Sciences

Oubliez les abeilles, il y a des rats pollinisateurs

Temps de lecture : 2 min

Une découverte faite en Colombie.

Un coup de pouce bienvenu en ville, où les pollinisateurs classiques font défaut. | Brett Jordan via Unsplash
Un coup de pouce bienvenu en ville, où les pollinisateurs classiques font défaut. | Brett Jordan via Unsplash

Et si les rats n'étaient pas uniquement des fouilleurs de poubelles répugnants? Une nouvelle étude scientifique, publiée dans la revue Ecology, dresse un portrait tout autre de ces rongeurs: celui de pollinisateurs à quatre pattes.

Les membres de l'étude ont focalisé leurs recherches sur la ville de Duitama, en Colombie, où les habitants observaient depuis longtemps le comportement étrange de certains rats bruns. Ces derniers étaient parfois surpris en train de marcher sur des arbres bien connus de la région, les feijoas, dont les fruits au goût proche de la goyave sont particulièrement appréciés.

Ce n'est pourtant pas de ces fruits que se délectent les rats de la ville. En observant de plus près le comportement des rongeurs, les scientifiques ont découvert que les rats se nourrissent en fait des pétales de l'arbre, quand les fleurs sont ouvertes et fertiles, précise le New York Times. Le moment idéal pour se mettre du pollen partout dans les poils.

Pression de la ville

Sans abimer les parties reproductrices des fleurs du feijoa, les rats passent ainsi d'arbre en arbre, participant pleinement à la pollinisation en milieu urbain. Un coup de pouce bienvenu en ville, où les pollinisateurs classiques font défaut.

Habituellement, ce sont principalement les oiseaux qui assuraient ce job, précise le média américain. Mais l'urbanisation croissante n'a fait que réduire leur présence et, aujourd'hui, les rats semblent avoir pris le relais dans une certaine mesure.

Dans la nature, des centaines d'espèces participent à la pollinisation, avec plus ou moins d'efficacité. Si la réputation des abeilles les précède -à juste titre-, on retrouve également parmi les pollinisateurs des chauves-souris ou des opossums. Pour les rats, c'est en revanche une première.

Il y a bien eu le cas l'Elephantulus edwardii, une sorte de rat à trompe, endémique d'Afrique du Sud. Ce dernier, qui joue un rôle dans la pollinisation de certaines plantes grasses du pays, n'appartient pourtant pas au groupe des rongeurs, mais à celui des Macroscélidés.

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