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Le riche, c'est pas moi c'est l'autre

Slate.fr, mis à jour le 14.06.2010 à 14 h 37

Dans un souci de justice sociale, il est souvient question de taxer les plus riches pour contribuer à l'effort national. Mais être riche c'est quoi au juste? Si on se représente assez bien ce qu'est un ménage pauvre, les définitions de la richesse sont diverses et recouvrent des réalités multiples.

La Croix revient sur la définition du sentiment de richesse. Etonnamment, le seuil de pauvreté a été fixé mais pas celui de la richesse. Quelques indices cependant permettent de s'y retrouver.

L'Insee définit comme très hauts revenus, un revenu annuel déclaré de 84.500 € par unité de consommation. Avec des revenus qui varient de 1 à 150: de 84.500 à plus de 13.000.000 d'euros.
Voilà pour le haut du tableau. Juste après viennent les hauts revenus: entre 35.600 et 84.500 euros par unité de consommation, qui représentent 9% de la population.

Le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) a proposé une approche différente de la richesse. Il s'agit de savoir à partir de quel moment un Français se définit comme riche. Résultat: en moyenne à partir de 4.660 euros par mois pour une personne. Selon cette définition, 3% de la population française est riche.

Ce qui n'empêche pas que souvent, pour le Français le riche c'est l'autre comme le précise Régis Bigot, directeur du département conditions de vie et aspirations des Français au Crédoc:

50 % des Français les plus aisés disent appartenir aux classes moyennes supérieures, et 29 % même aux classes moyennes inférieures

D'autres approches privilégient une prise en compte de la richesse patrimoniale. Mais là encore, pas d'unanimité. Monique Pinçon-Charlot, sociologue, explique que ces indices ne suffisent pas pour se définir comme riche:

Il existe plus de diversité dans les conditions de vie des riches que parmi les pauvres. [...] Car, à côté de la richesse économique et patrimoniale, il ne faut surtout pas méconnaître l'importance de la richesse sociale, c'est-à-dire l'entretien des réseaux, essentiel dans ces univers-là, et de la richesse culturelle. Cette dispersion explique que même chez les plus aisés peut s'imposer l'idée que les riches, c'est les autres.

La richesse ne se limiterait donc pas à une définition comptable mais correspondrait plus à un mode de vie.

[Lire l'article de La Croix]

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Photo de une: Contando Dinheiro / Jeffbelmonte via Flickr CC License by

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