Santé

Avoir un chat augmenterait le risque de dépression post-partum

Temps de lecture : 2 min

Selon une étude japonaise, le type d'animal de compagnie possédé influe sur la santé mentale des femmes après une naissance.

«Les chiens vous regardent tous avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n'y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux», disait Winston Churchill. | Vlada Karpovich via Pexels
«Les chiens vous regardent tous avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n'y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux», disait Winston Churchill. | Vlada Karpovich via Pexels

Mauvaise nouvelle pour les femmes appréciant la compagnie féline: une nouvelle étude, dont un article de The Independent se fait l'écho, établit un lien entre la possession d'un chat pendant la grossesse et un risque accru de dépression post-partum. En revanche, l'effet inverse pourrait se produire si l'animal de compagnie se trouve être un chien.

Pour comprendre la relation entre la possession d'un animal domestique et la santé mentale des femmes enceintes et des nouvelles mères, une équipe de recherche, placée sous la direction du Dr Matsumura, a créé un questionnaire pour collecter des informations sur le statut démographique et socio-économique de 80.000 femmes vivant au Japon. Entre le début de leur grossesse et le premier anniversaire de leur enfant, ces femmes ont été invitées à répondre cinq fois à une enquête les questionnant sur leurs antécédents médicaux et obstétricaux, leur santé physique et mentale, ou encore leur mode de vie.

Dans un second temps, les 80.000 répondantes ont dû indiquer si elles étaient en possession d'un chat, d'un chien ou des deux animaux. Moins de 9.000 d'entre elles ont déclaré vivre avec un chien, un peu plus de 4.000 avec un chat et près de 1.300 ont dit être propriétaires des deux espèces.

Les résultats publiés dans la revue Social Science & Medicine suggèrent que la présence d'un chien réduit les symptômes de dépression et d'anxiété post-partum entre le premier et le sixième mois suivant l'accouchement et conduit à une diminution du stress un an après. En revanche, posséder un chat favoriserait le développement de symptômes dépressifs six mois après l'accouchement. «Le type d'animal que vous possédez joue un rôle dans le maintien d'une bonne santé mentale chez les mères avant et après l'accouchement», affirment les chercheurs.

Les chiens ne font pas des chats

La présence d'un chien améliorerait même, contrairement à celle de félins, considérablement notre quotidien. Sa compagnie favorise la réduction du sentiment de solitude et d'anxiété, tout en augmentant l'estime de soi. Ces atouts peuvent être liés à la capacité des chiens à utiliser des signaux sociaux humains. «La combinaison de ces avantages peut être responsable de la réduction de la mortalité toutes causes confondues chez les propriétaires de chiens», ajoutent les auteurs de l'étude.

Des études précédentes avaient déjà démontré que les propriétaires de chats avaient une moins bonne estime d'eux-mêmes. Toutefois, les chercheurs ne parviennent pas encore à expliquer le lien entre les chats et la dépression post-partum: cela reste un mystère. Pour autant, les résultats de cette étude ne sont pas à sous-estimer. «Nos résultats suggèrent que les propriétaires de chats devraient être particulièrement inquiets, car ils courent un risque plus élevé de complications en matière de santé mentale et de toxoplasmose», conclut le le Dr Matsumura.

Newsletters

Comment échapper à l'enfer des punaises de lit?

Comment échapper à l'enfer des punaises de lit?

Les punaises de lit sont universellement détestées. Insidieuses, difficiles à chasser, elles provoquent nombre de désagréments, physiques comme moraux.

Aux États-Unis, la consommation de champignons hallucinogènes dépénalisée pour ses vertus thérapeutiques

Aux États-Unis, la consommation de champignons hallucinogènes dépénalisée pour ses vertus thérapeutiques

De la drogue récréative illicite au traitement prometteur pour la santé mentale, le statut de ces champignons magiques semble amené à évoluer.

En Floride, une orpheline de 16 ans, jugée «pas assez mûre», est privée d'IVG

En Floride, une orpheline de 16 ans, jugée «pas assez mûre», est privée d'IVG

Une décision confirmée en appel malgré les réticences de l'un des juges.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio