Médias / Politique

«Ça peut être un vrai duel»: ces photographes de presse qui font le portrait des politiques

Temps de lecture : 13 min

Alors que les hommes et femmes de pouvoir cherchent à garder la maîtrise de leur image, les photographes, eux, s'efforcent au contraire d'aller au-delà des apparences.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, à Paris, le 1er août 2017. | Martin Colombet 
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, à Paris, le 1er août 2017. | Martin Colombet 

S'il y a un exercice avec lequel bon nombre d'hommes et de femmes politiques ne sont pas à l'aise, c'est bien celui-ci. Le portrait photographique, celui qui finit en une des journaux ou qui accompagne textes et interviews, est aussi incontournable qu'inconfortable pour les politiques. Seule face à l'objectif, loin des meetings et des foules, la personnalité politique sait que son image sera scrutée, décortiquée et commentée.

En face, le photojournaliste, lui, doit composer avec l'inattendu. Prises de vue express, humeur du politicien, décors peu inspirants: les obstacles sont souvent nombreux pour réaliser la bonne image. Parfois, un véritable duel s'installe entre les deux protagonistes, opposant communication politique et contre-pouvoir.

Composer avec l'inconnu

«Un portrait, c'est une interaction entre un photographe et une personnalité. Mais, autour de cette interaction, il y a plein de paramètres», explique Corentin Fohlen, photojournaliste et portraitiste, qui a notamment eu devant son objectif Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Michel Barnier ou encore Éric Dupont-Moretti. Arrivé à l'emplacement imposé du rendez-vous –en général le lieu de travail de la personnalité politique ou au siège du parti– le photographe découvre tout. Lumière, décors, ambiance: il doit s'adapter en permanence pour réaliser une bonne image, et vite.

Chaque photographe a sa patte. Quand certains utilisent des lumières externes ou des fonds de couleurs pour contourner les contraintes d'un espace, d'autres préfèrent jouer avec leur environnement. Quitte à emmener les politiciens faire un tour. Lorsque Corentin Fohlen a dû photographier Yannick Jadot pour le JDD, seules des pièces blanches «pas vraiment inspirantes» étaient à sa disposition. Les deux hommes sont alors sortis, ont pensé un temps faire l'image dans un bistro, avant de revenir au lieu initial. «Finalement, on a fini par faire la photo dans une des pièces blanches, en jouant sur son jeu de corps et la lumière, car je savais que le décor n'allait pas suffire. Mais ça peut être risqué de sortir, plus tu t'éloignes physiquement, plus tu prends le risque que la personnalité refuse. Ça réduit aussi le temps avec elle.»

Le temps est une denrée précieuse pour le photographe. Dans le meilleur des cas, il peut disposer de 20 ou 30 minutes. Dans le pire, quelques secondes. «Pendant le confinement, je suis allé faire le portrait de Jean-Luc Mélenchon chez lui. Je suis arrivé à 11h, et à 11h04, j'étais parti», commente Boris Allin, photographe pour Libération, plus connu sous le pseudonyme d'Odieux Boby sur Instagram.

Début janvier, après avoir une nouvelle fois fait la une du journal avec un de ses portraits du candidat insoumis (et après avoir une nouvelle fois vécu un shooting express), Boby s'est lancé dans un thread sur Twitter. L'objectif: expliquer la difficulté de photographier l'homme politique et répondre à ses militants, qui s'étonnaient de voir enfin une bonne photo de leur candidat, eux qui estiment qu'il n'est jamais mis en valeur dans les images de presse.

«Le problème avec Mélenchon, c'est qu'il est allergique aux photos, donc pour un portrait, ça dure rarement plus de cinq minutes, analyse le photographe. C'est marrant, parce que c'est l'un de ceux qui critiquent le plus les photos, mais c'est celui qui te laisse le moins de temps. Pareil avec Taubira à une époque, elle ne tenait pas en place. Aujourd'hui, je crois que ça a changé.»

Une évolution qui n'est sûrement pas due au hasard. Car si le temps accordé dépend souvent du caractère de l'homme ou de la femme politique, il est aussi tributaire de son agenda. «En campagne, les politiques sont souvent plus sympas, ils prennent plus le temps. Par contre, quand ils sont en exercice, ce n'est pas pareil. Quand tu photographies un ministre par exemple, il va être un peu plus méfiant», précise Martin Colombet, photographe qui travaille régulièrement pour Libération, et qui a notamment photographié Jean-Michel Blanquer, Édouard Philippe ou encore Valérie Pécresse.

Si les défis techniques sont nombreux, le portraitiste doit surtout composer avec une personnalité consciente de son image, qu'elle cherche souvent à contrôler.

