Santé

Le «lavage de sang», ce dangereux traitement expérimental contre le Covid long

Temps de lecture : 2 min

Faute de solution contre le flou du Covid long, certains malades se tournent désormais vers des traitements alternatifs.

Cette technique consiste à extraire le sang d'une personne pour le filtrer. | Marcelo Leal via Unsplash
Cette technique consiste à extraire le sang d'une personne pour le filtrer. | Marcelo Leal via Unsplash

Fatigue, douleurs musculaires, troubles cognitifs... les symptômes du Covid long sont un véritable fléau. Des mois après une infection, ils persistent et fluctuent, jusqu'à perturber la vie professionnelle et familiale du malade. Pour l'heure, la science peine toujours à comprendre cette nouvelle entité, ce qui rend difficile son traitement. Un vide qui laisse la porte grande ouverte au traitement expérimental non prouvé, comme le «lavage de sang».

Également appelée aphérèse, cette technique consiste à extraire le sang d'une personne pour le filtrer, éliminer les composants indésirables, avant de le réinjecter dans le corps. Le traitement permettrait notamment d'améliorer de la circulation du sang.

Si la Société allemande de néphrologie considère la technique comme une option de dernier recours pour les personnes atteintes de troubles lipidiques incurables, aucune étude n'a prouvé son efficacité contre le Covid long, rapporte Science Alerte. Aucune recherche, aucune justification scientifique ni même aucun essai clinique n'a été effectué.

Pourtant, de plus en plus de personnes souffrant de Covid long n'hésiteraient plus à se tourner vers ce genre de traitement, ajoute le média scientifique. Las d'attendre des années que les essais cliniques se terminent, beaucoup dépensent des dizaines de milliers d'euros pour se faire faire ce «lavage de sang» un peu partout en Europe. Sans succès.

Des risques réels

L'aphérèse n'est pas à prendre à la légère. Subir un tel traitement comporte des risques et expose le patient à des saignements, notamment du nez, des ecchymoses, voire même à des hémorragies cérébrales. La procédure nécessite également un suivi sur le long terme pour éviter toute complication. Les soins étant souvent effectués dans un pays étranger, ce suivi crucial est souvent rendu impossible.

Pour l'heure, on estime qu'entre 5% et 15% des personnes ayant contracté le Covid-19 sont concernées par sa forme longue et persistante. Récemment, un groupe de chercheurs à mis en évidence des sortes de réservoirs de virus cachés dans le corps de certaines personnes infectées et qui pourraient expliquer que les symptômes se fassent ressentir bien longtemps après. Mais l'heure est encore à la recherche et aux études, et il faudra encore attendre avant de percer tous les mystères du Covid long.

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