Culture

Crise à la prestigieuse Fémis

Temps de lecture : 2 min

Télérama revient dans un long article sur la crise que traverse la Fémis, la prestigieuse école de cinéma parisienne. L'année dernière, le conflit entre la direction et les élèves avait abouti à une grève, une première dans l'histoire de l'institution. Un rapport dirigé par Claude Miller avait enfoncé le clou, dénonçant une structure corporatiste et peu enclin au changement.

La plus prestigieuse des sections, la «réalisation», semble être la plus en crise. Les élèves réclament davantage d'enseignements techniques. «La Fémis nous considère de facto comme des réalisateurs. On se retrouve à tourner des films autour desquels toute la pédagogie va ensuite s'articuler, sans avoir reçu d'autres cours que de vagues modules théoriques. Comment être à la fois cinéastes et apprentis?», déclare à Télérama un élève de deuxième année.

Les lourdeurs de l'administration exaspèrent les élèves: «une école où l'on ne peut venir travailler le week-end qu'avec une triple autorisation et des emplois du temps si chargés qu'il est impossible d'y caser la moindre séance de cinéma», écrit Télérama. On raconte même dans les murs que la Fémis aurait refusé une séance avec Quentin Tarantino lorsqu'il tournait Inglorious Basterds à Paris, pour «non-conformité avec le planning».

[Lire l'article de Télérama]

Photo de Une: Anita Ekberg et Marcello Mastroianni, La Dolce Vita, 1960.

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