Monde

Pourquoi des kangourous affamés apparaissent-ils dans les forêts indiennes?

Temps de lecture : 2 min

Une conséquence désastreuse de la contrebande et du trafic d'espèces.

Chaque année, des milliers d'espèces non-indigènes sont introduites dans le pays. | Angello via Pexels
Chaque année, des milliers d'espèces non-indigènes sont introduites dans le pays. | Angello via Pexels

Les kangourous n'ont jamais existé en Inde. Et pourtant, dans des forêts situées à l'extrême Est du pays, il est désormais possible de tomber nez à nez avec ces marsupiaux. Ce sont des kangourous affamés et apeurés, passés en contrebande depuis les pays voisins dans le but d'être vendus comme animaux de compagnie exotiques.

Ce phénomène est pointé du doigt en Inde depuis l'apparition de vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux. À chaque fois, on y voit des kangourous dans un état de santé critique, cherchant désespérément de la nourriture face à des habitants stupéfaits, qui n'ont souvent jamais entendu parler de ces drôles d'animaux.

Début avril, trois de ces marsupiaux ont par exemple été secourus par des agents de la faune dans le Bengale occidental. Complètement déshydraté, l'un d'eux n'a finalement pas survécu.

Selon le New York Times, cette espèce est la dernière victime des lubies des riches habitants de New Delhi, Mumbai, et des autres grandes villes indiennes où beaucoup sont prêts à payer une fortune pour posséder un animal de compagnie exotique. Élevés en Asie du sud-est, les kangourous, qui finissent parfois dans la nature, sont passés en contrebande dans le pays par voie terrestre pour y être vendus. Une tendance en augmentation, favorisée par une législation complètement dépassée.

Un problème législatif

Au vu des largesses législatives, la contrebande va donc bon train. Chaque année, des milliers d'espèces non-indigènes telles que les faucons, les chimpanzés ou encore les tortues géantes d'Aldabra sont introduites dans le pays. Bien souvent, elles finiront comme animaux de compagnie chez de riches propriétaires. Le pays n'est en effet pas doté de lois permettant de poursuivre les personnes en possession d'espèces exotiques, telles que celle du kangourou. Seul l'acte de faire entrer en contrebande est punissable. Ainsi, si le passeur réussit à introduire avec succès l'animal sur le territoire, lui et l'acheteur n'ont que peu de chances d'être arrêtés.

Face à ce problème, le Parlement indien planche sur une législation plus adaptée, précise le New York Times. Une législation qui devrait placer la question de la possession d'espèces exotiques sous la responsabilité des autorités de protection de la faune, et non plus sur celle des douaniers.

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