Le téléchargement est mort!
Comment Google va changer avec Android le monde des loisirs pour toujours.
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Si l'iPod est devenu un véritable symbole de l'ère de la musique numérique, c'est pourtant iTunes qui a permis à Apple de prendre le contrôle du marché de la musique en ligne. Pré-installé sur chaque Mac, iTunes, un des logiciels les plus téléchargés par les utilisateurs de Windows, a une interface agréable et facile à utiliser. D'autres fabriquent de super téléphones ou lecteurs MP3, mais aucun ne dispose d'un logiciel qui synchronise votre musique, vos applis et vos photos en même temps, et au même endroit. C'est ce qui a poussé Palm l'année dernière à trouver un moyen de connecter ses téléphones à iTunes –un hack qu'Apple a rapidement rendu inopérant.
Pourtant, iTunes a mal vieilli.Contrairement à la plupart des produits Apple, avec le temps, le programme est devenu de plus en plus lourd et lent. Parmi les logiciels que j'utilise régulièrement, sa version Windows est sans doute le plus insupportable de tous. (Et la version Mac n'est pas terrible non plus) Déjà, il faut constamment le mettre à jour, alors qu'aujourd'hui, les meilleures applis desktop s'actualisent automatiquement. Chrome par exemple, le génial navigateur Web de Google, se met à jour sans que l'utilisateur ait à bouger le petit doigt –résultat, quand vous l'ouvrez, vous pouvez vous attendre à chaque fois à des nouveautés. iTunes a adopté une stratégie totalement opposée: il faut télécharger une nouvelle version de 80Mo à peu près deux fois par mois, et ne vous éloignez surtout pas de votre ordinateur, puisqu'il vous faudra cliquer à plusieurs reprises durant le processus d'installation, accepter une nouvelle licence, et parfois même redémarrer votre machine. Et tout ça pour quoi? Pour des améliorations qu'on cherche encore.
«Un truc trop cool, ça s'appelle Internet!»
Mais le pire, c'est quand je décide de synchroniser musique et photos sur mon iPhone et mon iPad. En général je le fais quand je suis pressé, mais ça, iTunes s'en fiche royalement. Il met déjà 30 secondes à reconnaître ce que j'ai connecté, plusieurs longues minutes à synchroniser, et il arrive souvent qu'à ce moment-là le logiciel rencontre un problème, et me demande de tout recommencer depuis le début. Tout ça me semblait tolérable à l'époque pré-WiFi, mais aujourd'hui, ça tient limite de l'anachronisme. On est en 2010, pourquoi est-ce que je dois encore brancher un truc sur un autre truc pour transférer des fichiers de mon ordinateur à mon téléphone?
Ou pour reprendre les paroles de Vic Gundotra, vice-président en charge de l'ingénierie chez Google, «Vous savez quoi? On vient de découvrir un truc trop cool; ça s'appelle Internet!» Gundotra était à la conférence Google annuelle des développeurs, où ont été présentées des tonnes d'améliorations pour Android, son OS mobile. (Et où Google TV a également été dévoilé.) Les téléphones Android font déjà pas mal de choses grâce à la technologie sans-fil : comme son OS est connecté à votre compte Google, la plupart de vos données circulent en ligne, et vous n'avez même pas besoin de brancher votre téléphone sur votre ordinateur pour mettre à jour le système d'exploitation (contrairement à l'iPhone).
