France

Bernard Kouchner n'aime pas être fouillé dans les aéroports

Temps de lecture : 2 min

N'allez pas dire à Bernard Kouchner qu'il a mauvais caractère. Les agents de sécurité de l'aéroport Montréal-Trudeau l'ont déjà suffisamment échauffé. Ces impudents ont eu l'outrecuidance de fouiller le ministre des Affaires étrangères, le 9 juin.

Ce qu'il n'a apparemment pas goûté. La journaliste canadienne Denise Bombardier, témoin de la scène, la raconte au quotidien canadien Le Devoir.

Il a pété les plombs. Il était tellement outré. [...] Là je blaguais [alors que] lui ne blaguait pas encore. Je l'ai calmé, je dois dire. [...] Là, il me dit: «Ce sont des imbéciles.» J'ai compris que ça ne resterait pas là.

Depuis mars, les ministres étrangers ne sont plus obligés de se présenter aux checkpoints de l'aéroport de Montréal. Mais les compagnies (en l'occurence Air France) peuvent réclamer de l'Administration canadienne de la sûreté de transport aériens qu'elle contrôle tous les passagers.

En mai 2006, Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), avait eu droit à une fouille musclée du personnel de l'aéroport de Toronto. Un épisode qui avait créé un incident diplomatique entre le Sénégal et le Canada.

Au Quai d'Orsay, on préfère ne pas communiquer sur ce «non-sujet». Tout en reconnaissant, via Aurélia Du Vignau conseillère au cabinet du MAE, que le ministre est «un homme entier». A bon entendeur...

[Lire l'article sur Le Devoir]

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Photo: Bernard Kouchner - World Economic Forum Annual Meeting Davos 2008 / World Economic Forum, via Flickr CC License by

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