Le débat sur les retraites oublie le non-emploi des seniors
La question du report de l'âge de la retraite n'a de sens que si les entreprises remettent en question trente ans de gestion de ressources humaines.
- -
A bien y regarder, le débat sur le financement des retraites verse parfois dans le surréalisme: le problème est réel, les remèdes semblent souvent virtuels. Il en est ainsi du recul de l'âge légal de départ, de 60 ans aujourd'hui à 61 ou 62 ans... alors que l'âge moyen de cessation d'activité est de 59 ans, à cause des licenciements dits économiques. Est-ce que le simple fait de reculer l'âge de la retraite modifiera le comportement des entreprises qui pensent trouver un remède à leur problème de productivité en licenciant leurs salariés les plus âgés? Elles n'en ont pas encore fait la démonstration. Et pourtant, le problème existait bien avant que le débat sur les retraites soit ouvert.
Quand l'économie tourne le dos à la démographie
Pour trouver une réponse démographique à un problème de démographie, selon les éléments de langage qui font florès à Matignon et à Bercy, le gouvernement adopte une démarche toute théorique. Le vieillissement de la population est une donnée inéluctable: alors que le nombre des seniors de 60 ans et plus représente 40% des personnes de 20 à 59 ans aujourd'hui en France, le rapport devrait passer à 55% en 2020 et 70% en 2050, indique l'Insee. Il faut donc alléger le fardeau pour les jeunes générations.
En repoussant l'âge de la retraite pour réduire le nombre de retraités, on devrait alléger le nombre de seniors pris en charge par les actifs dans le cadre de la retraite par répartition. Mais encore faut-il que les seniors concernés conservent leur travail. Or, aujourd'hui, beaucoup se retrouvent tout simplement exclus du marché du travail lorsqu'ils sont sans emploi à 55 ans.
Les justifications à l'origine du licenciement des salariés les plus âgés (réduction des effectifs et des coûts de production) sont de nature étrangère à des dispositions d'ordre démographique: elles sont économiques, et retarder l'âge légal de la retraite n'aurait en l'occurrence aucune incidence sur les justifications invoquées.
La France, cancre européen
Les entreprises voudront-elles changer leur stratégie en matière de gestion des ressources humaines? Le bilan, en tout cas, est lourd: en 2008, seulement 38,2% des personnes de 55 à 64 ans avaient un emploi dans l'Hexagone, contre 53,8% en Allemagne, 62,1% aux Etats-Unis, 66,3% au Japon, 58,2% au Royaume-Uni et 70,3% en Suède, précise l'OCDE. Et 45% en moyenne dans l'Union européenne. On est très loin, dans l'Hexagone, de l'objectif de 50% édicté par l'Europe.
La France est le cancre des pays développés dans l'emploi des seniors, et les entreprises y ont une responsabilité. Comment les autres pays font-ils pour maintenir leurs seniors au travail? Et, plus prosaïquement, pourquoi les entreprises dans les autres pays conservent-elles leurs seniors en poste lorsque les entreprises françaises les licencient?
Sauf à prétendre (on verserait dans l'absurde) que la maturité au travail dégrade plus la qualité du travail des salariés français que leurs voisins européens, on comprend mal de si grands écarts. Les seules motivations portent sur la productivité et les coûts. Car alors que l'image de la France est très dévalorisée, on est surpris par les résultats des enquêtes Eurostat qui montrent que la productivité par personne occupée est à un indice 115 en France contre 111 en Allemagne, et le coût mensuel de la main d'œuvre de 3.883 euros (évaluation 2008) contre 3.892 euros outre-Rhin.
Pour rester dans la compétition, les entreprises françaises renvoient leurs seniors, plus chers que des juniors. De là à déduire que pour ne plus licencier à 55 ans, les entreprises devraient voir leurs charges réduites... Mais les allègements ont déjà été nombreux, sans qu'aucun effet n'ait pu être noté dans l'emploi des seniors.
