, expert en tout et oracle du tout et son contraire.... ne propose pas une bonne guerre pour sortir de la crise...
Et bien moi... je n'aime pas la société dont nos brillants joueurs de foot sont la quintescence absolu... l'argent facile, les putes, le bling bling en guise de philosophie ultime..
Alors maintenant que les joueurs ont enfin pris leurs responsabilités... qu'ils nous montrent ce qu'ils valent vraiment....
Je ne peux vous suivre Mr Attali....
Même si la promesse d'une joie immense pour nos amis sud africains vaut mieux que l'honneur des portes drapeaux de notre société guidée par le profit et l'individualisme forcené...
Allez les bleus...
Avec un tel niveau d'analyse, je m'étonne que Mr Attali, l'immense sommité des pouvoirs, expert en tout et oracle du tout et son contraire.... ne propose pas une bonne guerre pour sortir de la crise...
Et bien moi... je n'aime pas la société dont nos brillants joueurs de foot sont la quintescence absolu... l'argent facile, les putes, le bling bling en guise de philosophie ultime..
Alors maintenant que les joueurs ont enfin pris leurs responsabilités... qu'ils nous montrent ce qu'ils valent vraiment....
Je ne peux vous suivre Mr Attali....
Même si la promesse d'une joie immense pour nos amis sud africains vaut mieux que l'honneur des portes drapeaux de notre société guidée par le profit et l'individualisme forcené...
Allez les bleus...
Il ne manquait plus que l'avis de Jacques Attali sur cette pauvre équipe de France. Vous devriez éviter la chose sportive et rester dans vos domaines de compétence. Le "nous sommes tous des irlandais" était déjà bien lourdingue. Citer Pierre Laval dans ce grand guignol sud-africain est carrément ridicule. Un peu de mesure. Le monde politique, que vous fréquentez assidûment, n'est pas plus brillant. Et les tricheurs de tout poil y sont légion... Vous avez travaillé auprès d'un grand dissimulateur, François Mitterrand (Pétain, Mazaine, cancer de la prostate...) Ne l'oubliez pas.
Une première version de la tribune de Jacques Attali comportait une référence à Pierre Laval (référence permettant notamment de faire un clin d'oeil au titre de cette tribune).
Nous avons par la suite réédité cet article en enlevant cette référence.
Cordialement
Slate.fr
Oui sur toute la ligne ! Virez moi ces clowns.
Les joueurs mais égalemement et surtout cette boîte la FFF ou l'argent et le copinage sont roi au détriment de la plus simple des valeurs le RESPECT, dans le même panier les dirigeants de clubs.
Cette affaire avec tous les acteurs est le reflet de notre société où tout est permis nous pouvons faire un // avec la classe politique et toutes ses affaires malsaines qui sortent actuellement ou anciennes Clearsteam, les frégates de Taiwan, les décédes de Karachi avec cette affaire de rétro commission.....avec une ramification de l'ensemble de ceux qui se nomment les élites, ne pas oublier la loi Hadopi pour protéger qui les gros pas les "petits" quelle tritesse de voir notre pays tomber dans le bling bling, le show permanent de l'arrongance et du mensonge.
Un homme a lancé un appel le 18 juin pour l'Honneur de notre pays aujourd'hui un appel des citoyens pour la DIGNITE d'un pays LA FRANCE.
Pourquoi nous sentons tous si mal avec cette histoire. Car elle est un peu la notre. Celle d'une France qui veut tout mais n'y crois plus. Celle d'une France Black, Blanc, Beur qui se recroqueville sur ses communautés et n'a plus d'idéal. Histoire d'une France qui a un entraîneur bling bling qui a promis la lune et veut s'occuper de tout et au final ne fait pas grand chose.
Ca fait mal de se regarder dans la glace, mais c'est bien l'image de la France que nous renvoie cette équipe. Que chacun commence à penser à l'autre avant de penser à soi et à son petit intérêt personnel et tout ira mieux.
