Bientôt en France des cinémas interdits aux juifs?
Les réalisateurs israéliens ne sont plus les bienvenus dans les salles Utopia. Ils financent leurs films en shekels et forcent leurs acteurs à s'exprimer en hébreu, respectivement devise et langue du régime sioniste.
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MISE À JOUR 9 JUIN 2010: Utopia est revenu sur sa décision de déprogrammer le film de Leon Prudovsky.
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Utopia, un réseau de salles de cinéma intelligent - au sens où il ne programme que des films susceptibles de faire réfléchir un public qui ne l'est pas moins -, a décidé qu'il n'était plus question de programmer de films israéliens jusqu'à ce que le blocus sur Gaza soit levé.
Anne-Marie Faucon, responsable de l'association gérant ces salles implantées dans une quinzaine de villes en France, justifie cette initiative de la manière suivante: «Notre démarche est un appel à la réflexion et à la liberté. C'est aussi un message aux réalisateurs israéliens, pour les inciter à réfléchir à ce qui se passe dans leur pays. Les cinéastes qui travaillent avec des fonds israéliens cautionnent, dans un sens, la politique de leur pays. »
Non contente d'intégrer, sans prendre cinq minutes pour leur demander leur avis, quelques uns des metteurs en scène les plus intéressants du moment aux services de communication de Tsahal, l'intransigeante distributrice pourrait d'ailleurs, emportée dans son élan, interdire l'accès de ses salles aux spectateurs munis d'un passeport israélien: «Il faut arrêter d'imaginer que les peuples sont impuissants face aux politiques. Les Israéliens votent, ce sont eux qui ont élu un gouvernement d'extrême-droite. Ils sont donc partie prenante de ce qui se passe. Les individus peuvent réagir, c'est d'ailleurs ce que nous faisons en déprogrammant le film. Si tout le monde tire le signal d'alarme, ça peut avoir une incidence. Les peuples ne sont pas impuissants face aux gouvernements ».
Bah, pourquoi pas... L'idée n'est pas si mauvaise et peut-être l'heure est-elle venue d'interdire la publication d'auteurs israéliens, la préparation de plats israéliens, la diffusion de disques israéliens, l'exposition de peintres israéliens, bref, la circulation de tout ce qui peut, de près ou de loin, être relié au régime politique le plus cruel de la planète...
Car Israël est bien, n'est ce pas, le régime le plus cruel de la planète. Enfin, il faut bien qu'il le soit si l'on en est désormais à interdire à ses artistes de s'exprimer au pays de la liberté de conscience. Enfin, en tout cas plus cruel que celui des Américains (ils ont juste envahi l'Irak illégalement, pas de quoi fouetter un chat), des Iraniens (ils n'ont que légèrement massacré et emprisonné les manifestants qui protestaient contre une élection truquée), des Cubains, des Algériens, des Chinois... (insérez ici le régime crapuleux qui vous sied le mieux au teint compte tenu de vos détestations de prédilection).
Toute cinéphile qu'elle soit (vraisemblablement), Anne-Marie Faucon semble avoir oublié de jeter un coup d'œil aux films qu'elle souhaite désormais déprogrammer. Elle aurait pu constater à quel point le cinéma israélien, avec ses Amos Gitai, ses Uri Barbash, ses Ari Folman, ses Avi Mograbi, ses Assi Dayan est cent fois, mille fois plus critique de son contexte politique que ne l'a jamais été le cinéma français.
Si punir les artistes israéliens, avant de punir les simples citoyens israéliens, pour l'absence de vision, de compassion et d'intelligence de leur gouvernants est désormais un moyen de pression légitime («Gare à toi, Netanyahou, l'Utopia de Toulouse ne programmera plus «Valse avec Bachir»! Tu vas voir ce que tu vas voir!»), on se demande s'il ne sera pas bientôt imaginable d'interdire l'accès des cinémas aux juifs tout court - dont l'attachement à Israël est vraisemblablement aussi criminel que le fusil-mitrailleur des commandos arraisonneurs.
Hum, j'arrête-là: on va m'accuser de faire de l'amalgame...