Bientôt Android sera complètement autonome. Une prochaine version vous permettra d'acheter des applis et de la musique à partir de n'importe quel ordinateur, et les fichiers apparaîtront instantanément sur votre téléphone. Mais la cerise sur le gâteau, c'est qu'avec Android, vous pourrez écouter toute la musique qu'il y a sur votre ordi sans avoir à synchroniser votre disque dur à votre téléphone. Comme l'a expliqué Gundotra, il y aura juste à installer sur votre bureau une petite appli qui enverra tous vos morceaux –qu'ils soient sur iTunes, Windows Media Player, ou ailleurs– sur Internet. (Le dispositif ne fonctionnera qu'avec des fichers non-protégés, c'est-à-dire à peu près tout exceptés les livres audio.) Une fois ceux-ci propulsés en ligne, vous pourrez accéder à la totalité de votre bibliothèque musicale via votre téléphone, pour peu que vous soyez connecté à Internet. Dans la démo de Gundotra, le système fonctionnait parfaitement bien: votre musique a beau ne pas exister physiquement sur votre téléphone, c'est tout comme, et il y a même les pochettes d'album. On appuie sur lecture, et quelques secondes après, la chanson commence.
Synchroniser votre musique sans câble
Gundotra n'a pas précisé quand cette nouveauté serait disponible, mais on espère pour Google que ce sera très bientôt. Pourquoi ? Parce qu'apparemment, Apple est en train de réfléchir à un «iTunes du nuage». L'année dernière, la société a racheté le service de streaming musical Lala, sans doute un premier pas dans le développement d'une sorte d'iTunes en ligne. Je sens qu'Apple va nous annoncer ça cet été, en même temps que la sortie du nouvel iPhone.
Bien sûr, le streaming n'a pas que des avantages. Même si c'est la garantie d'un espace illimité –vos 200Go de musique tiendront sur n'importe quel téléphone, même si celui-ci ne peut stocker que 32Go– pour streamer, il faut impérativement être connecté à Internet. L'Internet sans-fil ne cesse de s'améliorer –surtout que les opérateurs disposent désormais de réseaux 4G plus rapides– mais c'est quitte ou double: impossible d'écouter quoi que ce soit dans le métro ou si vous voyagez dans des zones non-couvertes (ou même juste en bas de chez vous, si vous vivez à San Francisco et que vous possédez un iPhone).
Heureusement, avec Android, vous pourrez faire les deux: mettre votre musique sur le Web, et synchroniser certains morceaux pour pouvoir les écouter quand vous passez sous un tunnel. Mieux encore, il existe déjà des applis Android qui vous permettent de synchroniser votre musique sans câble, ce qui veut dire que oui, vous allez enfin pouvoir télécharger de la musique sur votre téléphone sans avoir à le brancher sur votre ordinateur. Certains ont développé des applis similaires pour l'iPhone et l'iPad, mais Apple les a systématiquement rejetées de l'App Store. Probablement qu'ils ont déjà l'intention d'intégrer ce système à leurs produits. Ou alors c'est juste qu'ils font leur Apple.
Sa musique personnelle à l'hôtel
Quoi qu'il en soit, nous allons bientôt assister à la mort de la synchronisation. Il est très probable que d'ici quelques années, chaque téléphone, lecteur MP3, et tablette sera capable de vous donner accès à toute votre musique et toutes vos photos, et peut-être même des films et des séries), où que vous vous trouviez. Cela marquera un vrai tournant dans l'industrie du gadget high-tech et celle du divertissement. D'abord, Apple n'aura plus l'avantage qu'il a aujourd'hui avec iTunes –vous vous servirez peut-être encore du logiciel pour organiser votre musique, mais vous pourrez acheter un lecteur ou un téléphone de n'importe quelle marque pour l'écouter partout. On peut aussi s'attendre à voir apparaître des tas de nouveautés, par exemple les constructeurs automobiles pourraient intégrer Android à leur système de divertissement à bord, et plus besoin de prendre son iPod pour écouter de la musique dans sa voiture. On peut également imaginer avoir accès à sa bibliothèque depuis le réveil de n'importe quel hôtel, ou depuis le système audio d'un avion.
