Le problème avec Israël
Trop de communication et de passions, pas assez de raison et de dialogue.
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Si des vies humaines n'étaient pas en jeu, on croirait assister à un affrontement sanglant entre clubs de supporters. Avant même que l'événement de la flottille de Gaza n'ait pu être analysé et que l'on comprenne ce qui s'est passé, l'indignation partout jaillissait à gros bouillon. Comme si finalement chacun s'attendait à un incident, un de plus entre deux «camps» dont on ne sait même pas finalement le nom.
Choisir son camp comme au foot
Les composantes de chaque club sont tellement nébuleuses qu'on peine à percevoir la finalité de chacun. Doit-on parler des antisionistes contre les prosionistes? Ce serait réducteur. Des pro-arabes contre les anti-Palestiniens? Ce serait encore pire. Alors, du RC Palestine contre l'Inter d'Israël? Les enjeux de la région sont clairs, mais les forces en présence peinent à proposer des solutions réalistes pour que le Moyen-Orient soit apaisé. Le conflit israélo-arabe datant d'au moins 1948 force l'opinion publique mondiale à se diviser, empêchant toute réflexion de fond, et ne permettant que des explosions de haine et de douleur prenant le monde à témoin.
On a pu entendre après l'attaque en haute mer de la flottille pour Gaza que la machine pro-sioniste de propagande marchait à fond pour soutenir Israël. Fruit d'un fantasme soigneusement entretenu par quelques ténors dont le fonds de commerce est la théorie de la conspiration, l'existence d'une machine de propagande au niveau mondial contrôlé par Israël discréditerait automatiquement quiconque refuserait de condamner l'Etat hébreu.
De l'autre côté, les adeptes mal inspirés de la Hasbara ont crié à la conspiration avant même d'avoir entendu le discours de l'autre camp. Israël serait isolé, non seulement au Moyen-Orient, mais également dans le monde et ne pourrait compter que sur ses seules ressources pour défendre le peuple juif. Justification malsaine de la force à tout prix, cet argument aurait servi quel que soit le nombre de morts dans la tragédie de la flottille pour Gaza. De la même façon, chaque mot de cet article sera soupesé pour en conclure que l'auteur appartient à l'une ou l'autre des deux boîtes.
Certains antisionistes n'ont d'ailleurs rien de pro-Palestiniens. Ce n'est pas tant la souffrance des Palestiniens qui les émeut que la haine profonde d'un Etat dont ils refusent autant l'existence que l'idéologie qui les meut. Et évidemment, de l'autre côté, le discours radical posant qu'il est impossible de parler avec des Arabes qui ne comprennent que la force entretient cette idée de «Ein Brera», qui force à penser qu'on n'a pas de choix autre que de donner la mort pour l'éviter soi-même. On peut entendre des discours nauséabonds partout, des légendes atroces sur les mœurs des uns et des autres, des preuves accablantes qu'on n'a pas affaire à un être humain. Le spectateur du conflit se donne une bonne conscience à bas prix en décidant de rejoindre le camp qu'il estime le plus faible.
Autrefois, l'ordalie décidait du chevalier qui avait raison après une bataille à mort contre son rival. Dieu favorisait le juste en lui laissant la vie. La croyance persiste: le camp restant sera celui qui avait raison, mais avant cela, il faut soutenir le protagoniste que l'on estime être le plus souffrant, non le plus juste. Le conflit du Moyen-Orient est un combat en apparence binaire et surmédiatisé, ce qui permet de choisir l'un ou l'autre alors que d'autres conflits paraissent plus compliqués - comme le Soudan - et ne permettent pas cette même catharsis de haine.
La guerre des mots et des images
La communication a remplacé la réflexion depuis longtemps au Moyen-Orient. La guerre de propagande fait rage entre deux ennemis animés presque uniquement par des motifs de haine envers l'autre. Il s'agit, comme toujours en communication de masse, non de convertir l'adversaire, mais de renforcer les convictions de son propre camp, et surtout de convaincre le plus d'indécis dans le monde. Tout est bon pour provoquer l'indignation: les photos de petits Palestiniens tués de sang froid par l'armée israélienne s'opposent aux enfants israéliens assassinés par un attentat suicide du Hamas. Les cris des mères qui perdent leur enfant retentissent dans toutes les télévisions. Les visages des familles blessées sont exhibés comme autant de preuves de la barbarie de l'autre.
La douleur et la souffrance sont censés convaincre le spectateur des quatre coins du monde qu'il lui faut prendre parti, et vite, sous peine d'être un monstre. C'est le principe de la «Mind bomb», dont l'effet doit marquer les esprits en les culpabilisant. Il s'agit hélas d'une stratégie de communication à court terme.
