Société

Quatre profils de collègues à garder à l'œil

Temps de lecture : 3 min

C'est pour leur bien. Et le vôtre aussi.

Pour 14% des personnes interrogées, la pomme pourrie est la personne chargée de diriger leur groupe de travail. | Sigmund via Unsplash
Pour 14% des personnes interrogées, la pomme pourrie est la personne chargée de diriger leur groupe de travail. | Sigmund via Unsplash

C'est scientifique: dans le secteur professionnel, une équipe épanouie est à la fois plus productive, plus efficace et plus à même de rester stable dans la durée. Reste qu'il n'est pas simple d'atteindre le degré d'osmose souhaité. Les paramètres sont nombreux et ils ne sont pas tous maîtrisables.

Néanmoins, Fast Company a répertorié quatre catégories de travailleurs et de travailleuses qu'il vaut mieux surveiller, qu'on soit leur supérieur·e hiérarchique ou leur collègue, afin de s'assurer à la fois du bien-être du groupe et de la santé mentale de chaque membre qui le compose.

1. Jean-Michel Pomme-Pourrie

Selon un sondage relayé par Fast Company, 26% des personnes interrogées estiment qu'il y a au moins un individu de ce type dans le groupe au sein duquel elles travaillent. La présence de Jean-Michel Pomme-Pourrie prend la forme d'un nuage toxique fait de remarques négatives et de commentaires passifs-agressifs, ce dont il s'acquitte parfois avec le sourire, en assumant de jouer les «avocats du diable».

Le nuage en question tend à s'étendre au-dessus du groupe: conciliants et diplomates, les collègues de Jean-Michel Pomme-Pourrie ont en effet tendance à le laisser s'exprimer sans jamais le contester, afin de ne pas créer de conflit. C'est encore pire lorsque, comme dans le cas de 14% des gens ayant répondu au sondage, la pomme pourrie en question n'est autre que la personne chargée de manager le groupe. De quoi insuffler une énergie négative dans l'ensemble des relations et des projets.

2. Pierre-Antoine Torche-Humaine

Les recherches Google du terme «burn-out» n'ont jamais été aussi élevées, ce qui est en grande partie une conséquence de la pandémie et des pratiques professionnelles qui en ont découlé. D'après le sondage cité par Fast Company, 28% des individus interrogés présenteraient actuellement des symptômes évoquant un possible burn-out. Mais tous n'en ont pas conscience, ou tentent de le cacher aussi longtemps que possible afin de ne pas se faire remarquer pour de mauvaises raisons.

C'est le cas de Pierre-Antoine Torche-Humaine, qui travaille beaucoup et rapidement –ce qui ne veut pas forcément dire qu'il travaille bien– mais qui risque à tout moment d'exploser en plein vol. Son cas a même toutes les chances d'empirer s'il est dirigé par des personnes pour qui, sous leurs faux airs bienveillants, exigent de leurs collaborateurs de ne jamais vraiment déconnecter, ni le soir ni le week-end.

3. Marie-Annick Fausse-Positive

Pour se faire bien voir, elle a tendance à toujours abonder dans votre sens. Marie-Annick Fausse-Positive trouve toutes vos idées excellentes, et elle approuve chacun de vos propos. Cela peut être de la pure hypocrisie ou le révélateur d'angoisses plus ou moins enfouies –dont celle de ne pas être aimée ou de perdre son job. En tout cas, ça n'a rien de sain –même si c'est moins désagréable au quotidien que l'attitude de Jean-Michel Pomme-Pourrie.

Sur le plan professionnel, l'absence d'esprit critique de Marie-Annick Fausse-Positive n'aidera personne à faire du bon travail. Le refus de toute contradiction empêche en effet toute forme de remise en question et de débat. Pire, humainement parlant, elle risque elle-même de se retrouver tôt ou tard dans une situation délicate. Car il y a fort à parier qu'elle se comporte de la même façon avec chacun de vos collègues, y compris des personnes avec qui vous êtes vous-même en désaccord. Sa position finira par ne plus être tenable.

4. Jacques-Henri Pas-Là

Chez les meneurs et meneuses d'équipe aussi, la pandémie a fait du dégât. Plus d'un quart des managers ont récemment eu envie de quitter leur poste pour aller respirer un autre air ailleurs. Une fois cette envie de partir installée dans la tête, elle est bien difficile à réfréner, même pendant simplement trente-cinq heures par semaines. Et ça n'est bon pour personne.

Car s'il est toujours présent physiquement, dans sa tête Jacques-Henri Pas-Là est déjà parti. Moins concentré, moins impliqué, il communique son manque d'énergie et de motivation au reste de l'équipe, ce qui est d'autant plus dommageable si c'est lui qui est censé la diriger. La part de chef·fes d'équipe souhaitant quitter leur job a encore augmenté au cours des trois derniers mois, souligne Fast Company. Les gens comme Jacques-Henri Pas-Là feraient mieux de lever officiellement le pied, de laisser leurs responsabilités à d'autres et de penser un peu à leur avenir.

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