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Deux policiers de Los Angeles licenciés pour avoir joué à Pokémon Go au lieu d'arrêter des voleurs

Temps de lecture : 2 min

Entre un cambriolage et un Ronflex, ils ont choisi la seconde option.

Les deux agents avaient fait appel de leur licenciement. | Mika Baumeister via Unsplash
Les deux agents avaient fait appel de leur licenciement. | Mika Baumeister via Unsplash

En pleine patrouille, deux policiers de Los Angeles ont ignoré un appel à renfort de leurs collègues et ont préféré continuer à jouer à Pokémon Go. Ils cherchaient plus particulièrement à attraper un spécimen rare, Ronflex (Snorlax, en anglais), un Pokémon spécialisé dans les repas et les siestes. Selon des documents judiciaires publiés ce vendredi, ces deux agents ont été licenciés pour «avoir volontairement abdiqué leur devoir d'aider un commandant à répondre à un vol en cours en jouant à un jeu mobile pendant leur service».

Les faits se sont déroulés en avril 2017. Un superviseur de patrouille a lancé un appel radio aux policiers du secteur pour un vol se déroulant dans un grand magasin. Mais Louis Lozano et Éric Mitchell ont décidé de ne pas y répondre, préférant continuer leurs parties de Pokémon Go en cours. Les enregistrements audio et vidéo ont démontré qu'ils avaient pourtant bien entendu l'appel à renfort, mais voilà, un Ronflex venait de surgir à l'écran et l'attraper leur a semblé plus urgent.

D'après les informations judiciaires, «pendant les vingt minutes suivantes, Mitchell et Lozano ont discuté de Pokémon alors qu'ils se rendaient à différents endroits où les créatures virtuelles apparaissaient sur leur téléphone portable». Les agents ont été entendus et confrontés aux enregistrements de la voiture. S'ils ont reconnu ne pas avoir répondu à l'appel à renfort pour le cambriolage du grand magasin, ils ont nié avoir joué à Pokémon Go pendant leur patrouille, assurant qu'ils n'avaient fait que discuter du jeu.

Une demande d'appel rejetée

La police de Los Angeles (LAPD) n'a pas apprécié les mensonges de ses deux agents et a décidé de les démettre de leurs fonctions pour faute grave. Mais Mitchell et Lozano ont fait appel, en affirmant que leur employeur avait violé leur vie privée en enregistrant leurs conversations dans la voiture de fonction. Ce vendredi, ils ont perdu l'appel.

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Les deux agents avaient tenté de se faire réintégrer en prenant pour exemple une affaire de 1975. À l'époque, un policier buvait régulièrement de l'alcool lors de ses rondes et des enregistrements avaient prouvé qu'il sautait des temps de travail à cause de ça. Le département de police de Los Angeles avait finalement accepté sa réintégration au sein de l'équipe. Mais le LAPD a estimé que jouer à Pokémon Go au lieu d'intervenir sur un cambriolage et mentir à ce propos était une infraction plus grave. «Jouer à Pokémon Go montre un mépris total pour la communauté, gaspille des ressources, viole la confiance du public tout en étant peu professionnel et en embarrassant le ministère», écrivait l'institution dans un document juridique antérieur.

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