Le massacre des militants de la flottille de Gaza souligne la tragédie que connaît cette région du monde qui semble tant intéresser l'opinion publique mondiale. Il montre également l'habilité des deux camps à utiliser les médias, en particulier les images. Car au final, quel autre dénouement pouvait-on espérer pour la flottille de la paix? Qu'Israël comprenne l'inutilité du blocus et laisse entrer des militants qui lui sont hostiles?
La confrontation violente était inévitable, le sang devait jaillir. On pourra arguer avec bon sens que les forces israéliennes auraient pu épargner des civils et agir avec plus de professionnalisme. Devant les prouesses dont sont capables les commandos de l'armée d'Israël, on comprend vite que la violence dont ils ont fait preuve a été volontaire, et qu'il s'agissait autant d'intercepter la flottille que de lancer un message clair à ceux qui pourraient tenter de forcer à leur tour le blocus. Le message sera-t-il reçu?
Du côté des soutiens de la flottille de la paix, on montre sur tous les supports médiatiques ces images frappantes de militants faiblement armés et tremblant de peur, ne pouvant à l'évidence pas faire face à des unités militaires aguerries. L'Etat israélien a fait passer son message: nous répondrons par la force la plus brutale à toute tentative de nous défier. La Turquie a fait passer son message: nous reprenons le leadership au Moyen-Orient.
On attend notamment qu'Obama reçoive les messages et qu'il agisse en conséquence car son silence devient assourdissant.
Tout le monde est pour la paix au Moyen-Orient, reste à la définir. Le risque majeur pour trouver une solution réside dans la capacité des spectateurs à recevoir l'émotion. Les journaux télévisés, même en cas de catastrophe majeure, ne peuvent «ouvrir» sur le même sujet plus d'une dizaine de jours. Le Moyen-Orient retournera donc dans l'oubli, sauf si une nouvelle tragédie survient.
Ce qui ne manquera pas d'arriver, pour prendre de nouveau le monde à témoin, et l'engluer dans un sentiment de voyeurisme et d'indignation qui ne se concrétise ni en action, ni en réflexion, mais dans la pire forme de réaction possible: l'indignation silencieuse. Assez de communication de part et d'autre, place au dialogue entre ceux que cela concerne.
Etienne Augé
Photo: Un jeune Israélien ajoute un drapeau national durant un rally sur la ville côtière d'Ashkelon pour montrer sa solidarité avec les forces armées le 6 juin 2010. REUTERS/Amir Cohen
À LIRE ÉGALEMENT : Israël fait fi des affaires étrangères, Rupture totale entre Israël et la Turquie, «Flottille de la paix»: questions sur un fiasco militaireMis à jour le 11/06/2010 à 4h23















































Cher monsieur Augé,
Je vous ai lu avec beaucoup d'attention et je vous remercie d'avoir si bien exprimé ce que nous sommes, sans doute, très nombreux à ressentir, du moins je l'espère.
Il est très difficile de tenir la balance entre les deux camps, sans passer pour un suppôt soit de l'un des camps, soit de l'autre, suivant les réflexions que la situation suscite. J'en ai fait l'expérience assez cuisante auprès des slateurs.
Il y a cependant un aspect du problème que vous n'avez par traité et qui pourrait expliquer, et le silence d'Obama, et le parti-pris anti-israélien de l'Europe et en particulier de la France, dans cette crise.
D'une part, Obama, qui doit bientôt se soumettre à des élections de mi-mandat peut-il se permettre de mécontenter l'électorat juif ?
D'autre part, l'état français, pour ne parler que de lui, ne craint-il pas plus que tout, l'importation du conflit israélo-palestinien sur son propre territoire, qui pourrait faire flamber ses banlieues en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ?
Très cordialement.
Chère Marianne Arnaud,
l'électorat juif est également un mythe : les juifs américains votent de façon diverse selon qu'ils soient hassidiques de Brooklyn ou ashkénazes en Floride pour prendre deux exemples très caricaturaux. En revanche, que les juifs américains se sentent concernés par Israël, je ne peux que le comprendre. Obama est un politicien et je pense qu'il préfère que l'on se concentre sur le positif de ses actions plutôt que sur ses ratages, en particulier le Moyen-Orient avec le discours du Caire et la guerre entre Hamas et Israël. Il restera donc dans l'ambiguité jusqu'aux élections, dont il ne sortirait, comme on le sait, qu'à son détriment.
