Monde

Démagogie d'entre-deux-tours en Colombie

Slate.fr, mis à jour le 01.06.2010 à 17 h 37

Est-ce que cela vaut vraiment le coup de se maintenir à une élection quand on arrive second, bien loin du candidat de tête? Et si on s'épargnait du temps et de l'argent (la campagne coûte cher, tant au candidat qu'à l'Etat)?

C'est la proposition hallucinante qu'ont fait des partisans colombiens de Juan Manuel Santos, à son adversaire, l'ancien maire de Bogota, Antanas Mockus. Les résultats du premier tour qui a eu lieu dimanche 30 mai laissent peu d'espoir au candidat vert qui n'a obtenu que 21,5 % alors que le dauphin du conservateur Alvaro Uribe part favori de la présidentielle colombienne avec plus de 46,5% des voix.

Face à cet écart de voix, rapporte le journal colombien ElEspectador, un groupe s'est formé pour suggérer à Mockus de se désister avant le second tour. Mais tout ceci ne vise évidemment que l'intérêt général, selon le sénateur Roy Barreras:

Je suggère au professeur Mockus, qui mérite tout notre respect, (...) qu'il fasse économiser aux Colombiens les plus de 90 milliards de pesos du second tour en se retirant, au vu de la réalité inévitable.

Et d'ajouter qu'«avec cet argent, on pourrait construire des écoles et des hôpitaux».

Le sénateur Armando Benedetti en rajoute une couche, avec un argument de poids mais très difficilement vréifiable: «Qu'il se retire et nous pourrons construire 20 collèges.»

[Lire l'article sur Elespectador ici]

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Photo: Juan Manuel Santos, le 30 mai 2010, REUTERS/John Vizcaino

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