Hugues Serraf
Photo: dans une salle de cinéma Desmond Boylan / Reuters
MISE À JOUR 24 JUIN 2010: Contrairement à ce qui a été indiqué, la Filmothèque de la rue Champollion ne fait pas partie du réseau Utopia.
Mis à jour le 24/06/2010 à 18h56










































Ne dit-on pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions ?
Une petite chose me turlupine tout de même : comment madame Faucon va-t-elle s'y prendre pour vérifier les papiers de ses clients-spectateurs, puisqu'en France, seuls les officiers et agents de police judiciaire sont habilités pour faire ce genre de contrôles sur des personnes soupçonnées d'avoir commis ou tenté de commettre des infractions ?
Attention, tout de même : les cinémas Utopia n'en sont pas encore vraiment à interdire aux citoyens israéliens de fréquenter leurs salles.
Il s'agit d'un commentaire ironique, fondé sur le discours d'Anne-Marie Faucon qui, pour "punir" les cinéastes israéliens, les éjecte de ses écrans et en profite pour expliquer que tous les électeurs du pays sont ultimement responsables de la situation à Gaza...
Je suis moi-même très remonté contre l'attitude du gouvernement israélien, dans l'affaire de la flottille comme sur l'ensemble de la question palestinienne, mais il me semblait qu'ajouter de la bêtise démagogique à la stupidité n'était pas indispensable.
ce titre atroce ne sera pas effacé par un "désengagement" qui n'en est pas un , et où même , insistant par un échange de vocables sur l'équivalence, à vos yeux ,des notions de "juifs" et de "citoyens israéliens" vous persistez et signez cet amalgame diabolique !
Tout à fait juste. Et le fait d'avoir mis "juifs" dans l'url/ l'adresse web de la page, quoique résultant sans doute d'une bonne intention, me semble particulièrement malheureux et critiquable.
La force de l'article n'a pas besoin de ces petits dérapages, qui au contraire l'affaiblissent.
Effectivement en France , on ne peut pas exclure ni en droit ni en fait des personnes de la vision d'un film sur la base de leur identité confessionnelle, qui n'est pas un fait de droit.
Ce serait, et c'est effectivement possible en Israel où des droits différents s'appliquent souvent à différentes catégories de citoyens, facilement identifiés par la mention obligatoire de leur confession sur leurs documents d'identité ... mention à vie, même s'ils ont désertés cette religion depuis des décennies
Au fond pourquoi ne parle-t-on pas du Liban voisin comme d'une "autre" démocratie au PO ?? à cause de ces mentions religieuses sur les documents d'identité ??
Madame Marianne Arnaud
Votre commentaire, si l'on y regarde de plus pres, est extremement effrayant
Outre le fait que vous etes passée à 10.000 au dessus de l'ironie de l'auteur, et avez pris l'ensemble au premier degré, il se trouve que vous ignorez une chose, et ceci est tres grave: en France, la religion des citoyens n'est pas mentionnee sur leurs papiers d'identite...
Quand bien meme cette directrice de cinema voudrait "filtrer" les juifs a l'entree, et en admettant qu'elle y soit autorisee, le simple examen de la carte nationale d'identite ne l'aidera en rien. C'est le premier point
Mais ce qui me choque le plus dans votre propos, c'est que vous avez pris cette article provocant et ironique comme veridique, a savoir que les juifs pourraient etre interdits d'acces aux cinemas, et que "cette petite chose" ne fasse rien de plus que "vous turlupiner"...
Il semblerait que certains esprits soient prets pour un begayement de l'histoire...
ANNULE ET REMPLACE MA PRECEDENTE REPONSE
Ainsi vous faites partie de ces gens qui, plus ils "regardent de plus près" un texte et moins ils le comprennent, jusqu'à finir par s'en effayer.