L'Etat français n'a pas le même rôle au Moyen-Orient, mais je pense que vous avez raison sur ce point, sauf que je ne parlerais pas de banlieues. La France peut se diviser en camps ennemis sous prétexte de la guerre du Moyen-Orient, mais chacun joue la montre car arrive l'événement qu'adorent les politiciens du monde entier : La coupe du monde de football qui permet à la planète d'oublier les problèmes du quotidien pour adorer des milliardaires athlétiques. On peut penser que son bon déroulement ne sera pas perturbé, car "l'opinion publique mondiale" ne le pardonnerait pas, ce qui accentue encore plus le pessimisme que l'on peut ressentir en observant cette guerre qui dure beaucoup trop, même si cela fait le plaisir de nombre de protagonistes.
Réflexion relativement intéressante mais il faut néanmoins relativiser vos observations et certains de vos propos.
Ainsi, juste un détail : Avez vous déjà vu les israéliens publier des photos d'enfants ou d'adultes victimes d'attentats ? Des carcasses de bus ou de bâtiments, oui; des sacs plastiques éventuellement mais jamais d'êtres humains. Même les photos des soldats blessés par les "tremblants de peur" n'ont pas été publiés par les autorités israéliennes mais par un journal turc, non pour venir en aide au discours israélien mais pour "je vous laisse le soin d'interpréter".
Vous dites : "on montre sur tous les supports médiatiques ces images frappantes de militants faiblement armés et tremblant de peur". Etrange interprétation de l'image que la vôtre.
Vous dites encore "La confrontation violente était inévitable, le sang devait jaillir. " Pourquoi la confrontation n'a pas donné lieu à de la violence et au jaillissement de sang sur les interventions antérieures, concomitantes et ultérieures?
Vous dites encore "on comprend vite que la violence dont ils ont fait preuve a été volontaire". Une fois de plus, l'analyse des images filmées avant (donc par d'autres que l'armée israélienne) et pendant le début de l'intervention ainsi que des "dérapages" involontaires de certains participants de cette flottille montre bien autre chose.
Vous ne voulez pas entrer dans l'une ou l'autre boite, M. Augé. Et vous nous servez un discours qui se veut objectivement neutre. Mes les deux camps comme vous les qualifiez ne sont absolument pas équivalents et ne poursuivent pas les mêmes objectifs, y compris en matière de communication.
Merci pour votre commentaire.
Cher Étienne Augé,
Votre commentaire me semble le plus pertinent de tous ceux, et ils sont nombreux, que j'ai lu au sujet de cette attaque de la fameuse flottille. En vous lisant se fortifiait en moi la conviction que chacun se moque des habitants de Gaza et que l'on avait affaire à une gigantesque opération de communication pour laquelle certains ont quand même laissé la vie. Si on y réfléchit un instant, quelle pouvait être le destin de cette flottille si ce n'est de se faire repousser par les Israéliens et de faire parler d'elle afin d'essayer de mettre l'opinion publique mondiale dans sa poche? J'ai vraiment l'impression qu'on assiste à un épisode d'une lutte pour accroitre l'influence du Hamas dans la bande de Gaza.
Une phrase m'a cependant posé problème; "On attend notamment qu'Obama reçoive les messages et qu'il agisse en conséquence car son silence devient assourdissant." Je trouve que si on attend Obama comme le sauveur au Proche-Orient c'est que nous sommes dans une situation néocolonialiste où les chefs d'état arabes ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités! Obama ne peut être qu'au mieux un facilitateur et en ce qui le concerne je deviens de plus en plus pessimiste: il me semble présenter des signes inquiétants de "cartérisation" et paraît bien meilleur derrière une chaire que pour prendre des décisions impopulaires. Comme vous le disiez en substance dans un article peu après son élection, Obama reste un homme politique comme un autre: il cherche à se faire élire et réélire en utilisant ses atouts personnels et médiatiques.
Vous dîtes : "nous sommes dans une situation néocolonialiste où les chefs d'état arabes ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités!"
Votre phrase est quelque peu paradoxale. Si l'on attend une intervention d'Obama, nous sommes dans une situation colonialiste, pensez vous. Mais en quoi les chefs d'états arabes auraient-ils plus de légitimité ou moins d'apparence colonialiste à émettre leur point de vue? Si les Palestiniens constituent un peuple à part entière, ne croyez vous pas qu'il leur revient, et à eux seuls, sans attendre l'autorisation des autres pays arabes (ou perse ou ottoman), de régler ce conflit avec leurs colocataires?