Pourquoi nous sentons tous si mal avec cette histoire. Car elle est un peu la notre. Celle d'une France qui veut tout mais n'y crois plus. Celle d'une France Black, Blanc, Beur qui se recroqueville sur ses communautés et n'a plus d'idéal. Histoire d'une France qui a un entraîneur bling bling qui a promis la lune et veut s'occuper de tout et au final ne fait pas grand chose.
Ca fait mal de se regarder dans la glace, mais c'est bien l'image de la France que nous renvoie cette équipe. Que chacun commence à penser à l'autre avant de penser à soi et à son petit intérêt personnel et tout ira mieux.
Au moins M. Attali, vous restez fidèle à votre ligne de conduite... Le football, signal d'alarme? diantre ! Est ce que la France va si mal que cela pour qu'on prenne une équipe de football en exemple? J'aurais préféré que vous fassiez un article sur la rupture entre les gouvernants et le peuple, sur les arrangements entre amis, les cigares payés aux frais des contribuables, des liens d'argent entre puissants, au scandale des appartements de fonction. Vous n'en demandez pas trop à des footballeurs mis sous pression par des journaleux dignes de tabloids qui font une Une ignoble sur des mots dans un vestiaire?
Moi je souhaite la victoire de la France et j'ai honte de voir ce que la presse française est devenue, sur ce que l'Équipe de Lacques Goddet est devenue.
Au fait, le brésilien Luis Fabiano a marqué en faisant deux mains, je ne penses pas que votre confrère brésilien va souhaiter devenir ivoirien, lui il sait que ce n'est qu'un jeu.
ce que ne souligne pas ce texte, c'est que la situation actuelle est le résultat de bien des manoeuvres de ceux là que J Attali blâme, Zidane en tête. Et que la démission des dirigeants actuel ouvrira un boulevard aux supporters de M Blanc, Zidane en tête pour faire du fric avec le foot, jeux et paris en lignes, maitrise des transferts de jousurs grace aux selectione en EdFrance, sponsoring et communication utilisant l'equipe de France. La demande de J attali est de livrer la maison foot france à ceux-là même qui l'ont sciemment et consciencieusement sapée depuis 2008. Je partage l'indignation que M Zidane ait été si facilement "pardonné" de son coup de boule conduisant à la défaite; mais il avait le fric, l'oreille de Danone et cie, de gros intérets en jeux (paris et mafia ? ) pour justifier la clémence de la presse.
Bravo. Rien à redire à cette très bonne analyse. Il faut se séparer de quasiment tous ces joueurs, de l'équipe de direction de la FFF, et repartir à zéro.
Quant aux expressions politiques, elles sont comme souvent, pitoyables.
Quand je pense que tout cela était prévisible depuis longtemps, on mesure le degré d'aveuglement devant le monde réel dans lequel vivent ces dirigeants et ces politiques.
Puisse une défaite cinglante laisser espérer un minimum de sursaut pour l'avenir.
D'abord on ne crache pas sur le drapeau, surtout quand on est Jacques Attali et qu'on prétend être une référence. Répondre au mal par le mal, c'est ce que font les êtres immatures, comme d'ailleurs le font les joueurs en question.
Ensuite, c'est sur le terrain que le jeu se joue. Jacques Attali, aimez vous le foot ou le regardez vous depuis votre cabinet d'écriture?
Que le meilleur gagne!
Contrairement à votre prise de position d'un candeur hallucinante sur la fameuse qualification de la France, je suis plutôt d'accord sur cet article.
Il faut se rappeler que c'est sur les ruines de France-Bulgarie 1993 qu'Aimé Jacquet construit la future équipe championne du Monde. On peut rêver d'un scénario identique avec un disciple d'Aimé, Laurent Blanc, à la tête d'une équipe anéantie.
De toute façon, c'est ce qui va se passer. Comment imaginer gagner qu'un équipe où règne la suspicion et qui ne s'entraîne pas puisse battre une Afrique du Sud surmotivée ?
