L'armée israélienne est incompétente! (MàJ)
Au lieu d'une opération militaire qui aurait pu être menée simplement et sans effusion de sang, la marine de Tsahal a lancé un assaut meurtrier.
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L'armée israélienne a annoncé samedi 5 juin s'être emparée du cargo «Rachel Corrie», l'empêchant de briser le blocus de la Bande de Gaza. Tsahal rapporte avoir abordé le cargo irlandais par la mer, et non depuis des hélicoptères, et précise que ses hommes n'ont rencontré aucune résistance physique de la part des 11 passagers. L'opération n'a duré que quelques minutes et le «Rachel Corrie» est en train d'être acheminé jusqu'au port israélien d'Ashdod.
Les militants pro-palestiniens avaient auparavant assuré qu'ils n'opposeraient pas de résistance physique à une intervention israélienne. Parmi eux figure Mairead Corrigan, co-lauréate irlandaise du Nobel de la paix 1976. Cette interception contraste avec l'assaut du «Mavi Marmara» lundi 1er juin: des commandos israéliens avaient débarqué sur le ferry turc par hélicoptère et avaient été confrontés à une résistance physique de la part des militants pro-palestiniens. Dans les heurts, neuf Turcs avaient été tués, dont un ayant aussi la nationalité américaine.
Cet assaut mené par la marine israélienne contre la flottille conduite par le Mavi Marmara (au moins neufs militants du mouvement Free Gaza tués et une trentaine d'autres blessés), est un acte d'une aberration déconcertante. Tant sur le plan stratégique que tactique, sans même parler de l'aspect éthique.
Nul besoin d'être étranger ou partisan du Hamas pour le voir. L'édition du 1er juin du quotidien israélien Ha'aretz titrait: Le prix d'une politique défaillante; Fiasco dans les eaux internationales; Sept idiots au gouvernement; Un échec à tous égards.
Le blocus de Gaza à l'origine d'une opération meurtrière
Israël impose un blocus à Gaza depuis 2007, année où le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza après avoir remporté les législatives. Le groupe islamiste continue de mener des attaques au mortier et à la roquette sur le territoire israélien. Admettons, par conséquent, que ce blocus est légitime. (Il convient de préciser que l'Egypte applique également un blocus terrestre sur la bande de Gaza.)
Il est clair que les organisateurs du convoi de six navires à destination de Gaza ne se contentaient pas de livrer de l'aide aux Palestiniens. Eux-mêmes ont reconnu vouloir forcer le blocus, une initiative dont ils devaient se douter qu'elle engendrerait un conflit.
Dans ces circonstances, les commandants israéliens avaient le droit - en vertu de la sécurité nationale - d'intercepter les bateaux, par un abordage si nécessaire. A fortiori s'ils ont commencé par adresser des avertissements radio pour exiger que le convoi fasse demi-tour (c'est ce qui s'est passé).
Mais comme disait Clausewitz: «La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens». Un blocus est, de fait, un acte de guerre (dans le cas présent, c'est un prolongement du fait que le Hamas se considère en guerre contre Israël). Par ailleurs, dans les guerres impliquant Israël, tout acte de violence a une teneur politique, dans tous les sens du terme. Dans cette mesure, l'assaut des Forces de défense israéliennes contre le Mavi Marmara reflète une totale rupture entre les moyens militaires et les fins politiques.
Une armée doit pouvoir appliquer un blocus dans un calme relatif
La mise en œuvre de blocus par les marines remonte à plusieurs siècles. C'est d'ailleurs une de leurs vocations premières. Depuis l'entrée en vigueur du blocus de Gaza, la marine israélienne refoule de temps à autre des bateaux remplis de militants pacifistes ou de manifestants palestiniens. Ces opérations se sont déroulées sans grande agitation, si bien qu'elles sont quasiment passées inaperçues.