Bien sûr, les palestiniens forment un peuple à part entière. Malheureusement, cette affirmation ne suffit pas et n'a jamais suffit pour établir un pays. En simplifiant à outrance, un pays existe non pas parce qu'il regroupe un ou des peuples cherchant à vivre ensemble, mais parce qu'il est reconnu par d'autres pays et plus généralement par la "communauté internationale". Or, la Palestine est très dépendante des pays arabes de la région qui y exportent à la fois leur soutien mais aussi malheureusement leurs antagonismes souvent inconciliables. Dans cette situation de dépendance, il me semble actuellement bien difficile aux palestiniens de décider par eux-mêmes de leur destin ... même si on est pleinement en droit de parler de colonialisme Le colonialisme est-il un mal absolu? Je ne le crois pas à condition de l'utiliser avec modération. La politique se fait d'abord avec le possible, en cherchant à se rapprocher du souhaitable.
Cher jHenry44,
merci pour votre commentaire, je me sens moins seul. J'ai parlé d'Obama car il ne s'agit pas de néocolonialisme, mais il a tant promis avant d'être élu qu'on est en droit d'attendre une réaction de sa part concernant le Moyen-Orient. Je vous remercie en tout cas sincèrement de vous rappeler de mon article sur Obama et d'avoir commenté celui-ci. Il semble donc que nous soyons nombreux à vouloir nous distancier d'une analyse binaire concernant la région du Moyen-Orient. C'est encourageant.
Bien à vous.
C'est vrai, j'ai certainement été un peu rapide et inexact dans mon commentaire en parlant de situation néocolonialiste, il aurait fallu plutôt écrire néo coloniale et préciser que cette attitude semble ancrée ou intégrée dans l'esprit des principaux dirigeants arabes (palestiniens et autres) dont certains silences sont aussi assourdissants que ceux d'Obama!. Pour une fois, le néocolonialisme ne vient pas des États-Unis mais on a l'impression que le Proche Orient a bien du mal à vivre sans y faire référence, fusse parfois de façon négative ou inconsciente.
En ne voulant prendre parti pour aucun des 2 'camps', on fini toujours par se faire detester des 2 camps.
Chacun à l'impression que la neutralité est fausse, et que donc on fait passer un message contre. Ceci est aussi une conséquence de votre phrase "le spectateur des quatre coins du monde qu'il lui faut prendre parti, et vite, sous peine d'être un monstre".
Ainsi, le discours de Kacyj prouve bien que quoiqu'il arrive, vous serez pour un partisan dans le camp opposé. Vous pouvez vous sentir neutre, quand vous êtes critiquer des 2 cotés... mais c'est une position inconfortable, difficile à tenir.
J'attire simplement l'attention sur l'importance de l'analyse des faits, surtout si l'on affiche la neutralité comme profession de foi.
Au delà de cela, je ne crois pas que l'on puisse être neutre sauf à être totalement indifférent à la question. Je réserverais la posture de neutralité aux seuls intermédiaires qui essaient de concilier deux adversaires. Ils ne peuvent progresser que s'ils s'abstiennent d'émettre le moindre avis sur l'une ou l'autre des deux parties. Observez les interventions de Mitchell, qui fait des allers-retours entre les deux protagonistes : il n'émet pas d'opinion, il ne juge pas, il est neutre.
Je m'attendais à des réactions violentes pour me forcer à prendre parti ou décrypter mon propos pour en faire un agent de propagande pour l'un ou l'autre. Je me refuse personnellement à abandonner mon poste d'observation qui est une attitude normale dans ma profession et pas si difficile que cela. Merci beaucoup pour votre commentaire.
Etre neutre dans ce conflit c'est indiquer à chaque camp ses erreurs et l'encourager à faire une démarche positive vers la paix; et non pas ménager l'un ou l'autre en se retenant de le critiquer objectivement.
Condanner autant l'attaque de la flotille (en précisant son caractère illégal et barabre) que les attaques aux roquettes par le Hamas, c'est cela notre devoir de neutralité. Et non pas, comme le fait le journaliste dans cet article, ménager le fautif de peur d'être accusé de soutenir le camp adverse.
Etre neutre ne veut pas dire se dérober de certaines responsabilités qu'on doit assumer en étant journaliste, homme politique ou même simple citoyen.
Votre argument tiendrait si j'étais journaliste, et si je mentionnais une seule fois le mot "neutre" ou même "neutralité". Je ne le fais à aucun moment et ce n'est pas le propos de l'article. Faites-moi l'honneur de le relire avant de le juger hâtivement, comme vous le faites pour la situation au Moyen-Orient.
