À Lviv, «à la santé du monde civilisé»
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À Lviv, «à la santé du monde civilisé»

Temps de lecture : 13 min
Guillaume Origoni Guillaume Origoni

Près d'un mois après le début de la guerre en Ukraine, la solidarité a eu le temps de s'organiser. À Lviv, à l'ouest du pays, la fierté nationale a bien souvent pris le pas sur la peur, et galvanise celles et ceux qui luttent contre la progression de l'armée russe.

Nous nous sommes rendus en Ukraine dans la ville de Lviv, qui pour le moment est épargnée par les bombardements massifs. Dans cette ville élégante et raffinée, nous avons rencontré celles et ceux qui ont décidé que la résistance est l'affaire de tous, et qu'elle peut prendre des formes bien différentes. Chacun, à sa manière, a décidé de combattre, ou d'aider celles et ceux qui ont décidé de fuir.

Arrivés en pleine nuit dans la ville polonaise de Przemyśl, et alors que nous attendions de pouvoir passer en Ukraine, nous avons vu le résultat de l'exode provoqué par les attaques russes. Ce sont des images que nous ne pourrons jamais oublier. Mais nous avons également vu, à Lviv et ailleurs, le refus d'un effondrement civilisationnel.

Dans la gare de Przemyśl, en Pologne, femmes, enfants et personnes âgées attendent dans un froid glacial. | Guillaume Origoni / Hans Lucas

Richard, le passeur des deux mondes

Lorsque Richard vient nous chercher à Przemyśl, nous mettons enfin un visage sur cette voix douce et posée entendue plusieurs fois via WhatsApp. Son apparence typiquement irlandaise, son accent belge, son port altier et son élégance tranchent avec l'image que l'on pourrait se faire d'un passeur. D'ailleurs, il déteste ce terme, qu'il associe instinctivement au trafic, à l'illégalité et au profit. Richard ne demande rien à personne. Quand cela est possible, on peut participer aux frais de carburant, sinon, ça ne fait rien.

S'il est incontestable que nul n'a besoin de passeur pour rentrer en territoire ukrainien –la frontière reste ouverte pour tout détenteur d'un passeport en règles– il est toutefois plus aisé de le faire avec l'aide de celui qui en peu de temps a complètement intégré les non-dits d'une telle entreprise.

Un rapide coup d'œil dans le monospace Mitsubishi qui lui sert de bureau et dans lequel il passe plus de quinze heures par jour révèle une adaptation rapide aux changements brutaux qui se sont installés dans cette partie de l'Europe: deux jerricans de diesel dans le coffre, des prises de courant de 220 volts dans l'habitacle, une lumière d'appoint Ikea sous le rétroviseur car, explique Richard, «en pleine nuit, lorsque l'habitacle est bien éclairé, ça rend moins nerveux les gardes-frontières, ils comprennent que tu es un habitué».

Effectivement, Richard est un habitué. Il a laissé son job bien payé dans les entreprises de la tech dublinoise pour foncer en Ukraine aux premiers jours du conflit: «Je ne savais pas encore ce que je pouvais faire mais je savais que je pouvais faire quelque chose.»

Après trois semaines passées sur le terrain, il a déjà facilité le passage de dizaines d'Ukrainiens. Femmes, hommes, enfants, personnes âgées, journalistes, beaucoup lui sont redevables. L'homme est à la fois flegmatique, patient, fataliste, bavard, sympathique et empathique. Il connaît les manies des uns et des autres aux postes frontières les plus fréquentés de Krakovets ou Medyka, mais aussi sur les passages secondaires, en rase campagne, qu'il franchit la plupart du temps en pleine nuit car moins fréquentés. Il offre systématiquement aux volontaires et aux militaires des checkpoints un large sourire et un «hellooo» chantant. Petit à petit, on reconnait son Mitsubishi et sa barbe rousse aux abords de Lviv, où il a temporairement élu domicile. Avec lui, ça passe plus vite.

Richard le passeur des deux mondes, à la frontière de Krakovets, en Ukraine. | Guillaume Origoni / Hans Lucas

La question du sens que l'on donne à sa vie a percuté Richard à l'aube de ses 32 ans. «On ne peut pas la passer à la recherche du confort infini, c'est absurde», assure-t-il, avant de confesser que sa commisération est aussi le résultat d'une foi chrétienne.

Richard est à lui seul la version civile d'un groupe d'intervention. Il dort peu, mange des barres de céréales, boit de l'eau et aide toutes celles et ceux qui, dans un sens ou dans l'autre, veulent passer cette frontière. À la manière d'un urgentiste, il empêche ses émotions de l'envahir et regarde avec distance la cohorte des exilés qui affluent aux portes de l'Union européenne.

Quelques mètres après les contrôles ukrainiens, il nous lance: «Bienvenue en Ukraine les amis!», et propose d'arrêter son monospace pour que nous puissions interroger ces candidats à l'exil transis par le vent d'Est glacial. «Allez-y, discutez avec eux, vous allez voir.» Un jeune homme s'approche déjà de nous, il veut parler. «Are you journalist?» La conversation s'engage, il se présente. Peter a 19 ans, il a accompagné sa famille jusqu'à la frontière, mais lui ne va pas en Pologne, il reste en Ukraine pour se battre aux côtés de son père et dit ne pas avoir peur: «Absolument pas, je n'ai pas peur! Je suis choqué, vous savez. Pourquoi nous bombardent-ils? Pourquoi veulent-ils nous tuer? La semaine dernière, j'étais avec mes amis, on étudiait. Maintenant, je suis là, à chercher un AK-47.»

Des histoires comme celle-ci, Richard en a déjà entendu des centaines, dans sa voiture, sur les checkpoints ou au centre culturel de Lviv, qui est la base arrière de l'association avec laquelle il organise ces exfiltrations quotidiennes.

Richard s'est peu à peu fondu dans ce pays et cette ville: «Il y a un appel fort qui émane de Lviv. C'est une ville douce, cultivée dans laquelle les réfugiés sont aujourd'hui chez eux. Pensez donc, les habitants ont déjà accepté et aidé plus de 200.000 de leurs semblables en deux semaines seulement, dans une ville où la population en temps normal excède à peine 700.000 âmes.»

À Lviv, tout est plus intense. On participe à l'effort de guerre, sans faire la guerre. La douceur de Richard est devenue une force incommensurable. L'infatigable passeur nous retrouvera dans quelques jours pour le voyage retour, qui s'annonce bien plus difficile. En attendant, nous savons depuis quelques heures que nous avons désormais un ami sûr à Lviv.

Taras, le poète guerrier

Cependant, si Lviv n'est pas en guerre, la menace plane toujours au-dessus des têtes. Les alertes aériennes sont régulières de jour comme de nuit, les sacs de sable et les chevaux de frise sont disposés devant les bâtiments sensibles.

Partout, nous rencontrons des hommes de tous âges qui veulent se battre. Certains se sont préparés depuis des mois, d'autres s'entraînent depuis le 24 février, et tous veulent intégrer l'armée, ou la défense territoriale (qui regroupe les civils se mettant au service de la défense ukrainienne). L'un d'eux, croisé sur Parkova street, range son arme dans le coffre de sa Volvo. Il est en tenue camouflage. Je cherche à vérifier si les rumeurs de bombardements dans les faubourgs de Lviv sont fondées. Il me répond que non, mais que de toute façon, tôt au tard, Lviv aura droit au déluge de fer.

«Ce n'est pas grave», lance-t-il. Devant mon air interloqué il ajoute: «Vous êtes français, n'est-ce pas? N'ayez pas peur de Poutine, c'est un bouffon, un homme faible qui met le doigt sur le bouton rouge car il ne pensait pas que nous puissions faire tant de mal à son armée.» Il marque une pause, puis: «Je suis directeur marketing, c'est mon métier, mais j'ai appris à me battre, je suis prêt! Mes amis aussi! Nous allons gagner cette guerre.» Il me serre la main et remonte dans sa voiture, démarre, et avant de partir, baisse la vitre: «N'oubliez pas que nos pères ont servi dans l'armée rouge, nous savons que l'armée russe est un mythe.»

Le réseau par lequel nous avons pu arriver jusqu'à Lviv est celui des artistes ukrainiens présents sur le territoire français. C'est eux qui nous ont donné les noms, les adresses, les informations qui permettent de gagner un temps précieux. C'est en suivant ce fil que nous atterrissons chez Taras, dans les sous-pentes d'un appartement qui est devenu son atelier.

Taras est peintre. Grand voyageur, polyglotte, il parle anglais, français, italien, russe et ukrainien. C'est un homme de savoir, très attaché à la culture cosaque et intarissable sur l'histoire de l'Ukraine. Dans cet atelier, nous avons déjà conscience d'être dans l'un des lieux qui constitue un point de résistance.

Chez Taras, on nous explique pourquoi la Russie est le problème de l'Ukraine depuis des siècles. Le corps acéré, le regard verrouillé, Taras déroule ses arguments: «La Russie est le problème principal de l'Ukraine. Ils nous ont toujours emmerdés. Ça ne date pas du 24 février dernier. Pendant les tsars, ils nous soumettaient déjà, volaient notre culture. Pendant le communisme, ils ont organisé contre nous la pire famine du XXe siècle, et cela continue aujourd'hui. Il faut se battre. Moi, en tous cas je m'engage demain…»

Taras, le poète guerrier de Lviv. Artiste peintre, intellectuel, polyglotte et grand voyageur, il s'est engagé pour combattre l'armée russe. | Guillaume Origoni / Hans Lucas

Au milieu des peintures de nus, des toiles soigneusement rangées dans les râteliers, des bouquins éparpillés, on aperçoit le gilet pare-balle niveau IV rangé dans un coin. C'est un journaliste français qui le lui a laissé le jour de son départ, car ici, on manque de matériel.

Taras le poète guerrier, le nationaliste ukrainien, est attaché à sa culture depuis toujours. Il aime l'histoire, la tradition, mais aussi l'ouverture qu'apporte la connaissance d'un corpus intellectuel bien assimilé. Il y a plus de trente ans, avec ses amis, il a construit un drakkar cosaque qui reproduisait les conditions de navigation d'époque. Cet équipage d'artistes avait alors rejoint à la rame Saint-Tropez en partant de la mer Noire. Taras c'est ça: le corps et l'esprit, et surtout l'esprit des corps francs.

Il n'y a plus une goutte d'alcool à la vente dans tout l'ouest de l'Ukraine, mais Taras fait sa propre rakia, qu'il nous sert avant de lever son verre «à la santé du monde civilisé».

Une fois le feu avalé, il reprend sa diatribe contre les Russes: «Comprends-moi bien, je ne souhaite pas de mal aux individus, mais les citoyens de Russie sont intoxiqués depuis des décennies par la propagande, et petit à petit, ils ont fini par être convaincus que l'Ukraine est une partie de la Russie, que chez moi, c'est chez eux. Comment veux-tu que ça ne me pose pas problème?»

Il enchaîne sur les compositeurs, les poètes, les cinéastes ukrainiens que l'Occident a toujours confondus avec les Russes: «Nous sommes un peuple éduqué, nous sommes une ville capable de produire de la culture, c'est pour ça qu'ils finiront par bombarder Lviv aussi. Poutine ne supporte pas ce que nous sommes, un peu comme les islamistes qui vous ont attaqué car ils ne supportent pas l'expression de votre esprit français.»

Taras tient à ce que nous puissions travailler, témoigner des fondements de cette ville et de ce pays. Il est presque l'heure du couvre-feu et lorsque nous quittons son antre, cet atelier dans lequel on échafaude des plans, on se transmet l'histoire, on boit de la rakia et on apprend à se servir d'un tourniquet pour stopper les hémorragies, alors Taras reprend son air grave avant de prendre les armes. Dès demain, les pinceaux seront remplacés par les balles de 7,62.