Dans la plupart des cas, les bateaux interceptés ont regagné leur point de départ ou ont été remorqués jusqu'au port israélien d'Ashdod, situé à une quarantaine de kilomètres au nord de Gaza. Les cargaisons d'aide y étaient inspectées et éventuellement saisies, avant d'être acheminées à Gaza par camion. Cependant, au moins quatre bateaux, ont été autorisés à mouiller dans le port de Gaza, sans menace claire à la sécurité de l'Etat hébreu.
Il est vrai que le convoi arraisonné dimanche était de loin le plus important: six navires, dont l'un assez grand, avec à leur bord 600 personnes et, dit-on, 10.000 tonnes d'aide. Pourtant, il s'agissait de bateaux civils battant pavillon turc qui, au moment de l'assaut, naviguaient dans les eaux internationales.
Tel-Aviv affirme que les commandos n'ont fait que riposter en légitime défense. On a pu lire que les militants de la flottille ont foncé sur les commandos et leur ont asséné des coups de poing, de battes de baseball, de chaises, de barres de fer et, parfois même, de couteaux. Ce qui a certainement dû effrayer l'équipe d'arraisonnement israélienne, surtout si elle ne s'attendait pas à de la résistance.
Seulement voilà: c'est un commando d'élite qui est intervenu. Il était probablement entraîné pour combattre des ennemis militaires armés de grenades, mitrailleuses et autres armes encore plus destructrices. Dès lors, un certain nombre de questions se posent: pourquoi les commandos israéliens ne s'attendaient-ils pas à voir les militants résister, au moins dans un premier temps? Pourquoi n'étaient-ils pas équipés d'armes non meurtrières? Pourquoi n'ont-ils pas lancé des bombes lacrymogènes au moment de l'abordage ou après avoir accusé quelques coups?
La marine israélienne les a vus venir!
Finalement, il n'y avait rien de vraiment surprenant à voir arriver ces bateaux. La veille, ils avaient convergé à Chypre, avant de mettre le cap sur la bande de Gaza. Qui plus est, les militants de la flottille d'aide avaient prévu cette opération depuis plusieurs semaines et ils avaient clairement affiché leurs intentions.
En clair, les Israéliens ont eu tout leur temps pour mettre en garde les organisateurs de la flottille d'aide et le public (y compris le gouvernement turc) contre les mesures qu'ils pourraient prendre si les militants allaient jusqu'au bout de leur projet. Et, plus important encore, ils auraient pu préparer les actions de la marine si le convoi pénétrait dans la «zone d'exclusion» de 28 kilomètres (ce qui n'était apparemment pas le cas au moment de l'assaut).
Que Tel-Aviv n'ait rien fait pour avoir la main sur la bataille propagandiste qui allait se jouer est déroutant. Mais le plus stupéfiant, c'est que Tsahal semble ne pas avoir mis en place de plan d'action général à exécuter dans ce type de situations.
Encore une fois, un blocus est un acte militaire. Il est en vigueur, et a dû être renforcé plusieurs fois depuis trois ans. Une fois au moins, en juin 2009, des commandos israéliens ont arraisonné un bateau transportant de l'aide à destination du Hamas et l'ont remorqué jusqu'à Ashdod sans incident.
Depuis de nombreuses années, d'autres marines, ainsi que des forces opérationnelles internationales, arraisonnent des navires suspectés de transporter de la drogue, des matières nucléaires ou d'autres produits de contrebande. Il existe de techniques éprouvées pour mener à bien ce type d'opérations sans effusion de sang - et pour mettre fin à toute violence, le cas échéant.
Tsahal fait preuve d'une sanglante incompétence
Et pourtant, la marine israélienne semble ne pas avoir prévu comment réagir si les personnes à bord du ripostent face au commando (à mains nues, en lançant des objets lourds ou en utilisant des armes). Es-ce possible? Dans le cas où il existerait une procédure spécifique, si le commando avait été entraîné pour toutes sortes de situations, pourquoi les événements ont-ils pris une tournure si dramatique?
Plus généralement, la marine de Tsahal n'opère-t-elle pas comme les autres marines? N'est-elle pas capable de contrecarrer ce type d'«intrusion» sans prendre d'assaut les bateaux? Les navires qui se dirigeaient vers Gaza n'étaient ni des porte-avions, ni des destroyers. Il existe des façons de désarmer des bateaux civils de cette taille sans les couler. Et aussi d'empêcher un bateau de rejoindre une côte sans l'intercepter dans des eaux internationales.