«Déjouer les stratégies de communication»

Si parfois le photographe essaie simplement, au vu du temps imparti et des contraintes, d'avoir une belle image techniquement propre et avec une certaine esthétique, l'objectif du portrait ne s'arrête pas là. Le photographe doit voir au-delà de la posture, au-delà du costume du politicien. «L'important, c'est de voir derrière le masque que l'homme ou la femme politique veut nous montrer. C'est avoir un regard, un geste artistique, par forcément beau, mais qui détonne, de sorte que l'image se démarque de celle qu'on voit tout le temps», raconte Lionel Charrier, rédacteur en chef photo de Libération. Un objectif d'autant plus assumé par ce journal réputé pour son écriture photographique et ses portraits décalés.

Ce geste capte une expression imprévue, une pose surprenante. «Moi, j'aime chercher un accident, quelque chose qui ne se prépare pas, ajoute Corentin Fohlen. Par exemple, Thierry Breton, je l'ai pris juste au moment où il remettait ses lunettes. Ça m'intéresse parce que c'est un moment d'abandon.» Pour autant, capter ces instants d'égarement n'est pas une chose facile: en face, le politique est souvent rompu à l'exercice.

«Chaque personnalité politique a mis en place une stratégie de communication, et quand tu vas faire un portrait, tu sais qu'ils vont quelque part essayer de te manipuler pour donner l'image qu'ils ont envie que tu donnes, expose Martin Colombet. L'idée, en tant que photographe, c'est justement de faire en sorte de déjouer les stratégies de communication.»

En face, l'objectif est en effet tout autre. Les politiques attendent de l'image qu'elle représente des valeurs qu'ils veulent porter. «Ils pensent que le portrait traduit ce qu'ils sont», commente Christian Delporte, historien des médias et professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. ​«Il faut se montrer tel que vous voulez qu'on vous regarde mais aussi tel que les gens vous voient. Il ne faut pas que le portrait soit trop transgressif.» Solennité, majesté, tenue digne: il y a peu de place pour le lâcher prise qu'attendent parfois les photographes. Une posture héritée notamment de la Ve République, estime l'historien. ​

«Les hommes politiques français ont une peur bleue que leur image puisse leur nuire.»
Corentin Fohlen, photographe et portraitiste

«Sur une photo de portrait politique, il faut faire président. Et faire président, c'est notamment ressembler à De Gaulle, qui n'était pas forcément un rigolard», ajoute Christian Delporte. Rien ne doit dépasser d'un poil, le sourire doit être maîtrisé, la posture sérieuse, quitte à avoir un portrait presque austère. Du moment que l'image ne fait pas de vagues.

«Les hommes politiques français ont une peur bleue que leur image puisse leur nuire, estime Corentin Fohlen, qui travaille régulièrement pour le JDD. Du coup, ils essayent de tout contrôler pour que cette image soit la plus lisse possible, sans aspérité, de sorte qu'elle n'ait aucune répercussion. Ils cherchent une neutralité dans le portrait pour qu'on ne puisse pas les critiquer.» Un constat partagé par Christian Delporte, qui parle de recherche de «l'image la plus consensuelle possible», c'est-à-dire une image qui ne choque pas, qui montre à la fois du naturel, de la sincérité, tout en évitant l'originalité, qui peut être perçue comme un acte de communication.

«C'était bien Ibiza ou quoi?»

Si elle n'est pas récente, cette frilosité des hommes et femmes politiques semble d'autant plus vraie aujourd'hui avec la présence des réseaux sociaux, où les images sont facilement détournées. «On est dans une société où l'image et la critique sont omniprésentes, donc ils cherchent à ce que leur portrait n'attire pas l'œil pour éviter de partir dans une polémique. En fait, ils ont peur que ça leur échappe», ajoute Corentin Fohlen. Ce que veut représenter le politique est donc assez antinomique avec ce lâcher prise que peut rechercher le photographe. Heureusement, ce dernier ne manque pas de ruse pour faire tomber les masques.

Pour essayer de partir avec les bonnes images en poche, chacun semble avoir ses astuces. Contrôler la séance avec autorité, manier habilement l'humour ou la surprise sont autant de techniques qui permettent aux photographes de manipuler habilement le politicien, tout en passant parfois un bon moment.

«Pour moi, le portrait, c'est autant de la photographie que de la psychologie, explique Boby. J'essaie de cerner la personne et si, par exemple, il y a en un qui aime l'Olympique de Marseille, c'est sûr qu'on va en parler. C'est comme dans le taxi, quand tu parles de foot, le trajet dure moins longtemps. Ça leur permet de lâcher un peu cette maîtrise d'eux-mêmes et de leur image.» Le photographe n'hésite pas non plus à user de son humour piquant. «Si là je devais faire le portrait de Jean-Michel Blanquer, le premier truc que je lui dirais serait sûrement “c'était bien Ibiza ou quoi?”.» L'OM dans le cœur, Boby a même tenté d'attendrir Jean-Luc Mélenchon en enfilant le maillot du club phocéen lors d'un shooting, histoire de glaner quelques (précieuses) secondes supplémentaires. En vain.

Il s'amuse aussi à surprendre son sujet, qu'il capture parfois à travers un petit bouchon de parfum placé devant l'objectif pour ajouter un effet. «Tout peut jouer sur le comportement de la personnalité. Quand j'arrive sur place, je pense que la personne en face a l'impression que j'en ai rien à faire. J'ai débarqué au ministère de l'Intérieur avec un bob Lacoste. Et quand tu es ministre et que tu vois un mec en bob te photographier derrière un bouchon de parfum, tu te poses des questions et ça détend l'atmosphère.»

Ruser, c'est aussi réussir à contourner les avertissements des attachés de presse, «principaux ennemis des photographes», estime Martin Colombet. Lors d'une séance de portrait avec Ségolène Royal en 2012, les communicants de la politicienne préviennent le photographe: il ne devait pas faire son portrait assise. Mais une fois sur place, il arrive finalement à la faire poser sur un fauteuil. Mieux, il lui demande de s'y enfoncer, ce qu'elle fait sans sourciller, jusqu'à adopter une posture qui contraste alors avec la certaine raideur qui la caractérise parfois. «À ce moment-là, elle avait un peu perdu le fil de la prise de vue, et elle est même revenue pour me demander de faire quand même un portrait devant un mur. Mais je savais que j'avais l'image que je voulais.»

«Quand je l'ai vu poser, j'ai vu un homme qui s'effondrait totalement.»
Corentin Fohlen, photographe et portraitiste

Jouer avec les codes en les accentuant ou en les cassant, déjouer l'image du pouvoir à travers un regard impertinent, flirtant avec le second degré: voici ce que recherchent les photographes de Libération. Parfois, ils n'ont pas à chercher bien loin.

Alors en commande pour le journal, Martin Colombet s'est retrouvé en 2017 à photographier Jean-Michel Blanquer, fraîchement nommé à la tête de l'Éducation. La consigne était de ne pas photographier les ministres devant les dorures de la République. Le photographe se laisse donc guider dans le jardin du ministère, jusqu'à ce que l'homme se place spontanément devant un buisson, main au-dessus des yeux, sourire jusqu'aux oreilles. «Non non mais faites une photo comme ça, ça sera rigolo», lance alors le ministre. Le photographe déclenche. «Ce n'est pas possible, il n'a pas conscience du potentiel mèmique de cette photo», repense Martin. Une sorte de naïveté propre aux ministres LREM, qui se démarquent des vieux éléphants du PS, beaucoup plus méfiants et rodés à l'exercice.

Portrait de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, réalisé par le photographe Martin Colombet à Paris, le 1er août 2017. | Martin Colombet

Il faut dire que l'exercice déplaît à bon nombre de politiques, bien plus à l'aise avec le verbe qu'avec leur corps, estime Corentin Fohlen. «Poser, c'est ouvrir un peu son intimité, et les politiciens n'aiment pas ça. Très peu ont le sens de la mise en scène de leur corps.» En 2020, il part faire un portrait du ministre de la Justice, Éric Dupont-Moretti. À sa grande surprise, cet homme «qui manie très bien le verbe et qui a une vraie présence» n'avait en revanche aucune tenue de son corps. «Quand je l'ai vu poser, j'ai vu un homme qui s'effondrait totalement. Il n'avait aucun sens charismatique de la stature, du physique.» Contrairement à un Bruno Le Maire «qui se met tout de suite dans une attitude très grandiose, avec une vraie conscience de son corps», l'ancien avocat s'est difficilement laissé diriger par le photographe. Et dans certains cas, le face-à-face peut même tourner au bras du fer.

«Si les militants râlent, ça veut dire qu'on fait bien notre travail»

«Parfois, tu te retrouves avec des personnalités qui pensent qu'il faut qu'elles gagnent et ça peut être un vrai duel», indique Corentin Fohlen. Le photographe se souvient de Laurent Fabius, qui refusait catégoriquement de poser sur une terrasse d'appartement, sans raison. «Il voulait décider. Donc tu négocies et tu t'adaptes.» Le photographe n'hésite pas non plus à leur rentrer dedans s'il le faut, avec bienveillance et humour. «Ce sont des personnes qui passent leur journée à diriger, à être avec des gens qui vont dans leur sens. Pour un portrait, il faut leur faire comprendre que, pendant les prochaines minutes, c'est toi qui décides.» Si ce type de confrontation reste rare, on la retrouve notamment avec Jean-Luc Mélenchon, réputé difficile à photographier. «Je pense qu'il déteste cette situation, où quelqu'un d'autre a le dessus sur lui. Alors, il se braque, laisse très peu de temps, fait la moue et ne se met pas en valeur.»

En bout de course, le portrait est édité par le photographe qui envoie entre 10 et 20 clichés à la rédaction. L'esthétique de l'image, sa position dans le journal par rapport aux autres photos, le contexte et l'angle de l'article: tout est analysé avant publication par le directeur artistique, l'iconographe et les principaux rédacteurs en chef. Une fois le journal dans les mains des lecteurs, l'image est là pour attirer l'œil et incarner l'action politique, mais pas seulement. «Le portrait amène aussi une autre information, précise Boby. Elle permet notamment de montrer qu'on était sur place, et évite ce qui s'est passé par exemple avec la photo de Blanquer dans Le Parisien, et la polémique du voyage à Ibiza. Ça montre l'importance d'avoir un photographe le jour J.»

Si les portraits politiques provoquent rarement d'importants remous, tant du côté des politiques que des lecteurs, il y a des exceptions. Sur les réseaux sociaux notamment, les militants insoumis rassemblés derrière Jean-Luc Mélenchon fustigent sans cesse le choix des photos qui viennent illustrer les articles sur le candidat, où il apparaît parfois grimaçant et l'expression dure. Le chef insoumis lui-même ne manque pas d'en faire écho et estime ne pas avoir le même traitement que les autres candidats. Pour Christian Delporte, «l'image, ça parle à l'émotion. Comme ils sont persuadés que tout le monde leur en veut, ils vont chercher tous les exemples possibles de ce qu'ils croient.»

L'historien des médias, tout comme le photographe Boby, expliquent pourtant que ces images contestées par les militants ne concernent bien souvent pas les portraits posés. «Il y a une incompréhension sur le mélange des genres entre les productions du journal, où il y a une écriture, et les photos des agences comme l'AFP, qui fournissent parfois le texte et les photos», précise Boby, qui a réalisé les principaux portraits de Mélenchon parus dans Libération ces dernières années. Une confusion qui place parfois le photographe au milieu d'un procès d'intention injustifié.

«Que ça soit Virginie Efira ou Jean-Luc Mélenchon, je procède de la même façon.»
Boby, photographe pour Libération

Les photographies proposées par les agences de presse sont souvent issues des meetings, où Jean-Luc Mélenchon, reconnu pour ses talents d'orateur, ne ménage pas ses efforts. «C'est un homme de scène, ajoute Lionel Charrier, rédacteur en chef photo de Libération. Il est très impressionnant dans ses shows, mais quand il y a une image arrêtée, c'est dur d'en trouver une douce de lui. On n'exagère pas le trait, c'est sa gestuelle, c'est lui.» Ses expressions marquées et revendicatives donnent aux médias un choix pléthorique de photos permettant d'illustrer ses coups de gueule. «C'est bien plus difficile de trouver une photo d'Anne Hidalgo qui pousse une gueulante, par exemple», avance le photographe Corentin Fohlen.

Les portraits posés du candidat de La France insoumise, où il esquisse difficilement un sourire, ne laissent pas non plus totalement insensibles. «Les militants sont là pour soutenir leur candidat, et ils veulent qu'il soit présenté sous son meilleur jour. Mais nous, notre but, en tant que journal, ce n'est pas forcément qu'il soit sous son meilleur jour», raconte Lionel Charrier. Et capter autre chose que ce que veulent montrer les politiques, ce n'est «ni les piéger, ni les trahir».

«On n'est pas là pour les ridiculiser ni pour les rendre beaux, précise Corentin Fohlen. Ce qui m'intéresserait avec un homme comme Mélenchon, c'est d'aller dans une certaine douceur justement, loin de cette image de confrontation, sans pour autant le caricaturer. Là, il est responsable quand il fait la tête.» Un constat partagé par Boby, dont la dernière photo en une du candidat le représente presque en ange auréolé.

«Je ne me dis jamais que je vais me faire tel ou tel homme politique. En face de Mélenchon, Zemmour où n'importe qui, je chercherai toujours le truc un peu sarcastique, tout en essayant de faire une belle photo. Et que ça soit Virginie Efira ou Jean-Luc Mélenchon, je procède de la même façon. Il n'y a pas de traitement de faveur», justifie Boby.

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Finalement, cette grogne des militants insoumis n'est peut-être pas un si mauvais signe, conclut Martin Colombet. «S'ils râlent, ça veut dire qu'on fait bien notre travail en quelque sorte. L'inverse voudrait dire que l'on fait le jeu de la communication du candidat.»

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