S'il peut se concevoir que je soies passée " 10 000 au-dessus de l'ironie de l'auteur", vous, vous êtes carrément passé à côté de ce qu'il disait. En effet, dans le texte il n'était nullement question de "filtrer les juifs" mais "d'interdire l'accès des salles aux spectateurs munis d'un passeport israélien". Cette différence , de taille, tout de même, rend nulle et non avenue votre remarque sur "ma très grave ignorance" de ce qui est mentionné ou non, sur les cartes d'identité françaises.
De plus, je note que vous êtes passé complètement à côté de ma propre ironie, alors que vous avez su relever tous les mots qui eussent dû vous mettre sur la voie.
Et pour finir, je récuse totalement "l'histoire" que vous citez à mon encontre qui ne me concerne ni de près, ni de loin.
Cordialement
Merci pour cet article, qui rappelle à juste titre l'absurdité totale de la décision du réseau Utopia. Belle utopie, en effet, que de vouloir boycotter tous les produits (bientôt tous les humains ?) concernés, touchés de près ou de très loin, par un État, un gouvernement, un régime politique, etc. défaillant ou fautif.
Un bel exemple de punition pour l'exemple : tombons à bras raccourcis sur ceux qui n'y peuvent mais, ça donne bonne conscience...
En fait, il n'y a peut-être pas d'explication à chercher. C'est tout simplement du racisme.
En attendant, un excellent film israélien (en hébreu dans le texte) -- déprogrammé dans les salles Utopia, sort le 23 juin. Pas de contenu politique, juste une femme et un homme qui s'aiment (Leur crime : ne pas penser à Gaza pendant ce temps-là !) :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=178019.html
Personne ne peut rester indifférent face aux malheurs des habitants de cette région.
Vomir le hamas, n'est pas mépriser le peuple palestinien, ni être anti musulmans.
Vomir l'Etat israelien, n'est mépriser le peuple israelien, ni être anti juif...
Devant l'incroyable soutien inconditionnel des états occidentaux sur ce que tout humain ne pourrait accepter ailleurs, comme la captation de tous les puits dans une région où l'eau est un trésor, des terres au delà d'une éventuelle zone de sécurité, la création de zone de rétention de population d'où il est extrêmement difficile et humiliant de sortir, d'aller d'une zone de rétention à l'autre... libre à chacun de réagir. [ volontairement, je ne parle pas des opérations d'ordre militaire]
Je pratique pour ma part le boycott de tout ce qui vient d'israel, même si je sais que des ouvriers palestiniens en souffrent plus que les patrons et cadres israeliens.
Je ne peux qu'apporter mon soutien à cette initiative... en tout point déplorable...
Je plains au passage tous les supporters d'un tel Etat... Si je comprends qu'ils exigent le droits à y vivre en sécurité [ et je m'y associe] ... comment peuvent ils cautionner sans la moindre critique des actes sans aucune issue, sans avenir, sans once d'intelligence historique ?
Ce n'est pas les penseurs qui manquent pour nous éclairer sur le sujet...
A vous lire.
Même en soutenant Isrël, on n'est pas pour autant insensible aux malheurs de cette population!
Savez vous que le Hamas empèche les marchandises amenées par "la flotille" de rentrer à Gaza par la rote?
Boycottez vous les produits en provenance d'Iran, de Russie, du Soudan, de Tunisie, de Lybie...
Moi, en réponse au boycott des produits Israéliens, je les achète en priorité
Vous avez le droit de boycotter tous les produits importés de pays qui vous déplaisent politiquement (en l'occurrence, votre boycott des produits de l'agriculture israélienne semble assez contre-productif, puisque vous vous rendez compte que les premiers à en souffrir sont les Palestiniens eux-mêmes).
Mais sans me prononcer sur la validité d'un tel boycott (même si j'y suis moi-même hostile), il me semble que l'initiative des cinémas Utopia n'est pas de même nature.
D'abord, la responsable du réseau explique qu'elle veut forcer les cinéastes israéliens à réfléchir à la situation. C'est la preuve de son incapacité à comprendre que ces gens sont précisément les plus grands critiques de la politique du gouvernement et que leur description de la réalité israélienne via leur art est essentielle à sa compréhension dans le monde.
Les cinéastes israéliens ne sont pas plus les porte-paroles de Netanyaou que les cinéastes français, d'ailleurs bien plus subventionnés par leurs pouvoirs publics, ne sont les porte-flingues de Sarkozy.
Mais ensuite, que penser de ces cinémas qui existent depuis des années mais qui prennent, pour la première fois de leur histoire, une telle décision de censure après l'affaire de la flottille ? Que cette affaire tragique est ce qui s'est passé de plus grave dans le monde <:em>depuis l'ouverture de la première salle Utopia ?
C'est ridicule et il ne me viendrait jamais à l'idée de punir un cinéaste iranien ou algérien pour son régime. Que diraient les Anne-Marie Faucon si le dernier film de Bouchareb, Hors la loi, était banni des salles UGC parce qu'il n'est pas politiquement correct du point de vue des anciens de l'OAS ou parce que le régime algérien est une caricature de démocratie, voire parce qu'il a lui-même du sang sur les mains ?
Moi-même, je suis un partisan farouche de la liberté d'expression et cette liberté-là n'est pas à géométrie variable.
Situé plutôt à la gauche du PS il m'arrive d'aller voir ce qui se passe dans les mouvements politiques dit d'extrême gauche et hélas le plus souvent j'en repars vite quand je me rencontre de leur rejet irrationnel d'Israël qui confine à l'antisémitisme. D'une part ce manque d'analyse de la situation et le manque de recul par rapport à notre propre pays décrédibilise (pour moi) tous le reste du discours. Concernant la culture, il faut quand même rappeler qu'Israël doit être l'un des très rare états à subventionner un cinéma qui critique l'engagement militaire de son pays ... Imagine t'on le ministère de la défense français financer un film critique sur les guerres d'Indochine ou d'Algérie pourtant déjà lointaine... alors qu'Israël le fait sur un conflit en cours. Etat d'âme d'un soldat ayant commis un crime de guerre, la liste est longue...
A défaut d'interdire ses salles aux juifs, ce qui tomberait sous le coup de la loi, elle va probablement demander une déclaration sur l'honneur à ses clients qu'ils n'ont jamais financé la plantation d'un arbre en Israël, ou mangé un avocat!
"Les cons ça ose tout... c'et même à ça qu'on les reconnaît" disait Audiard!
Comme toujours on confond Israël et les Juifs. Certes, Israël est malheureusement un état confessionnel (sinon il n'y aurait pas de lois différentes pour les juifs et pour les autres).Mais c'est l'état des israéliens, ce n'est pas le mien.
Et comme toujours, on bat le rappel des horreurs de la 2è guerre mondiale, que j'ai de bonnes raisons - quoique "bonnes"...- de ne pas nier. Mais je n'admets pas qu'une génération de gens qui ne savent pas grand chose de ce dont ils parlent, nous disent "bientôt des cinémas interdits aux juifs". Les propriétaires de salle font ce qu'ils veulent, y compris quand ils refusent de diffuser des films pas assez rentables et tuent comme ça des tas de talents. Personnellement, juive, parents massacrés par le nazisme, je refuse que ce soit le prétexte à l'occupation militaire des palestiniens par Israël. Et qui plus est au nom des miens, en particulier, ce que n'apprécie pas. Le rôle d'Israël eut été de travailler à la paix dans le monde. Pas d'alimenter, ce qu'il ne cesse de faire, l'antisémitisme mondial. Ce n'est pas seulement Israël qui va dans le mur, ce sont tous les juifs du monde qui au passage, n'ont pas fini d'en prendre plein la "g..." Et ce papier, avec ce titre lamentable sur l'interdiction des salles de cinéma aux juifs, est bien dans la tradition de la propagande israélienne. Avec la bénédiction de l'Europe et des Etats-Unis. Les girouettes tournent toujours dans la direction du vent.
Vous êtes l'exemple vivant qu'on peut complétement être Juif ( ou d'origine juives *) sans nécessairement être Sioniste.
* né dans un contexte chrétien je suis athée et ne me considère pas comme un Chrétien. Ceci dit, je reconnais que mes origines me prédisposent à être perçu comme tel, voir à parfois réagir de manière tribale.... Donc, je suis Chrétien mais je me soigne...
Sans entrer dans des débats je m'étonne du titre choisi pour l'article, je ne suis pas sur que celui ci soit approprié, et il est là le problème cette tendance à mélanger la religion avec la politique, quand un état se base sur la religion pour faire de la politique ce n'est jamais bon, de la meme maniere je suis choque de voir l'armée israelienne et je ne dis pas juive comme le fait l'article je suis choque de voir tsahal organiser des galas annuels en France, des deux cotés de la barrière on instrumentalise la religion et des deux cotés de cette barrière des morts viennent jour après jour rejoindre le nombre toujours croissant de pertes humaines.
Question qui va certainement sembler inutile à beaucoup vu que ca ne chose personne mais bon :
Quel est l'intérêt pour le rédacteur de cette article d'écrire en GROS :
Bientôt en France des cinémas interdits aux juifs?
Après vous lisez Yahoo et vous voyez apparaître ce titre qui ne reflète absolument pas le contenu de l'artcile...
Personellement, quand je lis le titre, j'ai l'impression qu'on empêche les juifs d'entrer dans les cinémas... ce qui n'est pas le cas. L'article parle bien de la programmation de films israéliens, quel est le rapport avec le titre ?
Arrêtez de manipuler la moindre information pour en faire un article choc !
À lire cet article, j'ai un moment cru être sur lepost.fr : réflexion de bas étage, arguments purement arbitraires, j'en passe.
Mais lorsque l'on constate que l'auteur n'hésite pas à écrire malgré une colossale méconnaissance du sujet traité (voir "la gratuité de la culture à un prix"), cela n'étonne guère.
Ceci étant dit, bien sûr, la décision d'Anne-Marie Faucon est stupide.
...disait aussi Michel Audiard!
Et Mme Faucon a sans doute du mal à comprendre qu'un public puisse parfois être plus intelligent qu'une directrice de salles !
Je conteste la décision de Utopia, qui n'est pas très maline et intellectuellement déplorable. Mais je conteste encore plus le titre de cet article qui mélange un acte contre une politique Israélienne avec une sanction contre des gens de confessions juive. Ça n'a rien à voir. C'est grossier et c'est un mensonge intellectuel.
Il me semble que l'état d'Israël ne cesse de susciter des commentaires particulièrement enflammés. Il y a une chose dont je suis sure, nous ne sommes pas bien informés. Peut-on honnêtement croire que d'un côté, nous avons un état démocratique (le seul dans la région), tout noir, méchant face à de gentils et malheureux palestiniens qui n'en finissent plus d'être opprimés? Soyons un peu logiques! Rien n'est jamais aussi tranché. Cela ne revient pas, bien sur, à approuver sans réserve les actions des uns et des autres. Que veulent les partisans des palestiniens? Qu'ils puissent vivre en paix dans un état reconnu? Ou qu'Israël disparaisse? Si la première solution est la bonne, alors faisons pression sur ceux que sont concernés afin qu'ils reconnaissent à Israël le droit d'exister. Soyons fous et demandons aussi qu'ils relâchent le franco israélien Gilat Shalit. Le silence assourdissant à son propos n'en finit pas de m'étourdir. Ça ne choque personne qu'il soit retenu au mépris de toutes les lois internationales. Israël en fait un préalable au lever du blocus de Gaza. Nous priverions ainsi Israël de ses alibis pour opprimer les palestiniens. Pourquoi ne pas demander également au gouvernants iraniens de renoncer à leur projet officiellement clamé de détruire Israël. Demandons aussi aux égyptiens d'ouvrir leur frontière aux gazaouis afin d'adoucir leur blocus.
Si le but des pro palestiniens est la disparition pure et simple d'Israël, qu'ils de disent!
Quant au boycott des films israéliens, quel acte courageux. Je serais curieuse de savoir si ceux qui approuvent, excluent tout article provenant de Chine pour soutenir le Tibet, par exemple. Les intellectuels israéliens sont très libres dans leurs propos et souvent opposants à la politique de leur pays. Les priver d'audience, c'est les réduire au silence. Les écouter , les regarder, c'est mieux comprendre l'ambiguïté de la situation.