Les législateurs et les leaders d'opinion israéliens - pas uniquement les détracteurs typiques d'Israël, mais le peuple hébreu lui-même - ont demandé l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur cette affaire. Leur question de fond est la suivante: les dirigeants politiques et militaires d'Israël contribuent-ils à la sécurité de l'Etat hébreu avec prudence, intelligence et compétence?
Le scandale de l'opération menée contre le Mavi Marmara ne tient pas seulement des détails techniques ou à des fautes tactiques. Elle est - ou, en tout cas, semble être - le résultat d'une véritable incompétence et de graves erreurs stratégiques.
Tous les ministres ou commandants israéliens un tant soit peu intelligents savent qu'une action militaire, en particulier menée contre des civils - même quand elle est justifiée - a des conséquences politiques. Sans exclure l'action militaire, une estimation minutieuse de ses coûts et bénéfices devrait lui être inhérente.
Comme le souligne le chroniqueur Ari Shavit dans Ha'aretz, «Israël a servi les intérêts du Hamas mieux que [le groupe] lui-même».
Les points positifs de cette opération pour le Hamas:
-L'Egypte avait imposé un blocus terrestre à Gaza pour des raisons politiques propres. Subissant d'énormes pressions, elle a rouvert ses frontières (pour le moment en tout cas), une initiative qui devrait permettre au Hamas de se procurer beaucoup plus d'armes que ce que le Mavi Marmara aurait pu transporter.
-La Turquie, le seul pays à majorité musulmane qui considère Israël comme un allié, a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv; au lendemain de l'assaut contre la flottille d'aide, les rues d'Istanbul étaient noires de manifestants anti-israéliens.
-Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui était en route pour Washington en vue d'échanger avec Obama sur la reprise des pourparlers de paix avec la Palestine, a dû rentrer au bercail. La possibilité d'une réconciliation diplomatique - qui était enfin largement soutenue dans la région - s'amenuise...
-Un coup a été porté à l'initiative onusienne visant à durcir les sanctions contre l'Iran - car elle implique une certaine préoccupation pour la sécurité d'Israël -, alors même que l'Agence internationale de l'énergie atomique (qui dépend directement du Conseil de sécurité de l'ONU) a indiqué que l'Iran dispose de suffisamment d'uranium pour fabriquer deux bombes A (encore faut-il que cet uranium soit enrichi).
-Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné l'action d'Israël. En outre, d'innombrables organisations humanitaires, y compris certaines qui sont hostiles à Israël, mettent les voiles vers la bande de Gaza, comme par défi envers les Israéliens, pour voir s'ils ouvriront le feu et, dans tous les cas, porter un autre coup à la légitimité du blocus de Gaza.
Une action contreproductive, qui isole encore Israël diplomatiquement
En somme, dans le but d'empêcher un bateau de fournir de l'aide directement au Hamas - et, comme l'explique Ha'aretz, en choisissant «la pire des options possibles» - Israël a provoqué son propre isolement. Une position que l'Etat hébreu n'a pas connue depuis plusieurs années.
L'une des premières mesures à prendre pour tenter de sortir de ce bourbier est peut-être de reconsidérer le blocus de Gaza. Bien que sa logique soit implacable: le mouvement du Hamas, qui règne sur la bande de Gaza, refuse l'existence de l'Etat d'Israël; pour preuve, il lance régulièrement des roquettes sur le territoire israélien. Il est donc légitime que l'Etat hébreu veille à ce qu'il n'y ait pas d'armes parmi les marchandises acheminées à Gaza.
Néanmoins, la mise en œuvre de cette politique israélienne est déraisonnablement draconienne. L'inspection des douaniers israéliens est tellement longue que les médicaments censés entrer dans Gaza sont souvent périmés avant d'arriver jusqu'aux malades. Les matériaux de construction, tels que les tuyaux et métaux lourds, sont saisis au motif qu'ils pourraient servir à fabriquer des armes. Si bien que les autorités de gaza ne parviennent pas à reconstruire les infrastructures.