La neutralité est une motivation égoïste. Elle est certes vaguement utile pour les belligérants qui ont ainsi un canal de communication. La neutralité, c'est s'asseoir sur le bord du terrain et compter les points. Ça ne mange pas de pain... Elle est surtout confortable pour ceux qui ne prennent pas partie. De plus, pour qu'un conflit se résolve, il faut qu'il y en ait un qui gagne et que l'autre perde. Les conflits qui se terminent de manière négociée avant une explosion de violence sont extrêmement rares. Sur la guerre et la diplomatie, je vous invite à lire Von Klauswitz, son œuvre est universelle. De plus au delà du jugement moral, on peut dire qu'une guerre qui ne se termine jamais, est une guerre menée par des incompétents. Le but ultime de la guerre, la victoire, c'est la "paix", c'est à dire le contrôle du territoire, de ses populations et de ses ressources.
Réfléchissez bien : dans tous les conflits, il y a un agresseur et un agressé. Un envahisseur et un envahi. Un qui, aux yeux du reste de monde, a tort et un qui a raison. Je note que c'est souvent celui qui est, ou plutôt se croit le plus fort qui agresse l'autre. Donc, pour rester neutre, il faut une bonne dose de cynisme et mauvaise foi, il faut faire semblant que les actes des uns sont à la même échelle que ceux des autres et ne pas se laisser influencer pas son jugement morale. Il faut donner l'illusion aux autres qu'on croit réellement que les deux parties se chamaillent pour des broutilles, qui, en toute sagesse, pourraient se résoudre par des négociations.
Pendant la deuxième guerre mondiale, qui a été le plus utile ? Ceux qui sont resté neutres, ou ceux qui ont pris partie. Moi j'ai pris partie. C'est une position difficile. Je l'assume.
Merci pour cet article lucide et plein de bons sens. Vous faites bien de souligner le degré d'hystérie qui règne autour du conflit qui oppose Israël et la Palestine.
Il est vrai qu'il est étonnant que ce conflit dure si longtemps et qu'il passionne toujours l'opinion public et nos média.
Mais cela n'a pas toujours été le cas. J'ai 68 ans et malgré ma jeunesse, je me souviens très bien de la création d'Israël. Même dans ma famille très à gauche et dans une Grande Bretagne qui avait souffert maintes attaques armées aux mains des mouvements d'indépendance armés israéliens, l'événement était salué.
Les juifs d'Europe avaient terriblement souffert. Il y a un sentiment de honte d'une part et de justice d'autre part. Ce peuple méritait d'avoir un pays à lui.
Presque personne ne parlait du sort des Palestiniens. Et puis les Israéliens faisaient pousser des fleurs dans le désert là ou ces arabes n'avaient rien voulu faire...
Et après tout, c'était les pays arabes qui avaient refusé le partage des terres proposé par l'ONU qui était plus favorable aux Palestiniens que celui qui est discuté aujourd'hui.
Dans l'ensemble le monde donnait raison aux Israéliens.
De sorte qu'en 56 les Français et les Anglais avaient fait alliance avec Israël pour repousser Nasser. On était tous très copain, malgré le fiasco. Et quand en 67 les chars israéliens avaient fait une bouchée de pain des armées arabes, quels éclats de rire! Bien fait pour leurs gueules!
On ne parlait toujours pas des Palestiniens sauf pour dire que c'était à leurs voisins arabes de s'en occuper. Puis rien.
Le spectaculaire saisi et destruction dans le désert devant les cameras du monde entier des avions de lignes, sans perte de vie humaine, avait fait parler pour la première fois, si je m'en souviens bien, du PLO. Suivit la tragédie des jeux Olympiques de Munich. L'opinion public mondial était toujours très largement pro-israélienne.
Puis rien. Mais au lieu de profiter de ce moment favorable, montrer sa bonne volonté envers les Palestiniens, offrir des solutions équitables, Israël, confronté par une immigration massive en provenance de l'URSS, commençait à encourager l'installation des colonies. Un mouvement intégriste judaïque, toujours puissant, prenait le relais.
Le PLO, sous Arafat, commençait à commettre des attentats sanglants. Un mouvement intégriste Islamiste s'y mêlait avec leurs kamikazes. Le monde était perplexe.
Mais le monde commençait quand même à se poser des questions. Comment ça se fait que ce problème n'est toujours pas résolu? Pourquoi les USA bloquent-ils systématiquement tout effort par l'ONU d'intervenir? Est-ce juste ce qui arrivent aux Palestiniens?
Le vent avait changé.
L'opinion publique mondiale ne soutient pas les extrémistes islamistes mais en même temps elle ne comprend pas pourquoi et comment une démocratie qui se veut occidentale puisse en arriver à un point si bas avec l'histoire de la « flottille » – en refusant, armes à la main, l'aide à un peuple enclavé?
