Sciences

On sait enfin pourquoi le cerveau consomme autant d'énergie

Temps de lecture : 2 min

La faute a des petites pompes «cachées».

Le cerveau est un organe énergivore. | Fakurian Design via Unsplash
Le cerveau est un organe énergivore. | Fakurian Design via Unsplash

Les scientifiques le savent: le cerveau humain est une véritable machine insatiable en énergie. Au total, il engloutit jusqu'à 10 fois plus d'énergie que le reste du corps, rapporte Science Alert, et même lorsque nous nous reposons, 20% de notre consommation de carburant est directement utilisé pour son fonctionnement. Un phénomène inexpliqué sur lequel nombre de scientifiques se sont cassés les dents. Jusqu'à aujourd'hui.

Publiée dans la revue Science Advances, une nouvelle étude a enfin trouvé l'origine du processus qui rend cet organe si énergivore. Un processus qui se déroule dans ce que l'on appelle les vésicules synaptiques.

Entre deux neurones se trouve une synapse, une zone qui assure la transmission des informations entre ces deux cellules nerveuses. Quand un signal est envoyé d'un neurone à un autre, un groupe de vésicules aspirent les neurotransmetteurs à l'intérieur du premier neurone, au bout de sa queue. Le message est ainsi bien enveloppé, comme une lettre prête à être postée.

L'information est ensuite transportée jusqu'au bord du neurone, où elles vont fusionner avec la membrane, avant de relâcher les neurotransmetteurs dans la fameuse synapse. Dans cette zone, les neurotransmetteurs finissent leur course en entrant en contact avec les récepteurs du deuxième neurone. Et hop! Le message est passé.

Facile me direz-vous? Certes, mais tout ceci nécessite beaucoup d'énergie cérébrale, ont découvert les scientifiques. Et ce, que le cerveau soit pleinement actif ou non.

En effectuant plusieurs expériences sur les terminaisons nerveuses, les membres de l'étude ont observé le comportement de la synapse lorsqu'elle est active ou non, ajoute le média scientifique. Résultat: même quand les terminaisons nerveuses ne sont pas stimulées, les vésicules synaptiques, elles, ont toujours besoin de carburant. La faute à une sorte de petite pompe «cachée» qui est notamment en charge de pousser les protons hors de la vésicule.

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Ces petites pompes sont des durs à cuire, et ne semblent jamais s'arrêter. Pire, elles auraient même tendance à fuir, selon l'étude. Un flux constant en énergie est donc nécessaire pour assurer leur bon fonctionnement, même quand le neurone est inactif.

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