Ca nous éviterait, qui plus est, une humiliation mondiale face à l'Argentine.
Parce que vous pensez qu'après la Coupe du monde, on va virer les 23 joueurs de l'équipe de France ?!
Avec qui va-t-on jouer alors ? C'est donc ça la solution, virer tout le monde ?
Triste spectacle, de la grande et naïve comédie dramatique.
Des analyses idiotes de nos hommes ou femmes politiques que personne n'a sollicités pour donner un quelconque avis et d'ailleurs de quel droit le donne-t-il sous couvert de leurs fonctions politiques? Curieux non?
Mais revenons au sujet essentiel. Institution sportive et encadrement au dessous de tout ce que l'on peut imaginer dans ce domaine; des joueurs: lycéens de récréation qui se bagarrent en l'absence de surveillant ou lycéens qui font bloc s'unissant dans un élan d'infantilisme contre une autorité défaillante; mais malgré cela, des joueurs dits professionnels, professionnels car salariés et primés et sponsorisés, ils sont là pour nous servir, leur seul objectif est de nous fournir un spectacle 'footballistique' et si possible de qualité. Nous n'avons rien à faire de leurs états d'âmes. Un encadrement sérieux, solide, compétent suffirait à réduire tout ceci en simples remarques et discussions, éviterait aussi ces attitudes imbéciles qui vont du coup de tête idiot à la main honteuse, gestes qui auraient mériter évidemment sanctions sévères et non en réponse des attitudes compassionnelles voire admiratives.
Qu'ils gagnent ou perdent leur prochain match importe peu eu égard aux conséquences de leur attitude de ces derniers jours.
Deux priorités: rebâtir une institution et un encadrement compétents et refonder une équipe, autour de 4 à 5 joueurs à garder, les autres n'étant que des mercenaires de base.
Excuser-moi, mais la référence anatomique ne vient pas de moi.
La tête de Zidaine, la main d'Henri pour arriver à la derrière de Domench. Peut-on tomber plus bas?
Bien sûr que oui.
On pourrait arriver au foot. On pourrait retourner à l'époque où les joueurs représentaient le sport et ses valeurs – l'effort, une certaine discipline d'équipe, le succès et parfois la défaite, la joie des spectateurs.
Du professionnalisme certes et donc de l'argent. Mais pas 1M€ par mois pour des performances trop souvent médiocres, pas des centaines de millions d'Euros pour le transfert d'une 'star' d'une équipe à une autres.
De l'argent facile fournie essentiellement par les média et les sponsors.
Attali a raison de parler d'un problème de société. Car ces stars de foot sont les idoles des jeunes de banlieues partout qui voit dans ce foot-à-fric un moyen, peut-être le seul moyen, de sortir de leurs vies médiocres sans avenir.
On voit dans l'attitude inacceptable des membres de l'équipe de France certains traits qu'on trouve, hélas, aussi en banlieue – chez ces dealers qui roulent en Mercedes, parfois armes aux mains. Qui se moque de la police et même des éducateurs.
Pourquoi respecter l'ordre d'une société qui, avouons-le, a trop peu fourni en termes d'éducation et d'emploi, quand on peut être dealer?
Pourquoi respecter des entraineurs et des membres de la FFF sans le sou qui veulent imposer leur loi quand moi je gagne des millions?
Il y a quelque chose de pourri en tout cela. Et ça va bien plus loin que la France. On voit les 'petites' équipes – les Coréens du Nord et du Sud, le Mexique, les USA courir courir courir pendant que les Anglais, les Allemands, les Italiens, les Espagnols et bien sûrs les Français enregistrent des nuls dans des matches nuls.
Qu'on tire un trait, qu'on rentre à la maison dès maintenant...et qu'on recommence à faire rêver ces jeunes de banlieue.
Tout d'abord, je pense que Mr Attali et beaucoup d'autres auraient mieux fait d'attendre avant de s'exprimer car on est loin de tout savoir de cette affaire...