Changer le comportement des entreprises
Pour comprendre, il faut remonter une trentaine d'années en arrière. C'était l'époque des réductions d'effectifs dans la sidérurgie, l'automobile, le textile. Et des programmes FNE (Fonds national pour l'emploi) à répétition. Au début des années 1980, le coût des préretraites en France pour la collectivité atteignait 1% du produit intérieur brut (PIB), alors que les dépenses de formation en totalisaient péniblement 0,3%.
Entre 1984 et 1987, Renault se sépara de 30.000 salariés et Peugeot enterra Talbot puis redressa Citroën à grands coups de hache dans les effectifs. La pratique des licenciements précoces, transformant l'emploi en variable d'ajustement pour réduire les coûts, entrait dans les mœurs françaises. Puisque les entreprises versaient à l'Etat une taxe de formation professionnelle, les directions considéraient comme légitime de transférer aux pouvoirs publics la prise en charge de l'avenir des salariés licenciés, et ne rechignaient donc pas à se défausser sur la collectivité. Dans d'autres pays comme l'Allemagne ou la Suède, les entreprises plus citoyennes prenaient en charge la reconversion des personnels et la formation interne était beaucoup plus développée.
Des dispositions sont intervenues pour dissuader les entreprises de se séparer de leurs collaborateurs les plus âgés, comme le durcissement des conditions de leur licenciement. Finalement, elles ont été abrogées, comme l'amendement Delalande qui renchérissait le coût des départs.
Toujours plus de chômeurs âgés
Certes, aujourd'hui, le panorama social a changé, mais l'emploi des seniors est toujours aussi dégradé. La crise n'a rien arrangé. Sur 2,6 millions de chômeurs (de catégorie A, c'est-à-dire sans aucun emploi) enregistrés à la fin 2009, on comptait 444.000 personnes de plus de 50 ans dont 238.400 hommes. Et alors que l'augmentation du nombre de chômeurs a été de 18% l'an dernier, on a compté globalement une hausse de 27% des plus de 50 ans (et même 30% pour les hommes).
Lorsque Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, affirment devoir se mobiliser pour favoriser l'emploi des seniors, c'est bien que les problèmes s'enracinent. De même lorsque François Fillon menace de légiférer si les partenaires sociaux ne parviennent pas à mettre sur pied une réforme de la formation qui permette de conserver les seniors au travail. Mais faut-il y croire?
Les promesses du Medef
Le Medef l'affirme: avec un âge de la retraite repoussé, les entreprises pourraient envisager des formations qu'elles ne sont pas incitées à mettre en œuvre aujourd'hui. L'argument est un peu court. La formation professionnelle a déjà fait l'objet de maintes mises en garde, de maintes réformes... Elle a été réorganisée, décentralisée, toilettée, sans jamais aboutir aux objectifs assignés. C'est une manne de quelque 27 milliards d'euros autour de laquelle la transparence n'est pas totale. Dans la mesure où des collaborateurs sont aujourd'hui remerciés à 55 ans sans qu'une formation leur soit proposée pour demeurer dans l'entreprise ne serait-ce que jusqu'à 60 ans, voire plus... on voit mal pourquoi le passage à 62 ans de l'âge légal de la retraite induirait mécaniquement des changements de comportement.
Ouvrir le dossier de la retraite sans traiter celui du travail, c'est se condamner à l'échec. Les entreprises ont une responsabilité à assumer, un rôle à jouer pour tenir leur place dans la collectivité. Si un changement efficace doit s'opérer, il tient dans la gestion des ressources humaines des entreprises. Mais on ignore toujours quels sont les outils dont compte se doter le gouvernement pour déclencher cette révolution sans laquelle tout report de l'âge légal de la retraite restera un coup d'épée dans l'eau.
