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Les élèves des lycées de Tokyo n'auront plus à porter des cheveux noirs et des culottes blanches

Temps de lecture : 2 min

Dans les établissements scolaires publics japonais, les règles s'assouplissent peu à peu.

Les queues de cheval restent cependant interdites. | Stephanie Hau via Unsplash
Les queues de cheval restent cependant interdites. | Stephanie Hau via Unsplash

À partir de ce vendredi 1er avril, les élèves des lycées publics de Tokyo n'ont plus à se teindre les cheveux en noir corbeau –si ce n'était pas leur couleur naturelle– ni à porter des sous-vêtements de couleurs spécifiques, le plus souvent blancs. La fin de ces règles draconiennes ouvre une nouvelle ère qui permet une plus grande liberté.

Depuis les années 1970, les établissements scolaires japonais imposent un certain nombre de règles strictes, appelées buraku kosoku. Mais après des appels répétés de parents et d'élèves dénonçant une entrave à la liberté et à l'individualité, le conseil de l'éducation de Tokyo a décidé le mois dernier d'abolir une partie de ces réglementations dans ses quelque 200 lycées publics de la capitale. La mesure entre en vigueur à partir d'avril.

«C'est formidable que nous rattrapions enfin notre époque», commente Chise Iida, récemment diplômée du Tokyo Metropolitan Kokusai High School, dans un entretien avec Vice. En plus de supprimer les restrictions sur les couleurs de cheveux et de sous-vêtements, les écoles autorisent un plus large choix de coupe de cheveux. En revanche, certaines règles restent en vigueur, comme l'interdiction pour les filles de se faire une queue de cheval –par crainte que la vue d'une nuque excite leurs camarades masculins– ou encore la longueur des jupes.

Le pouvoir des mots

Ces dernières années, les protestations contre le buraku kosoku se sont multipliées, arguant notamment que le nombre d'infractions avait chuté. En 2017, une lycéenne d'un établissement du sud de la préfecture d'Osaka avait poursuivi en justice son école pour lui avoir causé de la détresse mentale. Elle avait cessé de teindre ses cheveux bruns en noir, et s'était vue rayée des listes de l'école –après que l'administration a vérifié la couleur de ses racines de cheveux.

Des groupes citoyens locaux ont aussi beaucoup joué pour faire pression et obliger les institutions à revoir les règles en vigueur. Le conseil de l'éducation de Tokyo a finalement plié après avoir établi que 216 lycées sur les 240 que compte la capitale appliquaient le buraku kosoku. Le conseil a demandé aux écoles de vérifier si ses règlements étaient réellement nécessaires, et des discussions se sont ouvertes dans chaque établissement.

Bien que Tokyo abrite le plus grand nombre de lycéens du pays, de plus petites villes du Japon se sont déjà débarrassées de bon nombre de ces règles.

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