Culture

Le boom de l'édition digitale

Temps de lecture : 2 min

Après le naufrage annoncé de l'industrie du disque, les maisons d'édition sont-elles les prochaines victimes de la dématérialisation des biens culturels? Dans un long article, le Wall Street Journal se penche sur l'essor de l'édition à compte d'auteur, ce que les anglo-saxons appellent la «vanity press». Autrefois, ce procédé consistait pour l'écrivain à payer lui-même les frais d'impression et de promotion de son livre, tandis que la maison d'édition assurait le volet technique. L'arrivée des ebooks et le boom des applications «est venue bouleverser l'establishment», comme «les blogs pour la presse» ou «YouTube pour la télévision» et, désormais, les apprentis auteurs choisissent l'option digitale.

L'année dernière, aux Etats-Unis, tandis que les ventes de livres chutaient de 1,8%, à 23,9 milliards de dollars, celle des ouvrages pour ebooks triplaient, pour atteindre un chiffre d'affaires de 313 millions de dollars. Si le fossé est encore trop grand pour être comblé, certains spécialistes estiment que les ventes non physiques pourraient «représenter 20 à 25% des ventes totales de livres d'ici à 2012».

Grands gagnants de cette migration, Amazon (qui commercialise le Kindle) et Apple (qui impose l'iPad comme un concurrent de taille) se taillent la part du lion dans ce nouveau business, au milieu d'autres entreprises spécialement dédiées à ce nouveau service. Dans un système où l'auteur a la main sur tout le processus (du design de la couverture à la promotion sur les médias sociaux), combien seront-ils à se passer du sceau approbateur des grands éditeurs traditionnels?

[Lire l'article sur le site du Wall Street Journal]

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Photo: She is too fond of books, and it has turned her brain / katerha via Flickr CC License by

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