Parents & enfants / Monde

En Inde, des parents poursuivent leur fils en justice pour ne pas avoir fait d'enfant

Temps de lecture : 2 min

Dans l'État indien de l'Uttarakhand, Shrey Sagar et sa femme sont en procès pour n'avoir toujours pas procréé après six ans de mariage.

Les parents exigent une compensation financière d'environ 625.000 euros si un enfant ne naît pas avant la fin de l'année. | Sasun Bughdaryan via Unsplah
Les parents exigent une compensation financière d'environ 625.000 euros si un enfant ne naît pas avant la fin de l'année. | Sasun Bughdaryan via Unsplah

L'affaire est pour le moins originale: Sanjeev et Sadhana Prasad, âgés respectivement de 61 et 57 ans, ont décidé de poursuivre leur fils unique et son épouse en justice. Leur faute? Ne toujours pas avoir donné au couple de retraités la chance d'être grands-parents. La BBC s'est intéressée à ce drame familial.

Il semblerait que les motivations ne soient pas uniquement familiales, mais qu'il s'agisse également d'une affaire d'argent. Élever un enfant, lui payer une formation de pilote, organiser et payer un somptueux mariage... Tout cela coûte cher, arguent Sanjeev et Sadhana Prasad.

Ils expliquent que toutes leurs économies y sont passées et c'est la raison pour laquelle ils exigent désormais une compensation financière d'environ 650.000 dollars (autour de 625.000 euros) si un petit-enfant ne naît pas avant la fin de l'année.

Les parents font les comptes

Selon le Times of India, Shrey Sagar, le fils en question, aurait perdu son emploi après être revenu des États-Unis où ses parents lui avaient offert une formation professionnelle à 65.000 dollars (environ 62.000 euros). Puis, lorsqu'il a retrouvé un emploi, ses parents lui ont organisé un mariage arrangé avec Shubhangi Sinha, dans l'espoir «d'avoir un petit-enfant avec qui jouer pendant leur retraite».

Les parents déclarent également avoir offert au couple une voiture de luxe à 80.000 dollars (environ 76.000 euros), ainsi qu'une lune de miel à l'étranger. «Au moins, s'ils font un enfant, la douleur deviendra supportable», se lamente le père. La qualification du délit est la suivante: «harcèlement mental».

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L'avocat des retraités confie d'ailleurs que les parents ont demandé une compensation à cause de «la cruauté mentale» que leur fait subir cette situation. Le fils et sa femme n'ont pas souhaité faire de commentaires.

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