L'ONU estime que les biens livrés à Gaza - pas seulement les vivres, les médicaments ou le matériel médical, mais tous types de biens de consommation - répondent à un quart des besoins (comparaison avec la quantité de marchandises dont disposait Gaza avant le blocus).
Par cette opération bâclée, Tsahal a non seulement provoqué une crise humanitaire, mais elle fait aussi le jeu des partisans de la lutte armée qui instrumentalisent les préoccupations sincères des groupes d'aide internationale. Cela leur permet de souligner le caractère sauvage de la politique israélienne, en même temps qu'ils fuient leurs responsabilités dans la poursuite des hostilités.
Désormais, les dirigeants d'Israël doivent tout au moins réétudier les objectifs (dans une certaine mesure légitimes) visés par le blocus de Gaza. Et réfléchir à des moyens de les atteindre sans engendrer des coûts aussi dramatiques.
Fred Kaplan
Traduit par Micha Cziffra
LIRE EGALEMENT SUR LA FLOTTILLE DE LA PAIX: L'enfermement israélien, Flottille pour Gaza: une enquête sur quoi?, Le blocus israélien de Gaza est-il illégal? et La «flottille de la paix» est-t-elle vraiment un convoi humanitaire?
Image de Une: Cérémonie militaire à Jérusalem Ronen Zvulun / Reuters
Mis à jour le 05/06/2010 à 13h19













































pourquoi parler d'incompétence, la mission a été remplie, avec de la casse certes, mais pas plus que nécessaire pour faire respecter la volonté d'un état souverain qui veut protéger sa population, envoyer des soldats, c'est accepter qu'ils fassent leur travail: se battre.
En Afghanistan, il y a ce qu'il est courant d'appeler des bavures sur la population , ça ne transforme pas les armées US, françaises et autres en incompétents.
enfin l'armée israélienne n'a surement pas prise cette initiative sans un ordre venant du politique, ce qui est normal;
elle a juste fait le job.
Un état souverain comme vous dites, c'est un état dont l'ONU reconnaît la souveraineté sur un territoire parce qu'il se conforme à certains standards au rang desquels le respect du droit international et notamment cela implique de ne pas tué des civils en dans les eaux internationales.
L'Afghanistan des Talibans n'était pas un état souverain à partir du moment ou l'ONU a pris la résolution d'y envoyer des troupes pour "rétablir la démocratie" et lutter contre le terrorisme.
Pourquoi ? parce que les Talibans (de près ou de loin) étaient liés à des attentats sur des civils en dehors de leur territoire.
Israel n'est pas en guerre avec les pays dont sont ressortissants les humanitaires à bords des bateaux qui ont tenté de forcer le blocus. Pas plus qu'Israël n'est souverain à plus de 12 miles de ses côtes.
(Ou aux EAU ou Israël envoie le Mossad assassiné des adversaire politiques...)
Enfin si la guerre en Afghanistan est le modèle de réussite pour Israël ça explique bien des choses...
Monsieur Kaplan bonjour,
Vous titrez votre article avec un titre que semble-t-il vous justifiez en vous appuyant sur des citations du journal israélien Ha'aretz, soit, mais si vous ne précisez pas quelle est la ligne éditoriale de ce journal et qui sont ses journalistes, vous faites une omission qui pourrait être perçue comme de la désinformation tendancieuse.
Ha'aretz est un journal de gauche israélien, notoirement pro-palestinien pour ne pas écrire pro- Hamas et Hezbollah, ses journalistes collaborent avec tous les médias farouchement anti-israéliens qu'ils soient palestiniens ou autres, il n'est pas nécessaire d'en donner ici une liste, mais les articles de "journalistes" ou plutôt de militants de ce journal tels que Gideon Levy ou Amira Hass qui vit à Ramallah figurent sur ces médias au coté, pour certains, d'articles négationnistes et antisémites. Vous ne devez pas ignorer non plus celui de Uri Blau, qui recèle des documents volés durant son service militaire par Anat Kam.