Par ailleurs l'article est émaillé d'erreurs factuelles frappées au coin de la mauvaise foi, les joueurs de cette équipe ne sont pas médiocres, ils évoluent dans les plus grands clubs notamment des clubs Anglais côtés en bourse qui ne s'embarasseraient pas à payer des joueurs "médiocres", ensuite le "contribuable" français n'a rien à voire la dedans, et j'en passe... La main d'Henry est un fait de jeu assez courant finalement dont il est regrettable que l'arbitre ne l'est pas sanctionné mais le Bresil a aussi marqué hier un but après une double main et à quand un article d'Attali "nous sommes tous Ivoiriens ?"
Je regrettes avant tout que les critiques que je lis ici ou là sont très éloignées du sport, autant il est légitime de critiquer les joueurs sur leurs erreurs lors des matchs autant je trouve déplacé de dire les pires choses sur les individus et ce que l'on croit savoir de leur personnalité ou de leur vie alors que l'on ne fait souvent que répéter des ragots...
J'aurais applaudi l'analyse si elle n'avait pas été portée a posteriori.
Quant à considérer l'équipe d'Afrique du sud comme un collectif généreux dans l'effort, revoyez la désertion du public dès l'heure de jeu, la semaine passée. Elle en disait long sur l'affliction induite par le comportement sportif des Bafana Bafana.
A quoi bon s'approprier un thème que l'on méconnaît pour illustrer maladroitement l'incapacité supposée de la société française (institutions, appareil de production, individus) à s'adapter et/ou emprunter un modèle de croissance dont M. Attali décrit les sentiers à longueur de rapports?
Comment s'étonner d'une pareille situation ? Nous savons tous que ces joueurs sont des gamins de banlieue mal éduqués sur lesquels est tombé une pluie d'or. Le joueur de l'équipe de France 2010 n'est pas pire que celui d'Allemagne 82 qui reconnait à posteriori avoir perdu les pédales à cause des produits illicites qu'il avait ingurgité (en grande quantité), du joueur italien qui tombe tout seul dans la surface de réparation, de l'argentin dont la main s'élève avec l'aide de dieu, du marseillais qui retrouve des valises enterrées dans son jardin, etc, etc ... . Le joueur de foot est un cheval de course qui gagne et rapporte beaucoup d'agent. En la matière, je trouve que certains joueurs de l'équipe de France sont plutôt en avance sur leurs collègues étrangers, ils ont su se débarrasser des affects qui pourrait nuire à leur quête de gain. Ils savent bien que la sélection en équipe nationale est une vitrine, une couche de lustre qui fait grimper leur côte. Ne soyons pas naïfs, l'objectif est avant tout de se faire voir tout en évitant de se blesser (la blessure étant la seule vraie sanction). La coupe du monde, est devenu le Salon International du Football. Ribery veut y briller seul, sans concurrence : exit Gourcuff. Ce que l'on voit aujourd'hui n'est pas une tartufferie, c'est juste l'expression du cynisme d'un sport qui fait vendre.
Il me semble que c'est le sens du sport avec sa part de chance et d'incertitudes.
Or déjà contre l'Irlande, j'aurais préféré voir l'Irlande partir en Nouvelle-Zélande. Pas du fait de la main d'Henry, qui ne faisait que confirmer une analyse, mais bien parce que les irlandais montraient plus d'envie que les bleus.
En 1993, j'étais triste de voir une très bonne équipe française éliminée par quelques coups du sort et 2 ou 3 actions fatales.
Cette année, regarder un match de l'équipe de France est pénible. Je les ai toujours soutenus me souvenant encore d'une sombre soirée de 1982 (j'avais pourtant seulement 7 ans). Mais là ce n'est pas soutenir un challenger contre une autre équipe mais bien des joueurs poussifs qui n'ont aucune envie de jouer contre de belles équipes uruguayennes, mexicaines et Sud-Africaines.
Alors oui M. ATTALI a raison : je souhaite aussi que les sud-africains gagnent et aient la joie de cette victoire qui serait bien plus méritée.