Votre article arrive au point nommé. Je ne suis ni antisémite ni anti-Israël mais je suis pro justice. Il semblerait que je ne suis pas seul.
Le monde n'a pas toujours tort.
Je ne suis pas pro-israélien ou anti-israélien.
Je pense, comme Martin Luther King (ou pas, cela pourrait être une légende moderne), que l'anti-sionisme est anti-sémitisme (sinon dans la définition brute, en tout cas dans les faits de la grande majorité des personnes se réclamant anti-sionistes).
Mais force est de reconnaitre qu'Israël, depuis maintenant quelques décennies (enfin pour moi depuis la mort de Rabin en 1995) est dirigée par une droite sinon extrémiste, en tout cas très conservatrice, et qui si elle a su défendre son pays d'un point de vue militaire, a aussi réussi à faire d'Israël le pays le plus détesté du monde.
Aujourd'hui, Israël se doit de travailler plus activement (et de manière bien moins unilatérale... cela ne lui ayant rien apporté, sinon des emmerdes !) à résoudre la crise des territoires palestiniens.
Et ce n'est pas en tombant dans le piège grossier d'activistes fondamentalistes, soutenus par une Turquie qui n'a pas digéré certaines humiliations récentes (et qui voit bien son intérêt à hausser le ton face à Israël pour assurer son leadership dans la région), qu'Israël va améliorer son sort.
Malheureusement, les réactions outrancières (voir nauséabondes) de part le monde face à cette tragédie font que les juifs ne peuvent que se serrer les coudes face à un anti-sémitisme de moins en moins caché.
Bref, c'est la merde, et j'ai du mal à voir qui seront les premiers à enfin oser prendre le risque d'agir de manière humaine et intelligente (remarquez, pour les palestiniens, c'est plus dur, vu qu'en plus d'être très pauvres, ils ne sont pas en démocratie...).
J'ose parfois à rêver à un successeur de Rabin, qui saurait avec un Obama enfin à la hauteur des espérances placées en lui, trouver un interlocuteur Palestinien reconnu et (plus ou moins) modéré pour tenter un accord fort type Oslo.
Mais je rêve.
Je ne suis pas sûr d'être un disciple de Martin Luther King qui est avant tout un homme d'Eglise, mais je vous suis pour le reste. Quant au rêve, il est préférable au cauchemar que nous allons bientôt vivre si la situation se détériore encore plus au Moyen-Orient. Merci pour votre commentaire qui me rassure encore plus sur l'existence de nombreux citoyens qui ne se jettent pas à corps perdus dans la course à la haine.
Au modérateur: Je sais que le copier/coller n'est pas autorisé, et c'est très bien ainsi, mais, pourriez vous SVP faire une exception, ce texte éclaire vraiment le débat. Merci... SZ
Martin Luther King
Antisionisme = Antisémitisme
Extraits des écrits du Dr Martin Luther King
"... Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu.
" L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité. Nous sommes pleinement d'accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.
Pourquoi en est-il ainsi? Tu sais que le Sionisme n'est rien moins que le rêve et l'idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Notre Seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d'errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui.
"Le peuple noir, sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l'on n'a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, EXIGE la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays.
Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l'humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du Peuple Juif à vivre sur l'antique Terre d'Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de dieu, que son Peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C'est cela le Sionisme, rien de plus, rien de moins.
Et qu'est l'antisionisme ? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu'ils sont Juifs. En un mot, c'est de l'antisémitisme.
L'antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d'exprimer sa malveillance. L'époque a rendu impopulaire, à l'Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l'antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste.
Mon ami, je ne t'accuse pas d'antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d'autres l'ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons toi et moi du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs. "
Extrait de M.L. King Jr., "Letter to an Anti-Zionist Friend," - Saturday Review_XLVII (Aug. 1967), p. 76. Reprinted in M.L. King Jr., This I Believe: Selections from the Writings of Dr. Martin Luther King Jr.
Un petit lien pour relativiser (c'est moi qui est abordé le sujet, je me permet donc aussi de préciser pourquoi j'ai parlé de "légende") :
http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?idForum=3152&idMess=36711
Je ne me prononcerai pas sur l'exactitude de cette lettre de ML King, donc, mais me permet de donner des infos pour que chacun puisse se forger son opinion.
Ceci étant dit, faux ou pas, j'adhère à 99% à ce qui est dit :)
Et je suggère une visite sur ce lien qui éclairera le débat: http://www.gandhiserve.org/information/writings_online/articles/gandhi_jews_palestine.html#%27The%20Jews%27,%20by%20Gandhi%20-%20From%20Harijan,%20November%2026,%201938
Le Fanatique de Mauvaise Foi ;-). Petit détail, je ne suis pas de Mauvaise Foi... dans mon cas c'est bien pire, je suis un apostat: j'ai abandonné ma foi.