Mais pas sûr que l'industrie musicale se réjouisse autant que nous; même si techniquement, il est tout à fait légal de mettre sa musique sur Internet pour une utilisation personnelle et privée, la tâche ne nous a jamais été rendue facile. Apple et Google règlementeront certainement leurs systèmes pour éviter le partage massif de fichiers en ligne –et il serait effectivement raisonnable, par exemple, de n'autoriser les utilisateurs à streamer leur musique que sur une seule source à la fois– mais il y a fort à parier que cette nouvelle technologie changera la façon dont on perçoit la musique. Ce sera l'ultime rupture psychologique avec l'idée d'un support «physique», quelle que soit sa forme. Dans le futur, non seulement vous ne recevrez plus de CD lorsque vous achèterez un album, mais vous n'aurez pas non plus de lien pour le télécharger. À la place, grâce à votre compte, on vous donnera un accès personnel à la base de données d'une ferme de serveurs située dans un pays lointain.
Ça semble triste et un peu clinique, mais ça ne l'est pas: votre musique sera toujours la même, simplement, elle ne sera jamais au même endroit.
Farhad Manjoo. Traduit par Nora Bouazzouni.
Photo: Flickr/CC licence by/RossinaBossioB
Mis à jour le 07/06/2010 à 11h02










































Personnellement, je reste perplexe devant cette stratégie du Cloud Computing. Il ne faut pas oublier que ce genre de pratique consomme une quantité absolument énorme de bande passante ! Vous rendez vous compte ? Une chanson au format MP3 ça fait envrion 5 ou 10 Mo. Combien de chansons écoutez vous par jour ? Allez, 10 dans le métro le matin, 50 pendant la journée, et 10 en rentrant en métro le soir. Soit 70 chansons, c'est à dire environ 700 mo de bande passante consommée.
Savez vous qu'aux USA, certains opérateurs se sont vu contraints de limiter la bande passante de leurs abonnés 3G car ils n'arrivaient plus à gérer la demande ?
Ce système me parait donc être une totale aberration. Il ne faut pas non plus oublier que si nous stockons toutes nos données sur des serveurs, il faut alimenter (et refroidir !) ces serveurs, ce qui en plus de couter cher consomme une énergie colossale. À l'heure des "bonnes résolutions" environnementales, est-ce bien crédible ?
Nous disposons d'une quantité de mémoire physique de plus en plus énorme sur une taille de plus en plus réduite. Est-ce réellement utile de TOUT synchroniser avec le serveur ? Ne vaudrait-il pas mieux n'échanger que les données qui varient ?
Malheureusement, l'utilisateur final ne sait en général rien de tout cela, et n'a peut-être rien compris à ce que je viens d'écrire ...
Glossaire : dans ce contexte, la bande passante est la quantité de données échangées entre le client (votre ordinateur, smartphone, ...) et le serveur (la machine qui distribue l'information).
À l'heure actuelle, les innovations technologiques permettent encore de supporter l'augmentation de la taille des médias transférés (images, sons et vidéos sont très lourds), mais il n'est pas dit qu'il en sera toujours le cas ...
100% in sync avec tes commentaires. Suis à Miami pour 7x24 exchange qui est un peu l'endroit ou les developpeurs Operateurs et fournisseurs de Data Centers se retrouvent.
Tout ca va necéssiter un gazillon de dollars en investissement. La taille de ces centres devient sur un plan écologique complètement abberante. Des puissances installées de 30 à 70 MW deviennent monnaie courrante ! Il faut refroidir, avoir une alimentation secourrue etc.
Pas sur que ce soit économiquement la meilleure des solutions. Pour la bande passante le probleme reste entier. On augmente la taille des tuyeaux certes mais jamais en proportion du nombre d'utilisateurs.
Un beau reve mais qui va demander un quantum leap technologique au niveau des memoires et de la conservations des donnees
N'oublions pas aussi qu'aux Etats-Unis Sprint a lancé le premier réseau WiMax du monde, et que ce même sprint est sur le point de lancer le premier téléphone WiMax le HTC EVO 4G.