Gilles Bridier
Photo: une agence Pole Emploi à Nice en mars 2009. REUTERS/Eric Gaillard
SI VOUS AVEZ AIMÉ CET ARTICLE, VOUS APPRÉCIEREZ PEUT-ÊTRE: Comment se repérer dans le labyrinthe des retraites? ; Retraites: c'est quoi être riche? et La génération D et les retraites
Mis à jour le 27/05/2010 à 12h43
















































Sur le fond: oui, d'accord. Ca ne sert à rien de déplacer l'age de la retraite à 65 ans si dans la réalité les "seniors" se retrouve au chômage ou en pre-retraite à 55 ans. Au contraire ça risquerait de faire sauter les caisses des Assedics.
Mais quand même, l'age de la retraite est une question fondamentale, et d'après moi il doit être repousser à 65 ans. Pour des raison purement mathématique. Donc le gouvernement fait ce qu'il faut en l'occurrence.
Après si les entreprises licencient ou envoie en pre-retraite leurs salariés de 55 ans, j'ai envie de dire c'est aux entreprises qu'il faut taper sur les doigts, on est pas en URSS, l'Etat ne peut pas intervenir dans le domaine privé. On va pas envoyer un émissaire du gouvernement dans chaque direction RH. Ce que l'État peut faire, par contre, c'est revoir les régimes spéciaux, et régler le problème des pre-retraite dans l'administration.
"38,2% des personnes de 55 à 64 ans" : étant donné que l'âge légal de départ en retraite en France est 60 ans, il est assez logique de penser que de 60 à 64 ans, très peu de Français travaille. Donc, 50% de taux d'emploi dans vos statistiques entrainerait un taux de quasiment 100% de 55 à 60 et de 0% de 60 à 64 ans. Oula, attention, 'on est le mauvais élève'...
Comparer ces stat. avec tous les pays qui ont un âge légal de départ à la retraite à 65 ou 67 ans comme l'Allemagne par exemple, est donc étonnant. Quel est le taux d'emploi des allemands entre 64 et 71 ans ? Atteint-il le taux de 38% ?
Pour qu'un salarié (de cet âge) devienne rentable pour une entreprise, il faut compter environ 4 ans. Il semble donc assez logique qu'aucune entreprise veut prendre le risque de recruter un salarié de 55 ans, qui commencera à devenir rentable le jour ou il partira à la retraite... C'est ce genre d'argument qui fait dire au méchant patronat exploiteurs de pauvres salariés que retarder l'âge de la retraite résoudra en parti la formation des salariés de 55 ans ainsi que leur taux d'emploi.
Mais bon, nous auront dans quelques années les mêmes statistiques avec le taux d'emploi des 60-69 ans. Mais est-ce que c'est à 60 ans qu'il faudra songer à les former pour changer de postes ou de travail... ou ceci doit être un travail de formation à 50-55 ans ?
Bref, prévoir un peu son avenir professionnel... mais ca, on préfère que ce soit le méchant patron qui s'en occupe, au moins comme ca, s'il y a un problème, on pourra dire que c'est sa faute.
L'opinion développée dans cet article est souvent mise en avant : "pourquoi monter l'age de la retraite ne sert à rien puisque 50% des séniors ne travaillent pas". Les gens qui pensent cela ne réfléchissent pas.
1/ quand on a 55 ans et qu'on sait qu'on va partir en retraite à 58 ou 60 ans, on se laisse faire quand on doit quitter une entreprise ou même, souvent, on le provoque (voir les départs négociés puis indemnisés par Pôle emploi qui ont explosé ces dernières années). Comme les niveaux de pension sont intéressants et que chacun pense que ce sera moins intéressant plus tard, finalement les séniors partent au plus tôt, touchent généralement un pactole, passent quelques années aux assédics qui ne les obligent pas à rechercher du travail puis se retrouvent gentiment à la retraite. Si la retraite est à 65 ans, le problème n'est plus le même, il ne peut pas passer 10 ans aux frais de Pôle emploi et il faudra bien qu'il retravaille ou il fera tout pour ne pas quitter son entreprise. Intérêt n° 1 au décalage de l'age de départ; un sénior devra soit rester soit trouver un autre boulot.