Cher Peter Wright,
lors de mon article "Glamouriser l'Europe", vous m'aviez dénié la qualité d'historien, ce que je suis pourtant. Je suis donc heureux que vous appréciez cet article, mais également surpris. Quand vous dites que le monde n'a pas toujours tort, c'est le fond de mon article : de quel monde parle-t-on ? Parvenez-vous à identifier ce que souhaite l'opinion publique dans son ensemble ? Je n'en suis pas capable, et j'entends surtout des discours passionnés haineux qui brouillent la situation et lui donnent une tournure toujours plus tragique. Je pense en revanche que tout le monde est pour la justice, la paix, la démocratie, la liberté et autres mots vertueux, sauf que leur définition dépend grandement de ses convictions. Une paix juste, certes, mais à quel prix ? Et surtout qui sera capable de l'établir en jugeant avec impartialité les belligérants ? Certainement pas Obama, et pourtant ce serait le seul qui en aurait le pouvoir. Alors l'ONU ? Si seulement.
Merci pour votre commentaire en tout cas.
Vos prises de position sont originales et rafraîchissantes, ce qui peut-être nuit à leur compréhension à leur première lecture. En tant que journaliste, vous deviez vous en rendre compte.
Puisque vous êtes historien, vous devez avoir une vision assez large des mouvements historiques, mêmes récents. Dans mes commentaires sur vos articles je me permets de mettre dans un contexte historique les soubresauts de l'actualité.
Aussi, dans « Glamouriser l'Europe » j'étais de l'avis que le choix d'un couple terne comme représentants de notre Europe devait être vu dans le contexte de la longue et lente évolution démocratique vers des États Unis de l'Europe.
Dans 'le monde n'a pas toujours tort', sentiment avec lequel vous êtes apparemment d'accord, j'essayais de montrer que l'opinion publique 'mondiale', vue avec du recul, peut se tromper momentanément mais ne se trompe pas éternellement.
Aujourd'hui, concernant le conflit Palestinien, elle réagit comme, à la fin, elle a réagit avec le scandale de l'apartheid en Afrique. Au début indifférent, puis consternée, à la fin outrée.
La situation en Afrique du Sud était injuste et, pour citer Obama à l'égard du blocus de Gaza, « intenable ».
J'ai plus de confiance en Obama que vous. C'est un homme engagé, habile et patient. Son traitement de l'affaire de la santé aux USA l'a prouvé.
Je ne sais pas si le conflit Israélo-Palestinien sera résolu pendant sa présidence. Mais je sais qu'il sera résolu.
Car le monde le veut.
Je prendrai donc votre compliment, tout en vous rappelant que je ne suis pas journaliste. Vous avez raison de plus faire confiance à Obama que moi, même si personnellement je pense que c'est une magnifique machine de com qui n'a ni engagement, ni conviction. J'apprécie en revanche beaucoup deux personnes de son entourage, son épouse Michelle et sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton qui me donnent un peu d'espoir. Le conflit israélo-arabe sera résolu, certes, mais j'espère dans les plus brefs délais et les meilleures conditions et Obama manque de ce qui fait les hommes historiques.
Merci de vos commentaires, nous pouvons ne pas être d'accord, j'apprécie ceux qui se passionnent pour le monde qui les entoure.
mais qu'il a aussi l'habilité politique pour les mettre en œuvre. Bien évidement, à la différence de Mme Clinton qui est restée très XXème siècle, il maîtrise totalement les techniques de com nécessaires pour y parvenir. Avec notre aide, il peut rendre le monde un peu meilleur. Je vous invite d'ailleurs à rejoindre son Facebook sur : http://www.facebook.com/barackobama Yes ! You can. ;-)
C'est toujours intéressant d'entendre les obamaniaques. Dans la même phrase, vous nous dites qu'Obama maîtrise très bien la com, donc les techniques de manipulation de l'opinion publique, pour poursuivre après en arguant qu'il nous faut le suivre (où ?) car il peut. Il semble donc que se faire manipuler soit un vrai bonheur quand il s'agit d'Obama. Je m'étonne toutefois que le modérateur de slate.fr laisse passer un commentaire de propagande politique pour le président américain. Aurait-on le même enthousiasme immodéré pour Sarkozy ou Medvedev ? J'en doute, ils n'ont pas le talent de l'équipe de com du président US. Yes you can! (-Can what? -Who cares!! You can!!)
Il me semble que beaucoup nous oppose. Vous déplorez que le modérateur ne m'ait pas censuré, mois je crois qu'il ne devrait pas y avoir de modérateur: je crois à la parole libre.