À Lutsk, rien de nouveau

Le lendemain, nous apprenons que Lutsk a été bombardée. La ville se trouve à deux heures et demie de route de Lviv. Nous décidons de nous y rendre. Oleksander, notre chauffeur, nous indique qu'il y a très peu de chances que nous puissions pénétrer dans l'aérodrome cible des missiles russes.

Effectivement, lorsque nous arrivons devant les grilles du complexe militaire de Lutsk, un homme en arme vocifère en ukrainien, et Oleksander, nous fait signe de déguerpir rapidement.

Dans le centre-ville, nous croisons un jeune couple. Ils expliquent posément que cette nuit, ils ont été réveillés par trois grandes explosions. Hanna, la jeune femme, dit avoir peur: c'est déjà la deuxième fois que Lutsk est attaquée. Son compagnon est policier et ne veut donc pas être pris en photo, mais raconte à son tour: «Il y a deux jours, nous avons arrêté un habitant de Lutsk qui renseignait les Russes en leur donnant les coordonnées précises des lieux à bombarder. Il est installé ici depuis longtemps. Cette guerre a été planifiée depuis des années.»

Deux dames nous observent et nous demandent qui nous sommes. Sous l'abribus, un dialogue s'engage. Elles aussi sont effrayées, mais tiennent bon: «Nous sommes chez nous, nous restons ici, avec nos enfants qui sont sur les checkpoints, engagés dans la défense territoriale. De toute façon, nous allons gagner cette guerre!»

Sur la route du retour, Oleksander me raconte aussi cette histoire mainte fois entendue, à tel point que je ne sais plus s'il s'agit d'un mantra destiné à éloigner la peur ou une conviction ancrée dans la société ukrainienne: «Mon père a servi dans l'armée soviétique. Il était mécano. À l'époque, l'armée rouge faisait peur au monde entier, mais nous-même savions que la corruption, les officiers incompétents et les mauvais traitements affaiblissaient considérablement sa puissance. Lorsque dix chars neufs étaient livrés, ils étaient immédiatement dépouillés pour vendre les pièces au marché noir…» Il soupire, puis lâche: «Ils ne sont pas si forts que ça, nous allons gagner.»

Pour appuyer sa démonstration, il montre sur le bord de la route les panneaux d'agglomération qui ont été masqués par les Ukrainiens: «Cela suffit à désorienter l'armée russe. Ils ne savent pas où ils sont, ils ne savent pas qui nous sommes.»

Les noms des villes sont masqués afin de désorienter l'armée russe. | Guillaume Origoni / Hans Lucas

Natalia et Polina

De retour à Lviv, nous dénichons l'adresse d'un bar clandestin et décidons de nous y rendre. Nous discutons ferme et Kate, la serveuse, décide de nous ouvrir la porte. L'ambiance y est joyeuse autour des pintes. De nombreux volontaires décompressent dans ce speakeasy. Ils sont très jeunes, et les groupes sont composés de filles et de garçons qui profitent du rare privilège qu'offre vraisemblablement le seul débit de boisson de Lviv.

Le téléphone sonne, Richard nous donne rendez-vous pour le chemin du retour prévu le lendemain. Il nous demande si nous ne voyons pas d'inconvénients à ce que deux Ukrainiennes fassent partie du voyage: «Je les conduis avec vous jusqu'à Przemyśl en Pologne, et puis après si vous êtes d'accord, vous pourriez les déposer à Katowice.»

Le lendemain, nous faisons donc route vers Medyka, le poste-frontière le plus proche de Przemyśl, avec Natalia et Polina dans le monospace de Richard. Natalia a 36 ans et travaille dans le tourisme. Polina est plus jeune, elle a 19 ans, et fait des études dans la finance. Elles habitent à Kiev et sont colocataires. La première va rejoindre des amis en Allemagne, alors que la plus jeune sera accueillie en France, à Béziers. Pour le moment, il faut tout d'abord passer la frontière.