2/ si la retraite était à 55 ans pour tout le monde, évidemment le partant laisserait une place à un autre. Une entreprise paierait un salarié et la collectivité paierait un retraité. S'il était resté (le retraité), une entreprise paierait toujours le salarié pas parti et l'autre devrait se débrouiller pour trouver un travail et serait éventuellement indemnisé quelques mois. La différence financière entre les deux situations c'est en gros une retraite à la charge de la collectivité. Intérêt n° 2 : la collectivité a un intérêt financier à garder une personne au travail plutôt que de payer une retraite.
La différence fondamentale entre les pays anglo-saxons et nous est:
- les anglo-saxons pensent comme ça: on sait pas pourquoi ça marche, mais on le fait parce que ça marche. Ça s'appelle l'empirisme.
- Nous on pense comme ça: que ça marche ou pas n'est pas important, il faut d'abord que ça soit logique. Ça s'appelle le Cartésianisme.
Alors, on fait des belles lois logiques... lois dont le résultat est à l'opposé de ce que nous désirons obtenir. Mais ça, on s'en fiche, la logique derrière la loi, elle, elle tient debout et c'est suffisant. Si c'est en harmonie avec nos opinions politiques, le réel, on va quand même pas se briser le karma avec ça...
Alors, on légifère... encore une petite loi pour protéger l'emploi ? Ça mange pas pain... Qu'il ne soit pas dit qu'on a pas fait notre boulot ! Je suis politicien, je fais des lois moi Monsieur. Qu'elle marchent ou pas, alors là tout le monde s'en bat l'œil. Sauf évidement celui qui est au chômage... m'enfin lui il compte pas, il consomme pas.
Il n'est bien entendu venu à l'idée de personne qu'en fait, c'est toutes ces lois, faites soit disant pour protéger l'emploi, qui sont l'obstacle à l'emploi. On s'est jamais posé sérieusement la question: si le travail en Europe est ce qui est le plus taxé - plus que le capital, la spéculation, les cigarettes, l'essence plus que n'importe quoi - alors, CQFD, le travail il part là ou il n'y a pas de taxe et de protection sociale. Parce que l'actionnaire ou le patron d'usine, lui que ces bidules ils soit fabriqués au Creuzot ou à Shanghai, ça lui en touche une sans faire bouger l'autre... ce qu'il veut c'est qu'à lui ça lui coûte le moins cher possible. Point !
Mais, on peut continuer à parler de l'âge de la retraite... comme ça on parle pas du vrai problème. Le vrai problème, c'est que les gens commencent à travailler de plus en tard, en fait ils font des "stages", ensuite ils sont dans la précarité pendant quinze ans, et pour finir, à cinquante, ils sont trop vieux. Allez, circulez, y a plus rien à voir. On nous parle de 40 années de cotisation... c'est une mauvaise blague là... si vous êtes dans le privé c'est plutôt quinze ans si vous avez de la chance.
Peut être que pour les lecteurs de Slate.fr c'est différent. Mais les autres, ceux dons nous sommes supposez vouloir le bien. Eux, c'es leur réalité.
Alors, on veux combattre le chômage, c'est très facile: il faut LIBÉRALISER. L'évidence montre que dans les pays où les lois du travail sont plus relax et moins complexes et où les entreprises ont moins de charge sociales, il y a plus de gens qui travaillent et il le font plus longtemps. M'enfin évidement, si il suffisait de se fier à l'évidence, cela fait baelle lurette qu'on l'aurait fait. Non, il faut que ce soit logique aussi !
Parce que si le chômage, c'est peut-être mauvais pour un pays, la pauvreté et la misère, ça l'est bien plus. Et ça étrangement, on en n'entend pas beaucoup parler...
Et citer en exemple les pays anglo-saxons, quand on voit la manière dont ils gèrent l'économie et les finances, me semble assez tendancieux.