Parallèlement Verizon compte déployer son réseau LTE dès cette année et le commercialiser dès 2011.
Donc je crois que les infrastructures pour supporter le flot de données sont (presque) là.
Ce qui me choque plus c'est que tout le monde trouve ça normal de "donner" sa musique à Google. Ce service qui est payant me semble la grosse arnaque marketing du cloud computing!
D'abord l'espace est super limité donc les 200 Go de musique que vous n'aviez jamais pu emporter avec vous malgré votre 4 cartes microSDHC : oubliez les.
Le service offre 20Go me semble-t-il.
Ensuite au niveau du principe.
Postulat : j'ai chez moi XX Go de musique que j'ai acquis par plusieurs biais (a moins que je sois milliardaire et que j'ai tout acheté sur itunes) et qui sont sans DRM (oui car je ne suis pas milliardaire mais pas bête non plus)
Etant donné que cette musique n'est pas "protégée" numériquement, elle m'appartient réellement, dans le sens ou personne ne peut décider de m'en restreindre l'accès, du moins légalement.
J'ai le choix entre acheter une cartes microSDHC 32 Go (120 euros mais ca baisse très vite) pour mettre toute ma musique dessus et ainsi l'avoir a tout moment sur mon téléphone
OU
Uploader le tout sur le cloud de Google puis payer 10 euros par mois pour accèder a MA PROPRE MUSIQUE !!! En encore il faut avoir du réseau..
Alors je pose juste une question : pourquoi choisir la deuxième solution ?
PS: si vous voulez du vrai streaming gratuit avec espace illimité utilisez votre PC pour le faire (c'est simple comme bonjour sous win7 et sous Linux)
Ou encore mieux achetez un PogoPlug ou une Fonera et faites le avec ça, la consommation est minuscule, le prix d'achat autour de 50 euros, et le stockage ne vous coûte rien puisqu'on peut décemment supposé que votre musique réside déjà sur votre ordinateur.
Oh oui, je suis d'accord pour dire que l'on peut encore augmenter les performances de connexion. Mais à quel prix (économique et écologique) ? Ce que je veux dire c'est que c'est une aberration. Retélécharger encore et encore les mêmes données me parait encore plus absurde que de devoir stocker les mêmes données que d'autres personnes.
(Plus de précision dans mon poste en réponse à arbundle.)
Un bien long article pour présenter ce qui existe depuis presque un an avec Spotify....
+1 _Guille ...
mais il faut tout de même remarquer que cela fait des années que les mecs du marketing nous cassent les pieds avec leurs idées à la "ouais génial j'ai vendu un truc à un client"..."à mince ont le fait pas ce produit"..."ben sortez vous les doigts... à la technique"...et finalement, on arrive tout de même à leur pondre leur foutu produit...bon faut pas dire que le produit en question est une vrai usine à gaz qui pète de partout au moindre choc et qu'en plus c'est une solution à deux balles complètement débile quand on y réfléchi...
regardons derrière nous de quoi est fait internet et du nombre de briques débiles qui le compose...je suis étonné tout les jours depuis 20 ans mais ça fonctionne...
Cet article est intéressant car il fait réfléchir. Rien que pour ça, il mérite d'être lu attentivement. Il contient en revanche des inexactitudes : iTunes n'est pas du tout mis à jour deux fois par mois, mais plutôt deux fois... par an. Je mets au défi l'auteur de prouver ses dires sur ce point. J'ai iTunes sur deux ordinateurs depuis trois ans et je ne vois pas où l'auteur est allé cherché ça. Les besoins de la démonstration sans doute. Il est vrai en revanche qu'iTunes, une idée géniale au demeurant, est devenu lourd. Il ne fonctionne pas sur une base Cocoa et pas en 64 bits non plus. C'est le seul logiciel Apple à ne pas avoir subi de lifting en ce sens lors du passage à Snow Leopard l'an dernier. Pour ce qui est du "cloud computing", un arrêté paru ce matin au JO demande qu'on l'appelle "informatique en nuage" (poétique, non ?). Je suis d'accord avec le fait que la bande passante n'est pas suffisante actuellement pour satisfaire les énormes besoins du streaming. Quant à la synchronisation en WIFI, en effet, je me demande pourquoi Apple s'y refuse. S. Jobs avait évoqué une question de sécurité dans le transfert des données... mais je ne vois bien à quoi il faisait allusion ?