Rien n'est jamais si simple!
Pour finir avec une note d'optimisme pourquoi ne pas rêver d'un mouvement où les pro palestiniens et pro israéliens se donneraient la main. En fait l'intérêt des uns rejoint celui des autres. Vivre en paix dans un respect mutuel! Ils le méritent. Ils ont tous beaucoup trop souffert.
d'après nos critères vieux de deux siècles , une "démocratie" est incompatible avec la différenciation des droits selon les origines ethniques, religieuses ,etc des "citoyens"...
Israel, dont l'essentiel du foncier est "réservé " à l'usage d'une ethnie, de surcroît majoritaire ne parait pas respecter ces critères
Comment peut on être journaliste et écrire un titre aux effets d'amalgame!!!! Il serait bon de savoir que critiquer un état, comme l'état d'Israel ne veut en aucun cas dire que l'on critique les Juifs. Il y a des israéliens Juifs, Catholiques, Orthodoxes... et non croyants!
Réduire, quoique l'on pense de cette mesure, un choix politique à une mesure raciste me scandalise au plus haut point!!! Israél joue d'ailleurs grandement sur cette ambiguité qui est que, critiquer l'état Israélien, sa politique ou ses dirigeant revient simplement à être anti-sémite, ce qui n'a absolument rien à voir. Je me rappelle un dessin de Plantu dans le journal "le Monde", il y a quelques années, où un responsable Israélien devisait avec, si je me rappelle, Clinton. Ce dernier disait: "qu'est ce que vous nous faites chier!!" et le responsable Israélien répondait: "oui, mais on peut parce qu'on a beaucoup souffert".
Reconnaitre la shoa, reconnaitre toute la souffrance endurée par les juifs durant la dernière guerre, n'implique pas que l'on puisse donner quitus à toute décision Israélienne sans pouvoir la contester comme l'on peut contester n'importe quelle décision politique.
Donner un titre racoleur pour tenter de faire de l'audience, en tant que journaliste professionel, je trouve cela scandaleux.
L' "antisionisme" est une incroyable aubaine, car il nous donne la permission et même le droit et même le devoir d'être antisémite au nom de la démocratie ! L'antisionisme est l'antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d'être démocratiquement antisémite. Et si les juifs étaient eux-mêmes des nazis? Ce serait merveilleux." wladimir Jankelevitch Philosophe
J' ai cru m' être trompé de site et me retrouver devant un article de Yann Moix ou de Samama sur la rêgle du jeu, la version électronique du mag' de BHL. Autant dire que ce n' est pas flatteur.
A une décision discutable, est il bien raisonnable de répondre avec un raisonnement stupide ? J' en doute.
Je m' étonne toujours qu' on pèse souvent ses mots pour ne pas mettre de l' huile sur le feu quand on critique la communauté juive ou israëlienne, mais qu' à l' inverse on se ce genre d' outrance grossière quand il s' agit de les défendre.
Comme s' il fallait nécessairement quitter le chemin de la mesure et de la décence...
Je lis souvent les articles d' Hugues Serraf, sur rue89, et je le trouve souvent interessant mais en l' espèce, c' est du n' importe quoi (et je ne lui réfute pas ce droit).
Chomsky, a qui on a refuse l'entree en Israel, est pourtant contre les boycotts a Israel. Pourquoi? Parce --il dit--il est preferable de boycotter USA. Il denonce aussi le soi disant boycott comme une maneuvre narcissiste, des belles ames, beaucoup plus dangereuses dans leurs "humanitarisme". Il faut boycotter le boycott, comme Chomsky. Si l'on veut soutenir une position, alors, un effort en plus!
Je suis entièrement d'accord avec Et tu.
Certes, la réaction de Madame Faucon est sans doute maladroite et peu adaptée. Mais la sois-disante ironie du titre est d'une ambiguïté nauséabonde. Madame Faucon ne parle pas des "juifs" mais des israéliens. On peut supposer que son objectif est politique et non confessionnel ou liée à un "peuple juif". C'est vous qui glissez délibérément vers l'amalgame et le sous entendu raciste.