Les subprimes, c'était de l'empirisme aussi ? ^^
Parce qu'il n'y a pas que les pays anglo-saxons qui soient pragmatiques, les pays nordiques aussi. Et contrairement aux anglo-saxons, qui n'ont que faire du social, eux se soucient de l'humain, une différence appréciable me semble-t-il...
Les "Grands Managers" ont decide de faire payer la reformes des retraites par un petit nombre: Les plus de 60 ans sans boulot qui ne pourront prendre leur retraite et les jeunes qui attendront que les plus de 60 ans qui ont un travail prennent leur retraite.
Il aurait ete si facile de partager le probleme du deficit: un peu de TVA sur la consommation qui permet de ne pas augmenter les cotisations des entreprises donc de proteger l'emploi, paye prorata de la consommation et par tout le monde, le tout accompagne par une taxe sur le "capital" (les economies en vieux Francais) afin que ceux qui ne consomme pas tout soient aussi mis a contribution.
En somme, une effort partage par tous sans exception (au prorata de ses moyens donc compatible avec la distribution), facile a administrer (la TVA est deja collectee) a completer par un effort de sensibilisation (et de repression?) afin de lutter contre la fraude et qui preserve la competitivite des entreprises...
Trop facile et pas assez ideologique pour nos politiques. Pourtant, il serait possible de moduler l'effort entre capital et travail grace a cet instrument a 2 dimensions (un peu plus sur la TVA si de droite, un peu plus de taxe sur le capital si de gauche).
Effarant de lire que selon cet article le problème du non-emploi des seniors vient exclusivement du comportement des entreprises, horribles entreprises, qui ne gèrent leurs anciens que sur des critères comptables. En résumé, les vieux coutent plus chers, il faut donc les sortir.
Il ne semble pas venir à l'esprit de l'auteur que la barrière des 60 ans joue également, bien naturellement, sur le comportement de ces seniors. L'impact est psychologique : je me rapproche de la barrière, je lève le pied. et je profite éventuellement des possibilités alléchantes de départ anticipés
Il parait pourtant de bon sens de se dire que si on recule cette barrière, l'impact est double. L'entreprise d'une part peut continuer à investir sur cette personne, et ne pourra pas financer des pré-retraites plus longues. Elle freinera mécaniquement les départs anticipés, ou en tout cas les repoussera.
Le salarié d'autre part se sent encore "utiile", n'est pas démobilisé, et peut encore faire profiter son entreprise de son immense expérience. Il n'aura d'autre part plus la possibilité de partir à 55 ans puisque les entreprises ne les proposerons plus à cet âge là,
Par ailleurs, il est surprenant de ne pas faire dans l'article, de corrolaire entre taux d'emploi des seniors et âge de départ en retraite ! Les exemples cités sont pourtant frappants : la France est le cancre en taux d'emploi, mais c'est aussi la seule à avoir une date légale de départ à 60 ans !!!! Tous les autres pays cités sont bien au-delà !!!!!!! Comme argument on ne fait pas mieux.
CQFD : pour changer le comportement des entreprises, et des salariés, il faut repousser l'âge de la retraite ! Même si ça ne m'amuse pas plus que les autres...
Je viens juste de lire le dossier des retraites fait par Terra nova et je rigole ou plutot je pleure quand je lis les propositions demago d'Aubry...
A long terme, Terra Nova plaide pour un allongement de la durée de cotisation. « A problème démographique, il faut une solution démographique », admettent les auteurs du rapport, qui reprennent ensuite mot pour mot les déclarations de Dominique Strauss-Kahn sur le sujet : « Si l'on vit en bonne santé jusqu'à 100 ans, on voit bien qu'il n'est pas raisonnable de continuer à partir à la retraite à 60 ans ». Terra Nova propose de fixer la durée de cotisation à 42,5 ans en 2050 pour « amener l'âge moyen de départ effectif à 65 ans ».
Que dire de plus sur les propositions d'Aubry et sa volonte de surtout gagner un maximum de voix pour les futures presidentielles? -_-