Par conséquent, sans rentrer dans le détail du bien fondé de cette assertion, permettez moi de vous suggérer un petit correctif au titre de vos article.
"L'armée israélienne est incompétente!" Telle est la conclusion du journal pro-palestinien Ha'aretz.
Nota: Le tirage de Ha'aretz avoisine péniblement les 15,000 exemplaires derrière Maariv, environ 200,000 et Yediot Aharonot près de 500,000.
Quelque soit le jugement que l'on porte sur la compétence ou non de l'armée israélienne, il y a des commentaires qui discréditent leur auteur.
Haaretz est un journal de gauche, soit ce n'est pas un scoop, dire qu'il est "pro Hamas", "pro Hezbollah" ou encore "négationniste", "antisémite", "farouchement anti-israélien" est parfaitement ridicule, réfléchissez voyons il doit être possible d'argumenter sans avancer de telles fadaises.
Il ne faut pas faire d'amalgame entre par exemple Lieberman est le gouvernement Israélien, ou les colons extremistes fanatiques religieux et l'habitant lambda de Tel aviv.
Par contre des amalgames entre palestiniens, Hamas et Hezbollah, là ça y va !
PS: OUI le Hamas gouverne Gaza, Lieberman est aussi au gouvernement et pourtant personne n'accuse (encore) Israël d'être une théocratie raciste et corrompue.
Cette remarque de par spe reflète bien le cynisme présent dans une partie trop importante de l'opinion israélienne et pro-israélienne. Un mort israélien est une tragédie ( et c'en est une) mais les morts non-israéliens sont tout simplement 'regrettables' - pour citer le premier ministre israélien dernièrement.
Fred Kaplan a raison de parler d'incompétence. Le Tsahal depuis 2-3 ans a prouvé qu'il est incapable de faire face de manière efficace à des mouvements populaires comme le Hamas et le Hesbollah.
Une armée qui a crée sa réputation sur le champs de bataille en bataille rangée (1967) avec chars et avions et où aujourd'hui chaque commandant rêve de se voir adulé comme Moshe Dyan, est mal choisie pour faire le travail de gendarme.
Et toute armée ira jusqu'aux limites imposées par son gouvernement pour atteindre son objectif – l'armée américaine en Irak, l'armée britannique en Irlande du Nord. Quand il n'y a pas de limites on voit les résultats.
Fiasco ou non, des gens, des civiles armées de couteaux et de forchettes, sont morts.
« elle a juste fait le job” dit par spe de Tsahal. On sait, par le passé, où de tels propos peuvent amener.
Au lieu de parler du vrai problème, on crée des diversions. Le vrai problème n'est pas la tendance politique de Haaretz. Le vrai problème est le blocus inhumain appliqué à un peuple. Ce n'est pas le Hamas qui souffre le plus du blocus, mais c'est les enfants, les malades, les femmes, les vieillards de Gaza. Quel est leur tort? Qu'est ce qui justifie cet acte de la part d'un peuple qui a connu 'Le ghetto de Varsovie' ?
J'ai bien peur que les méthodes Hitlériennes ont fait des émules parmi les victimes d'hier.
Il est aisé de dire que tel ou tel est un "terroriste". Mais, que dire quand un état, en l'occurrence Israël, utilise des moyens terroristes (assassinat, destruction, piraterie, ...) au nom de sa sécurité. Sécurité qu'elle ne reconnait pas aux autres.
Chaque être humain qui meurt injustement est une tragédie pour l'humanité. Quelle que soit sa religion ou la couleur de sa peau.
Bonjour tout lemonde
Qu'il est curieux de constater qu'il y a 3 ans a peine l'armée Israelienne était la 4 ieme du monde (Je n'ai jamais compris sur quoi la gauche anti juive et les islamistes se basaient pour cette affirmation) et aujourd'hui on nous affirme qu'elle est incompetente........