De notre côté, soutenons, les bleus pour qu'ils puissent retrouver du jeu, du plaisir et nous redonner à nous aussi le sourire. Soyons patients.
En 1990 et 1993, 2 déceptions furent suivies de la grande joie de 1998... en France. Pourquoi ne pas voir dans le Championnat d'Europe 2016 l'objectif à fixer pour oublier cette malheureuse année 2010?
Ce lamentable spectacle est aux antipodes des valeurs du sport: et la défaite souhaitée par Jacques Attali est légitime tant celle-ci sera salutaire pour purger le trop plein de turpitudes et manquements aux règles élémentaires du savoir-vivre collectif fondées dans toute société sur un socle de valeurs communes: ici, là où elle devrait briller au firmament de l'exemple donné à la jeunesse, nous n'avons que dérives, mensonges, surenchères, hypocrisie et trahisons.
Mais le plus salutaire serait que cette catharsis puisse s'étendre à toute la société française tant cet épisode pitoyable n'est que la pointe émergé de l'iceberg de la déliquescence française apparaissant enfin au grand public... il est vrai qu'il est toujours agréable de boire une dernière coupe de champagne alors que le Titanic sombre dès lors que la feuille d'argent devant soi ne renvoit plus qu'à l'aveuglement de soi même.
L’équipe qui nous a été présentée lors des deux premières rencontres n’a collectivement ni le niveau, et individuellement ni la maturité* nécessaires à la participation à une coupe du monde de football.
Les responsabilités sont à chercher du côté de ceux qui encadrent ce groupe depuis 6 ans ; ceux-là mêmes qui sont chargés – car personne ne peut le faire à leur place -, de sélectionner les joueurs et le « staff » qui se révèleront à la hauteur des enjeux d’une manifestation sportive d’une telle importance : enjeux humain, collectif, individuel, éthique, technique, stratégique, tactique et financier.
*Comment ce groupe a-t-il pu passer à côté du fait suivant : une fois rendue publique, l’insulte d’Anelka appelait inévitablement une sanction exemplaire.
Un Anelka qui s’est longtemps étonné de ne pas être sélectionné en équipe de France. Aujourd’hui, on ne peut espérer qu’une chose : c’est qu’il ait compris une bonne fois pour toutes les raisons de ce refus depuis 12 ans : non respect de la hiérarchie et des consignes de jeu.
***
Quant à ceux qui saisissent ce qu’ils croient être une opportunité pour continuer de régler leur petit compte communautaire – nommément Finkielkraut et Zemmour -, force est de constater que ces derniers sont bien en dessous de tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un intellectuel et d’un journaliste politique ; de leur part, difficile de ne pas voir là aussi, la même incompétence et la même immaturité face aux vraies questions que pose ce fiasco programmé de longue date (à en croire les professionnels du monde du football) : fiasco avant tout SPORTIF ; n’en déplaise à ceux qui souhaiteraient y voir une échec qui toucherait la société française dans son ensemble.
Et si honte il doit y avoir, elle ne saurait toucher la France mais… bien la Fédération française de football qui, année après année, a mené ce groupe là où il est aujourd’hui, ou bien plutôt : là il n’est pas et n’aurait très certainement jamais pu être.
Une goutte d’eau dans l’océan de commentaires, injures, dégoût et autres sanglots que les Français vomissent ensemble, je me laisse aller à dire ce que moi je pense, en bref.
J’ai vraiment vécu ma première coupe du monde en 1998. Pour moi, la France du foot, c’est la France qui gagne, ce sont les joueurs sur les Champs-Elysées, c’est Trézeguet qui retire son maillot le regard halluciné, c’est Zidane superstar, c’est les yeux dans les bleus…
Puis, j’ai vu 2002 pour un accident de parcours, 2004 comme un tremplin vers la coupe du monde en Allemagne…
Depuis la fin 2006, le ballon rond en France s’apparente à une boule puante, qui salit tout sur son passage. Le coup de tête de Zidane, le fiasco de 2008, la main de Henry, la Zahia de Ribéry, les innombrables attaques sur Raymond Domenech, les insultes, les sacarsmes…
Ca pue.
