L'appel de Gates et Buffett aux milliardaires

Carol Loomis, un ami de longue date de Bill Gates, raconte la genèse du projet Giving Pledge («La Promesse du Don») sur le site de Fortune. L'idée serait née lors d'un dîner en mai 2009, avec le maire de New York Michael Bloomberg, le financier George Soros et l'animatrice de télévision Oprah Winfrey.
Pour les deux hommes, la barre des 50% ne représenterait qu'un palier bas. Buffet rappelle d'ailleurs que depuis 2006, il a décidé de léguer 99% de sa fortune à la fondation dirigée par Bill et Melinda Gates.
Sur le site de Giving Pledge, les modalités de l'initiative philanthropique sont détaillées:
Chaque personne qui décidera de s'engager fera une déclaration publique, avec une lettre expliquant sa décision. Lors d'un événement annuel, ceux qui se seront engagés se rassembleront pour partager leurs idées et pour apprendre les uns des autres. La promesse est un engagement moral à donner, pas un contrat légal.
Gates et Buffett ont pour objectif de recueillir au moins 600 milliards de dollars. Cette estimation se base sur les 1.200 milliard de milliards de dollars que possèdent les 400 Américains les plus riches, dont la liste est publiée chaque année par Forbes. Si cet objectif est atteint, cela ferait doubler les dons caritatifs en Amérique.
Le philanthrope Eli Broad (cofondateur de Kaufman & Broad) et sa femme Edythe ont d'ores et déjà répondu favorablement à l'initiative, en annonçant faire donation de 75% de leur fortune, comme le rapporte le magazine Business Week.
Le projet en laisse pourtant plus d'un dubitatif. Pour une journaliste du blog Poverty in America, Buffett cherche à «justifier ses fautes morales par d'immenses donations (....) Il profite d'un système injuste qui est avant tout créateur de pauvreté.»
[Lire les articles sur les sites de Fortune et de Business Week et sur le blog Poverty in America]
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Photo: Reuters
Mis à jour le 17/06/2010 à 19h55




























C'est pas le problème. D'abord il faudrait relire Mauss au sujet du don, ensuite on s'en moque complètement, y a quand même des questions à se poser sur ces gens qui peuvent se séparer sans broncher de fortunes comme ça. Ca leur sert à quoi ? Et comment peut-on encore parler de mérite ?