L'auteur fait référence aux multiples mises à jour qui sont survenue après la sortie du Palm Pre, dans la bataille entre Apple et Palm pour savoir si itunes supporterait le Pre ou pas.
Il faut dire que cette fois Steve avait vraiment fait dans son froc !
Et sinon ne vous battez pas :
http://en.wikipedia.org/wiki/ITunes_version_history
une dizaine de fois par an en moyenne.
Mais ce n'est pas vraiment le problème, par contre le fait que la version PC ne se mette pas à jour toute seule...
itunes est de plus en plus lourd, pour une liste de features qui frise le ridicule (foobar2000 à plus de features qu'itunes et tourne sur mon p3 933Mhz...) n'a aucune compatibilité au niveau des formats de fichier supportés (OGG et FLAC sont pret à leur fournir le code et les bras pour implémenter le support mais Apple refuse!) n'a pas franchement la plus grande compatibilité imaginable non plus au niveau des services externes, n'utilise que très peu de standard...
Enfin bon bref la même rengaine à chaque fois pour un produit Apple mais va expliquer ça au quidam qui s'insurge que tu ose disputer Steve alors que la derniere chaine Hifi qu'il a acheté "marche très bien" avec son iPhone.
C'est sur, c'était marqué dessus "compatible iPod/iPhone", t'avais pas vu l'autocollant ? Dommage c'est quand même pour ça que la chaine valait 5 fois son prix.
Je ne m'y connais pas bien en ce domaine, mais il me semble que, pour partager des données strictement identiques (musique ou films...), il est moins encombrant de les stocker 1 fois sur un serveur commun accessible à tous si besoin plutôt que des millions de fois sur chacun des ordinateurs des amateurs (je parle bien technique et non droits d'auteurs !!!). Un cloud computing bien ordonné, le plus mutualisé possible, aurait au moins cet avantage, non ? Quelqu'un saurait faire un petit bilan écologique ?
Vous avez raison sur ce point. Il est plus intéressant d'un point de vue "encombrement" de stocker les données une seule fois sur un serveur commun.
Toutefois, il faut comparer les coûts (économiques, écologiques, ...) des deux méthodes citées.
Si chacun stock ses données :
Économique : chacun doit payer sa mémoire. À l'heure actuelle, les disques dur sont chaque mois plus énormes, leur taille diminue, ainsi que leur prix.
Il faut également financer la recherche qui vise à améliorer la taille et la qualité des disques tout en baissant le coût de production. Une recherche qui sera aussi effectuée quelle que soit la méthode choisie ...
Écologique : la recherche consomme de l'énergie et des matériaux. Quelle quantité ? Je l'ignore.
Le gros morceau, c'est la production. Mais qu'on produise des disques de 1 giga ou 3 terra, il faut les produire de toute façon ...
Cloud system :
Économique : Chacun doit payer sa connexion. Les fournisseurs subissent des charges de plus en plus énormes et doivent donc en conséquences ajouter de nouveaux relais, des serveurs plus puissants et rechercher de nouvelles méthodes de transfert de fichier car la bande passante doit s'agrandir en même temps que la quantité de données échangées.
Il faut construire d'immenses data center, avec des systèmes de sécurité anti-incendie, des groupes éléctrogènes (en cas de panne de courant), des systèmes de refroidissement. Il faut acheter des machines et investir dans la recherche pour les rendre plus performantes, en terme de capacité de stockage comme en terme d'accès aux données.
