Tech & internet / Monde

Des militaires russes draguent l'ennemie sur Tinder

Temps de lecture : 2 min

Entre amour et guerre, certains ont tenté les deux en matchant avec des femmes ukrainiennes.

Un soldat russe tient un drapeau lors du forum militaro-technique international «Armée-2021» qui s'est tenu dans le Patriot Park, à Kubinka, près de Moscou, le 23 août 2021. | Kirill Kudryavtsev / AFP
Un soldat russe tient un drapeau lors du forum militaro-technique international «Armée-2021» qui s'est tenu dans le Patriot Park, à Kubinka, près de Moscou, le 23 août 2021. | Kirill Kudryavtsev / AFP

Alors qu'ils se préparaient à l'invasion de l'Ukraine, quelques soldats russes se sont semble-t-il laissés emporter par la romance de la guerre. D'après les informations du média britannique The Sun, l'application de rencontre Tinder d'une jeune femme ukrainienne, Dasha Synelnikova, s'est activée de nombreuses fois après des matchs avec des militaires ennemis du nom d'Andrei, Alexander, Gregory, Michail ou Black.

«J'habite à Kiev, mais j'ai changé mes paramètres d'emplacement pour Kharkiv après qu'un ami m'a dit qu'il y avait des troupes russes partout sur Tinder», raconte cette Ukrainienne de 33 ans. Kharkiv est la deuxième plus grande ville d'Ukraine, très proche de la frontière avec la Russie. D'après The Sun, les soldats dragueurs se situaient à une distance de 20 miles de Dasha Synelnikova (un peu plus de 30 kilomètres).

De nombreux Roméo en tenue de combat auraient flirté avec «la trahison» en communiquant leurs positions militaires alors qu'ils se préparaient à une attaque imminente, d'après des responsables ukrainiens du renseignement militaire.

En balayant son doigt de droite à gauche –pour liker ou jeter–, Dasha Synelnikova est restée bouche bée face au nombre de militaires russes présents sur l'application de rencontres. «Un mec musclé a posé sur un lit en essayant d'avoir l'air sexy avec son pistolet. Un autre était en tenue de combat russe complète et d'autres venaient de s'exhiber dans des gilets serrés à rayures. Je n'ai trouvé aucun d'eux attrayant et je n'envisagerais jamais de coucher avec l'ennemi. J'ai automatiquement glissé vers la gauche pour les rejeter», précise-t-elle.


Partagés entre la sensibilité et l'armement

L'Ukrainienne a finalement échangé des messages avec certains de ces hommes. «Il y en avait tellement que je devenais curieuse et que je me suis lancée dans un échange de messages. C'était drôle mais effrayant en même temps, sachant qu'ils étaient si proches.» Dasha a donc matché avec quelques-uns d'entre eux. Tout d'abord Andrei, 31 ans, dont les photos le montraient en tenue agrippant une Kalachnikov, comme le souligne l'article du Sun.

Un autre du nom de Black, un combattant tchétchène barbu de 33 ans, affichait une photo «attendrissante» où il câline son chat et tient un pistolet. Puis Alexander, âgé de 29 ans, posait avec un béret militaire russe et Gregory, 25 ans, avec sa montre militaire. Enfin, un autre match a discuté avec Dasha Synelnikova et lui aurait précisé qu'il travaillait au «ministère des Affaires intérieures de la Fédération de Russie».

Des déferlements de profils et de messages auraient eu lieu avant que les troupes russes ne reçoivent l'ordre d'éteindre leurs téléphones, selon le média britannique. D'après la jeune femme, «ces gars sont exactement comme n'importe qui d'autre sur Tinder –ils veulent de l'amour ou de la compagnie. Il est donc un peu difficile d'imaginer qu'ils pourraient venir ici pour nous attaquer. J'espère que cela n'arrivera pas».

Ses propos ont été recueillis avant que les troupes n'attaquent des points-clés de l'Ukraine. Dans un contexte de guerre des images et de propagande, il ne faut pas non plus exclure la possibilité d'une manipulation de la part de soldats russes.

Newsletters

En mémoire de l'horloge parlante

En mémoire de l'horloge parlante

Orange a annoncé qu'à partir du 1er juillet, ce service historique ne serait plus disponible. Il fallait bien lui rendre un dernier hommage.

Aux États-Unis, les recherches Google sur l'avortement en disent long sur l'inquiétude générale

Aux États-Unis, les recherches Google sur l'avortement en disent long sur l'inquiétude générale

«Les grossesses extra-utérines sont-elles traitées par une IVG?», «Que protège l'arrêt Roe v. Wade en dehors de l'avortement?», «L'IVG est-elle légale aux Bahamas?» font partie des requêtes les plus tapées depuis la décision de la Cour suprême.

Une nageuse sauvée de la noyade grâce à son Apple Watch

Une nageuse sauvée de la noyade grâce à son Apple Watch

Sans cette montre au poignet, l'issue n'aurait pas été aussi heureuse.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio