Sciences

Les requins sont-ils plus agressifs pendant la pleine lune?

Temps de lecture : 2 min

Des scientifiques ont comparé les données du cycle lunaire avec les occurrences d'attaques de requins.

Les résultats de l'étude établissent une corrélation, mais pas une relation causale entre les attaques et les cycles de la Lune. | Gerald Schömbs via Unsplash
Les résultats de l'étude établissent une corrélation, mais pas une relation causale entre les attaques et les cycles de la Lune. | Gerald Schömbs via Unsplash

Les requins agissent parfois avec agressivité et peuvent attaquer des nageurs ou des surfeurs. Et il se pourrait que ces attaques soient plus probables en période de pleine lune. Une étude publiée dans la revue Frontiers of Marine Science, conduite par des chercheurs de l'Université de Floride et de l'Université d'État de Louisiane, établit pour la première fois une corrélation entre les occurrences d'attaques de requins et le phénomène naturel de pleine lune.

En comparant les données du cycle lunaire et des données historiques concernant les attaques de requins, l'étude suggère que ces dernières «se produisent moins à des valeurs inférieures d'illumination lunaire, tandis que davantage d'attaques de requins se produisent à des valeurs plus élevées d'illumination lunaire». Les données récoltées remontent jusqu'à 1970 mais les scientifiques reconnaissent que les fichiers internationaux ne recensaient pas toutes les attaques avant 2016, ce qui constitue une faille dans leur travail.

Des résultats à prendre avec précaution

Les résultats démontrent une corrélation entre le cycle lunaire et les attaques de requins mais ne permettent pas d'établir une relation causale, rapportent les chercheurs. L'étude ne suggère pas que le clair de lune guide les requins à attaquer les humains, mais plutôt que deux facteurs peuvent possiblement y contribuer: les champs électromagnétiques influencés par le cycle lunaire et les marées.

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La précaution est donc de mise: il ne s'agit pas d'utiliser les périodes lunaires pour déterminer les risques d'attaque de requins. Les variables locales «doivent rester des informations plus fiables afin d'évaluer les risques», expliquent les auteurs. Avec des études plus poussées et en prenant en compte des facteurs plus globaux comme «les conditions environnementales locales et régionales ainsi que l'illumination lunaire», il sera possible, à l'avenir, de mieux prévenir les risques.

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