Écologique : des data centers tout le tour du ventre. Les machines en elles-mêmes consomment beaucoup, mais il faut savoir que les systèmes de refroidissement consomment la même quantité d'énergie ! Or, si vous stocker les données chez vous, vous n'avez pas besoin de système de refroidissement pour votre petit ordinateur ... Il faut produire les machines qui stockent les données (on en produit plus (+), puisque les capacités de stockage et surtout de distribution doivent augmenter).
L'empreinte écologique des machines clients baissent à peine, car que leur disque dur fasse 300 giga ou 2 terra, il faut tout de même les fabriquer et les assembler.
Pour conclure je dirais que les coûts et désagrements écologiques restent à peu près stables en augmentant la capacité de stockage, tandis qu'en augmentant la quantité de données échangées, ces deux paramètres explosent ...
À choisir entre une redondance de stockage, et une redondance de transfert, je crois que je choisirais la première. Ne serait-ce que pour éviter de perdre du temps et d'être dépendant de la qualité de la connexion.
Qui utilise encore un "juke-box numérique" comme Itunes ? Entre temps il y a eu Deezer et Spotify. Personnellement je n'ai absolument jamais utilisé ni windows media player ni Itunes, qui ont toujours été des usines à gaz. J'utilise Winamp depuis 1998 pour lire mes MP3 sur mon PC, sinon c'est Deezer et Spotify.
« Qui utilise encore un "juke-box numérique" comme Itunes ? »
À peu près tous ceux qui ont un iPod, pour commencer. Je suppose que les 260 millions d'appareils qui ont été vendus par Apple ne sont pas encore tous à la poubelle quand même. Et un iPod sans iTunes ... ben voilà quoi.
En revanche j'ai découvert hier Spider Player (les fans de Winamp crieront peut-être à la copie ...) que je trouve à la fois complet et simple d'utilisation, au contraire de ce qu'est devenu Windows Media Player. En effet, ce dernier est peut-être complet, mais je ne le saurai jamais car il m'est impossible d'y comprendre quoi que ce soit.
Le rédacteur de l'article est américain ce qui n'est pas le cas de Deezer et de Spotify, donc il ne connait pas (En fait, il n'imagine même pas que cela puisse exister). C'est aussi simple que cela.
Et Grooveshark, il compte pour du beurre ?
Je ne m'y connais pas beaucoup, mais il me parait naïf de penser qu'il n'y a pas d'équivalent US à Deezer & Spotify.
Et surtout, je ne vois pas pourquoi les américains ne devraient utiliser que des applications made in U.S.A ...
(Ou alors tes propos étaient ironiques, mais dans ce cas je n'ai pas bien saisi le but de ton post.)
Comme nous avons plusieurs ipods, un iphone et bientôt un ipad je dois utiliser itunes... j'y achète de la musique, des émissions TV, des films, des livres, des applis. J'adore.
En 1998 aux US, j'ai acheté un player MP3, un Lyra RCA... ça c'était une drôle d'usine à gaz. De toutes façons je ne me sert quasiment plus de mon PC. Je ne supporte plus les mises à jours d'anti virus, les applis hyper compliquées qui plantent toute les cinq minutes... quant à spotify, jamais ! L'idée de musique sponsorisée par les marques me prend le choux. Je préfère télécharger illégalement. Les musiciens (je le sais, puisque j'ai plusieurs albums que j'ai produits moi même avec mes sous qui sont piratés à mort) préfèrent se faire piquer leur musique par le public plutôt que de faire escroquer par Spotify... il faut résister à la musique payée par la pub comme la TV. C'est la mort de la création. Vous imaginez, le directeur du marketing disant: oui, Jimmy Hendrix, c'est bien, mois j'aime, mais est-ce que c'est ma cible ? Michèle Torr ça serait pas mieux ?