Ca puait devrais-je dire. Nous étions moches, tristes, ternes, mais nous avions encore une aura, la dignité d’une équipe finaliste, victorieuse il n’y a pas si longtemps, emmenée par de grands joueurs respectés, et, pour certains, aimés.
Aujourd’hui, l’air est irrespirable. L’odeur viciée qui entourait les Bleus et aujourd’hui devenue pestilentielle. Aux affaires glauques et autres unes extra-sportives s’ajoute un chapitre qui rime vraiment bien avec « honte ».
23 joueurs sélectionnés parmi des centaines pour aller jouer en Afrique du Sud, ce sont 23 rêves d’enfants réalisés, ce sont 60 millions de rêves de gloire portés par 23 hommes triés sur le volet.
Le meilleur leur est offert, un hôtel de grand luxe, qui malgré la polémique, leur assure le confort nécessaire à l’épanouissement de leurs talents de champions.
Le meilleur leur est promis, l’équivalent de 10 années de salaire d’un cadre moyen pour 3 semaines de compétition.
Malgré le fait que tout le monde trouve cela déraisonnable, tout leur est pardonné. Les critiques sont focalisées sur l’entraîneur, tampon auto-désigné entre la presse vindicative et une équipe fragile.
Les salaires déments qui font qu’un gosse de 20 ans peut se prémunir du besoin pour la vie en deux saisons, la retraite à 35 ans avec l’impôt sur la fortune et la villa aux Caraïbes, les écarts de conduite, les manques de respect fréquents ; on oublie tout. L’Union Sacrée est décrétée, la victoire du football français, c’est capital.
Première sortie face à l’Uruguay pour un résultat en demi-teinte, la presse ne les touche pas puisqu’ils ne la lisent pas…
Deuxième sortie face au Mexique où tant d’indigence font que la colère gronde, et malgré ça, certains sourires s’affichent encore.
Et là, tout s’enchaîne avec les événements que nous connaissons, etl’Equipe de France s’enferme dans le ridicule le plus sordide, dans la démonstration que ces hommes ne partagent pas les mêmes valeurs que ceux qui les supportent avec tant de fougue et de passion.
Quand les supporters prennent deux semaines de vacances pour aller hurler leur soutien à l’autre bout du monde, vivant l’hiver en plein été, les joueurs rejouent la lettre de Guy Moquet version surréaliste, boudant dans un bus climatisé.
Cette fronde collective, cette vibrante unité, jamais démontré sur le terrain, émeut sincèrement. Ils bafouent les codes établis pour défendre un joueur qui a manqué de respect, dépassé les bornes, salit le maillot bleu et écorné l’image du pays. Noble attitude.
Pendant ce temps, dans le pays, la crise continue à nous sortir son lot de chômeurs, la retraite nous est promise à 62 ans, les salaires n’augmentent pas… Mais les joueurs de l’Equipe de France de Football sont en grève parce qu’ils n’acceptent pas qu’un « traître » (sic !) ait pu informer la presse.
Après tout, « fils de pute » est affectueux et l’invitation à la sodomie peut être prise comme marque d’amour…
Soyons sérieux, je n’ai pas honte d’eux, car ce serait trop d’honneur. J’aimerai juste qu’un miroir leur montre l’indécence dans laquelle ils se pâment. Ô que je n’aimerai pas être en Afrique du Sud ! La puanteur que dégage cette équipe doit faire mal aux trippes, le ridicule qui l’entoure doit faire mal aux zygomatiques, et la désolation sur le visage de nous autres supporters fait mal au cœur…
J’ai vu l’Equipe de France sur le toit du monde, je ne pensais pas la voir si vite six pieds sous terre.
Le pire, c’est que demain, j’hurlerai encore derrière elle…