Parents & enfants / Société

Apprendre l'empathie à son enfant en quatre étapes

Temps de lecture : 2 min

Pas impossible que cela serve aussi aux parents.

Inviter son enfant à se pencher sur ce qu'il ressent n'est jamais une mauvaise chose. | Kelly Sikkema via Unsplash
Inviter son enfant à se pencher sur ce qu'il ressent n'est jamais une mauvaise chose. | Kelly Sikkema via Unsplash

Pour beaucoup de gens, l'empathie est un sentiment naturel. Il est assez facile d'en ressentir pour un collègue qui a des problèmes de garde d'enfants ou face à une victime d'inégalité salariale criante, par exemple. En revanche, il est plus difficile de traduire l'empathie en action.

Bill Drayfton, fondateur et PDG de l'association internationale à but non lucratif Ashoka, qui accompagne des entrepreneurs sociaux, a travaillé sur cette question. Pour lui, il est impossible d'améliorer les relations entre les individus pour le bien de la société si on ne comprend pas les problèmes auxquels les autres sont confrontés. Au sein de son organisation, il a élaboré un atelier à destination des entreprises intitulé «Vos enfants». Celui-ci comprend un processus en quatre étapes pour apprendre aux petits à développer leur empathie et à en faire bon usage.

Un processus en quatre étapes

Bill Dayton propose un scénario: une fillette vient de frapper son frère sur la tête. Ce moment devient l'occasion de «l'aider à pratiquer une vie fondée sur l'empathie pour le bien de tous».

Première étape: inviter l'enfant à réfléchir à la façon dont ses sentiments façonnent son comportement. «Amenez votre fille à réfléchir à ses émotions et à la façon dont elle les traduit en actes», suggère le fondateur d'Ashoka. Et pour qu'ils guident leurs rejetons sur le chemin de cette réflexion, il propose aux parents de mettre des mots sur les affects de leur enfant et sur leurs liens supposés: «Tu as dû être contrariée pour avoir fait ce geste», par exemple.

Deuxième étape: demander à l'enfant de réfléchir à ce que ressent la personne en face. Par exemple, on pourra demander à la fillette comment, à son avis, son frère s'est senti lorsqu'elle l'a frappé.

Troisième étape: questionner la sœur sur la manière dont son frère a pu réagir et pourquoi.

Quatrième étape: demander à l'enfant de réfléchir à des solutions pour réparer son geste. C'est l'étape la plus importante de ce processus, puisqu'elle invite la fillette à chercher comment elle pourrait soulager la douleur de son frère.

Ce processus en quatre étapes peut être utile lorsqu'un enfant fait quelque chose de blessant. Il ne faut pas pour autant oublier de le féliciter lorsqu'il agit bien. On peut par exemple lui dire qu'on est fier de lui. Ce processus fonctionne également bien avec les enfants plus âgés, même si leurs questionnements ou les situations qu'ils vivent sont plus complexes. Il faut les encourager dans leur raisonnement, les amener à réfléchir sur ce qui peut les préoccuper et les encourager à trouver des solutions.

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Enfin, Bill Dayton explique que si cet atelier peut profiter aux enfants, il peut aussi bénéficier aux parents. Une fois que ces derniers auront montré à leur progéniture comment faire preuve d'empathie, ils seront plus susceptibles d'appliquer ces conseils dans leur propre vie et au travail.

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