Je pourrais aussi vous dire que j'aime bien me faire manipuler par Obama, qu'il manipule mieux que les autres, qu'il est plus subtil... ou ironiser sur le primitivisme médiatique de ses concurrents.. un instant je me suis dit que j'allais adopter votre ton moqueur. Non, tout bien réfléchis, je préfère le premier degré, la sincérité et la candeur. Donc je me présente nu devant vous...
D'abord je ne suis pas Obamaniaque. Je ne suis pas malade ou faible d'esprit, Obama n'est pas Claude François. C'est une analyse rationnelle qui me fait supporter cette homme et sa politique réaliste. J'ai d'abord préféré Mme Clinton et progressivement il m'a gagné à sa vision du monde. Je suis convaincu qu'il est l'opportunité que nous avons d'avoir un monde sinon meilleur, au moins moins mauvais. Un capitalisme moins cupide donc moins stupide. Un nouveau César à Rome, avec le sens de ses responsabilités. Un homme capable d'être écouté avec respect par la majorité des habitants de cette planète pour s'opposer de manière constructive:
- Aux projets fous des religieux de tous bords, notamment au moyen orients.
- Aux banquiers avides.
- Aux pétroliers avares et incompétents.
La liste est très longues...
La politique, c'est la capacité de convaincre avec des mots et pour cela il faut bien évidement maîtriser la communication. Rien ne sert d'avoir de bonnes idées si on est pas capable les communiquer. Je sais quand je suis manipulé, notamment par les vieux médias ( presse, TV, radio etc...). Je sais aussi que le web ne peut pas être phagocyté par des oligarchies comme les médias traditionnels peuvent l'être.
En en insinuant que Monsieur Obama manipule l'opinion publique, vous semblez d'une telle mauvaise foi que c'est vous que vous rabaissez. La grandeur du Président Obama se mesure aussi à la bassesse des attaques dont il est l'objet... grâce à vous il a encore grandi.
Je commets le crime de lèse-majesté en osant critiquer le messie Obama. J'espère que quand vous aurez triomphé et instauré un Ordre Nouveau, vous aurez de la mansétude pour ceux qui n'ont pas su reconnaître le prophète. Je suis heureux de voir que vous ne vous laissez pas manipuler par les vieux médias (c'est effectivement tout à fait visible), et j'espère que mon insinuation grotesque qu'Obama manipule l'opinion publique (Quelle horreur ! Quelle erreur ! Lui qui est le premier président sincère de l'Histoire !) ne me vaudra pas les galères. Réflexion faite, comme je l'aide à grandir selon vous, Il ne peut que me remercier. Et au final, rhabillez-vous, se présenter nu de cette manière est indécent.
(Note au modérateur : c'est une blague ??)
Etienne Auger est un journaliste inhabituel - d'abord parce que tout en faisant le même genre de journalisme qu'il prétend condamner par ailleurs, il préfère être vu comme historien.
Il est plus intéressant comme journaliste que comme historien à mon sens. Son penchant pour l'actualité nuit à son sens de l'histoire. Mais l'on peut pas tout avoir.
Malheureusement il lui arrive, comme à tout le monde, de dire des bêtises. "Je m'étonne toutefois que le modérateur de slate.fr laisse passer un commentaire de propagande politique pour le président américain." en est une.
Votre commentaire le mettre bien à sa place mais j'aime bien son originalité et j'espère qu'il ne se décourage pas. Soyons tolérant!
Vous avez raison, je dois me rendre à la loi du nombre devant la justesse de vos arguments et la beauté de votre tolérance. Qu'il soit dit ici que je m'engage à vénérer le Très Respectable et Honnête Président de Toutes les Nations Obama et qu'à mon tour je chasserai ceux qui ont l'outrecuidance de le critiquer. Qu'il soit également dit que j'accepte à partir de maintenant mon statut de journaliste (que slate.fr fasse le nécessaire pour m'obtenir une carte de presse SVP) et je renie mes fonctions d'historien en brûlant mon doctorat en histoire, en anéantissant tous mes travaux de recherches et en démissionnant dans l'heure des universités qui m'ont employé à tort en ne comprenant pas que je suis journaliste. Spiroute, Dr. Right, vous m'avez ouvert les yeux, surtout vous Peter qui avez lu tous mes travaux prétendument universitaires et qui avez compris de suite qu'ils étaient misérables et remplis d'inexactitudes. Soyez trois fois bénis au nom du Très Respectable et Honnête Président de Toutes les Nations Obama. Mon aveuglement cesse car je vois la lumière. Dieu, que notre président est beau dans son halo d'étoiles !