Le second degré aurait pu passer dans le texte, entouré d'un contexte. Mais en titre, il n'y a plus que de la "racole" qui place cette dame sur un terrain qui n'était visiblement pas le sien.
Je partage, comme la majorité d'entre nous, l'impératif de vigilance, mais il ne faut pas tout confondre dès que vous n'êtes pas d'accord. C'est trop facile, avec des sous-entendus comme cela, de se placer "du bon côté" et de clore le débat avant même de l'avoir commencé.
Non vraiment ! Ce n'est pas digne de ce site.
Je préfère nettement le récent article de Monsieur Colombani.
Olmeiras
Puisqu'on parle de "bégaiement de l'histoire...", il n'est pas inutile d'évoquer l'histoire des sanctions contre l'état apartheid d'Afrique du Sud dans les années 60.
Ce régime, condamné par le monde entier comme l'est Israël aujourd'hui, prétendait se moquer de ce mouvement. On connaît la suite.
Les blancs, notamment les Boers, étaient plus troublés par le boycott contre leurs équipes sportives (Olympiques, rugby et cricket) que par les effets économiques. Ils vivaient tellement bien après tout. Et ce sont de très grands sportifs comme ils ont prouvé depuis l'arrivée de Mandela.
Et bien sûr le supporteurs de ce régime ne cessaient d'ironiser sur le fait que c'était les noirs qui travaillaient dans les mines et les champs et pas le blancs qui en souffraient le plus. Et c'était vrai.
Un boycott mondial, ou même européen, contre Israël agirait différemment. Israël exporte produits alimentaires et technologiques dont il dépend. Il vient d'être accepter au sein de l'OCDE mais il est loin d'être la seule source possible pour ces produits pour le monde extérieur.
Le potentiel d'un tel boycott a été souligné dernièrement par la réaction coléreuse des Israéliens contre la décision de l'UE de ne pas accorder les mêmes droits qu'elle accorde à Israël aux produits en provenances des colonies illégales en Cisjordanie.
On imagine bien la réaction si l'UE imposait un boycott sur l'ensemble des exportations israéliennes.
Je suis pour des sanctions économiques contre Israël.
Paradoxalement je suis contre un boycott artistique ou culturel. Je ne connais pas la valeur ni les origines du film en objet mais il me semble que toute expression artistique et culturelle permet de mieux observer et juger un pays – même un pays qu'on condamne pour sa politique.
Pour ceux qui diront qu'il serait injuste d'imposer un boycott sur Israël quand on ne fait pas pareil pour les multiples dictatures du monde, je répond d'avance que les boycotts ne réussissent qu'en présence d'un électorat informé et intelligent ce qui est le cas d'Israël (et d'ailleurs pour les Sud Africains blancs à l'époque).
Un électorat capable de comprendre que le monde civilisé n'accepte pas qu'on souhaite se ranger parmi eux sans respecter ses règles.
Utopia est revenue sur sa décision de déprogrammation en estimant que ça avait été décidé sous le coup de l' émotion, à chaud. Ca est mettre au crédit de toute personne qui reconnait sa maladresse ou son errur de jugement.
J' attends de voir si Hugues Serraf, et Samama reviendront sur leurs articles laudateurs en faisant preuve de la même remise en cause de leurs certitudes.
Etonnamment, j' en doute mais sait on jamais.
Je viens de visionner le video 'satirique' sur Youtube qui donne une version très particulière de l'attaque par le Tsahal contre la 'Flotille de la Paix'.
Ce video qui est d'un goût execrable et qui oublie de mentionner que 9 personnes ont été tuées lors de l'attaque a été par la suite l'objet des excuses gouvernementaux (fait rare).
Le porte-parole du gouvernement israélien Mark Regev a pourtant dit :
"J'ai appelé mes enfants pour regarder parce que je trouvais ça drôle."
Je commence à vraiment avoir peur pour Israël.