Les étudiants américains n'ont jamais été aussi égoïstes

Pour ceux qui auraient à l'esprit que l'amitié sur les campus américains ressemble à «American Pie» vont devoir changer de perspective. Selon une étude, les étudiants américains d'aujourd'hui montreraient 40% de moins de signe d'empathie que leurs prédécesseurs des années 80 et 90. Les résultats de cette recherche a été présentée cette semaine à l'«Association for Psychological Science» à Boston. Pour ce travail de grande ampleur, les chercheurs se sont basés sur 72 études conduites en 1979 et 2009 auprès de 14.000 étudiants.

Que leur demandait-on? De se positionner par rapport à des phrases comme «J'éprouve souvent de la gentillesse et je m'intéresse aux personnes qui ont moins de chance que moi» ou «parfois j'essaie de comprendre mes amis en me mettant à leur place et imaginant les choses de leur point de vue».

De nombreuses personnes voient dans l'actuel population étudiante une des plus égocentrée, narcissique, sûre d'elle-même et individualiste de l'histoire récente», a écrit un des auteurs de l'étude.

Selon une autre étude conduite par le York College, la plupart des diplômés américains ne sont absolument pas préparés aux réalités du marché de l'emploi. Ils se voient davantage moins destinés aux jobs de nuit qu'à devenir, rapporte l'étude, «président de la boîte d'ici deux ans».

Comment expliquer les tendances à l'égoïsme de cette «Me génération»? Les chercheurs ont déployé toute une série de théories, pointant du doigt les médias, les réseaux sociaux, les jeux vidéos.

Pourquoi les jeux vidéos? Parce que la violence de certains d'entre eux désensibiliserait les joueurs à la douleur des autres.

Pourquoi les réseaux sociaux? Parce que la facilité d'avoir des amis pourrait les conduire à s'investir dans les problèmes des autres, ce qui déteindrait sur leur attitude IRL.

Autre piste pour expliquer ces nouveaux comportements: la société hyper compétitive tournée vers le succès et qui empêcherait les jeunes de prendre le temps d'écouter les autres. «Les étudiants d'aujourd'hui sont tellement occupés par ce qu'ils ont à faire qu'ils n'ont plus de temps à consacrer aux autres», a expliqué une chercheuse.

Avant de juger les 14.000 étudiants américains objets de l'étude, vous pouvez vous aussi répondre aux questions posées.

[Lire l'article complet sur Live Science]

 


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