Des bombardements ont eu lieu cette nuit à proximité et rendent toute planification encore plus aléatoire que d'habitude. Sur la route, on aperçoit au loin des colonnes de fumée noire, sans savoir si elles sont le résultat d'une frappe ou d'un incendie agricole.

Polina et Natalia en route vers l'Europe dans la voiture de Richard, notre passeur. Les colonnes de fumée noire dans le fond peuvent être le résultat de frappes russes ou de simples incendies agricoles. | Guillaume Origoni / Hans Lucas

Le diesel est très difficile à trouver dans les pompes car l'armée est prioritaire pour ce type de carburant et la distribution est limitée à vingt litres par véhicule. Nous tentons notre chance dans deux ou trois pompes, sans succès. Lorsque nous arrivons aux abords du premier checkpoint qui précède le passage de frontière de Medyka, la queue s'étire sur plusieurs kilomètres.

Richard montre à un militaire le papier de son ONG. Celui-ci nous autorise à remonter la colonne de véhicules et de piétons. Nous gagnons ainsi plusieurs heures, mais nous finirons tout de même par rester planté six heures dans le no man's land entre l'Ukraine et la Pologne. Une file impressionnante de femmes, d'enfants et de personnes âgées attendent leur tour dans le froid, derrière les grilles. La fatigue, la résignation, la détresse et la tristesse se nichent désormais dans les replis des visages.

Au checkpoint qui précède le poste frontière de Medyka, l'attente peut prendre plusieurs heures voire plusieurs jours. | Guillaume Origoni / Hans Lucas

Lorsque nous passons enfin côté polonais, Richard se tourne vers Polina et Natalia, les regarde avec un grand sourire et leur lance un chaleureux «Welcome in Europe!»

Le crépuscule s'abat sur Przemyśl. Nous retrouvons notre véhicule, dans lequel embarquent nos invitées ukrainiennes, direction Katowice, où on les attend cette nuit.

Lorsque nous saluons Richard, l'ambiance devient plus tendue. Polina nous demande pourquoi nous faisons demi-tour sur la route, nous lui expliquons qu'il nous faut trouver du carburant et que nous nous rendons à la pompe la plus proche. Nous sommes fatigués et donc un peu confus. Polina a du mal à comprendre ce flottement. Elle ne quitte jamais ses affaires, qu'elle serre sur son torse. Nous comprenons alors ce qui se joue à ce moment-là.

Polina est une jeune femme de 19 ans qui, il y a encore quelques jours, se trouvait en compagnie de ses amis étudiants, dans un environnement familier. Elle est maintenant dans une voiture avec deux hommes quinquagénaires qu'elle ne connaît pas et desquels elle est dépendante. Elle panique. Elle a entendu des tas d'histoires de séquestration, de prostitution forcée et d'abus sexuels.

Nous la rassurons en lui montrant des photos de nos familles. Mais en l'absence de Richard, qui assurait le lien avec le monde d'avant, elle a du mal à se détendre. Nous lui demandons, ainsi qu'à Natalia, de nous chanter l'hymne ukrainien. Elles le font de bonne grâce et nous répondons immédiatement avec La Marseillaise. L'air se fait plus léger dans l'habitacle de notre voiture, nous discutons de façon plus sereine.

Natalia est concentrée sur son iPhone, alors que Polina nous explique comment son université a mis à disposition un abri pour les étudiants dès les premières frappes sur Kiev. Elle nous montre des photos et nous comprenons à quel point ces images vont façonner sa vie d'adulte, son appréhension du monde.

Ces images d'étudiants souriants et solidaires sous les bombes dans un abri de Kiev sont à la fois l'espérance et le cauchemar du monde civilisé au nom duquel nous avons trinqué avec Taras, que nous avons côtoyé avec Richard, et dont nous avons ressenti l'énergie vibrante à Lviv.

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